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Les actualités à Madagascar du Mercredi 03 Mars 2021

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Midi Madagasikara8 partages

Scène : Ouverture de la saison théâtrale avec « Henjan- droa »

La saison théâtrale tananarivienne s’ouvre ce dimanche à partir de 15h à l’Alliance Française d’Andavamamba. Il s’y jouera la pièce « Henjan- droa » de Wast Ravelomoria. Cette pièce est divisée en trois actes et évoque le tourment d’un couple qui décide de se séparer pour aller vivre chacun avec une autre personne. Drame amoureuse et essai sur la monogamie, la pièce est issue du théâtre classique. Les comédiens et comédiennes ont été choisis parmi les troupes membres de l’association des précurseurs du théâtre malgache (FMTM). Wast Ravelomoria (1886–1951) est un natif d’Ambohitrinitaolo vers Ilafy. A son époque, il a été reconnu par le public et les amateurs de lettres de la capitale comme étant un auteur prolifique. Écrivain, enseignant, homme de théâtre et aussi journaliste, en créant le journal « Fandrosoam–baovao »,  il a consacré presque toute sa vie à l’écriture. Sa pièce la plus célèbre a été « Noro–kaima », censurée par l’administration coloniale française. Il n’a été rejoué qu’en 1997.

Maminirina Rado

Midi Madagasikara3 partages

Andramasina : Un homme sauvagement tué par jalousie

Lundi 1er mars vers 19 heures, un homme a été retrouvé abandonné et grièvement blessé dans le village d’Anovondrina, fokontany Anovondrina, commune rurale Morarano, district Andramasina. Venus à sa rescousse, des membres du fokonolona l’ont amené d’urgence à l’hôpital mais il a succombé en cours de route. Alertés de ces faits par le maire de cette commune, des gendarmes se sont rendus sur place pour intervenir. Le constat effectué par les forces de l’ordre a révélé que la victime avait reçu deux coups de couteau de cuisine, l’un au niveau de sa poitrine et  l’autre dans son dos. Âgée de 40 ans et cultivateur dans la localité, la victime aurait un ennemi qui aurait été jaloux de lui. Ayant soupçonné ce présumé adversaire de la victime, lui aussi cultivateur, les habitants du village l’ont dénoncé à la gendarmerie. Appréhendé par le fokonolona le jour du crime, le suspect a été récupéré par la gendarmerie hier vers 1 heure 15 et placé en garde à vue pour enquête. On attend donc la suite de cette affaire.

T.M.

Midi Madagasikara2 partages

Jirama : Un milliard de dollars de déficit depuis 2009

La  Jirama constitue l’un des grands problèmes économiques du pays.

Les réformes s’imposent plus que jamais pour que la grande majorité de la population puisse enfin bénéficier d’une électricité suffisante

Injustice. L’Etat a énormément dépensé pour subventionner la  Jirama. Et pourtant les milliards engloutis n’ont pas servi à la majorité de la population mais à la minorité de consommateurs résidentiels et aux riches fournisseurs d’électricité.

Coupables

Depuis 2009, la  Jirama a accumulé un déficit opérationnel d’environ trois mille sept cent milliards d’Ariary, soit un milliard de dollars. Partagés dans un blog par Idah Z.Pswarayi-Riddihough, directrice des Opérations de la Banque Mondiale pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique, ces chiffres démontrent à quel point les pouvoirs qui se sont succédé sont tous coupables d’avoir laissé pourrir la situation dans un secteur qui s’avère stratégique. « C’est la somme du déficit créé par le maintien d’une politique tarifaire inefficace et non ciblée du secteur électrique malgache pendant plus de dix ans », précise la Directrice des opérations de la Banque Mondiale qui se demande « combien de nouveaux clients auraient pu être connectés au réseau pour cette somme ! » Et l’injustice réside, justement dans le fait que cette somme n’a pas profité aux 85% de Malgaches qui n’ont pas accès à l’électricité, mais principalement à deux groupes. Il s’agit, en l’occurrence des « 10% des grands consommateurs résidentiels les plus riches des clients de Jirama (équivalent à 1% de la population), grâce à des tarifs résidentiels subventionnés qui revendent l’électricité 40% moins chère que Jirama l’achète à ses fournisseurs ». Une injustice d’autant plus inadmissible quand on sait que l’autre groupe qui profite de ce système est constitué par une entité déjà extrêmement riche. Il s’agit, en l’occurrence des « fournisseurs d’électricité de la  Jirama, à travers les marges excessives d’un grand nombre de contrats d’achat d’électricité, dont la plupart ont été attribués illégalement en gré-à-gré au cours de la période 2009-2017 ». Certains de ces contrats ont été renégociés par la nouvelle direction de la  Jirama pour revoir les marges et les clauses abusives des contrats, mais il reste encore beaucoup à faire.

Rectifier le tir

Bref, des réformes s’imposent, non seulement pour rétablir la justice, mais également pour permettre au pays de retrouver une gestion plus rationnelle du secteur de l’énergie. « Les réformes, quelles qu’elles soient, ne sont jamais faciles, car il y a toujours ceux qui en profitent et ceux qui doivent s’adapter. Cependant, les perdants de la réforme ne devraient pas être les plus pauvres, les plus vulnérables ni les plus nécessiteux. Et les réformes soutenues par la Banque visent expressément à garantir que les plus pauvres bénéficient de ses retombées, paient une juste part et puissent jouir d’un accès qui leur permettra de participer de manière productive à l’économie. Cela ne peut se réaliser qu’en révisant les barèmes payés par ceux qui en bénéficient aujourd’hui ».  Il s’agit, en somme, pour les autorités d’oser rectifier le tir en termes de tarifs pour permettre à un plus grand nombre d’accéder à l’électricité. « Que faut-il faire pour donner accès à l’électricité à tout le monde, ou à presque tout le monde, à Madagascar ? Actuellement, seulement 15% de la population a accès à l’électricité fournie par la  Jirama. Il faudra de l’argent, de nouveaux investissements dans le secteur, ainsi que des réformes d’une grande portée pour surmonter les anciennes mauvaises dynamiques qui continuent d’empêcher les résultats que le peuple malgache mérite ».

Electricité suffisante

Pour la directrice des Opérations de la Banque Mondiale, les ajustements sont plus que nécessaires. « Il est important de bien comprendre et de ne pas déformer notre objectif de changer cette dynamique. Il ne s’agit pas de retirer le pouvoir à certains et de le donner à d’autres. Notre objectif est d’assurer une électricité suffisante pour tous en veillant à ce que les tarifs tiennent compte de (i) la capacité de payer des clients, en particulier des plus vulnérables; (ii) permettent à la  Jirama d’entrer dans une trajectoire lui permettant de retrouver son équilibre financier dans un délai de 3 à 4 ans. Ceci permettra à la  Jirama non seulement de payer ses fournisseurs sans le soutien du gouvernement, mais aussi de pouvoir à terme investir dans l’amélioration de la qualité et de la fiabilité de ses services et de connecter des centaines de milliers de ménages vulnérables qui restent encore exclus de l’accès aux réseaux ». Il reste à savoir si le régime osera franchir le pas vers ces réformes qui seront dures à avaler sur le court terme surtout pour les citadins. Mais qui, à moyen et long terme permettront à la majorité d’y voir…plus clair.

R.Edmond.

Midi Madagasikara1 partages

Listes de boursiers : Soupçon de magouille dans les universités publiques

Les étudiants boursiers posent problème dans les universités publiques. Leur liste laisse tramer beaucoup d’imperfections pour faire craindre des malversations.

Plusieurs anomalies ont été remarquées dans le montage des listes des boursiers. Une réunion au niveau du ministère responsable aurait soulevé cette question. En effet, selon une source concordante, l’effectif des boursiers dépasse largement, non seulement, le nombre des étudiants inscrits sur certaines listes fournies par les universités, mais aussi, la capacité d’accueil de l’université en question. Viennent en plus les doublons qui font gonfler davantage les chiffres.

Différence. Pour le cas de l’université de Fianarantsoa, 5 363 étudiants de différence  entre les boursiers qui sont à 28 988, et les inscrits officiels à 23 625. À Toamasina, 933 personnes bénéficient de bourses d’études alors qu’elles ne sont pas inscrites sur le registre officiel. Même cas à l’Université d’Antsiranana, où 2413 étudiants ne sont pas enregistrés alors qu’ils reçoivent leurs allocations d’étude mensuelles. Beaucoup soupçonnent, à commencer par les étudiants, des magouilles qui s’organisent derrière ces chiffres.

Personnel administratif. Ces anomalies frappent également la gestion des effectifs du personnel administratif et technique. Selon une source au courant du dossier, le montant des salaires du personnel au niveau de certaines universités change d’une manière « inquiétante » presque tous les mois. Des agents peuvent apparaître en « fantôme » et perçoivent, semble-t-il, des salaires. Une situation qui devrait alarmer les organismes chargés de la répression des malversations financières. Sans parler, pour autant, de la gestion calamiteuse de l’espace habitable dans les campus, où les constructions sauvages poussent comme des champignons sans la moindre prise de mesures radicales des responsables afin de jeter les bases d’un paysage digne et esthétique.

Éminents. Et, ces faits semblent se passer au nez et à la barbe de ces éminents professeurs qui sont censés incarner l’excellence et l’intelligentsia malgache. La situation laisse croire que tout semble être en train de contempler le navire en train de couler.  En tout cas, l’image des universités malgaches, qui bénéficient une autonomie financière et administrative, est déjà ternie par ces faits qui forment l’envers du décor et qui se dévoilent au grand jour. Même pour les crises les plus « classiques », notamment le retard du paiement des bourses qui ne datent pas d’hier, les responsables ne parviennent toujours pas à trouver la recette pour éviter la grève qui en découle.

Digitalisation. Pour essayer d’assainir le secteur des allocutions d’études, l’État a décidé de mettre la main à la pâte. Un projet de digitalisation des listes de boursiers et du personnel administratif et technique au niveau des universités est déjà en cours au niveau des universités. L’objectif étant de « faciliter le processus de paiement et le déblocage des bourses pour les étudiants et le salaire pour le personnel administratif et technique en adoptant les nouvelles technologies ». Les nouvelles cartes qui vont être ainsi à disposition des étudiants vont permettre de donner une traçabilité sur leur parcours universitaire, notamment, par exemple, la mobilité, le relevé des notes, la situation des bourses d’études.

Site pilote. Un recensement biométrique de tous les étudiants et du personnel administratif va être effectué afin de pouvoir faire sortir une « liste définitive et fiable ». L’opération a déjà débuté au niveau de l’Université d’Antananarivo qui va servir de site pilote pour ce nouveau projet, notamment pour le campus de Vontovorona et de la faculté de Médecine. Les autres universités devraient suivre et s’y préparer, selon une source au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Le projet sera piloté par la présidence de la République par le biais du projet PRODIGY financé par la Banque Mondiale.

Rija R.

Madaplus.info0 partages

Madagascar : Digitalisation au niveau des universités

Après les semaines de grèves des étudiants des universités de plusieurs régions de Madagascar, dont ceux de l’Ecole Supérieur Polytechnique Antananarivo (ESPA), l’Université de Tamatave, l’Institut d’Enseignement Supérieur Antsirabe Vakinankaratra (IESAV) ou encore l’université de Tuléar, la digitalisation arrive dans les universités publiques.
Il s’agit de la numérisation des listes des étudiants, dans le but de facilité le paiement des bourses d’études et les frais d’allocation, une des raisons principales des manifestations des étudiants dans les études supérieures. Cette numérisation pourrait permettre également d’avoir plus de transparence dans les paiements, selon les autorités responsables.
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Caisse de retraites civiles et militaires - Un déficit de 213 % l'année dernière

En difficulté. 32 milliards d'ariary par mois, soit 384 milliards d'ariary par an de subvention, doivent être mobilisés pour renflouer le déficit de la Caisse de retraites civiles et militaires (CRCM), un organisme qui régit la retraite des agents intégrés aux corps des fonctionnaires. Il faut dire que ces problème ne date pas d'aujourd'hui mais remonte à il y a dix ans. Cependant, l'effectif des personnes envoyées à la retraite augmente chaque année, tandis que les cotisants diminuent puisque les ministères peinent à recruter.

 

En 2010, la caisse comptabilisait 39 278 pensionnés et 131 363 cotisants. Et l'année dernière, soit dix ans après, 126 500 retraités ont été recensés contre 200 709 cotisants. Le rapport démographique tend vers un cotisant pour un retraité, une situation qui n'est pas tenable à long terme. « Le déficit ne cesse de se creuser au niveau de la CRCM. Alors qu'il était de l'ordre de 124 milliards d'ariary en 2010, il atteint 384 milliards d'ariary en 2020, soit un déficit de 213 %. Ce problème vient de l'utilisation du système de retraite par répartition. Effectivement, les cotisations venant des agents en activité servent au paiement des pensions des retraités. Par ailleurs, une croissance plus forte des départs cumulés à la retraite est observée comparativement à la hausse de l'effectif des fonctionnaires en activité. Nous constatons également des problèmes au niveau de la gestion des pensions. En effet, certains documents fournis par les entités en charge de l'Etat civil ne sont pas fiables, laissant la possibilité d'agir à des personnes mal intentionnées, hormis les ayants droit », explique le ministère de l'Economie et des Finances.

Contribution des employés de courte durée

Afin d'améliorer la situation, le ministère poursuit l'assainissement de la base de données des pensionnés et renouvelle les cartes de pension. Les employés de courte durée (ECD) font également partie des cotisants depuis l'année dernière. « 8 095 ECD sont pris en charge par le budget de fonctionnement, bien qu'ils cotisent auprès de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS). En faisant basculer le statut de ces agents en ELD, ces derniers cotiseront désormais auprès de la Caisse de prévoyance de retraite (CPR), une caisse destinée aux agents non encadrés de l'Etat. Cela augmenterait le nombre de cotisants et réduira le montant des subventions allouées au renflouement de la CRCM. Notons que seuls les agents jugés indispensables par leur ministère employeur seront concernés par cette mesure », poursuit le ministère.

Solange Heriniaina

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Etudes universitaires - L'époque où les bourses n'étaient pas systématiques !

Réclamer le paiement de bourses d'études par la force, à travers une grève entre autres, est devenu une nouvelle tendance des universitaires à Madagascar. Accordée à tous les étudiants inscrits au niveau des établissements supérieurs publics, cette allocation d'études supérieures constitue désormais un moyen de pression voire un objet de menace des étudiants envers les dirigeants successifs. Ces étudiants usent même de la force pour revendiquer ce qu'ils jugent de plein droit. Avec le système actuel qui ouvre automatiquement l'inscription à une bourse d'études, la mentalité des étudiants les amène à se considérer comme ayant le statut de salariés. D'autant plus que les étudiants boursiers dépassent largement le nombre des inscrits c'est-à-dire il existe ceux qui continuent de percevoir de l'argent sans même assister à un seul cours magistral, le paiement prend du retard.

 

Bourse d'études de droit ?

Sachons que la situation des étudiants des universités publiques n'a pas été toujours ainsi. Dans les années 80, seuls les meilleurs et surtout les nécessiteux qui bénéficient de cette bourse d'enseignement supérieur. A l'époque, l'octroi de la bourse était carrément draconien, nous a témoigné un des inscrits de l'université d'Ambohitsaina de l'époque, hier.  « Il faut répondre à des catégories pour en jouir. Cette aide pécuniaire de l'Etat a été accordée en répondant, en premier lieu, à des critères sociaux. Les étudiants confrontés à des difficultés matérielles et financières, ne leur permettant pas de poursuivre leurs études supérieures, ont été appuyés par l'Etat. Les revenus ainsi que les charges de la famille connus à travers une fiche à remplir au moment de l'inscription ont été pris en compte et ont déterminé cette décision. Aussi, une bonne évaluation des relevés de notes des étudiants a également influencé l'octroi de cette bourse d'études », a détaillé Gabriel R. (Nom d'emprunt), cet ancien étudiant d'Ankatso. Et d'ajouter que la carte d'assiduité sur laquelle les paraphes des professeurs, attestant la présence des étudiants aux divers Travaux dirigés (TD), constituent une des pièces, obligatoires, d'obtention de bourses d'études.  

Paiement irrégulier

Dans son récit, il a rappelé l'existence de trois types de bourses. « Des boursiers perçoivent à 100% le montant prescrit. Par contre, quelques étudiants n'obtiennent que les deux tiers. Et suivent après ceux qui se contentent d'un tiers de la somme initiale sans oublier bien évidemment les non-boursiers. Même si je n'ai jamais perçu cette bourse, je me souviens que le paiement n'a jamais été régulier. Il n'y a pas eu de calendrier de la distribution de bourses affiché. Je me rappelle aussi qu'ils ont été moins nombreux à être des boursiers suivant le même module que moi. Une fois, les responsables ont annoncé la disponibilité de l'argent et seuls quelques étudiants se sont précipités à les récupérer. C'est ainsi que j'ai remarqué que la bourse représente un luxe à notre époque », n'a-t-il pas manqué de préciser.  

Faut-il ajouter que les propos avancés n'insinuent pas non plus que l'organisation autour de cette bourse d'études, vers les années 80, a été irréprochable. « Au contraire, qui n'a pas su que des étudiants, des agents employés par l'Etat bénéficient d'une bourse d'études sans qu'aucune réclamation n'ait été entendue. Parlant aussi de mon cas et celui de mon aîné qui ont fait une demande de bourses mais dont la requête n'a jamais abouti. »

LR.

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Conseil des ministres - Le président de l’Université de Toamasina limogé

Le Conseil des ministres évoque une faute grave de la part du président de l’Université.  « Le décret 2019- 711 du 10 avril 2019 portant nomination des présidents d’université est abrogé en ce qui concerne la nomination de Zafitody Conscient et un comité intérimaire est mis en place à l’Université de Toamasina », rapporte le communiqué du Conseil des ministres qui s’est tenu hier. Le président de l’université de Toamasina est victime de « sa mauvaise gestion » et son incompétence ».

Le communiqué du Conseil des ministres rappelle que le président de l’Université de Toamasina a reçu le budget destiné à payer les bourses et les équipements au mois de juillet de l’année dernière. Cependant, le communiqué indique que le contrôle de l’utilisation des fonds a révélé que ces dernières ont été utilisées à d’autres fins entre le moment où les fonds ont été disponibles et la publication du calendrier du paiement des bourses qui a eu uniquement lieu après la perte d’une vie humaine.

Le communiqué du Conseil des ministres fait également mention de la vente de véhicules acquis sur les fonds de l’Université mais qui ont été revendus à des prix accessoires, entre 1 et 3 millions d’ariary. Il est également reproché au président de l’Université de Toamasina limogé d’avoir recruté de nombreux membres du personnel sans l’aval du ministère ni encore moins du Conseil d’administration de l’établissement. En tout cas, ce limogeage n’est pas une véritable surprise. Il était même attendu, depuis plusieurs semaines, par les étudiants qui ont effectué une marche silencieuse pour réclamer son départ et par les observateurs suite aux nombreuses dénonciations récentes sur ce controversé président d’Université qui aspirait il y a quelques mois encore à devenir ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. L’intéressé aurait en effet adressé une lettre de motivation détaillée au Président de la République Andry Rajoelina dans laquelle il détaille sa volonté d’accéder au poste du ministère ayant son siège à Fiadanana.

La Rédaction

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La caravane passe !

« Velirano » avance. En dépit des perturbations sciemment voulues et orchestrées par les « ennemis » du changement sinon du pays tout court, Rajoelina Andry et son équipe ne perdent pas le Nord encore moins le cap. Les travaux sur les chantiers suivent leur cours normal. Les « aboiements » n'ont pas ni ne peuvent pas empêcher la caravane de passer.

 

Ravalomanana et la clique du RMDM notamment les radicalisés de « Miara-manonja » savent pertinemment qu'ils ne pourront jamais renverser la vapeur, la tendance en faveur du régime en place solidement ancré et élu démocratiquement. Leur marge de manœuvre est limitée. Ainsi, on se livre à un macabre tactique qui consiste à perturber et à troubler le locataire d'Iavoloha de telle manière qu'il commette des erreurs mais surtout de sorte que le « Velirano » prenne du retard ou pourquoi pas relégué aux oubliettes. Ils craignent terriblement que le régime « orange » parvienne à concrétiser les engagements pris devant le « Vahoaka ». Leur déception risque d'être grosse et cinglante ! Le « Velirano » avance au su et au vu de tous ! En effet, entre autres des promesses, la modernisation de Madagasikara, point 11 du « Velirano », se traduit en actes, lentement mais sûrement.

A Toamasina, « Miami », l'un des projets phares du jeune Président, avance ! Les gros œuvres sont sur le bon chemin. Malgré certain retard dû à la crise sanitaire (Covid-19), on avance. Les tamataviens ont hâte de voir leur rêve exaucé. Un rêve qu'ils partagent avec le Chef de l'Etat Rajoelina Andry.  Il faut être le pire des esprits obtus pour ne pas reconnaître que Toamasina, le Grand port de l'Est, jouira d'énormes privilèges pour devenir un jour un grand site touristique ouvert à l'océan Indien. Il faudrait être des « ennemis de Toamasina », dixit le conseiller spécial du Président, pour ne pas l'admettre.

A Imerintsiatosika, « Tanamasoandro », l'autre projet cher au Président, continue son bonhomme de chemin.  Après avoir essuyé un certain revers à Ambohitrimanjaka, le grand projet d'extension de la ville des Mille ne s'arrête point comme le laissaient entendre les détracteurs. Les gros œuvres démarreront incessamment.

Au titre des infrastructures de base, les réfections de routes stratégiques avancent. La Route nationale 44, le calvaire des usagers, ne sera plus d'ici peu qu'un mauvais souvenir ! Et les produits de l'Alaotra pourront circuler librement. Du Sud au Nord et d'Est en Ouest, les chantiers pour remettre en état les voies de communication grouillent.

L'Education nationale et la Culture, point 4 du « Velirano », siègent au premier rang du souci du Chef de l'Etat et de son épouse de Première Dame. Des salles de classe et des bâtiments scolaires suivant les normes requises seront mis à la disposition des enfants malagasy à même dans les zones reculées (tany lavitr'Andriana). Des supports pédagogiques de même ! Les enseignants ont leur part de dotation.

La Santé publique, point 5 du « Velirano », n'en démérite pas. Des infrastructures « manara-penitra » étofferont les équipements de base de la Santé publique. Tout récemment, le Président vient d'inaugurer le Centre de traitement en Radiothérapie par cobalt dont les frais sont à la portée de tous.

Bref, « Velirano » avance. Rajoelina ne compte jamais arrêter en cours de route. La caravane passe !

Ndrianaivo

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JIRAMA-Banque mondiale - Le report de l'application d'Optima toujours remis en cause

La Banque Mondiale n'est toujours pas convaincue, malgré les explications apportées par les autorités malagasy. Et la preuve, la directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique, Idah Z. Pswarayi- Riddihough, a écrit sur l'accès à l'électricité dans la Grande île et les réformes soutenues par cette institution dans ce secteur. Une énième lettre insistant sur l'importance de l'application de la nouvelle grille tarifaire de la JIRAMA : Optima.

Dans sa lettre, elle aborde en effet les pertes de la JIRAMA au cours des dix dernières années, tout en introduisant subtilement Optima comme la solution incontournable pour espérer un redressement de la compagnie d'eau et d'électricité et une vulgarisation de l'accès à l'électricité. « Depuis 2009, la JIRAMA a accumulé un déficit opérationnel d'environ 3 700 milliards d'ariary, soit un milliard de dollars ! C'est la somme du déficit créé par le maintien d'une politique tarifaire inefficace et non ciblée du secteur électrique malagasy pendant plus de dix ans. Imaginez combien de nouveaux clients auraient pu être connectés au réseau pour cette somme ! », a-t-elle soutenu dans sa correspondance, avant d'ajouter : « Ceci permettra à la JIRAMA non seulement de payer ses fournisseurs sans le soutien du Gouvernement, mais aussi de pouvoir investir à terme dans l'amélioration de la qualité et de la fiabilité de ses services et de connecter des centaines de milliers de ménages vulnérables qui restent encore exclus de l'accès au réseau ». Et si l'Etat ne cède pas à cette lettre, l'institution financière reviendra encore à la charge comme l'a annoncé sa directrice des opérations : « Dans mon prochain blog, je partagerai avec vous quelques chiffres qui vous montreront comment les nouveaux tarifs, s'ils sont appliqués et mis en œuvre, rétabliront une équité sociale ».

Pourtant, il faut noter que les autorités malagasy ne refusent aucunement l'application d'Optima. « L'application de la nouvelle grille tarifaire est juste reportée et non suspendue de manière définitive. Cette période post-Covid n'est pas un moment opportun pour cela, sachant que la grande majorité des ménages malagasy rencontrent aujourd'hui de grandes difficultés financières », a défendu Richard Randriamandrato, ministre de l'Economie et des Finances, le 23 février dernier devant la presse. Dans ce sens, les ménages vulnérables ne seront pas les seuls à être préservés. Plusieurs entreprises, notamment les établissements hôteliers, reprennent tout juste leurs activités, et ce ne serait donc pas juste de les taxer tout de suite avec des factures exorbitantes d'eau et d'électricité.

« Il est vrai que nous avons signé des contrats, et nous devons respecter les conditions imposées par le contrat. Mais avec cette crise, nous ne sommes pas les seuls à ne pas être en mesure de respecter nos engagements. L'Europe et les Etats-Unis font face au même dilemme. A situation exceptionnelle donc, mesures exceptionnelles. Madagascar ne fait pas exception. C'est pourquoi, l'Etat doit insister sur le report de l'application de cette nouvelle tarification dans les négociations car la hausse des factures de la JIRAMA pourrait mener à un trouble social, voire une crise politique », renchérit Faly Ramakavelo, un économiste.

Toutefois, en contrepartie de ce report, « L'Etat devrait proposer des garanties à la Banque mondiale », conseille cet économiste. Pour réduire au maximum ses pertes, la compagnie d'eau et d'électricité pourrait alors renforcer les actions de recouvrement, mais aussi sa lutte contre les branchements illicites. Mais il reste à savoir si ces engagements suffiront pour convaincre l'Institution de Breton Woods.

La Rédaction

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Prévision météorologique - Attention aux fortes pluies !

La dernière information communiquée par la Direction générale de la Météorologie (DGM) à Ampandrianomby s'annonce négative. « La zone de tourbillon surveillée la semaine dernière s'est dédoublée en deux zones de rotation de part et d'autre de notre île. Celle qui évoluait près des côtes nord-ouest s'est déplacée vers l'ouest-sud-ouest et est désormais localisée au large de Maintirano, près des côtes mozambicaines », a avancé la DGM.  Pour cette raison, les orages présentent quelques signes d'organisation mais le vent en surface reste faible, estimé entre 20 à 30 km/h et asymétrique.

Selon Météo Madagascar, l'autre zone de rotation est localisée dans l'océan Indien, au nord de Rodrigues. Elle peut évoluer en tempête tropicale mais sera pilotée vers le sud-est par le cyclone tropical Marian qui évolue à l'extrême Est, ainsi que le flux d'ouest qui prédomine sur le centre du bassin.

Sous l'influence de vent de nord-ouest sur le nord du canal, les prévisions météorologiques indiquent à partir de ce jour et jusqu'à demain, un atterrissage du vortex au niveau de Melaky ou Menabe. Celui-ci traversera le centre du pays pour ressortir en mer au niveau de Mahanoro/Vatomandry, samedi prochain.

« Des fortes pluies intéresseront principalement l'ouest et le nord-ouest avec quelques coups de vents locaux, puis la partie sud-est en fin de semaine. Les tendances des données analysées permettent de statuer un faible risque de creusement en tempête tropicale avant ou au moment de l'atterrissage. Un suivi régulier est effectué pour anticiper un changement éventuel de la situation », a insisté les prévisionnistes.

Il est à noter qu'une vigilance « fortes pluies » est lancée à l'endroit des zones Ouest et Nord-ouest, puis les hautes-terres centrales jusqu'au Sud-est. La zone perturbée de grave intensité et assez large va entraîner une instabilité généralisée sur toute l'île.

Recueillis par K.R.

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Mialy Rajoelina à Mahajanga - Un débarcadère pour l’association des femmes de pêcheurs

La tournée nationale dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme s’enchaîne pour la Première dame. Après Antananarivo, Toamasina, Toliara et Fianarantsoa, Mahajanga a accueilli hier la délégation des femmes conduite par Mialy Rajoelina, en compagnie entre autres de Lalatiana Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la Culture. Cette fois-ci, les femmes de pêcheurs regroupées dans l’association « Mivoatra » FMMA - ayant son siège dans le Fokontany d’Antsahabingo Mahajanga - ont été à l’honneur.

Un débarcadère, équipé de divers matériels dont des congélateurs, fumoirs et panneaux solaires, a été mis en place au profit de l’association. Celle-ci regroupe 58 femmes œuvrant dans le secteur de la pêche. « Je sais que votre travail est difficile, mais vous disposez d’assez de force et de courage pour le faire. Je vous en félicite… Les femmes travaillant dans le secteur de la pêche sont nombreuses dans la Région de Boeny. Les femmes d’Antsahabingo en font partie », s’adresse la Première dame aux membres de la FMMA. Outre le local ainsi que les matériels pour la conservation et la transformation des poissons, une formation sur la gestion et le management sera également dispensée pour ces femmes. « Je serai ravie si ma visite dans cette localité apporte un changement positif dans votre vie, dont le développement de vos activités génératrices de revenus et l’épanouissement dans votre vie familiale », ajoute l’épouse du Chef de l’Etat et non moins présidente fondatrice de l’association Fitia.

Pour une meilleure conservation

Soulagées et ravies. Les femmes membres de l’association FMMA le sont, avec la dotation de l’unité de transformation de poissons et des équipements y afférents. C’est la première infrastructure de ce genre mise en place dans un quartier, au profit des femmes, à en croire les bénéficiaires. « Avec ce débarcadère, la conservation des poissons sera bien assurée, tout comme leur vente. Avant, les poissons fraichement pêchées ont dû être écoulés dans l’immédiat sur le marché sinon ils se décomposent facilement », nous confie Eugénie, femme d’un pêcheur et membre de ladite association. Le débarcadère dispose déjà des installations en eau et en électricité. « En pêchant aux larges, nos pêcheurs obtiennent de gros poissons. Les femmes se chargent de l’administration et du marketing. En fait, une partie des produits de la pêche sont achetés par des sociétés. Une grande partie est également écoulée sur le marché local », ajoute Eugénie, une autre épouse d’un pêcheur au sein de la FMMA. Ladite association souhaite se lancer dans l’exportation des produits halieutiques. Elle reste ainsi ouverte à tout soutien et partenariat. En attendant, l’association compte renforcer la transformation des poissons avec les matériels que la Première dame lui a dotés…

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Campus d’Ankatso - Une étudiante abusée sexuellement

Une étudiante de première année en gestion de l’université d’Ankatso fut violée. Les faits se sont déroulés vers 17h à sa sortie de la salle de cours dans les sous-bois qui ceinturent le campus, un véritable coin isolé, samedi dernier. Mais deux jours après, l’individu pointé du doigt, pour avoir abusé sexuellement de la victime, fut identifié puis arrêté. Selon une dernière information, il devrait déjà répondre de ses actes devant le juge d’instruction, et il risque gros, la victime l’ayant parfaitement identifié. Tard dans la soirée, hier, la Police affirme n’être en mesure de savoir si le Parquet l’avait placé en détention provisoire ou non pour cette accusation.

 

Mais revenons sur les faits. Ce samedi-là donc, le couple de jeunes, puisque la jeune femme s’est fait raccompagner par son ami, au moment des faits, a été attaquée par cet inconnu. Armé d’un couteau, celui-ci avait donc cherché à dévaliser ses victimes en les menaçant. Devant cette tournure, le compagnon de l’étudiante a pris ses jambes à son cou. En réalité, il a voulu donner l’alerte. Or, les agents de sécurité les plus proches sont postés dans un autre point situé plusieurs dizaines de mètres en amont de la petite route en côte qui relie deux endroits diamétralement opposés de ladite université. « Le temps que le jeune homme a pu donner l’alerte puis revenir à l’endroit où ils furent interceptés par l’individu armé, et l’agresseur aurait consommé l’acte avec une pratique sexuelle qui ne mérite pas d’être narrée ici sur sa

victime », confie une source d’information.

Si la narration du viol se résume là, gageons qu’en une année, l’université a enregistré quatre plaintes, toujours pour affaire de viol, selon une source d’information. A propos, cette zone des sous-bois d’Ankatso gagne la sinistre réputation à cause des situations dignes de la rubrique fait-divers : combien de fois n’a été-t-elle pas le théâtre de scènes de découvertes macabres ? Et si ce n’est le cas, des cas d’agression y ont été plusieurs fois signalés. Enfin, revenons sur le cas du violeur récemment arrêté sur place. Il n’est pas tellement étranger du service de sécurité du campus, selon notre source. En effet, l’homme aurait l’habitude de rôder dans le coin, sans doute pour le même et funeste objectif : repérer une proie ! Et c’est ce qui s’est produit vers la fin de l’après-midi, samedi dernier.  

Franck R

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Fermeture d'écoles liée à la Covid-19 - Sept millions d'enfants concernés à Madagascar

Un enfant sur 7 concerné. Environ 214 millions d'enfants de par le monde ont manqué plus de trois quarts de leur scolarité en présentiel à cause des impacts de la Covid-19. Pour plus de 168 millions d'enfants dans le monde, les écoles sont entièrement fermées depuis presque une année entière à cause des confinements dus à cette pandémie. Les nouvelles données publiées hier par l'UNICEF, intitulées « la salle de classe de la pandémie », en parlent. Ils soulignent également la nécessité pour les Gouvernements de privilégier la réouverture des écoles.

 

Pour Madagascar, la fermeture des écoles en raison de la Covid-19, entre avril et août 2020, a perturbé l'apprentissage de 7 millions d'enfants. Les perturbations au niveau de l'apprentissage devraient augmenter la part des enfants qui sont hors de l'école. Avant la pandémie, 24 % des enfants en âge de fréquenter l'école primaire et 73 % des enfants en âge de fréquenter le collège n'étaient pas scolarisés. Afin de soutenir les élèves et les enseignants pour faire face aux conséquences du coronavirus, l'UNICEF a collaboré avec le ministère de l'Education nationale et ses partenaires techniques et financiers. Un soutien au cours de remise à niveau dans 22 Directions régionales de l'éducation (DREN) a ainsi eu lieu, au profit de 78 000 élèves du primaire et du collège. A cela s'ajoute la distribution de 636 000 livrets d'auto-apprentissage pour les collègiens, 120 000 affiches sur la santé à l'école ainsi que 28 000 dispositifs de lavage des mains dans les établissements scolaires. La désinfection de 135 000 salles de classe n'était pas en reste.

Actuellement, la majorité des établissements scolaires du pays sont rouverts, mais avec des organisations tenant compte des mesures sanitaires. Toutefois, le taux d'abandon de classe reste élevé dans les Régions du Sud, où la famine a évidemment impacté la scolarisation des enfants…

Recueillis par Patricia R.

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Manifestation de l’opposition : Réunion de l’OMC ce jeudi

L’organe mixte de conception à Antananarivo se réunira demain, selon le préfet de police d’Antananarivo, pour décider sur le projet de manifestation des opposants à Androhibe. Les députés du parti Tiako i Madagasikara élus à Antananarivo ont mobilisé ses partisans pour assister ce samedi à un rapport parlementaire qu’ils comptent effectuer dans un terrain vague d’un richissime homme d’affaire karana près de la propriété Soamandrakizay de l’église catholique à Androhibe. Une lettre d’information a été déjà transmise à la préfecture de police la semaine dernière par ces élus. Mais jusqu’à présent l’État reste silencieux sur le retour à donner à cette missive des opposants. « Il faut attendre la réunion de l’OMC pour savoir le dispositif à prendre concernant ce projet de manifestation », a affirmé Angelo Ravelonarivo.

Rija R.

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Forum d’Assouan II : Les solutions malagasy partagées par l’Afrique

Andry Rajoelina prescrit des « réformes structurelles des systèmes de santé »

Les solutions adoptées et/ou avancées par le président Andry Rajoelina trouvent largement écho auprès de ses pairs africains.

« Façonner la nouvelle normalité de l’Afrique : récupérer plus fort, reconstruire en mieux ». C’est le thème du Forum d’Assouan II en format numérique qui a débuté avant-hier au Caire avec comme partenaire stratégique la Banque Africaine de Développement (BAD).

Défis sécuritaires. Outre le numéro un égyptien qui préside cette deuxième édition du Forum d’Assouan, plusieurs dirigeants africains ont fait des interventions axées sur les défis sécuritaires et sanitaires en vue du relèvement économique et social du continent dans un contexte post-Covid-19. « Aujourd’hui, nous devons nous accorder sur les meilleures solutions et opter pour les meilleurs instruments afin de consolider nos efforts communs pour mieux reconstruire et dépasser la crise », estime le président Abdel Fattah al-Sissi.

Réformes structurelles. Force est de constater que les recommandations du président égyptien s’inscrivent dans la droite ligne de l’intervention de son homologue malgache qui prescrit des « réformes structurelles des systèmes de santé ». Une vision qu’il a d’ailleurs déjà développée dans son intervention en visioconférence au récent Forum économique international sur l’Afrique où il avait fait part de « la construction d’une vingtaine d’hôpitaux sur toute l’île et de la réorganisation des services et de la fourniture en équipements médicaux dans les Centres de Santé de Base dans le pays ». Une politique publique partagée également par le président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa qui insiste dans son intervention au Forum d’Assouan II, sur « le caractère primordial d’une mise à jour des infrastructures nationales de santé  et du modèle de financement de la santé ».

Pharmalagasy. Le projet de « technopole pharmaceutique abritant des unités industrielles, des laboratoires pour la recherche et la formation » exposé avant-hier par le président burkinabé, Kaboré, rappelle également l’intervention d’Andry Rajoelina au Forum économique international sur l’Afrique. Il avait effectivement partagé sa décision d’« encourager et de soutenir la recherche scientifique malagasy ainsi que nos chercheurs et également de mettre en place en octobre 2020, l’usine pharmaceutique Pharmalagasy ».

Émergence. Le TGV veut aussi …accélérer l’industrialisation du continent et la production locale de médicaments. Et de citer l’initiative « One District, One Factory » qu’il a réitéré avant-hier au Forum d’Assouan II. Et ce, une semaine après le Forum économique international sur l’Afrique pour lequel le président malgache a tenu à féliciter son homologue sénégalais « pour son leadership et son engagement à œuvrer pour une Afrique dynamique et émergente ». Il s’agit évidemment du président Macky Sall qui prône « une gouvernance mondiale plus juste, un partenariat plus équilibré et mutuellement bénéfique » dans son intervention au Forum d’Assouan II. Il a invité pour l’occasion ses pairs africains au prochain Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, prévu au second semestre 2021 sur le thème : « Enjeux de stabilité et d’émergence en Afrique dans un monde post-Covid-19 ». Un thème qui cadre avec les « velirano » d’Andry Rajoelina qui ne jure que par l’émergence et la stabilité de Madagascar.

R.O

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CENI : 10516517 électeurs pour l’arrêtage provisoire

Dans le cadre de la Révision Annuelle de la Liste Electorale (RALE) 2020- 2021, il a été effectué les opérations, d’une part, d’addition des nouveaux titulaires de Carte Nationale d’Identité, ceux qui sont aptes à voter mais ne sont pas inscrits sur la liste; et d’autre part, de retranchement des électeurs décédés, de ceux qui ont changé d’adresse ou ceux qui ont perdu leur qualité d’électeur suite à une décision de justice. Ceci rentre notamment dans le cadre de l’arrêtage provisoire du registre électoral national qui a été effectué le 28 février dernier par la CENI, par le biais de ses démembrements au niveau des districts.

Vérification. Ainsi, si 10 381 133 d’électeurs ont été enregistrés lors de la RALE arrêtée définitivement le 15 mai 2020, les statistiques de base qui ont permis de dresser l’arrêtage provisoire de la RALE 2020-2021 se résument comme suit, le nombre des additions est de : 331 419, le nombre des retranchements est de 196 035. Ainsi, le nombre des électeurs arrêté provisoirement le 28 février 2021 est de : 10 516 517.  La liste arrêtée provisoirement le 28 février 2021, date prescrite par la loi, sera remise au niveau de chaque Fokontany et fera l’objet de vérification par les électeurs dans un délai de 20 jours après l’affichage de l’avis de son dépôt au bureau du Fokontany tel que prévu dans l’article 21 de la loi organique 2018-008. Notons que l’arrêtage définitif est prévu pour le 15 mai prochain. Pour l’instant, aucune élection ne se profile à l’horizon, toutefois l’affaire des doublons hante encore les esprits.

Recueillis par Dominique R.

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Football – CAN 2021 : La liste des joueurs connue ce jeudi

Nicolas Dupuis détaillera les joueurs retenus pour les deux dernières rencontres.

J-1. Le coach national, Nicolas Dupuis, publiera la fameuse liste des joueurs sélectionnés pour les 5e et 6e journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021, demain. Ces deux confrontations sont décisives pour les Barea de Madagascar. La liste est très attendue par les observateurs de la vie sportive surtout après les annonces des blessures de quelques joueurs à l’image de Thomas Fontaine et de Jeremy Morel. Comme annoncé par le coach qu’il y aura des joueurs locaux appelés pour ces deux matchs prévus à Addis-Abeba le 27 mars et à domicile le 30 mars. Combien de joueurs locaux seront appelés par le technicien français ? Le verdict sera connu demain après l’annonce de la liste. Après la décision de Leda, gardien de but de la sélection de prendre sa retraite, quelle sera l’option du coach ? Melvin Adrien manque actuellement de match, Matthyas Randriamamy n’a pas également de temps de jeu. Un troisième gardien, Nina Razakanirina a été appelé lors de la double confrontation face à la Côte d’Ivoire au mois de novembre. Ibrahim Dabo, ancien gardien numéro 1 des Barea, qui évolue avec l’équipe de la JC Saint-Pierre fera t-il son retour au sein de la sélection ? Autant dire que, les Barea jouent gros lors de ces deux matchs et le coach n’a pas le droit à l’erreur dans le choix des joueurs.

T.H

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Jean-Eric Rakotoarisoa : « Très bientôt, une nouvelle page de la vie »

« Une vie plus zen » attend le président sortant de la HCC.

12 mars 2014 – 12 mars 2021. Le mandat de 7 ans des trois membres de la Haute Cour Constitutionnelle nommés par Hery Rajaonarimampianina expirera dans 9 jours. Andry Rajoelina attend sans doute l’Avis de la HCC sur le mandat de ses membres avant de procéder à l’abrogation des sortants et à la nomination des Hauts Conseillers entrants qui constituent le quota présidentiel. Jean-Eric Rakotoarisoa se prépare à passer le relais en publiant sur sa page facebook : « 11 ans à la tête du Département de Droit ; 6 ans à la vice-présidence de l’Université d’Antananarivo ; 7 ans à la présidence de la HCC. Très bientôt, une nouvelle page de la vie, plus nature, plus zen, plus spirituelle ». Cette publication pour ne pas dire cette disposition n’a pas besoin d’une demande d’interprétation auprès de la HCC qui aura bientôt un nouveau président ou pourquoi pas, une nouvelle présidente. Ce qui serait, dans ce second cas de figure, une grande première dans les annales de cette haute juridiction qui fait et défait les rois.

R.O

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Football : Ramalingom, buteur acharné avec Sedan

Ramalingom marque cinq buts marqués en  quatre matches.

Engagé au SC Sedan-Ardennes (CSSA) depuis septembre 2020, l’attaquant des Barea Alexandre Ramalingom ne fait qu’impressionner son entraîneur Olivier Saragaglien. Il a augmenté son compteur avec cinq buts marqués en seulement quatre apparitions.

Ce week-end, l’international malgache a entamé la reprise du Championnat de France de football  National 2 de la plus belle des manières, après plusieurs mois d’arrêt en raison de la Covid-19. Grâce à son tir au but à cinq minutes avant la fin, Sedan est allé chercher un succès précieux en Corse, face à Gazélec Ajaccio. Une victoire très importante lors d’un match en retard qui a permis aux Sangliers de se replacer au classement. Alors que la bande à Alexandre avait été dominée en première période, durant laquelle les Corses ont notamment touché deux fois le poteau de Xavier Lenogue. Au retour des vestiaires, les Sedanais ont trouvé le chemin du filet par une splendide reprise de volée d’Axel Benoît à la 49e minute. Un avantage de courte durée, puisque Gazélec égalisait rapidement le score sur penalty après une faute de main sedanaise dans la surface, concrétisée par Lucas Daury, un ancien de la maison ardennaise à la 54e minute. Au terme d’une rencontre très disputée, c’est finalement sur un autre tir au but que la conclusion s’est faite, en toute fin de match. Neupoc Mendy est allé obtenir un penalty à cinq minutes de la fin. Alexandre Ramalingom, le buteur attitré du CSSA depuis son arrivée, n’a pas tremblé pour le transformer à la 86e. Les Sedanais retrouveront le terrain samedi, en 16e de finale de la Coupe de France, sur la pelouse de Saint-Louis Neuweg.

En effet, Ramalingom poursuit sa belle moisson puisqu’il est toujours un buteur acharné avec SC Sedan-Ardennes. Lors du huitième tour de la Coupe de France, il a planté un joli doublé contre Saint-Meziery. Le score final était de 5 à 0. Et pas plus tard que la semaine dernière, il a marqué le second but de son équipe face au SC Schiltigheim (4-0) lors de la 32e de finale. Pour dire que Ramalingom a largement contribué à la domination de son équipe. Il n’y a pas de raison pour que le sélectionneur national ne puisse mettre son nom dans la liste des joueurs sélectionnés. Son résultat est presque parfait et donne un grand espoir pour les Barea pour les derniers matchs des éliminatoires de la CAN.

Recueillis par Manjato Razafy

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Homi Soavinandriana : Marary namono sady nitsoaka teny amin’ny hopitaly

Tsy nampoizana ny zava-nitranga fa toy ny nihetsika krizy tampoka ity rangahy iray marary teny amin’ny hopitaly Homi Soavinandriana, omaly maraina. Teo am-pizahana azy io ny dokotera no nitsoaka tampoka izy ary nifampitazomana, saingy tsy voatazona. Nitazona azy na ny mpiambina marary na miaramila miasa eny amin’ny hopitaly saingy tsy voatana, fa sady mamono izy io. Nitsoaka nihazo an’i Besarety ka narahin’ny mpanaraka marary ka voatazona teny an-toerana, izay efa nifampitolomana ihany koa, ary voatery nafatotra. Naiditra tamin’ny fiara fitaterana marary ary nentina niverina teny amin’ny hopitaly. Rehefa tonga teny an-toerana anefa, voalaza fa tsy naharitra ela izy io dia lasa nirifatra indray. « Nisy mihitsy ny dokotera voan’ny totohondry ka tsy nahavita nanaraka intsony fa namela azy nandeha. Nandray taxi-be ilay lehilahy avy eo », hoy ny fitantaran’ny vehivavy mpanampy mpitsabo teny an-toerana. Lehilahy lava ranjanana izy io, ary voalaza fa miaramila, saingy marary noho izy io voadona tany amin’ny lohany. Efa mandeha matetika eny amin’ny homi Soavinandriana manao fizaham-pahasalamana izy io, ary misy fotoana mihetsika ihany fa ny omaly no tena nahery setra. Manaraka fitsaboana ara-dalàna izy io izany fa tsy olona marary saina toy ireny eny an-dalambe ireny akory.

Yv Sam

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Tanjombato : Mpiandry « bus » maty novonoin’ny mpanendaka

Ireo mpanendaka sy mpamono olona voasambotra.

Lehilahy iray, 27 taona, no voasambotry ny pôlisy avy etsy amin’ny kaomisaria Tanjombato, noho ny resaka halatra niaro vono olona, nitranga ny herinandro lasa teo, teny Andohavato.

Olona iray mpiandry bus teo amin’io toerana io no niharan’izany herisetra nivaivay izay, araka ny fanazavàna azo avy amin’ireo tompon’andraikitry ny fanadihadiana. Noendahin’ity lehilahy nosamborin’ny pôlisy ity ilay lasibatra, tokony ho tamin’ny fito ora hariva teo. Mety nisy fanoherana sy tsy nanaiky mora ny halatra natao taminy ilay lasibatra tamin’io fotoana io ka novonoin’ity olon-dratsy ity tsy tam-pisalasalana mihitsy. Naratra mafy ilay mpiandry « bus » ary nitarika hatramin’ny fahafatesany izany. Nanao ny fikarohana izay nahavanon-doza ireo mpitandro filaminana, ka andro vitsy taty aoriana dia hita ity jiolahy ity. Nosamborina sy natao famotorana. Natolotra ny Fampanoavana taorian’izay ary fantatra fa nadoboka avy hatrany eny amin’ny fonjaben’i Tsiafahy, miandry ny fotoam-pitsaràna azy.

Fa ankoatra izay dia mpanendaka telolahy hafa ihany koa no voasambotr’ireo pôlisy hatrany teny amin’iny faritra iny, ny faramparan’ny volana lasa teo. Raha ny vaovao hatrany dia mpiasa handeha hody hariva ihany koa no lasibatr’ ireo telolahy ireto, ny herinandro teo hatrany, tokony ho tamin’ny dimy ora hariva tany ho any, teo Mahabo Andoharanofotsy. Nametraka fitoriana teny anivon’ny kaomisaria avy hatrany izy ireo ary nandray ny andraikiny tamin’ny alalan’ny fikarohana ireto mpanao ratsy ireo tompon’andraikitra. Andro vitsy taorian’izay ihany koa dia noraisim-potsiny teny amin’ny toerana firembeny, teo am-piandrasana izay hazany manaraka indray ry zalahy ireto, ny alahady lasa teo. Nentina natao famotorana avy hatrany moa ary natolotra ny Fampanoavana omaly.

Mazàna tokoa dia saika tokotany filalaovan’ireo tontakely ireny toerana fiantsonan’ny fiara fitanteram-bahoaka ireny, indrindra fa rehefa madiva hariva sy maizina iny ny andro ka tsy misy jiro manazava akory ilay toerana.

m.L

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Ambohidratrimo : Un père de famille criblé de balles lors de l’attaque de son domicile

L’acte atroce a eu lieu le 27 février vers 23 heures dans le village d’Ambohijorery, fokontany Tsahonenana, commune rurale Ambato, district d’Ambohidratrimo. Cependant, la gendarmerie qui a un poste fixe à Merimandroso n’en était informée que le 28 février vers 6 heures du matin. Sitôt alertés, cinq gendarmes accompagnés d’un médecin du CSB1 de Tsarahonenana se sont rendus sur les lieux pour procéder à la constatation des faits. Arrivés sur place vers 9 heures, ils ont découvert la dépouille de la victime, abandonnée à quelques dizaines de mètres de sa maison. Trois impacts de balle ont été trouvés sur le corps et il présentait des coups de sabre sur son visage, au niveau de ses bras, et son ventre. Cinq étuis de balles de fusils de guerre de calibre 7,5 mm du lot SF81 et trois étuis de calibre 7,62mm du lot 539-77 et 511-77 ont été trouvés sur les lieux du crime.  Selon les témoignages de la femme du défunt qui a assisté à cette attaque, cinq bandits armés sont entrés de force dans leur maison. Ils ont dérobé un téléphone portable et quelques dizaines de billets de banque avant de prendre la fuite. Quand les malfaiteurs sont partis, le mari est sorti pour tenter d’appeler aux secours. C’est à ce moment que les bandits, qui étaient encore cachés dans les parages, l’ont attaqué et tué. Terrorisée, l’épouse affirme ne pas avoir eu la possibilité d’identifier les visages de leurs prédateurs. Ce qui est ahurissant dans cette affaire, c’est la présence des armes de guerre entre les mains de ces brigands. Il reste à savoir si l’enquête va révéler l’origine de ces armes ainsi que les munitions utilisées par les malfrats dont les lots sont connus. L’enquête est en cours auprès de la Gendarmerie nationale.

T.M.

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Acte de banditisme : Un grossiste attaqué par des bandits armés de MAS 1950

Un local de commerce a été la cible d’une attaque à main armée qui s’est déroulée lundi vers 3 heures du matin, dans un quartier de la commune urbaine d’Andapa. La dame,une grossiste sise à Ankevaheva a alerté la gendarmerie car cette dernière aurait entendu des personnes escalader sa véranda. Quatre éléments d’intervention ont aussitôt effectué une descente sur les lieux. Selon l’explication des forces de l’ordre, aucun individu n’a été surpris sur les lieux à l’arrivée des éléments intervenants, mais une arme de type MAS modèle 1950 calibres 9 mm, avec 4 munitions ont été découvertes dans le véranda. La victime, qui vit isolée, a affirmé avoir entendu un bruit et a alerté rapidement la gendarmerie. Selon une source d’information locale, les brigands semblaient bien connaître la cible. A peine eurent-ils mis les pieds chez la victime qu’ils se ruèrent sur la grossiste l’arme au poing, mais la tentative a été avortée et en s’enfuyant, ses bandits ont fait tomber leur arme avant l’arrivée des éléments d’intervention.

Un bouclage à l’entrée et à la sortie de la ville d’Andapa a été effectué par les éléments des forces de l’ordre. Des fouilles systématiques et contrôles d’identité ont été également effectués et un contrôle d’armement de la Brigade et de la compagnie a déjà été mis en place suite à cette découverte d’armes. La recherche de renseignements continue et une enquête est en cours, la compagnie d’Andapa en est saisie.

Yv Sam

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Fikambanana « Viavy Miketrika » : Nahazo fanampiana avy amin’ny fikambanana « Fitia »

Tonga teto Toamasina mihitsy ny filohan’ny fikambanana « Fitia », ny vadin’ny filoham-pirenena Rtoa Mialy Rajoelina, nanolotra ireo fitaovana entina mamokatra voankazo maina sy ranom-boankazo voajanahary tao amin’ny « chambre des métiers » Toamasina. Ny tetikasa « La Fabrique » eo anivon’ny Ong St Gabriel no nahitana izao fanampian’ny fikambanana « Fitia » izao, saingy afaka mampiasa izany fitaovana izany avokoa ireo fikambanana vehivavy mahavita fiofanana amin’ny fampiasana azy, na ny fikambanana « Viavy Miketrika » aza no nanolorana izany ofisialy ny alatsinainy teo, hoy Rtoa Ratsirahonana Lalaina, tompon’andraikitry ny tetikasa « la fabrique » eto Toamasina.

Azo ahodina ao anatin’ity ivontoerana vaovao ity avokoa ny voankazo rehetra, saingy ny mananasy aloha no hita tamin’ity fitokanana ity.  Afaka manamaina legioma ihany koa ny ivontoerana, araka ny fanazavan’ny tompon’andraikitra. Nomarihan’ny minisitry ny varotra sy ny taozavatra Rtoa Rakotomalala Lanto, fa miisa 525 ny isan’ireo asa hita ao anatin’ny « chambre des métiers » eto anivon’ny faritra Atsinanana, ka ny eo amin’ny 25 kosa ny sehatr’asa hita amin’izany. Ankilan’izany dia vokatra amidy eto an-toerana ihany no mbola vokarina ao amin’ity ivontoerana ity, satria ny tanjona dia manjifa ny vita malagasy sy vita eto an-toerana ny vahoaka eto amintsika sy eto Toamasina rehetra.

Ankoatra izany dia nisy koa ny fambolena zanakazo fihinamboa nataon’ny fikambanam-bevivavy « Miketrika », sy ny fikambanana « Fitia » notarihan’ny filohany Rtoa Mialy Rajoelina, ary ny minisiteran’ny varotra sy ny taozavatra, natao tao Mangarano II P/elle 11/47. Zanakazo fihinamboa niisa 100 fototra no nambolena tamin’izany, izay nahitana  zanaka « Papaye » – zanaka Garana – ary zanaka « Corossol ». Ny tanjona tamin’izao dia ireo vokatra nambolena ireo ihany no hahodina ao anatin’ity ivontoerana ao amin’ny « chambre des métiers » ity aorian’ny fahavokarany, ary hitarina amin’ny vokatra hafa izany.

Malala Didier

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Festival d’art urbain : « Dérive urbaine » dans tout Tanà

Les artistes participants à la 7ème édition du festival d’art urbain pendant la visite des sites.

La tendance mondiale, sur tous les domaines, est de partager, de communiquer sans intermédiaire

En général, le public vient à l’art, mais pour cette 7ème édition du Festival d’Art urbain, initiée et organisée par « La Teinturerie », l’art et les artistes viennent au public. Du 5 au 14 mars, quatorze artistes déambuleront dans tout Tanà. Un grand événement annuel dédié aux « street arts » et à l’art en général.  Au programme, un « Dérive urbain » ou « Renireny », presque dix jours de performances visuelles,  d’art en milieu public. Fresques murales, photographie, danse, installation, musique, slam-poésie, sport extrême, rien ne sera laissé au hasard. D’Ambohipotsy à Mahamasina, en passant par Isoraka, Antaninarenina, Ambohijatovo ambony, Ampandrana et Faravohitra.  Un espace où quatorze artistes issus de plusieurs disciplines, se rassemblent pour créer, partager et éduquer à travers l’art pour revaloriser la culture.

Ce festival  permet de mettre en lumière des destinations ignorées du tourisme traditionnel à Antananarivo. Photographes, musiciens, graffeurs… se produisent dans des rues, des ruelles, des places et des jardins publics. Les participants laissent libre cours à leur sens de la couleur, du son et du mouvement pour s’exprimer librement. Selon les organisateurs, « le festival d’art urbain est une occasion pour les artistes d’engager une discussion avec les citadins et de proposer un regard différent, voire une expérience nouvelle sur la ville, selon leurs propres perceptions de ce qu’est la ville et de ce qu’elle devrait être. Proposer un urbanisme nouveau, traverser les espaces pour en découvrir les ambiances nouvelles, expérimenter de nouvelles manières de vivre, réaliser ses désirs, le temps d’un festival sur le thème « Dérives urbaines ». Par ailleurs, le Festival d’Art Urbain est l’événement qui redéfinit le rôle de l’art et de l’artiste au sein de la société.

Zo Toniaina

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Musique évangélique : Premier concert pour Gabriëla, Karine & Bros

Les dix membres de Gabriëla, Karine Bros durant leur premier concert.

Gabriëla, Karine Bros, c’est un groupe de jeunes chanteurs et musiciens qui prêchent l’amour de Jésus. Versant dans le style musical en vogue dans le milieu évangélique actuel, le groupe propose un répertoire de type gospel moderne ; une sorte de mélange de newsoul et de funk. Avec son titre Safidiko sorti il y a un an de cela, le groupe a fêté sa première année d’existence au Rooftop du Cinepax Ambodivona le samedi 27 février 2021. Le public présent sur place a pu écouter en live pour la première fois les chansons du groupe comme Espoir interprété par les sœurs Gabriëla et Karine, Ianao Ihany, Isan’Andro, ou encore Anio. L’artiste évangélique installé dans la région Boeny, Pepe Shine était aussi de la scène pour épauler ce jeune groupe dans ses louanges envers le Seigneur. Le groupe semble satisfait de sa prestation en jugeant l’ensemble compact et en affirmant que la gloire de Dieu s’est manifestée durant l’événement. Voilà donc une autre troupe à suivre dans le cercle de la scène évangélique locale, de plus en plus riche à l’instar de l’autre versant qui n’est autre que la scène de musique tropicale.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Patrimoine : Les tombeaux Mahafaly désacralisés

Les tombeaux des rois Mahafaly ont une architecture hors du commun.

Onze tombeaux des rois Mahafaly de Linta ont été cambriolés depuis le début de l’année

Un chiffre alarmant pour les natifs. D’après le prince, Guy Ramanantsoa représentant du Roi Efionjonana, « comme il s’agit de monuments historiques nationaux qui témoignent de l’histoire du peuple malgache, les descendants n’en sont que des gardiens.  Nous tenons donc à en informer les responsables gouvernementaux et la population ».

Selon Augustin Rakotoarison, historien, « Pour les Malgaches, le fasan-drazana est inséparable du tanindrazana. Le fasan-drazana est un des éléments constitutifs du tanindrazana. Ici le tanindrazana englobe les biens matériels et immatériels légués par les ancêtres à leurs descendants. L’adage « velona iray trano, maty iray fasana » exprime les vœux les plus chers et le plus intime de tout un chacun d’être enterré ou inhumé dans le tombeau familial qui se trouve au « tanindrazana ». Le fasan-drazana tient une fonction de  rassembleur car tous les membres de la famille éparpillés à travers le territoire national  devraient un jour y être enterrés. Ainsi,  le châtiment le plus sévère et le plus cruel pour nous, c’est ce qu’on appelle «  very faty », c’est-à-dire que la dépouille est portée disparue. »

Par ailleurs, d’autres royaumes coutumiers Mahafaly avaient enregistré les mêmes profanations, par des pilleurs de tombes, volant les morceaux d’argent enterrés avec les monarques à leur disparition, comme l’exige la tradition.  Le prince Guy Ramanantsoa de tirer la sonnette d’alarme  « si aucune mesure n’est prise pour arrêter les malfaiteurs, les ossements risqueront sûrement d’être volés à leur tour. Ce qui constituerait une perte inestimable pour la nation et l’histoire. » Pour rappel, les Mahafaly forment une ethnie du sud-ouest de Madagascar. Ils vivent sur un vaste plateau calcaire du même nom, entre le fleuve Menaranda et Onilahy.

Zo Toniaina

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Loko : Diana Loisirs habritera de l’art urbain

Ce vendredi 05 mars, une exposition-vente sera effectuée au Diana Loisirs, place Kabary Antsiranana.  A part la peinture, différentes activités seront au programme. Défilé,  danse, concert de rap et slam seront au menu.  En effet, loko, en tant que projet, a pour but principal de promouvoir les artistes locaux. Cette cérémonie d’ouverture est de ce fait une levée de fonds pour lancer le lieu [Loko]. La somme réunie à l’issue de cette grande première aidera à financer l’endroit, et ce, au niveau le plus matériel, le plus utilitaire. Nous remercions par avance la générosité des donateurs, dont les dons seront l’expression de leurs intérêts pour l’art et la culture.

Iss Heridiny

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Musicologie : Le Tsapiky décortiqué par des experts

A Madagascar, un des artistes les plus représentatifs du Tsapiky est certainement le guitariste Teta. (photo d’archives)

Le Tsapiky, un genre musical typiquement malgache, figure parmi les plus exportés depuis de longues années. Aussi, le groupe français Electric Vocuhila, adepte de sonorités africaines, n’a pas hésité à s’en inspirer pour l’intégrer à son travail.  Selon l’Institut Français de Madagascar, un projet de collaboration entre Electric Vocuhila et des artistes malgaches est en préparation pour l’automne 2021. Dans le cadre de ce projet, une conférence sur le Tsapiky se tiendra à l’IFM Analakely demain jeudi 04 mars 2021 à 16h30. Julien Mallet, chercheur à l’IRD et spécialiste du Tsapiky ; Victor Randrianary, membre de la société française d’ethnomusicologie et du laboratoire d’ethnomusicologie seront les intervenants sur cette mise en lumière. L’entrée à l’événement est gratuite.

Des concerts. Oui, des événements musicaux consacrés au Tsapiky auront bel et bien lieu cette année, à Tuléar [berceau du Tsapiky], Antsirabe et Antananarivo. Electric Vocuhila et de nombreux artistes malgaches sont les têtes d’affiches de cette création malgacho-française soutenue par l’IFM et la Région Centre-Val de Loire.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Football : Disciples FC prépare la relève  

Betafo vit désormais dans l’espoir de voir son football se développer davantage. En attendant l’ouverture prochaine de son stade synthétique, les férus de cette discipline multiplient les initiatives pour cet objectif si louable. Le tournoi inter-fokontany de football à 7 dimanche rentre en droite ligne dans cette belle initiative. Jusqu’à hier, onze équipes se sont inscrites dans ce tournoi qui aura lieu près de Mandritsara, dans le domaine du Contrôleur Général de la Police Makera. Soit près de 110 joueurs qui seront scrutés par les techniciens pour en tirer une équipe qui servira de sparring-partner pour la CNaPS Sport- Disciples FC. Ce sera un début mais la finalité est de mettre en place une relève pour Disciples, confie le président de la CSFFC, Rija Andriamiariniriantsoa, qui offre un mouton au vainqueur, histoire de mettre un peu du piquant à ce tournoi.

Clément RABARY

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TIC : La taxation est un frein  pour le secteur

Une taxation de 1% sur le chiffre d’affaires est exigée à chaque opérateur œuvrant dans le secteur TIC à Madagascar. Cette forme de taxation est perçue comme un frein au développement de ce secteur, d’après les informations publiées par le Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM). « Elle va même à l’encontre du caractère limitatif et de la stabilité du régime fiscal reconnus aux entreprises dont celles ayant à vocation d’exporter des services au sens de la Loi No 2007-007 du 14 janvier 2008 sur les Zones et Entreprises franches à Madagascar. L’article 6 alinéa 8 de cette même loi protège et énonce la fiscalité des entreprises opérant dans le secteur TIC », a fait savoir Mbolatiana Andriamanantsoa, vice-présidente du GEM au titre du GOTICOM (Groupement des Opérateurs des Technologies de l’Information et de la Communication).

Navalona R.

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Campagne culturale : Des calendriers numériques disponibles

Les paysans peuvent s’informer sur les calendriers culturaux.

Le secteur de l’agriculture est lourdement affecté par les effets du changement climatique.

A titre d’illustration, les pluies violentes, la hausse de la température et tout récemment la sécheresse, ont perturbé les calendriers culturaux à Madagascar. Or, ce secteur qui emploie plus de 80% des actifs dans le pays, est fortement dépendant de la pluviométrie, étant donné que le système d’irrigation n’est pas encore très développé. Pour faire face à ce changement climatique, des calendriers culturaux numériques sont disponibles via la Hotline 3-2-1 au profit des paysans des 22 régions de l’île. C’est le fruit de la collaboration entre les trois ministères, en charge de l’Agriculture, de la Recherche Scientifique représenté par le FOFIFA et de la Météorologie via sa direction générale ainsi que l’entreprise sociale Viamo. Et ce, avec l’appui du projet PrAda mis en œuvre par la GIZ.

Appeler gratuitement. Ainsi, les exploitants agricoles peuvent s’enquérir de toutes les informations sur les prévisions climatiques à chaque saison pluvieuse, les variétés de cultures et les bonnes pratiques agricoles. Pour pouvoir y accéder, les abonnés Airtel peuvent appeler le 321, et ce, gratuitement pour les six appels effectués en début du mois. Il faut savoir que ces calendriers culturaux numériques ont été lancés depuis 2019. Plus de 13 000 interactions par semaine ont été enregistrées sur la hotline, a-t-on communiqué. Parlant du FOFIFA, des variétés de semences de riz améliorées, dont le X 265 ont été produites. Il s’agit d’une variété à cycle court et performante, pouvant bien s’adapter aux impacts du changement climatique et à toutes les régions de l’île.

Navalona R.

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Behoririka : Un projet d’embellissement collectif 

La CUA entend mettre un peu plus d’ordre  dans le quartier de  Behoririka.

L’annonce a fait le buzz sur les réseaux sociaux. La Commune Urbaine d’Antananarivo entend faire de Behoririka un Chinatown dans la capitale malgache. Un concept qui n’est cependant pas  nouveau puisque, historiquement Behoririka a toujours été le quartier chinois d’Antananarivo et est le siège d’une association chinoise. En fait, le projet actuel de la CUA, n’est pas, contrairement à ce que l’on a tendance à faire croire, de céder aux Chinois tout le quartier commercial. L’opération consiste, apprend-on, en un embellissement collectif où tout le monde, y compris les opérateurs économiques chinois, sont appelés à contribuer. « Le projet est actuellement en discussion avec une large consultation des potentiels partenaires », précise-t-on d’une source auprès de la CUA, en ajoutant qu’il s’agit essentiellement d’une campagne de décoration que chaque propriétaire se doit de réaliser pour rendre ce quartier commerçant plus attractif. Une manière, en somme, de faire entendre qu’il ne s’agit pas de mettre en place de nouveaux points de vente, et encore moins de nouvelles constructions à Behoririka.

Ce genre d’embellissement collectif d’un quartier se pratique dans toutes les grandes villes du monde où les mairies s’organisent avec les riverains pour réaliser une sorte d’uniformité des façades et des devantures de commerce.  Il arrive même parfois que les autorités communales imposent des chartes visuelles et d’aménagement urbain afin d’éviter  une désorganisation de l’espace public.

R.Edmond.

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Filatex : Des équipements pour les CHU Befelatanana et HJRA

Tanteraka Rakotoarisoa a effectué la remise des équipements et matériels.

Et la lutte continue. Fidèle à ses engagements citoyens, le Groupe Filatex, acteur économique majeur au pays, continue à apporter son appui au personnel médical face à la Covid-19. Et ce n’est pas la première ou la dernière fois que le groupe s’engage auprès du personnel de santé qui est au premier plan dans cette lutte. « Si nous luttons tous chaque jour contre la propagation de la COVID-19, le personnel de la santé est le plus exposé au virus car en contact permanent avec les malades qu’ils soient traités pour la COVID-19 ou non ; c’est pourquoi le Groupe Filatex accorde une attention particulière à leur santé. En effet, si le personnel médical serait contaminé, qui va prendre en charge de nos malades qu’ils soient malades de la COVID ou d’autres maladies », a annoncé le groupe. Le jeudi 25 février et le lundi 1er mars derniers, le Groupe Filatex a apporté son soutien au personnel médical de l’hôpital Befelatanana et du HJRA. En tout, 1.500 masques FFP2, 5.000 masques chirurgicaux, 100 surblouses lavables, 50 combinaisons de protection lavables, 100 visières de protection, 200 paires de sur-chaussures lavables, 1.000 masques lavables et 10 débitmètres-détendeurs ont été offerts aux deux centres hospitaliers. Cette dotation cadre dans les actions sociales du groupe où le secteur de la santé tient une place particulière.

T.H

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Mialy Rajoelina : Journée marathon à Toliara et à Fianarantsoa

Mialy Rajoelina a rassuré les femmes.

Cette année, vu le contexte sanitaire, le numéro Un de l’association Fitia essaie d’être présente aux côtés de toutes les femmes malgaches.

Semaine chargée.  La première dame et non moins présidente de  l’association Fitia, Mialy Rajoelina, enchaîne les déplacements dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme. Tout au long de cette semaine et ce jusqu’au 8 mars, elle fait le tour des chefs-lieux de province. Une des causes chères à la première dame est d’aider à l’autonomisation des femmes pour accéder au développement. Après la journée inaugurale à Toamasina et à Antananarivo, Mialy Rajoelina et toute l’équipe de l’association Fitia ont mis le cap, hier matin, à Toliara. Dans le Sud, les femmes commencent à s’émanciper et bénéficient des appuis et soutiens de l’association Fitia. 3000 jeunes plants de moringa ont été mis en terre dans la Commune de Belalanda en collaboration avec l’association Magnavotse. Et dans le cadre de la continuité de ce projet, des matériels ont été remis aux femmes permettant dans le futur de transformer le Moringa en poudre mutualisé. « Toliara, c’est le troisième chef-lieu de province que j’ai visité. Je suis prête à aider les femmes non seulement à l’occasion du 8 mars, mais, tout au long de l’année », a souligné Mialy Rajoelina.  La poudre de Moringa va aider à l’alimentation des jeunes qui ont des carences en calcium et magnésium. « L’arrivée de ces matériels nous permettra de diversifier nos activités et contribuer à l’amélioration de notre revenu », a fait savoir Avenir, membre de l’association Magnavotse.

Rendement amélioré. Dans l’après-midi, la délégation a mis le cap sur Fianarantsoa. Et pour rejoindre la commune de Sahambavy où se sont tenues les festivités, la première dame a pris le nouveau wagon de la ligne FCE. Sur la grande plantation de thé à Sahambavy, de nouveaux jeunes plants ont été mis en terre. « La région Haute-Matsiatra est très productrice et surtout les femmes sont très actives. Pour cette année, nous avons décidé de changer la formule de la célébration de la journée du 8 mars, c’est moi qui vais à votre rencontre. Le miel, produit à Fianarantsoa est réputée pour sa qualité, mais, ce n’est pas encore suffisant, nous allons encore l’améliorer et je suis prêt à vous appuyer », a conclu la présidente de l’association Fitia. Et la délégation n’est pas venue les mains-vides, elle a remis des « ruches »  pour la coopérative « Soa-Tantely ». Les apiculteurs ont aussi bénéficié d’une formation pour améliorer leur technique et se professionnaliser davantage pour un meilleur rendement. Tout au long de ces déplacements, Mialy Rajoelina est assistée par les ministres femmes originaires de la province, les femmes des gouverneurs, les députées, les femmes des autorités et surtout des associations de femmes.

T.H

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Enseignement supérieur : Les employés du CROUA entrent en grève

Après avoir tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises, les employés membres du syndicat du Centre régional des œuvres de l’université d’Antananarivo (CROUA) ont décidé d’entrer en grève depuis hier. Ils revendiquent le paiement de leurs salaires qu’ils n’ont plus perçus depuis le début de cette année. Selon le vice-président de ce syndicat, Tefy Andriatsitohaina, aucun service minimum ne sera observé pendant cette grève. « Nous en avons ras-le bol des promesses non-tenues par le ministère de l’Enseignement supérieur et du Croua. Cette grève s’arrêtera lorsque nos salaires seront payés », a-t-il souligné. D’après les membres de ce syndicat, les responsables concernés ont promis qu’ils allaient percevoir leurs salaires vendredi dernier mais ce ne fût pas le cas.

Après avoir été informé de cette grève, le directeur du Croua , Mahefa Rasolomandimby, a rencontré les grévistes. Il a indiqué que ce retard de paiement se situe au niveau des procédures compte tenu de la numérisation de la liste des employés qui devraient en bénéficier. Il a aussi rassuré ses employés sur le fait qu’ils auront entre les mains leurs salaires dès que la liste sera assainie. En attendant, les grévistes ont indiqué que les dossiers concernant le renouvellement ou encore la mutation au niveau des cités universitaires sont suspendus.

Narindra Rakotobe

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Ambassade du Japon : Dotation de 3 ambulances d’occasion pour le CHUJRA

La signature de la convention a été effectuée à la Résidence du Japon hier.

Le centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona devrait bientôt voir sa flotte d’ambulances être renforcée. C’est ce qui a été avancé lors de la signature de convention portant sur le projet de dotation de trois ambulances recyclées au CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona, hier. D’une valeur de 64 037 euros, soit 291 944 683 Ariary, le projet en question rentre dans le cadre des « aides aux micro-projets locaux en faveur de la sécurité humaine», dans lequel le «Gouvernement du Japon fournit activement des véhicules utilitaires recyclés comme des camions de pompiers, des ambulances, des camions-citernes, etc., au profit des pays en voie de développement du monde entier». Ainsi, ce projet consiste à «fournir trois ambulances qui ont été concédées par les autorités locales au Japon et à les réutiliser à Madagascar». Il conviendrait de noter que les trois ambulances d’occasions devant être dotées le CHU JRA devraient être remises à neuf avant d’être envoyées à Madagascar. Comme l’on a fait savoir durant la signature de la convention d’hier «les ambulances arriveront à Madagascar parfaitement prêt à l’emploi après avoir subi un entretien minutieux et nécessaire, y compris le changement vers le volant à gauche».

José Belalahy

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Dépistage de la Covid-19 : Mise en garde du ministère de la Santé contre le « TDR »

Le test PCR pour le dépistage de la Covid-19 au village Voara Andohatapenaka reste gratuit.

Les  tests sérologiques (TDR) suscitent l’engouement des particuliers pourtant ce sont les tests virologiques (RT-PCR) qui  permettent de déterminer si une personne est infectée ou non  par la Covid-19. Les TDR se procurent pourtant jusqu’à 150 000 ariary dans les cliniques privées si le test PCR demeure gratuit à Andohatapenaka

Gaspillage ! C’est ainsi que le Directeur de la promotion de la santé (DPS) au niveau du ministère de la Santé publique, le Dr Manitra Rakotoarivony qualifie les Tests de diagnostic rapide (TDR) auprès des établissements de santé privés pour le dépistage de la Covid-19. Malgré la gratuité des tests PCR auprès du village Voara Andohatapenaka , nombreux sont ceux qui viennent auprès des cliniques privées pour faire ce test dont le résultat est connu 30 minutes suivant le diagnostic. Cependant, la majorité de ces personnes dépistées se rendent à Andohatapenaka pour refaire le test lorsque le TDR s’est avéré positif alors qu’elles ont payé 90 000 à 150 000 ariary pour le faire. « A partir d’un prélèvement sanguin, ce TDR  permet de détecter la présence dans le sang des anticorps IgM et IgG mais ne permet aucunement de détecter si le virus est présent ou absent dans le corps humain. Seul le test virologique PCR permet de confirmer si la personne est infectée du coronavirus » , a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le  dépistage gratuit de la Covid-19 se poursuit toujours au village Voara Andohatapenaka. En moyenne, 100 personnes par jour sont dépistées auprès de ce centre de traitement. Toutefois, le Dr Manitra Rakotoarivony a tenu à souligner que lorsqu’il y a un cas positif dans les établissements scolaires ou encore  les entreprises il n’est aucunement nécessaire que toutes les personnes ayant été en contact avec le malade effectuent le déplacement  à Andohatapenaka. « Ils sont invités à contacter la direction de la veille sanitaire, de la surveillance épidémiologique et riposte à Mahamasina , qui par la suite se charge d’envoyer une équipe d’investigation pour l’identification des personnes qui étaient en contact étroit avec le malade. La prescription d’un test PCR  pour les cas contacts relève de la compétence de cette équipe », a-t-il indiqué. A l’entendre, ce sont les personnes ayant été en contact étroit avec la personne testée positive à la Covid-19 qui seront dépistées à leur tour.

Narindra Rakotobe

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Nicolas Sarkozy, un homme politique avec un genou à terre

C‘est un véritable tremblement de terre qui a secoué le monde politique français et qui a dévasté la droite. La condamnation de Nicolas Sarkozy à trois ans de prison  dont un an ferme ruine définitivement ses chances de devenir un recours comme l’espéraient tous ses amis de LR. Il est condamné pour corruption et trafic d’influence, accusations que lui et ses avocats nient farouchement. L’homme politique n’entend pas en rester là et, en interjetant appel, il veut laver son honneur. Mais la justice est passée par là et sa réputation est ternie. Il a dit et répété qu’il avait abandonné la politique, mais certains commentateurs lui prêtaient encore des arrières pensées.

Nicolas Sarkozy, un homme politique avec un genou à terre

C’est le deuxième président de la république française à être condamné. Jacques Chirac l’avait été pour l’affaire des « emplois fictifs » à la mairie de Paris, mais cela n’avait pas prêté à conséquence puisqu’il était totalement retiré de la vie politique. La personnalité de Nicolas Sarkozy donne un tout autre relief au verdict de ce procès qui est un des épisodes de ses démêlés avec la justice. Il doit encore comparaître le 17 mars prochain pour l’affaire Bygmalion, concernant le financement de sa campagne électorale de 2012. Cette condamnation prononcée avant-hier l’a profondément atteint et ses partisans qui sont encore très nombreux ne veulent pas croire qu’il est à terre. Il avait encore beaucoup d’influence sur le plan politique et on disait qu’il prodiguait ses conseils au président Emmanuel Macron. Il s’était reconverti dans les affaires et il disait que sa carrière politique était derrière lui. Certains de ses plus fervents partisans dans le camp républicain affirment qu’il ne faut pas l’enterrer trop vite et qu’il y a encore un procès en appel. Ses avocats sont prêts à mettre tout leur art de la plaidoirie dans la balance. Ils espèrent qu’il sera totalement lavé de toute accusation. Mais si le verdict ne sort que peu de temps avant le début de la campagne présidentielle de 2022, il sera alors trop tard.

Patrice RABE