Les actualités Malgaches du Dimanche 03 Juin 2018

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Madagate7 partages

Vatican. Le Père Pedro reçu deux fois par le Pape François

Vatican, mercredi 30 mai 2018, 8h 40mn : le Pape François a reçu une seconde fois le Père Pedro Opeka en compagnie, cette fois, du Prince Albert de Monaco, du Président de la République Slovène, Borut Pahor et de l’Ambassadeur de l’Argentine en Italie. Etaient aussi présents le Père Joze Kopeining de Slovénie et le Père Tomas qui est le Père Général de la Congrégation de la mission lazariste. L’entrevue a duré 17 minutes

Le 31 janvier 2017, le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Vatican, était en visite au village Akamasoa, sorti du néant à Andralanitra, par le Père Pedro Opéka.

Akamasoa, mardi 31 janvier 2017. Le Cardinal Pietro Parolin (avec un micro)  était accompagné  de  17 Évêques de Madagascar et de Monseigneur  Gilbert Aubry, Évêque de Ile de La Réunion

Au cours de son discours du jour, la Cardinal Parolin a déclaré ceci : « Je suis venu partager votre joie et apporter la présence et l’affection du Pape François. Vous savez que le Pape François est très proche des pauvres dont il est un grand défenseur. Aussi, au nom du Pape François, nous remercions particulièrement le Père Pedro et toutes les personnes qui se lancent dans les œuvres sociales à Madagascar ».

Un an et demi après cette visite du Cardinal Parolin, le Pape François en personne a reçu le Père Pedro au Vatican. C’était le lundi 28 mai 2018. Durant cette rencontre, le fondateur d’Akamasoa a sollicité auprès du successeur de Saint Pierre, une autre audience dans laquelle il a indiqué qu’il sera accompagné par le Prince Albert de Monaco ; Borut Pahor, président de la République Slovène (pays natal des parents du père Pedro), et l’ambassadeur d’Argentine (pays où est né Pedro Opeka) en Italie.

Ce fut chose faite le mercredi 30 mai 2018. Les photos de cet article en sont les preuves irréfutables. Madagate.org félicite le Père Pedro Opeka et remercie le Saint Père de faire honneur à un authentique « zanatany » de Madagascar qui aime vraiment cette Grande île de l’océan Indien du fond de son âme !

Jeannot Ramambazafy

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Rishi Chandarana, un karana, vient d’être kidnappé à Andakana

C’est le deuxième kidnapping de « Karana » en espace de deux semaines. Ce ne sera surement pas le dernier kidnapping, en effet, cela devient un business très florissant pour les malfaiteurs qui ne se font pas inquiéter étant donné que les familles des victimes ne déposent pas de plainte par peur de ne plus revoir leur proche.
Rishi Chandarana a été kidnappé vers 16 heures aujourd’hui à sa sortie du Golf Andakana sur la route nationale N 4. Son père, Pradeep Chandarana, a aussi été victime de kidnapping le 07 Juin de l’année dernière. Kidnapping de deux membres d’une même famille espacé de presque un an. Amèrement, le 24 Mai 2018 dernier, un autre jeune karana a été kidnappé à Ampasapito. Avec des malfaiteurs très audacieux et très armés, il est difficile d’essayer de les stopper dans leur action. Mais cela doit cesser, sinon, les investisseurs « karana » vont quitter petit à petit la grande île.
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« International tourism fair Madagascar » - Participants et organisateurs satisfaits

La 7e édition de  l’ « International tourism fair Madagascar » a pris fin hier, au Village Voara Andohatapenaka. Pour cette année, les organisateurs ont clôturé l’évènement sur une note positive. Effectivement, « par rapport à l’année dernière, nous avons constaté une nette augmentation du taux de satisfaction des participants, plus particulièrement en termes de rencontres « B to B » avec les 75 agences de voyages, médias et bloggeurs internationaux invités spécialement pour l’occasion », explique Boda Narijao,  président du Conseil d’administration de l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM). Durant les deux premières journées, les professionnels du secteur touristique malagasy ont pu rencontrer les spécialistes avec une durée d’une demi-heure pour chaque rendez-vous. En tout, plus de  200 rencontres « B to B »  (« business to business ») ont été organisées. Une occasion pour les opérateurs de faire la promotion de leurs activités respectives. « Ces rencontres ont surtout pour buts de développer les relations entre les agences de voyages du pays et celles de l’Europe, de promouvoir le tourisme dans la Grande île, mais aussi de permettre à chaque opérateur de développer sa clientèle », affirme Boda Narijao. 

Une augmentation de  15 % du nombre  de visiteurs

Une augmentation du nombre de visiteurs a également été constatée. Le salon a enregistré pas moins de 12 000 visiteurs (11 420 de visites enregistrés jusqu’à hier à midi), soit une augmentation de 15 % par rapport à l’année dernière. « Nous avons constaté que la population locale commence à s’intéresser de plus en plus au tourisme international. Et cet intérêt que porte les citoyens sera un réel avantage autant pour les opérateurs, mais surtout pour le secteur touristique de la Grande île », se réjouit le président du Conseil d’administration de l’ONTM. Il ne faut pas non plus oublier l’augmentation considérable des exposants grâce à la mise en place des villages représentant les différentes Régions du pays. Face à ces résultats, les organisateurs sont plus que satisfaits et espèrent encore s’améliorer pour la prochaine édition.   

Rova R.

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Les incontournables

Tout récemment nous vous avions évoqué le cas des « incorruptibles » (« The intouchables »). Il s’agit des 73 députés pour le changement. Ils avaient décliné l’ »offre » du pouvoir HVM, une coquette somme de 50.000.000 d’ariary en contre- partie du  vote des trois projets de lois organiques relatives au régime général du Code électoral. Plutôt, ils ont exigé des débats libres avant toute démarche d’adoption. Car les dits projets  renferment, selon eux, de flagrantes contradictions vis-à-vis de la Loi fondamentale. Il fallait discuter article par article. Les barons aux cravates bleues n’en avaient cure. Les députés supposés appartenant à la majorité ayant  « marché » et accepté  «  l’offre », fort alléchante,  adoptèrent, sans le moindre souci, les projets controversés. Et nous savons tous la suite ! Présentement, les mêmes acteurs, les 73 députés d’opposition, réputés d’intouchables nous intéressent, encore et toujours, du simple fait qu’ils sont aussi  « incontournables ».

Après avoir balayé royalement la proposition diabolique, voilà ils bravent  menaces et intimidations perpétrées par ce régime corrompu et corrupteur au péril de leurs vies. De grâce, ils ont réussi à mobiliser les concitoyens pour la cause. La preuve, dans tout Madagascar même dans les localités les plus reculées, la grande majorité des Malagasy victimes des abus des dignitaires du régime HVM, en a le ras-le-bol et emboite les pas pour le changement. Syndicats de tous les corps d’activités,  travailleurs, agents de métiers informels, fonctionnaires, simples citoyens des villes et des campagnes suivent favorablement la consigne de grève générale …nationale. Alors, les tenants du pouvoir, pris de panique, appellent secours. Un SOS pris au sérieux quelque part. En effet, la Communauté internationale, consciente du péril en la demeure et craignant le spectre de 2009, répondit dare-dare et débarqua. La SADC dépêcha Joachim Chissano. Seulement, les Malagasy, notamment ceux de la Place du 13 mai conduits par les 73 députés, se rappelant très bien de la piètre prestation de l’ancien président mozambicain, rejettent d’un seul revers de la main toute médiation étrangère. D’autant plus que Chissano et consorts, de l’UA ou de l’ONU, dans leur démarche, commirent une bourde monumentale d’avoir ignoré les 73 députés pour le changement. Fallait-il qu’ils sachent, ces négociateurs, que les incorruptibles 73 députés sont aussi incontournables ! Au palais, Rajao fait pression sur certains acteurs politiques et certaines instances, genre CFM, de contribuer, au plus vite et  par tous les moyens, à la recherche des voies de sortie de crise ou de proposer des solutions, et cela, sans passer par les irréductibles et incorruptibles 73 députés. Ce sera, certainement, des initiatives malgré l’apparence de bonne foi vaines. Rajao ne veut point reconnaitre la réalité que toute démarche en dehors des dirigeants du mouvement pour le changement est vouée à l’échec. Le CFM en a payé très cher. Fort heureusement que la HCC a bien compris la donne ! Qu’il soit clair, on ne peut pas nier l’existence de nos valeureux 73 députés. La nomination du nouveau PM passe forcément par eux. Et l’ossature du nouveau Gouvernement en reflètera, également. Maître Hanitra Razafimanantsoa, députée du  1er Arrondissement de Tanà, l’une des porte-paroles des 73 députés pour le changement, l’a clairement signifié sur la Place du 13 mai samedi dernier. Bref, ils sont incontournables !

Ndrianaivo

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Football- AG FMF - Une nouvelle commission électorale en place

Comme il fallait s'y attendre, un nouveau membre de la commission électorale (CEN) a été mis en place. 14 ligues régionales ont dit «  oui » dont cinq ont dit « non », sur les 19 lors de l'assemblée générale ordinaire de la Fédération malagasy de football tenue ce week-end au Paon d'Or Ivato. Et ce selon la recommandation de  la Fédération internationale du football amateur (FIFA) dans sa lettre signée par sa secrétaire générale, Fatma Samoura, en date du 17 mai. Les trois ligues régionales à savoir Vatovavy Fitovinany, Haute-Matsiatra, Bongolava, qui n'ont pas encore fini leur élection, ont été privées de la réunion.

La nouvelle CEN organisera ainsi la prochaine élection de ces trois ligues régionales et comité exécutif de la Fédération malagasy de football. Les membres de la nouvelle CE composés de Njaka Rakotovao, Lala Raherimanana, Hugette Ravelomananony, Haga Rabefitia et Paul Dimasy peuvent désormais travailler sur le code électoral, la date et le lieu des élections. La destinée des candidats éliminés et bien d'autres personnes dépend ainsi des critères d'éligibilité imposés par cette nouvelle CE. Cette dernière se chargera également de la convocation et de l'organisation des élections du comité exécutif de la FMF, en conformité totale avec les statuts de la FMF et le code électoral de la FMF.Dans la même foulée, les 19 ligues ont donné 100% de quitus au président de la FMF après son bilan de la saison 2017. La FMF a annoncé aussi que les noms des deux équipes en lice à la compétition africaine devront être parvenus entre les mains de la Confédération africaine de football au plus tard au mois d'octobre.Elias Fanomezantsoa

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Désignation du Premier ministre - Tous les feux sont au vert pour le MAPAR

A 24 heures de l’échéance imposée par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour la dissolution du Gouvernement, la voie semble dégagée pour le Miaraka amin’ny prezida Andry Rajoelina (MAPAR) pour désigner le nouveau Premier ministre. Un énième doute vient d’être levé samedi dernier. Dans son discours à la tribune au Parvis de l’Hôtel de ville d’Analakely, Maître Hanitra Razafimanantsoa, porte-parole des députés pour le changement et non moins membre du TIM ouvre clairement la porte à la désignation d’un Premier ministre proposé par le MAPAR.  « Le TIM n’est pas en conflit avec le MAPAR pour la désignation du prochain Premier ministre, il appuiera complètement le choix du MAPAR. Il s’agit d’une lutte commune. Le débat autour de l’article 54 de la Constitution (relative à la désignation du PM) est un faux problème. Nous avons dit au MAPAR de proposer les trois noms. Leurs choix seront les nôtres.

L’important, c’est que le nouveau Premier ministre soit nommé et que nous mettions ensemble en place le nouveau Gouvernement », a indiqué la vice-présidente de l’Assemblée nationale devant la foule venue encore une fois massivement sur la Place du 13 mai.  Balayant ainsi d’un revers de la main toutes les informations qui circulent et qui sous-entendent des désaccords entre le TIM et le MAPAR quant à la prérogative de proposer des noms de premier ministrable, Maître Hanitra Razafimanantsoa de renchérir en rappelant  que le MAPAR est le parti majoritaire à l’Assemblée nationale, suivi du TIM et que le HVM, le parti au pouvoir, n’a fait élire aucun député à la Chambre basse. Le locataire de Mahazoarivo sera issu des rangs des 73députés pour le changement, soutient Me Hanitra Razafimanantsoa qui prévient par ailleurs déjà que le 13 mai n’acceptera pas une nomination d’un Premier ministre en dehors des  3 noms proposés par le MAPAR.

Pas d’accord politique

Les feux sont donc au vert pour le MAPAR. Un nouvel obstacle a été ôté du chemin. Le nouveau PM fera partie de la liste des 3 noms proposés par cette formation politique, normalement. La décision de la HCC du 25 mai 2018 relative à la requête en déchéance du Président de la République est considérée comme étant le premier verrou à avoir sauté. Dans l’article 4 de ladite décision, Ambohidahy reconnaît implicitement en effet le droit au MAPAR de nommer le chef du Gouvernement.  Dans l’article 14 de la même décision, la HCC dispose que « sauf accord politique dans un délai de dix (10) jours, les dispositions de la présente décision sont applicables dans leur intégralité ». Une décision qu’Ambohidahy précise dans un avis rendu public en fin de semaine dernière. Dans cet avis, la HCC enjoint par ailleurs l’Exécutif à dissoudre le Gouvernement au plus tard demain, suite à un accord politique ou non.  Aucun accord politique ne semble être pour l’heure d’actualité. Il ne reste donc plus qu’une voie.  Destinée justement à mettre sur pied un accord politique, la tentative, téléguidée depuis Iavoloha, du Conseil du fampihavanana malagasy (CFM) au CCI Ivato en fin de semaine dernière a fini en queue de poisson. Ce sommet était bancal depuis le début en raison de  l’absence des principaux protagonistes à la situation actuelle et le refus des députés pour le changement d’y participer. La rencontre aurait dû, selon les observateurs, être limitée aux seuls partis politiques au niveau de l’Assemblée nationale, contrairement à ce qui s’est produit à Ivato où de nombreux politiques non élus  en mal de sièges ont été représentés en surnombre. Il est normal que le sommet ait fini en combat de coq. Reste désormais à savoir si le Président de la République se conformera aux injonctions de la HCC ou non.

 La rédaction

 

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Affrontement avec des « dahalo » - Un gendarme et un civil tués

La Gendarmerie a encore perdu un élément de plus dans ses rangs, toujours lors d’une embuscade l’ayant opposé aux « dahalo ». Il s’agit du gendarme de 2e classe nommé Tsimiampiky. Il a reçu des balles à la fois sur les tempes, le corps ainsi que les jambes. Ce drame s’est produit vers 4h du matin, le 2 juin dans le « kizo » de Behoro, quartier de Masiakampy, District de Miandrivazo.  La victime qui a travaillé au poste avancé d’Isalo, se trouvait sur les berges d’une rivière et était sur le point de monter dans une pirogue, dans la logique de la poursuite de quelques bandits de grand chemin qui venaient de commettre une razzia dans la Région, lorsque les coups de feu ont éclaté. Le malheureux ne s’était guère attendu à ce que deux assaillants, des traînards qui n’ont pas pu suivre leurs acolytes durant la traversée de la rivière, soient encore dissimulés dans un fourré de végétations bordant la rivière pour ouvrir le feu sur lui. 

 

Malgré aussi le fait que les membres du « fokonolona » et les autres gendarmes participant à la poursuite ont  répliqué aux tirs des deux 

« dahalo » en embuscade, ces derniers ont réussi à prendre la poudre d’escampette, profitant de l’obscurité totale. Mais toujours dans ces échanges de tirs, un membre du « fokonolona » fut mortellement touché tandis que 6 autres bandits sont blessés.  Pour retracer sommairement la genèse de l’affaire, gageons que 20 « dahalo » équipés de fusils de chasse, ont fait incursion dans ce quartier de Tanambao situé dans la Commune d’Isalo, District de Miandrivazo en pleine nuit le 1er juin. Ils s’étaient emparés de force de 35 zébus appartenant à des éleveurs locaux. A peine ces assaillants eurent-ils pu se trouver à 

200 mètres du village que les habitants les ont accrochés. C’était dans ces circonstances que le fils d’un éleveur a mortellement reçu une balle. Entre-temps, les villageois ont appelé en renforts les gendarmes du poste avancé d’Isalo, situé à 5 km de cette localité. Ces derniers ont immédiatement accroché les assaillants. Ce n’était que le lendemain suivant, précisément vers 4h du matin que les poursuivants ont finalement repéré et attrapé les bandits, lesquels s’apprêtaient déjà à traverser la rivière du Tsiribihina avec le bétail. Pour ce faire, ils ont réquisitionné quelques pirogues et n’ont donc pas hésité à ouvrir immédiatement le feu au fur et à mesure que les gendarmes et le « fokonolona » s’approchaient. Les tirs étaient particulièrement nourris et c’était de cette manière que  6 assaillants furent donc blessés et ont failli se noyer lors d’une chute dans le fleuve. Quant à leurs complices, ils ont réussi la traversée en emmenant le troupeau. Ainsi, après avoir essuyé la perte de deux de ses éléments à Befotaka-Sud, toujours au cours de la semaine précédente, voilà donc que la Gendarmerie, dans sa mission sacro-sainte pour sécuriser les zones reculées des Régions, a été de nouveau endeuillée avec la disparition tragique de cet autre collègue qui a laissé une veuve et 3 orphelins.

Franck Roland

 

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Mahazoarivo - Mahafaly Solonandrasana Olivier fera ses adieux ce jour

Le 5 juin au plus tard (Ndlr : demain). Telle a été la date indiquée par la Haute Cour Constitutionnelle pour la démission du Premier ministre et de son Gouvernement. En réponse à la demande d’avis sur la signification de sa décision du 25 mai, la HCC persiste et signe. Ainsi, dans un avis publié vendredi dernier, en son aticle 3, il est stipulé que « la cessation de fonction du Premier ministre et du Gouvernement a lieu suite à un accord politique ou, faute d’accord, dans le cadre de l’exécution de la Décision n°18-HCC/D3 du 25 mai 2018 prise en application des dispositions constitutionnelles, soit le 5 juin 2018 au plus tard ».  Aux dernières nouvelles, le Premier ministre Mahafaly Olivier Solonandrasana est prévu annoncer sa démission ce jour au Palais de Mahazoarivo lors de la levée de drapeau. D’ailleurs, le service communication de la Primature a déjà informé la presse sur une déclaration importante du numéro deux de l’Exécutif.  Nommé par le Premier ministre, Jean Ravelonarivo au poste de ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation le 18 avril 2014, Mahafaly Olivier succéda à son ancien patron – après démission ou limogeage (c’est selon) de celui – ci – au poste de Chef du Gouvernement le 10 avril 2016. Il aura donc occupé le poste pendant deux ans.

 

Des « caprices »  présidentiels

Cette démission du Chef du Gouvernement devra s’ensuivre de celle des autres membres de son équipe gouvernementale. De son côté, le MAPAR qui dispose de la majorité d’élus à l’Assemblée nationale a déjà proposé sa liste de Premiers ministrables. Selon les indiscrétions, cette formation politique a déjà proposé une liste de 3 noms le 31 mai dernier mais s’est heurtée à quelques « caprices » du Président Hery Rajaonarimampianina. Sous prétexte que les noms ne lui convenaient pas, le Chef de l’Etat aurait tout simplement rejeté la proposition du MAPAR. Le locataire d’Iavoloha aurait même fait l’objet d’une pression internationale avant d’accepter à nommer un nouveau Premier ministre en imposant des conditions. Il aurait exigé que le ou les candidats soient neutres, donc autres qu’un membre  ultra – actif du MAPAR, maîtrisent le domaine de l’administration et seraient issus des régions et non des hautes – terres. Des conditions auxquelles le MAPAR se serait plié au nom de l’intérêt supérieur de la Nation et pour la tenue immédiate des élections.

S.R.

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Afrobaromètre Madagascar - La vindicte populaire devenue un acte ordinaire

L’insécurité règne dans le pays. Une situation qui favorise les vindictes populaires. Depuis quelques années, la communauté punit elle-même les délits sans faire appel aux Forces de l’ordre ou à la Justice. La vindicte populaire est devenue un acte banal dans la société malagasy. D’après une enquête menée par le réseau de recherche panafricaine, Afrobaromètre Madagascar, entre janvier et mars dernier, 4 Malagasy sur 10 sont d’accord pour l’application de cette pratique, laquelle prévaut déjà dans les localités de résidence de 26 % de la population.

Les Malagasy pensent que la vindicte est justifiée pour certains types de délit en particulier. Cette idée est davantage soutenue par les ruraux et les répondants n’ayant pas dépassé le niveau primaire ou ceux qui n’ont jamais fréquenté l’école. Par ailleurs, les pactes communautaires ou « dina » font partie du quotidien de 79 % des ménages en milieu rural contre 55 % des urbains. Plus d’un Malagasy sur 4 affirment que leur localité a été, dans les deux dernières années, le théâtre d’actes de vindicte populaire. Ce taux atteint 57 % dans la Région de Melaky. Ces données apportent un éclairage au contexte national et à un phénomène de société qui est apparu à Madagascar depuis quelques temps.Le phénomène est essentiellement urbain avec 31% des répondants contre 24 % en milieu rural. Considérée comme justifiée en cas viol ou de vol de zébus par respectivement 44 % et 40 % des gens ciblés par le sondage, la justice populaire reste non justifiée pour une large majorité des répondants en ce qui concerne les vols à l’étalage ou les vols à la tire. Liés essentiellement aux vols de zébu, à l’hygiène et à l’assainissement ainsi qu’aux traditions, les « dina » touchent également d’autres domaines comme le port illicite d’arme à feu.Recueillis par Anatra R.

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Insécurité - Le fils d'un hôtelier kidnappé à Andakana

Le fils d'un grand opérateur touristique de la Capitale a été  kidnappé hier à Andakana Ambohidratrimo sur la route nationale 4 vers Mahajanga. La victime, un Indopakistanais, d'une quarantaine d'années, a été enlevée par quatre inconnus sur le parking du golf du Rova vers 15h30.

D'après les témoignages, le véhicule transportant la victime aurait été suivi par une voiture Renault 4 à son arrivée au niveau du parking de cet établissement. Pensant qu'il s'agissait certainement du véhicule transportant les gardes du corps de la victime, les responsables de la sécurité du lieu ont laissé cette petite Renault pénétrer sur le parking. Une fois arrivés sur le stationnement, les individus cagoulés et armés jusqu'aux dents ont perpétré leur forfait. Descendus du véhicule qui les a ramenés sur place, les ravisseurs auraient de suite accouru vers le véhicule de leur victime.  Ce dernier était sur le point de descendre de son véhicule lorsqu'il a reçu des violents coups de crosse de la part de ces kidnappeurs.  Ce membre de la communauté « Karana » de Madagascar aurait ensuite été forcé à remonter dans son véhicule. Egalement à bord, sa femme et son enfant ont été forcés à quitter le véhicule en stationnement. La scène s'est déroulée en moins d'une minute, selon les  témoignages des gens sur place, lesquels n'ont rien pu faire sous la menace des armes des ravisseurs. D'après les sources sur place, les ravisseurs ont ensuite pris la conduite du véhicule à bord duquel se trouvait leur victime puis ont rejoint la route principale pour se diriger vers le sud vers Antananarivo, selon les témoignages toujours. Les assaillants ont laissé la Renault 4 sur le parking de l'établissement sportif. Les Forces de l'ordre ont immédiatement été averties de l'existence de ce nouveau rapt. Les recherches ont été aussitôt menées, mais sans succès jusqu'à hier dans la fin de soirée. C'est le deuxième rapt en moins d'un mois dans la Grande-île. Enlevé il y a plus d'une semaine à Ampasampito non loin du centre ville d'Antananarivo, un Français d'origine indienne reste introuvable jusqu'à l'heure actuelle. Egalement âgé d'une quarantaine d'années et membre d'une famille propriétaire de grands magasins dans la Capitale, Navage Veldjee a été enlevé dans des circonstances presque similaires. Pour en revenir au rapt d'hier, il est à noter que son père a été victime d'un spectaculaire kidnapping l'an dernier dans le centre ville d'Antananarivo le 7 juin précisément, rappelle le collectif des Français d'origine indienne de Madagascar hier. Le régime Rajaonarimampianina semble être dépassé par les enlèvements une fois encore. Il faut dire que, au lieu de dépenser de l'argent pour doter les Forces de l'ordre des matériels de sécurisation, l'Etat préfère s'approvisionner en gaz lacrymogène de dernière génération…Recueillis par L.A.

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Jazz@Tohatohabato - Une clôture en apothéose à Analakely

Chaque année, l'événement se professionnalise et attire de plus en plus de public. Malgré qu'il n'y ait pas eu d'invités internationaux, les mélomanes étaient toujours au rendez-vous et on sent vraiment une belle tension et communication entre les artistes et le public qui n’était pas forcément amateur de ce genre musical. Ainsi, pendant 4 jours, les artistes, musiciens malagasy ont donné la meilleure d'eux-mêmes sur scène en jouant non seulement pour le plaisir de l'assistance mais surtout pour leur propre plaisir.

Une occasion pour les musiciens de s'auto-évaluer et de se surpasser en conséquent. Bien qu'ils soient nombreux à y participer, et ce dans plusieurs endroits et dans les divers concepts, ils avaient chacun leur propre style qui leur rendait unique. Que ce soit à la basse, aux instruments à vent, à la guitare, à la batterie ou bien au piano, chaque musicien avait chacun sa sauce à lui dont il est le seul à disposer les ingrédients.De l'ouverture avec la participation des Jazz Kids, jusqu'à la clôture du Jazz@Tohatohabato hier à Analakely, le inconditionnels ont été servis de bonne musique, d'improvisation à ne plus en finir et de bonne humeur. A chacun sa façon de jouer, à chacun son « grimasse » et à chacun sa technique. Le rideau est tombé sur la manifestation nationale mettant à l'honneur le jazz à Madagascar. Comme à l’accoutumée, c’est à travers une tribune en plein air et à entrée gratuite que la manifestation a tiré sa révérence. Plusieurs groupes déjà connus dans le domaine ont participé à la fermeture de la manifestation.EpoustouflantOn cite entre autres Rainitely qui a ouvert le bal, Centre Alabri Miarinarivo, Finoana Quartet, Les Saxophoneuses, Jazz Club Cgm, Full Vao Band, T-Vibes, Jazz Quart, Fanja Andriamanantena ou encore Faniah. Ce qui a rendu exceptionnel cette clôture était surtout la participation de Tsiliva, qui ne faisait pas de Jazz mais qui a joué pour le plus grand bonheur du public. Ceci pour témoigner que malgré l'objectif du Jazz@Tohatohabto qu'est la promotion de ce genre musical, il s'ouvre également dans d'autres genres. Ce dernier a donc fait vibrer le public plongé dans le froid mais qui s'est quand même amusé. L'événement était d'ailleurs gratuit, tout le monde ne s'est gêné d'encercler la grande scène placée juste devant le Cercle Germano-Malagasy (Cgm), en face de l'escalier d'Antaninarenina. Quoi qu'il en soit, c'est toujours un réel honneur pour les jeunes musiciens ou les vieux briscards de s'aventurer sur la grande scène du Jazz@Tohatohabato. Une occasion pour eux de montrer ce qu'ils ont dans le ventre mais aussi de partager des expériences et déjà de se préparer pour l'édition prochaine. L’un des objectifs de l'événement étant de confronter et de mettre en rapport les artistes locaux, les amateurs, venus nombreux, dans tous les sites, et même en provinces. Musiciens et chanteurs n’ont effectivement pas chômé. Ils se sont donné des conseils, partagé leurs expériences et leur savoir et concocté des duos, des trios, des quartets… Tous ceux qui se sont rendus à Analakely, pour le bouquet final, samedi dernier, ont ainsi pu apprécier un show à la hauteur de leurs attentes. Le dernier jour a tout simplement été époustouflant. Un vrai régal ! Ce ne sont pas ceux qui étaient sur place qui vont dire le contraire.T.A.