Les actualités à Madagascar du Dimanche 03 Mai 2020

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Barea de Madagascar - L’annonce de Ludovic Ajorque pour bientôt

Le feuilleton Ludovic Ajorque continue. Le meilleur joueur du Racing Club de Strasbourg aurait dit oui aux Barea. Le sélectionneur Nicolas Dupuis avait annoncé que le joueur devait donner sa réponse définitive à la fin de la saison 2020/2021. Une fin de saison qui semble être décalée de deux  mois, à cause de la crise du coronavirus qui frappe le monde entier de plein fouet, en ce moment.

Selon l’information relayée par Maghreb Sport United, au cours de la deuxième semaine du mois de mars, « Ludovic Ajorque aurait dit oui aux Barea, mais pas avant la fin de la saison en ligue 1, histoire de rester bien concentré dans ses objectifs de fin de saison avec le club strasbourgeois »

« Ne rentrant pas dans le schéma tactique du sélectionneur français Didier Deschamps, Ludovic Ajorque semblerait bien avoir opté pour les Barea », annonce-t-on dans le site.

Le jeune attaquant de 25 ans du Racing Club de Strasbourg, auteur de 8 buts en ligue 1, pour la saison en cours, est tout près des Barea. Avec Ajorque en pointe, Nicolas Dupuis a trouvé la perle rare qui va permettre aux Barea de rêver d’une double qualification CAN 2021 et mondial 2022.

Un défi qui semble bien à leur portée par rapport aux tendances du moment, en termes de résultats et qualité de l’équipe, aussi bien individuelle que collective.

Recueillis par E.F.

 

 

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Professeur Vololontiana Maria Hanta Danielle - « Nous ne pouvons pas attendre les médicaments conventionn...

Jusqu’à ce jour, aucun médicament, encore moins un vaccin n’a été trouvé pour traiter et prévenir du Covid-19. Face à l’urgence sanitaire, le Professeur Vololontiana Marie Hanta Danielle, porte-parole du Centre de commandement opérationnel Covid-19 (CCO) sis à Ivato, a souligné hier lors du rapport récapitulatif que Madagascar ne peut pas attendre les médicaments conventionnels. D’autant plus que les expérimentations pour trouver le vaccin n’aboutiront qu’au plus tôt au début de l’année prochaine. En attendant, le taux de positivé pourrait s’aggraver. 

Outre le protocole établi par le ministère de la Santé publique (MSP), le Gouvernement à travers l’Institut malgache de recherche appliquée (IMRA) et ses chercheurs ont récemment mis en place un protocole de recherche à base d’un remède traditionnel amélioré, composé d’artemisia et d’autres plantes médicinales endémiques, appelé Covid-Organics. Se présentant sous forme de tisane déjà embouteillée, en feuilles séchées et en poudre sous sachet, ses vertus thérapeutiques sont reconnues par nos scientifiques dont les  pharmacologues ayant mené des années d’études approfondies sur l’Artemisia Annua.  « Le Covid-Organics n’est pas un vaccin thérapeutique immunisant les personnes  l’ayant pris (…) Toutefois, la prise du CVO reste conditionnée et un comité de pharmaco-vigilance assure le suivi. Ce qui demeure conventionnel dans la lutte contre la propagation du virus se concentre sur le respect des gestes de barrières sanitaires »,  a-t-elle précisé.

Et d’ajouter que : « A l’échelle mondiale, chaque pays concerné par la propagation du virus essaie de faire de son mieux pour lutter contre cette pandémie, notamment en lançant un traitement sans attendre les médicaments conventionnels. Actuellement, le protocole expérimental du Professeur Didier Raoult, tant critiqué par l’absence d’essai clinique,  est érigé en protocole d’Etat dans des pays au niveau des 5 continents. En France aussi, les médecins ont maintes fois modifié le traitement. Récemment, ils ont opté pour un traitement avec un anticorps monoclonal. Pour vous dire qu’environ 600 études  à base de différents types de médicaments, y compris les remèdes traditionnels, sont en cours de validation ». 

En attendant ce jour meilleur, le Covid-19 continue de faire des victimes. Il est ainsi impensable que tout le monde reste les bras croisés et se laisse abattre par ce virus sans agir. Madagascar a son remède traditionnel amélioré qu’est le Covid-Organics. Un « tambavy » qui, à ses débuts, a semé un doute compréhensible auprès des médecins. Cependant, après la volte-face de l’Académie nationale de médecine, la plupart des Malagasy se trouvent maintenant sur la même longueur d’onde. Et des Africains, las d’attendre l’hypothétique médicament conventionnel avalisé par le monde médical, veulent eux aussi intégrer le concert initié par les chercheurs de la Grande île.

K.R.

 

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Kidnapping - Vague d'arrestations, 14 personnes interrogées

Le récent kidnapping d'Anil Karim, pharmacien de son état et dont on n'a toujours aucune nouvelle, serait en quelque sorte l'effet catalyseur. Car depuis la semaine dernière, la Gendarmerie procède à une série d'arrestations de toutes les personnes soupçonnées d'avoir un lien direct ou non avec le tristement célèbre Norbert Ramandiamanana, alias Lamà, ce bandit recherché pour de nombreux enlèvements depuis l'année 2004 dans la Capitale. 

Depuis vendredi donc, 14 suspects ont été arrêtés et seraient actuellement soumis à une enquête dans les locaux de la Gendarmerie. « Pour le moment, nous ne pouvons dire plus. C'est que nous sommes encore en pleine investigation à propos de tous les kidnappings qui se sont produits dans le pays depuis », déclare sans ambages le commandant d'une unité de Gendarmerie saisie de cette affaire.

Pour revenir dans le cas de Lamà, il a été de nouveau dans le collimateur des Forces de l'ordre. Sa tête est mise à prix, et la Gendarmerie offrira une forte récompense - soit la bagatelle de 200 millions d'ariary - à tous ceux qui sont susceptibles de retrouver ses traces, ou du moins détenir une information à son sujet. Ainsi, les enquêteurs ont relancé depuis la semaine dernière un mandat de recherche avec le portrait-robot du fugitif dans un communiqué. D'après une bribe d'information, il aurait commandité tous ces enlèvements de patrons d'entreprises indo-pakistanais, y compris celui d'Anil Karim. 

Lamà aurait souvent réussi à semer les Forces de l'ordre pendant plusieurs années. En 2008, il avait été jugé par contumace. Il aurait livré sinon dénoncé ses trois acolytes dont Mahandry, Steeve et Ndimby, qui avaient été éliminées par les Forces de l'ordre alors qu'ils s'étaient retranchés dans leur planque à Ankerana en 2005. Une action policière qui, la veille, aurait fait une victime innocente, en l'occurrence un jeune garçon qui était dans une voiture avec ses parents. Une des balles perdues lors de la course-poursuite entre des bandits et les Forces de l'ordre, l'avait atteint mortellement. Les traces et le refuge des bandits répertoriés, des éléments de la Police passaient le lendemain à l'action dans cette villa sise à Ankerana, causant la mort des supposés ravisseurs et pointés du doigt comme des complices de Lamà. Celui-ci est devenu l'ennemi public N°1 et considéré comme le cerveau de tous les kidnappings qui ont marqué le pays. 

Pour le moment, les recherches demeurent infructueuses, et on ne sait plus exactement si Lamà est encore au pays ou s'il s'est envolé sous d'autres cieux. Pire, certains doutent même de son existence. Ces interrogations trouveront leurs réponses, une fois que l'enquête et la traque des policiers aboutiront.

Franck R.

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Secteur privé - 30% des entreprises au chômage technique

Service minimum, réduction des effectifs, baisse des chiffres d’affaires. La pandémie a touché de plein fouet l’économie de Madagascar. Le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Fonction Publique et des Lois sociales (MTEFPLS) a mené une enquête concernant l’impact du coronavirus sur les entreprises privées. Sur les 208 entreprises enquêtées employant près de 69 100 travailleurs, 196 ont déclaré en difficulté. Ces impacts sont notamment dus aux problèmes de trésorerie, à l’annulation de commande par les clients à l’étranger  ainsi qu’à la pénurie des matières premières. 90% ont déclaré durement d’être affectées par la crise du Covid- 19.

65 entreprises parmi les 208 ont procédé au chômage technique total ou partiel. Ce qui représente environ 36% des entreprises. 24 634 sur 69 100 travailleurs sont probablement touchés par le chômage technique soit environ 31%. 142 sur 208 entreprises ont eu recours soit à l’anticipation de la jouissance de congé annuel soit à la réduction du temps de travail. Et une entreprise a dû recourir au licenciement économique. Sur les 65 entreprises en chômage technique, 30 sont des Petites et moyennes entreprises employant moins de 50 travailleurs. « Le monde du travail est fortement menacé voire impacté avec environ 30% des entreprises qui ont recours au chômage technique, mais il est certain que ce chiffre, encore moins estimatif ne s’arrêtera pas vu l’allure où vont les choses » souligne Gisèle Ranampy, ministre de tutelle, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du travail.

Face à cette situation, les membres des inspections du travail craignent une éventuelle crise sociale. Il faut savoir que 500 000 personnes seulement travaillent dans le secteur formel. 90% de la population active se trouvent ainsi dans l’informel. Si la situation persiste, une ruée vers l’informel est inévitable. Le Gouvernement conçoit déjà en ce moment un plan de mitigation afin de sauver l’économie de Madagascar.

Recueillis par Solange Heriniaina

 

 

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Exploitation illicite de bois précieux - 200 madriers de palissandre et 245 de bois ordinaires saisis

Des marchands interceptés à Toamasina. Tel est le constat fait par les autorités au niveau de la Direction générale de l’environnement et du développement durable de la Région Atsinanana (DREDD), suite à une descente auprès de marchands illicites de bois précieux et ordinaires. « Samedi dernier, nous avons reçu des renseignements de la part de citoyens responsables concernant une vente illicite de bois, dans le marché d’Ankirihiry à Toamasina. Nous avons alors mené notre enquête. A l’issue de cela, nous avons demandé une autorisation pour une perquisition au procureur.

Nous avons donc effectué une descente où nous avons saisi 200 madriers de palissandre et 245 de bois ordinaires », ont précisé les responsables au niveau de la DREDD Atsinanana, rapportant les faits sur la situation actuelle dans leur localité. Il faut croire que les profiteurs de la situation sanitaire actuelle ne cessent d’augmenter. Cette saisie s’ajoute ainsi aux deux premières effectuées par les autorités à la fin du mois d’avril dernier, dans les différentes régions du pays. 

Effectivement, vu que les autorités se focalisent particulièrement sur les actions pour endiguer cette pandémie de coronavirus dans le pays, ils croient avoir le champ libre pour piller les ressources naturelles du pays et les exploiter facilement en ignorant toutes les règlementations en vigueur. Il ne faut pas oublier que depuis le début de l’année 2019, le ministère de l’Environnement et du Développement durable a sorti la note d’instruction n°1/MEDD/Mi du 29/01/ 2019 et la note explicative n°114/19/MEDD/SG du 19/02/2019, notamment pour gérer au mieux les ressources forestières de la Grande île et aussi veiller à leur utilisation rationnelle, transparente et surtout durable. Si les pratiques actuelles sur l’exploitation des ressources forestières continuent en effet, le pays risque de perdre toutes ses forêts primaires d’ici une dizaine d’années. 

C’est pourquoi, il est important de renforcer les systèmes de surveillance et de protection de ressources, plus particulièrement en ces temps de crise. En tout cas, la suite de cette affaire est remise entre les mains des Forces de l’ordre ainsi que le Tribunal de Toamasina. 

Rova Randria

 

 

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Dénigrement du Covid-Organics - Mauvaise foi manifeste d’une certaine presse étrangère

Noua avions fait état dans l’une de nos précédentes éditions d’une vaste campagne médiatique de dénigrement du Covid-Organics (CVO), le remède mis au point par l’Institut malagasy de recherches appliquées (IMRA) en guise de réponse au nouveau coronavirus. En effet, il est évident que cette solution « made in Madagasikara » ne fait absolument pas l’affaire de ce qu’il convient de désigner par « mafia pharmaceutique internationale», un conglomérat  qui fait de la santé publique mondiale un véritable « pharmacobusiness »  et qui comprend, outre bien évidemment les multinationales de l’industrie pharmaceutique, des autorités sanitaires de certaines grandes puissances ainsi que, last but not least, certains grands noms de la presse internationale agissant pour le compte des précédents. Ces derniers, en première ligne actuellement dans cette mission  d’élimination de la course du CVO, ne s’embarrassent plus de scrupule et vont jusqu’à faire preuve de mauvaise foi manifeste dans le traitement des informations relatives à ce remède.

L’on constate en effet que tout ce qui peut discréditer le CVO est amplifié à outrance alors que, à l’inverse, toute information plaidant en faveur de ce remède est totalement occultée. C’est ainsi par exemple que, jusqu’à la date d’hier, certains articles de la presse étrangère continuent à reprendre les réserves émises dans son premier communiqué par l’Académie nationale de médecine de Madagascar (ANAMEM), en omettant  de signaler qu’entretemps, cette dernière a déjà publié un second communiqué  soutenant ouvertement le CVO. De même, on est prompt à dénicher et à rapporter abondamment les quelques publications sur les réseaux sociaux faisant état d’effets secondaires de ce remède mais bizarrement, on fait l’impasse sur les chiffres qui plaident en faveur du CVO depuis qu’il a fait l’objet d’une large distribution et qu’il a été utilisé dans le traitement des patients du Covid-19.

On pourrait, à la limite, comprendre cette attitude à sens unique de la part des médias étrangers dans la mesure où ces derniers ont d’évidents intérêts communs avec ceux qu’ils servent. Mais que dire de certains Malagasy de chair et de sang qui, l’on ne sait dans quel but, se mettent à jeter tout de suite le doute sur une découverte malagasy  en train de faire ses preuves. « Il serait honteux que les effets produits par le CVO soient plus désastreux  que les ravages causés par le Covid-19 lui-même », avait en effet prédit Ketakandriana Rafitoson, déléguée générale de Transparency International, dans une déclaration relayée récemment sur les réseaux sociaux. Un avertissement qui vaut ce qu’il vaut de la part d’une Malagasy sur un produit malagasy.

La Rédaction 

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Lutte contre le coronavirus - Le Président annonce de fortes sanctions contre les indisciplinés

44 jours après l'annonce des premiers cas de coronavirus à Madagascar, le président Andry Rajoelina a fait le point avec quelques journalistes au cours d'une émission spéciale sur la chaîne nationale. D'un événement, le Président s'est réjoui qu'il n'y avait pas encore eu de mort dans le pays. Notons que le dernier bilan officiel communiqué par le Centre de commandement opérationnel (CCO) fait état de 149 cas confirmés dont 98 guéris et 51 en traitement. Il tempère néanmoins que nous ne pouvons pas encore crier victoire car tout dépend de l'autodiscipline de chacun. Samedi dernier, une décision de prolongation de l'état d'urgence sanitaire a été prix à l'issue du Conseil des ministres. «On ne peut pas jouer avec la vie et la santé du peuple malgache», argumente le Chef de l'Etat. 

 

Concernant les indisciplinés, le Président a annoncé une intensification des mesures contre les personnes qui s'entraînent à ne pas porter de masque dont l'extension des travaux d'intérêt général à une journée entière. Les taxis - soyez qui ne respectent pas les mesures barrières seront mis en fourrière. Les conducteurs, les receveurs et les passagers seront soumis aux travaux d'intérêt général.

La vigilance, toujours de mise

Il souligne la période où la population a été respectueuse des règles établies, ce qui est fait que les 28 et 29 avril, les statistiques sur l'état de zéro cas. Aujourd'hui, la vigilance est de mise puisqu'hier, le pays enregistre le nombre le plus élevé avec 14 nouveaux cas dont 7 à Toamasina, plus précisément à Ambatovy et le reste à Soavimasoandro. Par conséquent, l'État a décidé la mise en quarantaine de toutes les personnes à Ambatovy, aucune personne ne peut se déplacer.

Par ailleurs, les mesures appliquées au niveau des 3 Régions (Analamanga, Haute Matsiatra et Atsinanana) concernées s'ajoutent à la Région Alaotra Mangoro sont maintenues: suspension de la circulation des taxis - brousse, travail à demi-journée, limitation des effectifs dans les lieux de culte. Un retour progressif à la vie quotidienne est, en revanche, appliqué pour les autres Régions.

L'artemisia comme facteur d'émergence économique

Le Président a également abordé les changements répartis par le Covid-Organics qui sont d'ordre sanitaire, mais aussi économique et diplomatique car ayant permis à Madagascar de briller aux yeux du monde. Selon toujours le Président, l'appellation de «tambavy» a été volontairement choisie pour être fidèle à ce remède traditionnel malgache. La découverte de ce remède a réveillé la fierté africaine mais ce ne fut pas le cas chez certains malgaches. Ce qui amène à s'interroger sur le sens du patriotisme chez cette frange de citoyens. En abordant les retombées économiques d'une telle découverte, il avance qu'une tonne d'artemisia peut coûter jusqu'à 3000 dollars. Nous savons du plus important stock d'artemisia en Afrique et nos plantes sur la meilleure qualité dans le monde. Notre production annuelle s'élève, d'ailleurs, à 3000 tonnes.

Le Président assure que d'ici quelques années, la vie des malgaches va complètement changer. Il rappelle ainsi une des formules phares dans ses anciens discours dans lesquels il affirme que «nous ne serons plus parmi les derniers mais parmi les premiers».

Sur cette lancée, l'homme fort du pays annonce la plantation d'artemisia par les citoyens et la mise en place d'une usine d'ici un mois au plus tard en vue de la production locale de médicaments à base de cette plante. Ce ne sera pas la première fois que la Grande île produit un médicament. Il y a, par exemple, le médicament Madécassol produit par l'IMRA et utilisé actuellement partout dans le monde.

Le CVO à la conquête du monde

Toujours au sujet du CVO, le Président fait partie d'une coopération en cours avec des médecins dans d'autres pays, dont les Etats-Unis et des chercheurs dans le monde. Selon lui, outre le remède sous forme de tisane, des essais cliniques du même remède sous forme d'injections sur les malades du COVID-19 dans le pays sont déjà envisagés. Ce fut l'occasion pour lui de rassurer que Madagascar n'acceptera jamais de faire l'objet d'essai en matière de vaccination.

C'est aussi une première dans l'histoire depuis l'indépendance que notre pays vient en aide aux autres pays alors qu'auparavant, nous étions toujours habitués à quémander. Cela explique les dons offerts aux pays amis du continent africain.

Quant à la distribution de ce tambavy au niveau local, 60% des ménages dans la Capitale ont déjà pu en bénéficier. A partir de ce jour, les doses destinées aux habitants de Toamasina, Antsiranana et Fianarantsoa seront distribuées. Le début des exportations est prévu dans une dizaine de jours.

La Rédaction

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Liberté de presse - Des avancées majeures pour Madagascar

La journée mondiale de la liberté de presse a été célébrée hier. Le ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Andriatongarivo a affirmé que des avancées majeures sont constatées dans le pays.

Le pays se trouve toujours en situation d’urgence sanitaire pour cause de coronavirus. D’ailleurs, elle est prolongée d’une quinzaine de jours. Mais cela n’empêche pas pour autant la célébration par Madagascar de la journée mondiale de la liberté de presse hier. 

Aux premières heures de la journée mémorable d’hier, le ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Andriatongarivo a tenu à rendre hommage aux journalistes à travers une déclaration faite vers 7 heures du matin sur les chaines publiques. Elle a affirmé : « eu égard au contexte national et international, les journalistes malagasy sont au front pour nous à traverser la crise sanitaire liée au coronavirus, en nous livrant les informations vitales émanant du Gouvernement et d’autres sources ».

L’ancienne journaliste a poursuivi que pour cela, « ils prennent le risque d’aller sur le terrain pour recueillir les faits, ce qui les expose directement à cette maladie. Et le ministère de la Communication et de la Culture en tant que ministère de tutelle tient en premier lieu à les encourager dans cette mission ô combien noble ».

Restriction et non suppression de la liberté

La ministre a également tenu à expliquer la réalité en cette période d’urgence sanitaire. Il s’agit d’une situation exceptionnelle qui nécessite des mesures exceptionnelles. A cet effet, les journalistes sont réquisitionnés aux côtés des Forces de l’ordre et des personnels de santé, étant donné l’importance primordiale de l’information dans ces moments d’inquiétude pour la population. Aussi, « la réquisition certes restreint une partie des libertés fondamentales mais restriction ne veut pas dire suppression de la liberté de presse », a souligné la ministre.

Elle a enchainé que « la restriction est imposée par la nécessité de préserver la santé et la vie de nos concitoyens ». Et d’ajouter que « l’exercice des libertés fondamentales y compris la liberté de presse en situation d’exception ne saurait être la même qu’en période normale. La situation d’exception impose un nouveau cadre temporaire à celle-ci ».

Réforme en marche

Dans tous les cas de figure, le ministère œuvre pour la liberté de presse à Madagascar, et ce depuis son avènement. Ainsi, le ministère entend relancer et achever la réforme de la loi relative à la communication médiatisée, conformément aux souhaits des journalistes. Cette réforme constitue un acquis considérable pour Madagascar mais elle est toujours en attente d’adoption auprès de la Chambre haute.

Deux points saillants constituent la spécificité de ce code réformé. Le premier est la dépénalisation des infractions de presse. « Il ne pourrait plus y avoir de journalistes emprisonnés pour leurs articles, reportages et opinions », a-t-elle rappelé. Le second, le texte consacre le « désengagement total du ministère de tutelle envers l’Ordre des journalistes de Madagascar ». Le but étant d’assurer une « indépendance » et une « sécurité juridique » de l’Ordre.

En cette journée mémorable, le ministre de la Communication et de la Culture appelle les citoyens à « être exigeants envers le monde du journalisme dans la recherche de l’information ». Elle appelle également les journalistes à « être vigilants dans l’accomplissement de leurs devoirs tout en accordant une importance capitale au recoupement, ainsi qu’au pluralisme et diversité d’opinions, dans le respect total du caractère sacré des faits ».