Les actualités Malgaches du Dimanche 02 Décembre 2018

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Antananarivo, 1er décembre 2008. L’hôtel de ville renaît de ses cendres

J’avais 18 ans ce samedi 13 mai 1972. Nous étudiants, y avions lancé des chiffons enflammés pour déloger des éléments des FRS qui, après avoir tiré sur nous à balles réelles, s'y étaient retranchés. Hélas, les boiseries avaient pris feu et l’ensemble de l’Hôtel de ville est parti en fumée

Seigneur que le temps passe vite ! Il y a exactement 10 ans aujourd’hui 1er décembre 2018, Andry Rajoelina (jeune entrepreneur de 34 ans à l’époque, élu Maire de la ville d’Antananarivo, le 12 décembre 2007) relève un défi sans précédent : faire renaître de ses cendres, l’Hôtel de Ville de la Capitale de Madagascar, dévoré par les flammes le 13 mai 1972 ! Jusque-là, tout n’était que verba sans acta… Souvenirs que d’aucun cherche à escamoter par ignorance ou tout simplement jalousie pure et dire.

Mamy Rajaobelina sur l’avenue de l’Indépendance, ce lundi 1er décembre 2008, montrant la maquette sur papier du nouvel hôtel de ville

Le lundi 1er décembre 2008, les dirigeants de la Commune urbaine d’Antananarivo-ville (CUA), menés par le Maire Andry Rajoelina, sont descendus sur l’ex Place du 13 mai, avenue de l’Indépendance. Ce jour marque le début officiel des travaux de reconstruction de ce bâtiment public initialement construit en 1935 par l'architecte Jean Henri Collet de Cantalou. Rappelons que sept entreprises avaient souscrit à l’appel d’offres relatif à la construction de l’Hôtel de ville d’Antananarivo lancé par la CUA. Il s’agissait de : Colas, Ece, Pro Immo, Scb, Sobatra, Sogecoa, Vima. Dans ce contexte, j’avais interviewé Mamy Rajaobelina, un des architectes de la société Vima (Vision Madagascar), adjucatrice du marché.

« Tout d’abord, sachez qu’il s’agissait d’un appel d’offres restreint mais toutes les procédures régissant le marché public ont été respectées. Techniquement parlant, les étapes pour la reconstruction de l’Hôtel de Ville d’Antananarivo vont se dérouler sur une période de 10 mois dans un premier temps. Cela comprendra le terrassement, les fondations, l’élévation des murs jusqu’à la couverture (la toiture). Au mois de septembre 2009, le bâtiment sera érigé et couvert. Par la suite auront lieu les travaux de finitions qui consisteront en la réalisation de l’électrification, le carrelage, le revêtement, les ouvertures (portes et fenêtre…). La nouvelle construction ne sera pas l’identique de l’Hôtel de Ville incendié car, déjà, les fonctions qui vont être dedans seront différentes de l’ancien Hôtel de Ville. Ici, par exemple, nous aurons un amphithéâtre qui permettra de recevoir le Conseil municipal. Certes, il y aura un air de famille parce que nous sommes sur l’avenue de l’Indépendance qui exige une certaine unité architecturale mais, dans l’ensemble, ce sera tout à fait différent. « Sahala fa tsy mitovy » (littéralement : pareils mais pas mêmes) comme on dit en malagasy. En matière de problèmes possibles, il n’y aura que les intempéries climatiques en tous genres, croisons les doigts mais, dans l’ensemble, ces intempéries sont prises en considération dans le délai de 10 mois ».

Par ailleurs, ce lundi 1er décembre 2008, lors du lancement officiel des travaux de reconstruction de cet Hôtel de ville, le Maire Andry Rajoelina a révélé les étapes suivantes :

« Le financement total pour ériger la bâtisse est déjà disponible depuis quelques mois. Par contre, c’est dans le volet des finitions que nous, population d’Antananarivo, allons démontrer avec amour, cet esprit de solidarité et de fierté nationale qui nous est propre. En quoi faisant ? En vous invitant tous à prendre part aux travaux de finitions de cet Hôtel qui fait que la ville est ville (« Ny Lapa ny maha Tanàna »). Actuellement, le nombre des citoyens de la Capitale est de 1.800.000. Il suffit que chacun de nous apporte une contribution de 1.000 ariary pour que notre Hôtel de Ville renaisse de ses cendres.

« L’équipe de la Commune Urbaine d’Antananarivo mènera une campagne de communication qui vous permettra de suivre l’évolution de la participation de tous, sans exclusif. Ainsi, un compte à rebours sera lancé, jusqu’à atteindre le chiffre Zéro. C’est-à-dire que, lorsque ce chiffre sera atteint, tous ces 1.800.000 personnes, sinon plus, et qui sont nos contemporains, auront effectivement contribué à laisser à la postérité un témoin architectural de notre mémoire collective. Un livre d’Or sera mis à disposition, ici, devant notre futur Hôtel de Ville, où seront consignés nos noms. Ce, à titre individuel ou à titre associatif. Par ailleurs, un « listing » sera publié dans les principaux journaux et affiché là où il le faudra pour que la transparence règne effectivement.

« Concernant les travaux à proprement parlé, ils ont été confiés à la société VIMA (Vision Madagascar) qui, à compter de ce jour (Ndlr : 1er décembre 2008), nous donne 10 mois pour ériger un Hôtel de Ville digne de la Capitale de Madagascar. C’est-à-dire qu’en septembre 2009, sur cette place tout en chantier, sortira de terre ce qui sera le futur fleuron architectural et patrimonial de la Ville d’Antananarivo. Pour les finitions, à savoir entre autres : l’électrification, le carrelage, le revêtement, les ouvertures -portes et fenêtre-…, ce sera donc à nous de montrer notre volonté d’achever entièrement et dans les normes ce nouvel Hôtel de Ville longtemps promis mais jamais reconstruit jusqu’à aujourd’hui ».

Il faut se rappeler que le 17 mai 2008, le Maire fraîchement élu avait procédé à la pose symbolique d’une plaque commémorative (qui a, hélas, disparu depuis) et de la pierre angulaire (« vato fehizoro ») marquant sa volonté de réaliser ce qu’il avait promis durant sa campagne électorale pour le poste de premier magistrat de la Capitale de Madagascar, en décembre 2007. Il est donc indéniable que lorsqu’Andry Rajoelina promet une chose il la réalise. Ce fut le cas lorsqu’il a été président de la transition de 2009 à 2014. Il est la cheville ouvrière de la rénovation de l’Hôtel de ville de Toamasina. Le Coliseum d’Antsonjombe c’est lui, le stade de rugby des Makis à Andohatepanaka, c’est encore lui, Les hôpitaux aux normes (« Hopitaly manara-penitra ») complètement laissés à l’abandon par le régime Hvm/Rajaonarimampianina pour cause de jalousie morbide, c’est toujours lui. Il est prouvé que toutes ces réalisations demeurent d’utilité publique et ne sont pas la propriété du couple Andry et Mialy Rakoelina. Cela contrairement aux réalisations de Marc Ravalomanana, président de la république de 2002 à 2009, qui ont été construites uniquement pour étendre la mainmise de sa société Tiko sur tout l’ensemble du territoire. Vous connaissez les magasins Magro ? La liste des réalisations de Marc Ravalomanana destinées à servir uniquement ses intérêts propres, en plus des spoliations de meubles et immeubles de l’Etat malagasy, se trouve consignée dans le livre «Tikoland, les comptes de fait de Marc Ravalomanana », en vente sur Amazon.

Georges Andriamanantena, alias Rado, le 17 mai 2008. A droite du couple Andry et Mialy Rajoelina, le pasteur Richard Andriamanjato, en lunettes noires, ancien maire d’Antananarivo décédé le 16 mai 2013

Pour en revenir à l’hôtel de ville d’Antananarivo, le journaliste-écrivain-poète Georges Andriamanantena, alias Rado, a pondu un poème qu’il a récité le 17 mai 2008 sur les lieux même. Malheureusement, il ne verra pas le nouvel hôtel de ville puisqu’il décède le 15 septembre 2008. Mais ce poème restera éternel. Le voici avec une traduction libre :

LAPAN’NY TANANAN’ANTANANARIVO Kianjan’ny Fahaleovantena, ny Asabotsy faha-17 May 2008 Enin’ambitelopolo taona raha ny marina ka mba tsahivo Tam’izay no kila sy may ‘lay Lapan’Antananarivo Ory ny fon’ny Vahoaka nahita an’ireo donan-tsetroka Any anatiny mangorohoro, te hitraotra ary koa semposempotra Vetsovetson’ny fo tam’izay no sisa reko tey : « Rahoviana vao mba hisy indray izay Lapa ho solon’ity ? ».

Kinanjo fe ankehitriny, tsy nisy izay nanelingelina Nijoro ‘lay ANDRIN’Iarivo, nitsangana ilay RAJOELINA Nampian’ireo mpanolotsaina, nitafy ny Fanantenana Hanorina ilay vaovao, ho  Lapan’izato Tanàna. Dia Lapan-Tanàna mijoro, voakajy sy manara-penitra Manaraka ny toetr’andro no tsara tarehy sady mendrika Ny asa rehetra avy ao dia ho fanasoavam-Bahoaka Hitana ny marina hatrany, ho lavitr’izay « Ampamoaka » Dia ho Lapan-Tanàna anehoana ny marina miharihary Ka ny fomba fiasa imasoana dia « Asa fa tsy mba Kabary ». Ny toerana hasiana aza indray no aoka asiam-pitenenana Ka tena Kianja mitandro an’ilay Fandriampahalemana Tsy Kianjan’ny Ramatahora na fidinana an-dalambe Fa Kianjan’ny Fifankatiavana, ary izany no atao rehareha Dia Kianjan’ny Firaisankina : ekena tsy misy fandavana Satria Malagasy miray tsy misy mifanavangavana. Ka raha Teloambinifolon’ny Mey no lavenona ilay teo aloha Dia Teloambinifolon’ny Mey no hajoro ialy Faharoa Ka ny Dinian’ny mpifankatia no Dina ifanaovana anio Tsy ho fihatsarambelatsihy fa tena amin’ny fo madio Ny tanjona hany hotratrarina no sady hiaraha-mitazana Dia ny hasin’Antananarivo Renivohitr’ity Tanindrazana

Andriamanitra Ray ao ambony anie hitahy an’ity fikasana Hamita ary koa hampijoro ny Lapan’izato Tanàna !

RADO : Androany 10 Mey 2008

TRADUCTION LIBRE SANS RIMEHôtel de ville d’Antananarivo

36 années déjà, il est bon de s’en souvenir C’est à cette époque qu’un incendie ravagea  l’Hôtel de ville Les colonnes de fumée attristèrent le cœur du peuple Envahi d’une rage contenue, au bord de l’asphyxie Se demandant, dès lors, dans de profonds soupirs : « Quand donc cette bâtisse renaîtra-t-elle de ses cendres ? ».

Et soudain, à présent, alors que nul ne s’y attendait Le PILIER  d’Antananarivo se dresse, le nommé RAJOELINA monte au créneau Epaulé de ses conseillers, tous revêtus de l’Espoir Dans le but de reconstruire un nouvel Hôtel de ville. Un hôtel de ville nouveau, aménagé pour répondre aux normes Correspondant aux technologies de ce troisième Millénaire Destinées à améliorer le vécu au quotidien du peuple Ayant pour fer de lance la Vérité, loin de toute démagogie Un hôtel de ville, comparable à la Vérité sortant du puits Avec pour unique leitmotiv : acta non verba Parlons à présent du lieu de cette reconstruction : C’est un endroit privilégiant la Paix avec un grand « P » Pas une place de la répression ni celle des descentes dans la rue Mais une Place de l’Amour, pilier de notre fierté Une Place de l’Unité, de l’Union sans commentaire aucun Parce que les Malagasy ne font qu’un sans nulle distinction.

Si un 13 Mai, l’ancien hôtel de ville a disparu dans des flammes Ce sera un 13 mai que le second renaîtra de ses cendres (Nota : cette pose avait été reportée pour le 17)

Aujourd’hui, c’est un serment de l’Amour que nous faisons ici Exempt d’hypocrisie mais venant du plus profond du cœur L’objectif que nous ne perdrons jamais de vue, et que nous atteindrons C’est de redorer le blason d’Antananarivo, Capitale de notre Mère Patrie

Que Dieu le Père qui est aux Cieux bénisse ce projet Et que ce nouvel Hôtel de ville puisse réellement être érigé !

Traduit par Jeannot Ramambazafy le 18 mai 2008

Réponse de Marc Ravalomanana à Jacques Chirac sur 1947 : « «1947 ?  Je n’étais pas encore né à l’époque, ça ne me concerne pas ! »

Enfin, pour clore ce dossier de souvenir historique, l’inauguration de l’Hôtel de ville d’Antananarivo reconstruit (et non rénové) a eu lieu le samedi 11 décembre 2010, juste après la proclamation officielle de la IVème république de Madagascar qui a eu lieu au Palais d’État d’Iavoloha. Ce jour-là, si l’ensemble des diplomates accrédités dans le pays était présent, par contre le président Marc Ravalomanana a formellement interdit aux membres du gouvernement de venir assister à cet évènement sous peine de révocation. Ce déni de l’Histoire est devenu la marque déposée de ce Marc président démissionnaire le 17 mars 2009. Rappelons-nous sa réponse au président Jacques Chirac, venu à Madagascar en juillet 2004 et juillet 2005, à propos des évènements sanglants de 1947 : «1947 ?  Je n’étais pas encore né à l’époque, ça ne me concerne pas ! ». Les électeurs Malagasy sont-ils maudits ou vont-ils se maudire le 19 décembre 2018 ? Autre date, autre histoire…

Dossier de Jeannot Ramambazafy également publié dans "La Gazette de la Grande île" du samedi 1er décembre 2018

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Tsiroanomandidy. Succès de la foire régionale sur les ressources halieutiques et de la pêche

La Direction Régionale des Ressources Halieutiques et de la Pêche Bongolava a organisé une foire régionale sur les ressources halieutiques et de la pêche du 30 novembre 2018 au 2 décembre 2018, à la Tranompokonolona Tsiroanomandidy, dans la Commune Urbaine de Tsiroanomandidy, Région Bongolava. Cet évènement a été organisé sous le haut parrainage du Ministre des Ressources Halieutiques et de la Pêche, Augustin Andriamananoro qui, au nom de l’État malgache, a ouvert officiellement la foire, le vendredi 30 Novembre 2018.

Lors de son allocution, le Ministre a affirmé que « les ressources halieutiques et de la pêche ont leur place dans l’histoire, actuellement et dans le futur ». « En tant que ressources renouvelables, il est de notre devoir de préserver et d’exploiter de façon durable et responsable ces ressources pour la génération présente et future », a soutenu le Ministre. La Région Bongolava est la dernière région à avoir accueilli une Direction Régionale des Ressources Halieutiques et de la Pêche. Le Ministre a invité tout un chacun à venir s’informer auprès cette Direction Régionale opérationnelle pour toutes activités relevant du secteur. Il a, par ailleurs, Incité tous les acteurs à respecter la législation en vigueur dans le but de développer cette filière porteuse, dans le cadre de l’émergence de l’économie bleue à Madagascar.

De son côté, le Directeur Régional des Ressources Halieutiques et de la Pêche, Andrianjakarivo Ratsizatahinjanahary, a affirmé que les ressources halieutiques et de la pêche tiennent une place importante dans la région Bongolava. « Tout le monde peut développer cette filière tant au niveau des lacs, des rivières et des rizières », a souligné le Directeur Régional. D’ailleurs, la Direction Régionale a pour mission de développer cette filière pour que les retombées se fassent ressentir tant au niveau des producteurs, des collecteurs, des vendeurs qu’au niveau des consommateurs. Effectivement, la région Bongolava enregistre une centaine de lacs productifs en matière de ressources halieutiques et de la pêche.

Par rapport aux potentialités de la région Bongolava en matière de ressources halieutiques et dela pêche, le Ministre a rappelé que la filière pêche présente d’énormes potentialités. Dans la région Bongolava en particulier, la pêche n’est pas victime de « dahalo » et il s’agit bel et bien d’une filière porteuse à même de lutter contre le chômage, la malnutrition et la sous-nutrition. Dans la foulée, il revient à tous les acteurs de la filière de la développer avec l’appui et la bienveillance du ministère de tutelle. A cet effet, le Ministre a promis un maximum de rempoissonnement d’alevins dans les lacs de la région Bongolava ainsi que des aides aux producteurs de poissons.

La foire des ressources halieutiques et de la pêche Bongolava se déroule pendant 3 jours. Durant ces trois jours, il y a eu des ateliers de formation en matière de production intensive de poissons, d’éducation et de sensibilisation sur les textes législatifs régissant la filière pêche, de concours et diverses animations toujours relevant de la filière pêche. La foire a atteint son apothéose, ce dimanche 2 décembre 2018, avec un concert de l’artiste Dadi Love au Stade Bika Tsiroanomandidy.

Lors de cette foire régionale sur les ressources halieutiques et de la pêche Bongolava, le Ministre des Ressources Halieutiques et de la Pêche était accompagné d’une forte délégation ministérielle dont le Secrétaire Général Tilahy Désiré, le Directeur de Cabinet Razanaliva Hortense ainsi que les directeurs généraux, les directeurs et des chefs de service du Ministère. Des associations, des producteurs privés, des collecteurs ainsi que des vendeurs des Régions Bongolava, Itasy et Analamanga, ont pris part activement lors de cette foire. Outre les vente-expositions, divers concours et des animations ont été au programme de la foire.

MRHP

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Coupure d’eau à Itaosy - La grande marche annulée à la dernière minute

Regroupement devant le « Siniben-drano » à Ambohidrapeto. Les habitants d’Itaosy, disposés à participer à la grande marche prévue, samedi dernier s’y sont donné rendez-vous vers 10h. Alors qu’ils étaient sur le point de partir, banderoles à l’appui, 2 camions citernes ont aussitôt débarqué pour livrer de l’eau potable. Bon nombre de gens parmi les manifestants ont immédiatement retourné chez eux pour chercher leurs bidons jaunes et faire la queue devant les camions. Au final, la grande marche a été annulée à la dernière minute. « Bien que la manifestation ait été rompue, nous ne comptons pas en rester là. Des représentants des habitants vont toutefois entamer la prochaine étape du mouvement, c’est-à-dire demander une rencontre avec le directeur général de la JIRAMA pour la semaine prochaine », avance l’un des leaders de la manifestation. Rappelons que des centaines de foyers issus de 5 Communes d’Itaosy sont privés d’eau potable depuis plus de 4 mois, d’où leur ras-le-bol général. 

Quant à la livraison d’eau par des citernes, cette mesure à court terme adoptée par la JIRAMA a été renforcée depuis samedi dernier, du moins pour la Commune d’Ambohidrapeto. 2 camions citernes vont y livrer quotidiennement 15 000 litres de l’eau potable pour les habitants. Le député élu d’Atsimondrano, Harijaona Randriarimalala alias John Elite, s’est intervenu pour ce faire, notamment en prenant en charge le salaire des livreurs d’eau, à hauteur 120 000 ariary par jour. Cette action durera un mois, le temps que les travaux de réhabilitation des 2 surpresseurs d’eau dans cette localité s’achèvent. Ces travaux contribueront au rétablissement de l’approvisionnement en eau, notamment les branchements particuliers…Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Football - Coupe de la CAF - L’entraineur d’Elgeco Plus remplacé par Auguste Raux

Artisans de la qualification de l’équipe et auteurs de la victoire d’Elgeco Plus à la Coupe nationale, alors que ce club était déjà en détresse quelques jours avant la phase finale, les dirigeants de l’équipe  ont décidé de remplacer l’entraineur du club par Auguste Raux, l’entraineur de l’Uscafoot.  Jusqu’ici, aucune explication n’a émané des responsables sur ce changement. Mais des rumeurs disent que le coach n’a pas de diplôme d’entraineur licence C pour diriger l’équipe dans une compétition africaine. Elgeco Plus s’est envolée ce dimanche après- midi vers Malabo où aura lieu le match retour de la coupe de la CAF face à la Deportivo Unidad. Avec une délégation de plus de 20 personnes, les Oranges débarquent dans la capitale éthiopienne avant de rallier Malabo avec l’intention de conserver son acquis obtenu au match aller. Les hommes d’Alfred Andriamanampisoa entament dès le vendredi  matin  les préparatifs pour la rencontre retour de la coupe de la CAF, prévue   ce mercredi 5 décembre.

Quelques jours après l’éclatant succès d’Elgeco Plus  au match aller de la Coupe de la Confédération africaine (3-1 au stade municipal de Mahamasina), le bureau dirigeant du club s’active pour garantir les meilleures conditions à son équipe lors de son déplacement en Guinée Equatoriale, pour mettre toutes les chances de leur côté. Elgeco tente de franchir le deuxième tour  de la coupe de la CAF de son histoire après celles de 2014 et 2015. Les hommes de Bob et Rob ont fait un grand pas vers le deuxième tour. Il ne reste plus qu’à confirmer à l’extérieur pour signer le grand retour du club sur la scène continentale.Elias Fanomezantsoa

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Rangaina Andranovelona - Le propriétaire de l’Espace Lambert attaqué

L'échange de tirs  en relation avec un malentendu et survenu dans la nuit du jeudi entre une patrouille de gendarmes et une équipe de la Police, suscite encore beaucoup de questions mais aussi de vive crainte.  Récemment, la Gendarmerie est sortie de son silence et précise que le propriétaire de l'Espace Lambert et sa famille furent attaqués par des bandits. Les victimes furent délestées de la somme de 8 millions d'ariary. « Mais les gendarmes alertés par le fokonolona et qui étaient intervenus au secours des victimes, furent accueillis par des tirs nourris », déplore-t-on du côté de la Gendarmerie. La version de la Police diffère légèrement de celle de la Gendarmerie.   Dans une explication fournie par cette première, la Police a également reçu une alerte pour attaque de bandits à Rangaina. 5 policiers encadrés par le commissaire  central adjoint (Cca) se sont donc dépechés sur les lieux. Là, le véhicule de la Police a croisé la route à une Starex grise dans laquelle ont voyagé 4 inconnus. La Police a alors immobilisé la Starex et a fouillé l'intérieur. C'était de cette manière qu'elle découvre la possession par les occupants du véhicule d'un fusil de chasse câlibre 12 et d'un pistolet automatique. Du coup, les policiers ont dû immobiliser la Starex et ses passagers près d'une zone boisée en attendant que les éléments de l'unité spéciale d'intervention appelés en renforts n'arrivent à leur tour.

« Entretemps, le portable de l'un des passagers n'a cessé de sonner. C'était le numéro d'un officier de gendarmerie d'une Commune des environs, des appels que les policiers  se trouvant sur place n'ont daigné à répondre. Ce qui a contraint le Cca à adopter ses dispositifs de sécurité en faisant embusquer ses éléments des deux côtés de la chaussée », explique cette source de la Police. Peu après, un taxi-be a surgi tout feu éteint pour se diriger près du dispositif de la Police. Selon toujours cette source, le Cca a sommé le chauffeur de s'arrêter mais il est loin d'obtempérer. Ce qui a obligé la Police à faire des tirs de sommation, auxquels les occupants du véhicule ont répliqué par des rafales. « Au bout du duel d'artillerie, les passagers du taxi-be ont clamé qu'ils sont des gendarmes et cela a mis un terme aux coups de feu », explique-t-elle encore. Au final, les policiers, qui n'auraient pas su que les passagers de la Starex ont été les victimes des bandits, ont constaté qu'elles avaient leurs permis de port d'armes en bonne et due forme.Franck Roland

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Agression d’un avocat et destruction de bien d’autrui - Un auteur gardé à vue, deux autres recherchés

Un avocat avait été tabassé par trois inconnus au petit matin samedi dernier à Antanimena. L’agression, qui a causé un traumatisme  crânien  chez la victime et la destruction de sa voiture, a été filmée par un passant et mettant en exergue une scène choquante ayant mis en colère plus d’un. Pendant plus d’une bonne minute, on y voit deux hommes sans armes à genoux face à trois autres gaillards dont l’un est armé d’un pistolet. Celui-ci lance des propos virulents tout en envoyant un coup de pied digne d’un karatéka sur la tête de la victime qui, sans pouvoir se défendre, n’a fait qu’encaisser le coup tout en effaçant avec l’une de ses mains son visage ensanglanté. Ce monsieur tabassé et humilié n’est autre qu’un membre du barreau en l’occurrence Maître Ialy et les auteurs de ces violences inouïes ne sont que les fils du directeur de la sécurité de la Primature. L’un d’eux serait un militaire, celui qui tenait le pistolet, et son frère, plus corpulent, habiterait à l’étranger et serait de passage au pays. La 3e personne pourrait être un des gardes rapprochés du père des agresseurs.

L’avocat n’a dû son salut qu’à l’arrivée d’un policier averti pas des passants. Les raisons de cette barbarie restent jusqu’à maintenant indéterminées, n’empêche, l’acte est  indigne du statut familial des agresseurs. Emmenés au commissariat central de la Police pour enquête et déposition, les agresseurs ont été renvoyés chez eux tandis que Maître Ialy a été transporté d’urgence à l’hôpital d’Ampefiloha où il a reçu les traitements et effectué une radiographie. Là, des avocats en colère assistaient leur collègue qui entre les multiples interventions des médecins urgentistes a livré ses versions des faits bien qu’il ne soit pas encore dans son état normal à cause des coups de pieds et de crosse du pistolet. Et ce en plus du choc moral, lui qui se sentit humilié. Dans la matinée de ce samedi, le directeur de cabinet du ministre de la Sécurité publique a démenti lors d’une conférence de presse l’appartenance d’un des agresseurs au corps de la Police nationale. Auparavant, un porte-parole de l’ordre des avocats de Madagascar a manifesté son indignation “Nous ne nous laisserons jamais faire car il s’agit d’un confrère. Il y a pire, il a encore reçu la menace d’une nouvelle agression sitôt qu’il sera rétabli. Nous allons donc devoir porter l’affaire devant la Justice. Nous n’admettrons aucune impunité dans cette affaire”, a –t-il signifié. Impunité, c’est également le terme employé par la Primature dans un communiqué du Premier ministre Ntsay Christian qui invite les Forces de l’ordre à diligenter une enquête et de sanctionner les auteurs si les faits sont avérés et que personne ne doit être  au- dessus des lois. Dans la foulée de ce communiqué, livré en milieu de la matinée, un autre est sorti quelques heures plus tard et mentionnant la suspension à ses fonctions du directeur de la sécurité de la Primature pour une durée indéterminée. Selon des sources, ce Général qui occupait ce rôle depuis le Pm Mahafaly Solonandrasana serait même interdit d’entrée à la Primature et son limogeage est sérieusement envisagé en haut lieu. La faute de ce dernier pourrait être le fait d’avoir intervenu en faveur de ses progénitures. Dans l’après- midi de samedi, la section des recherches de Fiadanana a été saisie d’une plainte émanant de Maitre Ialy. Par la suite, elle a auditionné l’un des agresseurs et l’a placé ensuite en garde à vue dans ses locaux. Les deux autres sont eux aussi convoqués mais ne se sont pas encore présentés, du moins jusqu’à hier. D’après des informations, celui qui a donné le fameux « mae geri » se trouvait à l’hôpital… Affaire à suivre La rédaction

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Ministère de la Sécurité publique - Des défaillances inquiétantes

« Interdiction d’entrée sur le territoire de la République de Madagascar ». Toute personne frappée de cet objet n’a pas le droit de fouler le sol malagasy, c’est simple et évident. N’empêche des étrangers sujets de cette interdiction se trouvent bel et bien dans le pays et y  circulent librement à la grande surprise générale. C’est le cas notamment d’un certain Hans Dieter Samsel, un ressortissant allemand.  Celui-ci est arrivé à Madagascar en 1998 pour le compte de l’orphelinat Zaza Faly à Betafo (Antsirabe). Mais durant son installation dans la Grande île, il a été accusé à tort ou à raison d’acte de pédophilie. Des accusations qui lui ont valu une expulsion en 2000 puis il est revenu quatre ans plus tard et l’année suivante. C’est seulement lors de son arrestation à Antsirabe dans le courant du mois d’avril 2015 qu’il aurait su qu’il n’avait pas le droit d’entrée à Madagascar. Hans Dieter Samsel a été par la suite incarcéré  pendant huit mois à la prison d’Antsirabe et à sa sortie on lui a notifié de nouveau une expulsion du territoire. Mais elle n’a pas été suivie d’effet dans la mesure où le ressortissant allemand avec une affaire de pédophilie pendante à la Justice malagasy était frappée d’une interdiction…de sortie du territoire( IST).

La Justice l’a acquitté au bénéfice de doute.  Après huit années de séjour à Madagascar,  Hans Dieter Samsel est parti à l’étranger au mois de mars de l’année en cours pour un traitement médical. Entre-temps, une note signée par Mahafaly Solonandrasana, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, et dont les services de la Police à savoir celui de l’air et des frontières ont été les destinataires, informe que cet Allemand de 71 ans est interdit d’entrée à  Madagascar. Mais par magie, celui-ci a pu entrer sans encombre dans le pays le 17 juin 2018 et s’y trouve encore. Actuellement, il a déposé une demande de visa auprès du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. L’Allemand circule avec son récépissé, un droit absolu des demandeurs de renouvellement de visa de séjour en attendant la réponse des autorités compétentes. Des sources auprès du ministère de l’Intérieur avancent que ce département aurait refusé la demande déposée par Hans Dieter Samsel. En principe, il devra d’ici peu quitter le pays à moins que ce soit déjà fait. Par ailleurs, ce département de la Sécurité publique a été récemment  pointé du doigt au dernier concours élèves commissaires. L’élimination de certains candidats, méritants pourtant, relève en effet d’une pure imagination frisant le ridicule. Des candidats en bonne santé et ayant passé avec brio toutes les épreuves, écrites et physiques, ont été déclarés atteint de… strabisme. Une invention qui leur a valu une élimination en dépit de leur moyenne qui les place parmi les cinq premiers du concours.La rédaction

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 « Prenez ma main et sauvons Madagascar ! » Telle est en substance la teneur de l’appel d’Andry Nirina Rajoelina (ANR) en l’endroit de tous les Malagasy soucieux d’un avenir meilleur de son pays. A la sortie de l’audience solennelle, du mercredi 28 novembre, de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) proclamant les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018, au micro des professionnels du média, le leader de la révolution Orange et candidat du TGV/MAPAR conviait tous les concitoyens à unir leur force, autour de lui, pour sauver la patrie. En effet, crédité d’un score honorable de 39,23 % devant son rival politique Marc Ravalomanana (35,35 %), ANR compte fédérer autour de son programme, l’Initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM), toutes les forces vives de la Nation. Impérieusement, il faut unir les forces car l’enjeu est immense et surtout complexe. L’adage populaire « l’union fait la force ! » résume parfaitement le contour l’appel de Zandry kely. La misère et l’insécurité, les principaux défis à surmonter, exigent de la part de tous une forte synergie à l’échelle nationale. La misère, ce problème devenu une malédiction inévitable étouffe le pays tout entier et requiert  urgemment un ensemble de stratégies dont le savoir-faire de chacun est plus qu’utile. A juste titre, l’IEM réserve une grande et prioritaire place au combat contre la pauvreté. L’implication de tous contribuera, certainement, à surmonter les obstacles et à atteindre l’objectif visé. L’insécurité, un phénomène très inquiétant et qui a connu une escalade très troublante, impose à tout le monde, responsables étatiques et simples citoyens, des mesures strictes. Au rythme où vont les attaques à main armée, les vols et les rapts dont personne n’est épargnée, le pays plongera dans une terrible anarchie. La vindicte populaire détrônera  les institutions officielles telles la Justice et les Forces de l’ordre. Dans ce domaine précis et combien très difficile aussi, l’IEM mettra en œuvre tout un train de mesures draconiennes. Le candidat n° 13 les a dévoilées lors de la conférence spécialement organisée à ce sujet, l’insécurité à Madagascar, au CCI d’Ivato ce jeudi 29 novembre.  La bataille à mener contre la corruption n’est pas en reste. Il s’agit d’un combat de longue haleine qui nécessite la participation consciente de tous. C’est dans la vie de tous les jours de chacun qu’on doit se livrer à la bataille sans merci contre ce « fléau » voire cette « épidémie » dont les impacts sur l’économie nationale pèsent lourdement. La corruption se muant, malheureusement, en phénomène social, exige de nous tous, la mobilisation générale sur le plan national.  Ensemble, donc, nous pouvons gagner la guerre. Il faut à tout prix se donner la main. La lutte contre la pauvreté, contre l’insécurité et contre la corruption s’avère un passage obligé pour sauver Madagascar ! L’appel à la solidarité nationale tombe, ainsi, à pic ! Ensemble, nous aurons la chance de réussir. La traversée de la rivière, en temps de crue, nous impose d’être ensemble sinon ce sera la catastrophe. La sagesse de nos anciens nous apprend « Ny mitabe tsy lanin’ny mamba ! ». Nous osons espérer que le geste louable du candidat n° 13 ne sera pas un appel dans le désert et qu’il aura un écho favorable. Ndrianaivo