Les actualités à Madagascar du Dimanche 02 Juillet 2017

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Hery Rajaonarimampianina. L’anormalité de la normalité de sa notion d’Etat de droit

Sommet UE-Afrique, Bruxelles, le 3 avril 2014

Ben çà alors! Plus le temps passe, plus je m’étonne de la vision que le président élu du peuple malgache, a sur ce qui est établi depuis fort longtemps, dans sa farouche volonté de « rupture dans la continuité ». En matière d’état de droit, ses propos -lors du point de presse donné au siège de l’Union européenne à Bruxelles, le 3 avril 2014- sont tout simplement… effarants. Pour ne pas dire plus.

Rappel de l’état de droit, selon l’Organisation des Nations Unies

Définition: « L’ONU définit l’état de droit comme un principe de gouvernance en vertu duquel l’ensemble des individus, des institutions et des entités publiques et privées, y compris l’État lui-même, ont à répondre de l’observation de lois promulguées publiquement, appliquées de façon identique pour tous et administrées de manière indépendante, et compatibles avec les règles et normes internationales en matière de droits de l’homme ».

Application: La promotion de l’état de droit aux niveaux national et international s’inscrit au cœur de la mission de l’Organisation des Nations Unies. Il est indispensable de respecter l’état de droit si l’on veut instaurer une paix durable au sortir d’un conflit, assurer efficacement la protection des droits de l’homme et réaliser des progrès économiques soutenus et le développement.

L’état de droit selon le président Hery Rajaonarimampianina ou l'anormalité de la normalité

« Vous savez, lorsqu’on parle d’état de droit, c’est un ensemble de démarches, de structures, heu, à mettre en place. Heu, un des volets dont j’ai parlé tout à l’heure, heu, c’est la remise, heu, heu, sur les rails d’une justice impartiale, heu, et équitable, donc, heu, à ce titre, y’a déjà des activités de, heu, je veux dire, de formations qui seront mises en place avec le personnel de la justice, heu, à tous les niveaux; la mise en place, heu, d’un certain, heu, organisme de contrôle heu, au niveau de la justice qui permet de, de, je veux dire, de réguler de manière, heu, beaucoup plus équitable les décisions qui sont rendues et les comportements de tous les agents au niveau de la justice. Ce n’est qu’un exemple.

Il faut remettre aussi, heu, je veux dire heu, sur les rails, heu, l’organisme qui gère, heu, la lutte contre la corruption. C’est un dispositif important (Ndlr: en malgache il aurait dit «zava-dehibe») pour asseoir un environnement, heu, sécurisé. Donc, nous sommes en train de voir l’autonomie, l’indépendance de, heu, de cet organisme, heu, mais il y aussi, et surtout, la remise en place de l’autorité de l’État, à travers l’administration; à travers, heu, heu, différentes, heu, institutions qui seront mises en place. Donc, voilà quelques exemples, me semble-t-il, qui sont importants (Ndrl: «zava-dehibe» en malgache) pour, heu, revenir à l’état de droit, heu, et notamment, heu, le respect des lois, je, heu, j’avais toujours dit que, y’aura pas d’impunité. Et çà je pense que c’est un engagement fort de la part du pouvoir. Pour mettre en place l’état de droit, çà devrait commencer par les dirigeants ».

Tiens donc...Après trois ans et demi au pouvoir, le troisième Premier ministre Olivier Mahafaly, également ministre de l'Intérieur, doit-il se faire des soucis, si l'on se réfère aux « mésaventures » de Dame Claudine Razaimamonjy?...

L'Histoire n'oubliera pas cette redéfinition de l'état de droit. Car, depuis la prestation de serment de ce candidat par substitution, que s’est-il passé, que se passe-t-il encore réellement à Madagascar, en matière d’état de droit?

Jeannot Ramambazafy - 2 Juillet 2017

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Madagascar. Sommes-nous vraiment dans un Etat de droit, Monsieur Hery Rajaonarimampianina?

A droite, Jean Eric Rakotoarisoa, champion de la distorsion de la Constitution, au profit de celui qui l'a fait roi (heu président) de la Haute cour constitutionnelle ou HCC. Où est, par exemple, le pacte de responsabilité (politique) qui a permis au Filoha d'échapper à la motion d'empêchement?

La question du titre se pose réellement. La lettre d'information qui suit n’est qu’un exemple parmi tant d’autres depuis le mois de janvier 2014. Faudra-t-il toujours et encore rester au stade de la pédagogie (sur France 24 ICI) et pour combien de temps? Pour un second mandat qui n’augure pas un ciel… bleu?

Mais qui suis-je bête! Hery Rajaonarimampianina a une définition personnelle de l’État de droit. Et ceci explique sûrement cela...

L’État de droit selon le premier Président de la IVème république de Madagascar, Hery Mafrtial Rajaonarimamampianina Rakotoarimanana ICI

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Un enregistrement audio fait actuellement le buzz sur internet

Une conversation entre Claudine Razaimamonjy et un agent du BIANCO (Bureau indépendant Anti-corruption) aurait été enregistrée. Le fichier audio fait actuellement le buzz sur internet. On vous propose de l’écouter.
Postée sur Facebook depuis quelques jours, ce fichier audio qui serait une conversation téléphonique entre un enquêteur du BIANCO et la propriétaire d’A Ivato alimente les médias sociaux. Les commentaires fustigent surtout le comportement et l’impolitesse de Claudine RAZAIMAMONJY. Avec une voix musclée, la dame menace et insulte son interlocuteur, tout en rétorquant que le pouvoir leur appartient et que si la BIANCO l’ose, qu’il l’arrête au palais d’état d’Iavoloha. Elle de continuer qu’elle va détruire la carrière de l’agent du BIANCO. Un échange qui se termine par des insultes de la part de la dame.
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Droit de l’Homme à Madagascar : Le CNIDH soutenu par l’Union Européenne

Le CNIDH ou (Comité national indépendant des Droits de l’Homme) n’est pas entièrement en mesure d’effectuer convenablement, la quête pour le respect de droit de l’homme à Madagascar, à cause d’une insuffisance budgétaire.
Inclus dans le cadre de la Loi des Finances 2017, sa présidente Mireille RABENORO a souligné que le budget n’est pas encore débloqué jusqu’à aujourd’hui. Le comité se trouve donc dans l’obligation de s’appuyer sur les aides de l’extérieur. Pour cela, l’Union Européenne, représentée par Antonio Benedito Sanchez, a octroyé des mobiliers et des matériels informatiques, en vue de soutenir le CNIDH en tant que protecteur des Droits de l’homme à Madagascar.
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Rugby : Rcts/Pachamama Soavimasoandro - L’Etat se moque encore de sa population

Le Gouvernement se ridiculise encore une fois. Le Gouvernement malagasy encourage une facilitation d’accès des Malgaches au domaine public qu’ils ont valorisé. Apparemment, ce n’est pas le cas pour la population d’Imamba Soavimasoandro, dans le Ve Arrondissement de la ville d’Antananarivo. Et limiter les images d’expulsion reste encore loin de figurer  en haut de la liste des priorités de ce Gouvernement.  Les habitants de ce quartier veulent se faire entendre.  Une manifestation pacifique mais d'envergure a eu lieu ce samedi. En effet, le rachat du terrain de rugby  de 2 hectares utilisé par l'association Pachamama pour entraîner les enfants du village a mobilisé plus de 1 000 personnes.

 

Sans préavis, un huissier débarquait sur le terrain  dans la matinée du jeudi  15 juin pour annoncer la nouvelle et passe à la construction d’une clôture sur une centaine d’hectares. « C’est l’ex- Pds d’Antananarivo, Hery Rafalimanana qui nous a légué ce terrain au nom de la Commune urbaine d’Antananarivo en 2005 quand le terrain de Telecom Alarobia était plus ouvert au public. En 2010, les accords étaient laissés sur papier. C’était un champ marécageux et des rizières que nous avons remblayés pour fonder un terrain de rugby.  Nous avons voulu inscrire le terrain au nom de l’association en  2013 car nous n’avons eu  que l’autorisation d’usage de terrain de la part de la Cua », explique Tokiniaina Avotra Andriamanarivo, président du club Rcts, partenaire du Pachamama. 

… à quel saint se vouer ?

Une demande a été effectuée auprès de la direction générale des services fonciers. Cette dernière n’a pas pu satisfaire la demande de l’association car le terrain est une « Plate forme de recasement » des sinistrés en cas des catastrophes naturelles. Après une longue négociation et explication, une autre demande a été déposée à condition que les parcelles demandées doivent être réduites. Sans réponse, et voilà qu’une société qui débarque de nulle part se déclare propriétaire du terrain. « Le terrain appartient à la société Prim Immobilier, selon la lettre du huissier. Beaucoup d’entreprises nous ont soutenus dans l’aménagement de ce terrain et la construction du centre. Si je ne cite que  la société Filatex Immobilier qui nous a attribué des aides pour  avoir l’électricité.  Encore une fois, nous nous vouons à son aide », rajoute AvotraTokinaina Andriamanarivo. Les responsables veulent tirer la sonnette d’alarme. « Nous ne voulons pas nous opposer à l’Etat sur l’utilisation du terrain. Il appartient à l’Etat, mais nous ne voulons pas qu’on touche aux infrastructures que nous avons fondées. C’est un centre d’éducation pour les jeunes. Où iront-ils ces jeunes? Prochainement, nous avons envisagé de fonder un dispensaire pour toute la population de l’Imamba sur ce terrain », a-t-il martelé. 

Elias Fanomezantsoa

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« Kaiamba » - Dédé Fénérive décède en pleine veillée funèbre

 

Le monde de la culture et de la musique malgache est de nouveau en deuil. Dans la matinée du samedi 1er juillet, plus précisément à 3h du matin, Rabemanantsoa Bertrand Régis alias Dédé Fénérive trouve brusquement la mort alors qu’il « animait » dans la soirée du vendredi la veillée funèbre de son grand ami, Tombo Daniel au Gymnase Soavita. Ce dernier, artiste également originaire de Toamasina et célèbre dans la Grande île même dans le monde entier, a aussi promptement tiré sa révérence quelques jours avant sa mort. Selon les membres de sa famille, la mort était due par l’émotion, ce qui a sûrement provoqué un arrêt cardiaque.

Il a tout de suite été transporté à l’Hôpital de Toamasina mais malheureusement, il y a succombé. Une question se pose donc : les « Kaiamba » sont-ils en train de disparaître ? Leurs disparitions se poursuivent car il ne faut pas oublier qu’avant ce nouveau décès, Gégé Mahanoro Dorlys, Bruno Raisner et bien d’autres membres ont aussi quitté la terre pour rejoindre un monde meilleur. 

Choc

Dans la matinée de samedi, le ciel est devenu sombre et beaucoup de gens ont été choqués et surtout anéantis par cette triste disparition du très cher Dédé Fénérive. Cet homme avait en lui la musique, le rythme et surtout le talent de compositeur et de musicien. Avec sa guitare, il a réussi à conquérir le public et surtout avec ses paroles qui réussissaient à identifier tout le monde. Artiste à grand cœur, il chantait surtout l’amour. Passionné par ce qu’il faisait, il a passé toute sa vie à partager son talent et ses mélodies à ses proches et fans. La preuve, il a trouvé la mort devant le micro et sa guitare en jouant pour son feu camarade d’enfance. Il y a seulement une semaine, il partageait encore la scène avec des artistes durant la fête de la musique. Et ceux qui étaient présents durant l’événement témoigneront qu’il est resté égal à lui-même. Sourire au visage, des swings à ne plus en finir avec sa voix d’homme et de l’humour à chaque fin de chanson, on peut dire que l’idée de prendre la retraite ne lui est jamais passée à l’esprit, même à son âge. D’ailleurs, Dédé n’était pas encore si vieux que ça… il n’avait que 64 ans avec 7 protégés et des petits-fils qui sont déjà prêts à lui succéder dans la carrière musicale.  Plusieurs publications regrettant la mort de l’artiste ont inondé les réseaux sociaux. Des fans de la Grande île mais aussi de la diaspora qui ont partagé leurs meilleurs souvenirs partagés avec Dédé. 

« Hasambarana »

En tout cas, ses œuvres restent immortelles. Ses chansons ont berçé plusieurs générations et même les jeunes d’aujourd’hui les connaissent. Beaucoup sont ceux qui se souviendront du titre « Hasambarana » dont le refrain est connu de tous : 

« Iza re, iza iza no afaka, hanambara ô fa olona sambatra, iza re, iza iza no afaka, hanambara ô fa olona sambatra… ». Et oui, il était l’auteur de ce titre tant chanté dans les réunions de famille, sur les « Tamboho » 

et dans les karaokés. D’autres titres sont aussi à retenir comme : « Hafatra », « Manoratra », « Fitia manadala » ou encore l’incontournable 

« Mbola ho avy ».

Après son dernier souffle à l’hôpital de Toamasina, son corps a été tout de suite emmené à son domicile à Andoranga, samedi dernier. Le lendemain, pour lui rendre un dernier hommage, la dépouille de Dédé Fénérive a été conduite au gymnase Soavita où elle est restée jusqu’à aujourd’hui. Selon un membre de sa famille, il sera enterré au « Fasambazaha ». En ces moments douloureux, l’équipe de la rédaction de La Vérité présente ses sincères condoléances à la famille et aux proches du défunt.

Tahiana Andrianiaina 

 

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Contrôle fiscal - La confiance mutuelle entre Dgi et contribuables, de mise

« Restaurer le climat de confiance mutuelle et de bonne relation entre l’administration fiscale et les contribuables, afin que le harcèlement fiscal ne soit plus qu’un mauvais souvenir », telle est la devise de l’atelier national ayant pour thème « Le contrôle fiscal professionnel, transparent et respectant les règles de la déontologie », que la Direction générale des impôts (Dgi) a organisé au Cci à Mamory Ivato, vendredi dernier. 

 

Dans cet atelier, les participants, à savoir les représentants des groupements professionnels et de l’entrepreneuriat, ceux de la société civile, ceux des différents partenaires et les instances de lutte contre la corruption, tels que le Bianco et leSamifin, et bien évidemment ceux de l’administration fiscale, de voir les rôles de chacun par  rapport aux impôts et son devoir de contribuer à la dépense niveau de la Nation. 

« Depuis quelques années, la Direction générale des impôts n’a cessé d’améliorer sa relation avec les citoyens contribuables. Dans ce sens, nous avons tâché d’établir l’égalité de traitement en matière de fiscalité, et rappeler à chacun leurs droits et leur devoir par rapport aux dépenses publiques, par le paiement des impôts », a expliqué Iouri Garisse Razafindrakoto, directeur général de la Dgi, dans la présentation de la charte du contrôle financier incluant la législation régissant cette procédure, ainsi que le devoir et les droits du contribuable. 

Il a par ailleurs fait savoir que dans le sens de l’amélioration du contrôle fiscal, les contrôleurs financiers ont suivi une formation sur la sélection des entreprises qui doivent en faire l’objet, la législation et règlement y afférent, ainsi que sur l’amélioration des textes régissant le contrôle financier et la gestion des impôts.   

Par rapport à l’objectif que l’Etat s’est fixé concernant la recette fiscale de cette année, la Dgi se dit optimiste sur sa possibilité de l’atteindre, voire de la dépasser. A ce propos, le directeur de la recherche et du contrôle financier, Drcf Marc Randriamamorisoa, a annoncé comme préambule le taux de 102% pour les recettes fiscales de janvier à mai de cette année. « Il s’avère plus pertinent de sensibiliser les gens sur la nécessité du paiement des impôts, pour les amener à s’exécuter de par eux-mêmes, sans devoir nécessairement passer par des  moyens contraignants », a-t-il souligné.  

En ce qui concerne les entrepreneurs qui ne paient pas leurs impôts, le Drcf, Marc Randriamamorisoa a expliqué que le moyen le plus efficace serait de les conscientiser sur leur devoir de citoyens, acteurs du développement du pays, et les  amener ainsi à s’acquitter de leurs impôts. Au final, le but est de faire en sorte que l’entrepreneur se décide de par soi-même à payer leurs impôts et que le harcèlement fiscal ne soit plus qu’un mauvais souvenir, quand ils seront conscients de leur responsabilité. « Par ailleurs, il faudra trouver les moyens d’intégrer les informels qui sont en nombre considérable, dans un cadre formel, et les amener de ce fait à faire partie des contribuables », a-t-il renchéri.

Rivo S. 

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Sport en salle - Les intéressés se multiplient…

Pratique masculine et féminine en tendance. Pas besoin d’être fortuné pour pouvoir fréquenter les salles de sport de nos jours. Certes, les matériels ne seront pas similaires en matière de qualité comme dans les grands centres sportifs mais l’importance demeure dans la pratique et l’atteinte des objectifs.  Ceci dit, rejoindre les salles de sport figure dans les emplois du temps hebdomadaires voire journaliers de bon nombre de Malgaches. Cette pratique ne requiert plus un énorme budget que tout le monde s’y rue. 

« Je dépense 1 000 ariary quotidiennement pour une heure de sport en salle, cela me suffit pour éliminer les graisses et les cholestérols présents dans mon corps », explique une jeune fille travaillant dans un centre d’appel de la Capitale. Selon elle, le budget spécial attribué à cette pratique n’existe pas, seules les dépenses pour les gourmandises habituelles y sont allouées. « Je n’exige pas le luxe, tant que tous les matériels nécessaires sont mis à ma disposition avec un cadre pas obligatoirement spacieux, le problème n’existe pas et c’est le cas de ma salle de sport », continue-t-elle. En ce qui concerne les hommes, ils trouvent de nombreuses raisons pour y aller. « La musculation demeure la véritable raison de ma venue dans cette salle de sport » a fait savoir Rado, un jeune garçon de  19 ans. Ce culturisme l’a captivé et cela devient une passion après une année de pratique d’autant plus que les résultats obtenus sont motivants. 

Prix abordables

Les salles de sport à prix abordable accueillent divers clients. « Les équipements que je dispose en ce moment ont été rassemblés en une dizaine d’années par mes propres moyens », s’est exprimé un jeune sportif de 30 ans ayant une salle de sport à Antananarivo, comprenant les poids libres, la flexion de muscle, les extensions de jambe et le tapis de course . Il reçoit une vingtaine de clients chaque jour avec un montant de 2 000 ariary par heure en moyenne. A son époque, seules les personnes riches de banlieue peuvent fréquenter ces endroits et cela l’a poussé à en ouvrir pour les gens d’une famille commode, a-t-il poursuivi. Avant, ce sont surtout les jeunes qui s’y attachent, et voilà que les mamans et les grands-pères s’y intéressent également. Les emplois du temps chargés ne leur permettent pas de faire une marche matinale ou une épreuve sportive qu’ils optent pour des sports en salle. Même si l’obésité ne concerne pas encore la population à Madagascar, elle est consciente de l’importance de prendre soin de soi et de se sentir bien dans la peau. 

Kanto R.

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Poste vacant

L’opposition malagasy cherche, désespérément, un chef. Un  introuvable leader ! Un « gisa mainty » probablement  inexistant, du moins, jusqu’à présent ! La Constitution de la Quatrième République  stipule dans son art. 78, alinéa 2 que : « L’opposition a droit à un poste de vice-président et préside au moins l’une des commissions. » Cet article est valable ou applicable pour les deux Chambres du Parlement (Assemblée nationale et Sénat). L’existence officielle de l’opposition est, ainsi, recommandée par la Loi fondamentale.

Un droit inaliénable qui doit être respecté, selon la lettre et l’esprit du texte, dans un Etat de droit.Seulement, depuis que les deux Chambres fonctionnaient, normalement, à l’issue des élections, les postes réservés aux  leaders de l’opposition restent toujours vacants, en particulier, au sein de l’Assemblée nationale dans la mesure où l’enjeu et le défi dans l’échiquier politique national y occupent une importance non négligeable.  Or, les dirigeants des formations politiques qui se revendiquent de l’opposition existent en « pagaille » . Sur terrains, ils agissent en ordre dispersé. Tout le monde se réclame, à partir de sa petite « paroisse », le leadership. Lalatiana Ravololomanana fut la première parmi les dirigeants politiques à déclarer, publiquement et officiellement, qu’elle se rangeait dans l’opposition et, également, la première à prendre l’initiative de regrouper toutes les tendances susceptibles de s’opposer au régime autour d’un « contrat politique ». Un projet fédérateur que les ténors des partis, en dehors du régime, ignoraient royalement. Il existe certaines plateformes au sein desquelles se retrouvent des formations partageant les mêmes sensibilités mais au final elles n’ont jamais pu, jusqu’à l’heure, parvenir à éclore un grand bloc capable de faire face au géant, aux pieds d’argile, du parti d’Etat. C’est le cas, entre autres, de  l’Armada ou des Forces du changement ou du Malagasy miara-miainga (Mmm), etc. Hajo Andrianainarivelo, l’un des chefs  de file  du Mmm, une autre plate-forme représentée à l’Assemblée nationale par quelques députés, du moins ce qui en reste, tente de se frayer un chemin pour  siéger au poste de l’opposition mais en vain. Lui, non plus, qui n’a pas pu bénéficier la légitimité du camp de l’opposition du pays, dut se taire. Un silence radio troublant ! Maharavo Ratolojanahary dit Doudou du Dinika ho fanavotam-pirenena (Dfp) ou Alain Andriamiseza, autres ténors de l’opposition, peinent à rassembler les forces vives pour secouer, plutôt, pour ébranler le bâtiment battant pavillon « Hvm ». En fin de compte, ils s’étaient contentés d’afficher une union de …façade. Il s’avère très difficile pour toutes les formations politiques se revendiquant de l’opposition d’accorder leurs violons aux fins d’ériger un édifice commun de nature à affronter la bâtisse du régime en place. Alors que les échéances de 2018 approchent à grands pas.    Les observateurs soucieux de voir naître un Front commun s’inquiètent, très sérieusement, de  toute cette velléité contre-productive des acteurs politiques de la Grande île, toutes tendances confondues.Et le pays se trouve à la recherche, sans trop  y croire, d’un leader ayant la stature d’un homme ou d’une femme d’Etat pouvant regrouper, autour de lui, l’ensemble de la classe politique se réclamant de l’ « autre rive » et capable de mener un front de bataille pour 2018. Mais, jusqu’à nouvel ordre, on doit se contenter d’un poste vacant.

Ndrianaivo

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Bepc 2017 - Le tiers des candidats à Antananarivo

Jour  J. L’heure est venue pour les 342 064 candidats aux épreuves du Bepc à partir de ce jour. Ils sont répartis dans 983 centres d’examen et 8 733 salles dans tout le territoire de Madagascar. En ce qui concerne Antananarivo, un tiers de ces candidats y sont inscrits tandis que les restes se dispersent dans les cinq ex-provinces dont Toliara possède le moins d’inscrits avec seulement 31 467 candidats.

Le taux d’inscription a augmenté de 7 % cette année par rapport à l’année scolaire 2016-2017. Le nombre des collégiens ayant choisi les deux options à savoir A et B est plus ou moins équitable. Par ailleurs, cette session 2017 se démarque par la présence de trois candidats benjamins âgés de 8 ans, tandis que le doyen est âgé de 64 ans. Ces benjamins sont inscrits dans trois circonscriptions différentes, à savoir dans la ville d’Antananarivo, dans la Région d’Itasy et celle d’Atsinanana. Parmi ces inscrits, 31 sont à mobilité réduite dite ou en situation de handicap. Ils sont composés de 11 malvoyants, 13 sourds-muets et 7 handicapés physiques. 

Pendant 4 jours, plus précisément à partir de ce jour jusqu’au jeudi 6 juillet, huit matières sont à traiter pour les candidats nationaux dont le malagasy, la science de la vie et de la terre, les mathématiques, le français, l’histoire et géographie avec l’éducation civique, la science physique. Et pour clôturer la session, les candidats  de l’option A passeront l’épreuve d’anglais. Pour les étrangers, il existe quelques matières différentes de celles des nationaux, notamment au niveau des matières littéraires. Après l’examen de Cepe, il s’agit du deuxième examen officiel de Madagascar. Les épreuves du baccalauréat arriveront très bientôt. 

Outre les élèves et les parents, les enseignants s’inquiètent également lors de cette session. Certes, les révisions ont été complètes, mais il reste toujours des points importants qu’un collégien peut ne pas bien maîtriser.

Kanto R. 

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Kidnapping et meurtre à Mangasoavina - Encore plusieurs dossiers sales sur le dos de Mainty

Après l’arrestation par la Police de Tovoleka Le Jean, alias Mainty, le 21 juin dernier à Mahajanga, ce dernier étant inculpé pour affaire de kidnapping, la balle est maintenant dans le camp de la Brigade criminelle (Bc) à Anosy en vue de la poursuite de l’enquête. Samedi, la Bc a alors fait savoir que Mainty et ses trois complices auront encore à répondre de leurs actes pour au moins 11 dossiers devant la Police dans un premier temps, et bientôt face à la Justice. A cet objectif, il a fallu procéder à des extractions judiciaires de trois détenus de Tsiafahy, toujours pour des affaires d’enlèvement.

 

Selon les hauts responsables au sein de la Bc, la Police était à la recherche de Mainty depuis 2012. Plusieurs de ses acolytes croupissent déjà en prison. En revanche, plusieurs autres sont encore recherchés dont surtout Sôla ou Ramaître, Princy, Bary et Georgis. 

Pour revenir dans l’arrestation de Mainty à Mahajanga, ce dernier a été surpris avec un fusil Kalachnikov, un autre de type Mas 36, 86 munitions, un pistolet automatique de fabrication locale, et enfin 8 survêtements de l’Armée. Selon toujours les ténors de la Bc, une enquête sur la provenance de ces armes et éventuellement leurs propriétaires est en cours. Les investigations de la Police ont permis également de savoir que ces mêmes armes ont été utilisées par les bandits pour assassiner le jeune Indo-pakistanais, tué de sang froid en août 2016 à Mangasoavina Besarety. Puisqu’on a affaire à un gang très dangereux, la Bc invite les citoyens susceptibles de localiser ou reconnaître ces personnes recherchées à aviser rapidement la Police afin de permettre leurs arrestations.

Dans la même foulée, la Bc lance une sévère mise en garde à tous ceux qui font de la transaction de voitures : « Il faut que le revendeur et le repreneur règlent rapidement la mutation sitôt le marché conclu ».

L’objectif est d’éviter que le véhicule tombe entre les mains des ravisseurs ou autres individus ayant l’intention malveillante. Idem pour les propriétaires de villas ou autres propriétés. Désormais, la Police les pousse à bien se renseigner à propos des locataires. L’expérience de ces deux dernières années a montré que l’appât du gain fait que certains gardiens font de la sous-location de propriétés privées, et cela, à l’insu des vrais propriétaires établis à l’étranger, une situation qui profite souvent à la filière du kidnapping dans le pays.

Franck Roland

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Conjoncture - Semaine de tous les dangers pour l’Exécutif

Entre les grèves des employés de la douane, la grande mobilisation prévue des journalistes membres du Mouvement pour la liberté d’expression ou encore la manifestation du parti Tiako i Madagasikara, la semaine qui s’en vient s’annonce compliquée pour l’Exécutif. 

 

La semaine qui vient de s’ouvrir s’annonce particulièrement sensible pour le  pouvoir.  Une rencontre est prévue se tenir ce jour, entre les représentants du Syndicat des employés de la douane (Sempidou) et les responsables auprès du ministère des Finances et du budget. 

A couteaux tirés ces derniers temps, les deux parties espèrent trouver un terrain d’entente à l’issue de cette rencontre.  Au cours de son assemblée générale en fin de semaine dernière, le Sempidou avait décrété la suspension de sa grève générale pour 48h. Une décision prise suite aux plaintes exprimées par les groupements tels que le Syndicat des industriels de Madagascar, le Groupement des entreprises de Madagascar, le Fivondronan’ny mpandraharaha malagasy et le Groupement des entreprises franches et partenaires.

Le terrain social est décidément agité. Outre la grève des employés de la douane, la grogne des magistrats se fait entendre. Multipliant les actions au niveau international ces derniers jours par le biais de sa présidente, Fanirisoa Ernaivo le Syndicat des magistrats de Madagascar maintient sa pression sur l’Exécutif. A l’issue d’une assemblée générale en milieu de semaine dernière, le Smm avait lancé un ultimatum de 10 jours contre le régime pour apporter des réponses à leurs revendications. Une lettre listant leurs revendications sera déposée auprès des autorités compétentes.  Le délai de 10 jours débutera après le dépôt du mémorandum qui se fera incessamment, croit-on savoir. Une grève générale n’est pas à écarter à l’issue de cet ultimatum.

Pour couronner cette semaine de tous les dangers pour l’Exécutif, 2 grandes mobilisations sont au programme. Vendredi, une grande mobilisation des journalistes membres du Mouvement pour la liberté d’expression devrait avoir lieu. La décision a été prise au cours de l’assemblée générale qui s’est tenue à Antanimena mercredi dernier. Cette grande mobilisation, qui cadre notamment avec le premier anniversaire de l’adoption du fameux code de la communication liberticide, a déjà recueilli le soutien de plusieurs entités syndicales à l’heure actuelle. 24 heures plus tard, le parti Tiako i Madagasikara (Tim) devrait poursuivre le bal. Pour célébrer son 15e anniversaire, ce 8 juillet, la formation politique présidée par Marc Ravalomanana entend faire valoir sa force en remplissant le stade de Mahamasina. Ceci étant dit, le régime Rajaonarimampianina sera confronté cette semaine à de multiples foyers de tension qui risquent de faire exploser la situation socio-économique…

Lalaina A.

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Un accident de route fait 4 morts et 58 blessés

Un accident mortel s’est produit à Andranomena, commune rurale d’Imeritsiantosika, district d’Arivonimamo dimanche vers 9h. Le bilan de la gendarmerie fait état de 4 morts dont le conducteur et 58 blessés dont 8 enfants. 43 des victimes dont une petite fille de 10 mois sauvée par une jeune fille de 16 ans alors qu’elle a failli être noyée suite à cet accident ont dû être évacuées à la HJRA à Ampefiloha.

Un transport en commun a fait une sortie de route au niveau du pont d’Iombifotsy. Le véhicule aurait roulé à vive allure au niveau du pont. Mais un bœuf a surgi de nulle part. Le conducteur a voulu éviter l’animal mais, il a fini sa course dans le bas fond d’un ravin, situé à 20m de la route. Le poids lourd qui servait de transport de fortune dans cette route est pratiquement reformé.

Les riverains, témoins de l’accident ont fait savoir que 9 personnes sont décédées sur le coup et que le pronostic vital de nombreux autres blessés a été engagé. Mais le bilan officiel émanant des forces de l’ordre en est autrement.

Cet accident mortel devra remettre sur le tapis la question sur la responsabilité des acteurs concernés par la sécurité routière à Madagascar. L’année dernière, la route a notamment été mortelle sur la RN4 et la RN1, à l’instar de l’accident grave qui s’est produit à Ankazobe faisant des dizaines de morts. Le ministère des transports et les coopératives concernées en collaboration avec les forces de l’ordre a certes annoncé des mesures strictes, mais leur application laisse à désirer.

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Dama : une candidature par responsabilité et par conscience

La candidature de Rasolofondraosolo Zafimahaleo dit Dama du groupe Mahaleo a été officialisé samedi dernier à l’Esca Antanimena lors de la présentation officielle du parti « Valim-babena ho an’i Madagasikara ».

« Il existe un fossé énorme entre ceux qui sont au pouvoir et ceux qui subissent ce pouvoir, il existe encore un fossé énorme entre ceux qui vivent à l’ « Andrenivohitra » et ceux qui vivent dans ce qu’on appelle « Ambanivohitra », il existe un fossé énorme entre ceux qui savent s’occuper des papiers administratifs et ceux qui ne savent pas le faire », a-t-il souligné dans son discours.

Cet sociologue de formation et de métier, et désormais candidat à la présidentielle a expliqué le concept de son parti « Valimbabena ». Rendre le bien à la terre qui nourrit et fait vivre. Avant de préciser que le Valimbabena n’appartient pas uniquement à lui ou à son équipe mais concerne tous les malgaches. « Je suis aussi derrière ce candidat, moi qui suis ici je suis comme vous, mais notre candidat (ndlr : le Valimbabena) lui est envoyé pour faire une mission périlleuse » a-t-il déclaré.

La mer, la terre et l’Homme

Questionné sur son programme, Dama a évoqué trois axes principales autour de celui-ci : la mer, la terre, et l’Homme dans une vision d’ensemble. Arrêter la surexploitation de notre terre et de ses richesses, valoriser la mer dans le sens où Madagascar est une île, la mer qui nous entoure est suffisante pour nous faire vivre, que ce soit par ce qui circule dessus, ou ce qui se trouve en dessous. Celle-ci a jusqu’ici été mal exploité, a-t-il affirmé-t-il dans son discours. Pour « la terre », il a mis en exergue la gestion de l’eau douce. Enfin « l’Homme » est lié et sera lié aux précédents points par l’éducation et la formation. Ce projet impliquera la structure du « Fokonolona » pour sa réalisation, de sorte les affaires de l’Etat ne soient plus les seuls affaires des dirigeants mais de tous, a-t-il ajouté.

Cette candidature a suscité bon nombre de réactions de la part des observateurs politiques et des simples citoyens. Certains pensent que Dama devrait se limiter à la musique et à l’enseignement, d‘autres nourrissent l’espoir d’un changement avec cette candidature. Dama, quant à lui, répond simplement à ceux qui lui demandent la raison de sa candidature, « c’est oser prendre une responsabilité avec des risques et surtout par prise de conscience. »

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Fin des manifestations sur le Parvis de l’hôtel de ville

« Cette lutte ne concerne ni Andry Rajoelina ni Marc Ravalomanana, elle est celle des députés du changement », cette déclaration était celle des députés du Mapar et du TIM peu avant la nomination du premier ministre de consensus Ntsay Christian. Fin de la semaine dernière, Marc Ravalomanana vient pourtant de donner consigne aux députés élus sous les couleurs du TIM de suspendre le mouvement sur le Parvis de l’hôtel de ville à Analakely.

Vendredi dernier, aucune manifestation ne s’est tenue sur le parvis de l’Hôtel de Ville alors que le lendemain, une poignée de députés TIM se présentaient à nouveau sur l’estrade devant quelques dizaines de personnes. Samedi dernier aurait été donc le dernier jour des manifestations du « Mouvement populaire pour le changement ».

Quelques semaines auparavant, les députés Mapar avaient déserté Analakely et ses manifestants après la confirmation de la nomination d’un premier ministre proposé par ce parti. Le divorce entre l’alliance TIM-Mapar était déjà déclaré à ce moment là. Le Mapar qui se défendait de n’avoir pas trahi le mouvement mais se focaliser sur les prochaines élections.

Au final, les députés du changement auront mené leurs partisans dans la rue uniquement pour aboutir à un gouvernement de consensus. Ceci alors que le 21 avril 2018, l’appel avait été lancé à l’endroit de la population tananarivienne pour protester contre la loi électorale et les magouilles et suspicion de corruption au sein de l’Assemblée Nationale.

Aucun résultat concret de changement n’aura découlé de ces manifestations qui n’ont servi qu’à entériner les mêmes pratiques politiques et le partage du pouvoir entre les trois partis que sont le TIM, le Mapar et le HVM. Quid maintenant des revendications syndicales et des autres revendications réclamées sur le parvis de l’Hôtel de Ville.

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Air Madagascar s’est dotée d’un Airbus A380

La compagnie aérienne malgache, Air Madagascar s’est dotée provisoirement d’un avion Airbus A380 et d’un Boeing 747. Cette disposition a été prise pour assurer l’exécution du programme de vols long-courriers sur l’axe Madagascar-France du 29 juin au 1er juillet. Le président du conseil d’administration de la compagnie aérienne malgache, Eric Koller, a indiqué que le coût de cette location s’élève à 400 000 euros.

En effet, Air Madagascar se voit contrainte de réajuster le programme de ses vols long-courriers ces derniers temps. Une directive internationale de l’Agence Européenne de l’Aviation Civile (EASA) pour toutes les compagnies exploitant des appareils de type Airbus 340 et Boeing 737 équipés de moteurs CFM56-5B, CFM56-5C et CFM56-7B indique une révision technique obligatoire sur ces appareils.

Avec l’appui de son partenaire stratégique, Air Austral, la compagnie aérienne malgache a en effet mis en place l’Airbus A380 affrété auprès de la compagnie Hifly pour assurer l’exécution du programme de vols-courriers. L’objectif est de sauver la haute saison, a expliqué le responsable d’Air Madagascar, même si cela devrait coûter très cher à la compagnie.

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La HCC va publier les résultats définitifs des législatives ce jour

La Haute Cour Constitutionnelle (HCC) publiera officiellement cet après-midi à Ambohidahy les résultats des élections législatives du 27 mai dernier. La plateforme soutenant Andry Rajoelina, l’IRD avait obtenu le plus grand nombre de sièges à l’Assemblée nationale selon les publications provisoires de la Ceni mais plus de 300 requêtes en contentieux ont été reçues par la HCC. Un nombre assez élevé par rapport à d’habitude révèle cette juridiction.

Ainsi, des éventuelles annulations partielles ou totales des résultats pourraient se produire dans certaines circonscriptions électorales. Un collectif regroupant plusieurs candidats avaient réclamé l’annulation des résultats au niveau national suite aux nombreuses irrégularités rapportées par la Ceni et les observateurs électoraux mais il est peu probable que cette requête soit satisfaite.

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Les directeurs de l’APIPA et de l’OMAPI remplacés

L’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (APIPA) a un nouveau directeur. Le conseil des ministres tenu par visio-conférence hier a nommé Ranto Rakotonjanahary à la tête de cette direction au sein du ministère de l’Aménagement du territoire et des Travaux publics. Il succède alors à Philippe Rateloson qui a malheureusement échoué à sa mission de convaincre la population d’Ambohitrimanjaka et environs sur la tenue du projet de création de ville nouvelle Tanamasoandro dans cette zone.

Plusieurs autres arguments peuvent également évoquer pour expliquer ce changement à la tête de l’APIPA. L’un d’entre eux pourrait être le rajeunissement de la classe dirigeante dans le pays. Ranto Rakotonjanahary est relativement jeune par rapport à son prédécesseur, mais, avec ses formations et responsabilités antérieures, il semble être compétent pour le poste. Ingénieur hydraulique, sortant de l’école polytechnique d’Antananarivo, il a entre autres déjà occupé le poste de directeur régional de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène de la région Analamanga et aussi la direction de l’alimentation en eau potable auprès le ministère de l’Energie, de l’eau et des hydrocarbures.

Ce même conseil des ministres a également remplacé le directeur de l’Office malgache de la propriété intellectuelle. Ainsi, Lalaina Priscilla Andrianarivo sera à la tête de cette direction du ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat.

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La lutte contre la corruption menacée ?

Les organisations de la société civile impliquées dans la lutte contre la corruption dans le pays ont tiré la sonnette d’alarme mercredi. Dans un communiqué conjoint, elles révèlent l’existence d’une tentative du gouvernement de modifier la loi 2016-021 fixant les dispositions de mise en place du tribunal spécial pour les affaires de corruption, le Pôle anti-corruption (PAC). « C’est avec consternation que nous avons appris ce soir de source informée l’intention du gouvernement malgache de modifier le texte fondateur des PAC », indiquent-elles dans ce communiqué.

Les 5 organisations de la société civile signataires de ce communiqué à savoir, le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC), l’ONG Hitsy, Transparency International-Initiative Madagascar (TI-MG), ONG Tolotsoa et ONG Ivoary indiquent que cette intention du gouvernement se fait « sans aucune information, ni consultation préalable et seulement deux ans après la mise en place du PAC d’Antanananarivo ».

Elles révèlent par ailleurs que « Le moyen qu’il (le gouvernement, ndlr) utilise est de faire passer les modifications par une proposition de loi portée par un député ». Mais elles n’ont pas révélé le nom de ce parlementaire.

« Personne n’aurait été au fait de ce projet du gouvernement, ni les institutions de lutte contre la corruption (le CSI, le BIANCO, le SAMIFIN, le PAC) ni même le ministère de la Justice, ni le Conseil supérieur de la magistrature », d’après la société civile. Ce qui s’annonce en effet invraisemblable dans la mesure où ces instances pré-citées devaient avoir un œil au moins observateur sur une éventuelle modification ou réorganisation dans une juridiction.

Le nouveau texte serait alors présenté ce jeudi devant la commission juridique de l’Assemblée nationale qui clôturera pourtant vendredi sa première session ordinaire de l’année. Le communiqué de ces organisations de la société civile ajoute que « la réforme est prévue être adoptée par l’Assemblée nationale sans tarder », dans l’après-midi. Elles se demandent alors « pourquoi ce silence ? » et « Pourquoi une telle urgence ? » Elles indiquent par ailleurs qu’« En agissant de manière peu transparente, l’exécutif semble renier ses engagements et déclarations publiques en faveur de la lutte contre la corruption ». Selon la Constitution, une proposition de loi ne peut être votée qu’après un délai de 30 jours pendant lequel le gouvernement peut formuler ses observations (art 86), mais ce principe a déjà été bafoué lors de la proposition de loi sur le taoka gasy.

Les organisations de la société civile signataires de ce communiqué interpellent alors le président de la République, le Premier ministre, le ministre de la Justice et leur demande des explications. « Vous nous devez des explications car à moins de réponses satisfaisantes de votre part aux questions posées, nous demanderons à nos représentants, députés et sénateurs de Madagascar, de ne pas voter cette réforme inquiétante », s’insurgent-elles.

En pleine période de crise sanitaire et économique, propice à toute sorte de corruption et avec la baisse conséquente du budget alloué à la lutte contre la corruption dans la loi de finances rectificative 2020, ces nouvelles modifications pourraient nuire aux efforts fournis depuis de nombreuses années dans la lutte contre ce fléau.

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Ruée vers le centre de dépistage du village Voara d’Andohatapenaka

Peur d’être contaminés. Des centaines de personnes ont envahi le village Voara, à Andohatapenaka, hier, lors de l’ouverture officielle du Centre de dépistage et de conseil concernant la maladie virale Covid-19.

Très tôt, une longue file d’attente s’étendait dans l’enceinte du centre. Avec la montée en flèche des nouveaux cas, les craintes d’une éventuelle contamination ressurgissent. Entre ceux qui sont entrés en contact avec les malades avérés du coronavirus et ceux qui présentent des symptômes similaires à la maladie, tous veulent être fixés sur leur sort.

« Je suis ici depuis 7 heures du matin avec ma fille car il y a une employée suspectée de Covid-19 dans notre société. Le patron nous a envoyées ici pour faire le test dépistage étant donné que nous étions en contact direct avec cette personne. Nous étions déjà au centième rang à 7 heures du matin et c’est seulement à 13 heures que nous avons été reçues. Ne présentant aucun symptôme, nous avons été renvoyées chez nous car seuls ceux qui présentent des symptômes peuvent passer les tests », a témoigné Edith Michella Fanantenana, habitant à Tanjombato.

« Après avoir assisté aux funérailles d’un proche, nous avons tous attrapé la grippe dans ma famille. Les autres se sont rétablis mais même si je n’ai pas de fièvre, je suis actuellement incapable de sentir une odeur. Je crains d’être contaminé, c’est pourquoi toute la famille ira incessamment au village pour en savoir plus sur notre état de santé », selon un père de famille.

Selon les informations, les résultats des tests dans ce nouveau centre de dépistage ne devront pas dépasser 72 heures.

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Hery Rajaonarimampianina. Peur bleue… Hvm. Photos du 26 juin 2017

« Sentiment de forte inquiétude en présence ou à la pensée d’un danger ou d’une menace… ». Si telle est la définition, selon Larousse, du terme « peur », tandis que la peur bleue est la « peur très vive », selon toujours ce « dico » de référence.

C’est fut la première fois dans les annales de l’Histoire des Républiques de Madagascar qu’un Chef d’État, venu honorer de sa présence un défilé militaire, assista la cérémonie derrière un écran blindé. Même durant les périodes sombres et très critiques du régime socialiste où les menaces réelles ou imaginaires des attaques impérialistes pesaient à tout moment, le Chef de l’État ne sentait point avoir le besoin d’installer un tel « gadget ». Un fantasme qui n’avait même pas effleuré l’imagination de l’Amiral rouge. Lui qui, en tant qu’Officier Général, devrait avoir une idée précise pour se protéger si le danger était réel. Toutes les grandes cérémonies officielles marquant retour à la souveraineté nationale ou autres se passèrent toutes à Mahamasina, dans ce Stade mythique et légendaire.

Faut-il le rappeler que le choix de ce site emblématique et historique pour construire un stade n’est pas du tout le fruit du hasard. Mahamasina abrite le lieu où se trouve érigée la « pierre sacrée » (« Vato masina ») sur laquelle on sacrait rois et reines, les souverains de Madagascar. Ce fut à cet endroit unique que le Général de Gaulle devait annoncer, le 8 août 1958, les yeux tournés vers le Palais de la Reine de Manjakamiadana, le retour de Madagascar à la souveraineté nationale. Une déclaration historique qui enflammait l’enthousiasme et l’euphorie des Malagasy présents, venus nombreux pour la circonstance. Chose faite, d’ailleurs, deux ans après, le 26 juin 1960.

Mais quelle mouche a donc piqué le Chef de l’État d’avoir eu cette idée, pour le moins saugrenue, bizarre ou même ridicule d’installer une vitrine blindée, à la tribune officielle, pour assister à un défilé militaire, hautement sécurisé.

Étant lui-même le Chef suprême des Armées, n’a-t-il plus, selon les termes d’un confrère, confiance en ses éléments armés? Le syndrome d’Anouar El Sadate l’empoisonnait-t-il? Ce Chef d’État égyptien assassiné en plein défilé militaire, au Caire, le 6 octobre 1981! Ou, plutôt, la menace d’un sniper embusqué sur le versant d’Ampamarinana serait plus réelle que celle de tous les temps, surtout, à l’époque de la Révolution socialiste pendant plus de vingt ans! La personne du Président Rajaonarimampianina serait-elle plus importante que celle des autres? Autant de questionnements qui taraudent les esprits et ne laissent indifférents les analystes en voyant plutôt à travers ce geste l’empreinte d’une certaine…mégalomanie ou, tout simplement, le comportement d’un froussard qui se trahit en public.

En tout cas, une chose est sûre, Antananarivo ne peut pas se prévaloir d’atteindre un niveau de menace terroriste qui nécessiterait, impérieusement, une protection maximale. Même à Kaboul ou à Londres ou à Paris, une telle disposition ne s’impose pas. Ce serait ridicule de voir Emmanuel Macron et ses invités de marque dont le Président des États-Unis d’Amérique Donald Trump, derrière un écran blindé, assister au traditionnel défilé militaire, au pied de l’Arc de Triomphe, sur les Champs-Élysées, le 14 juillet prochain à Paris. Tout compte fait, rien ne justifie les fantasmes de la peur bleue.

Ndrianaivo - La Vérité

Publié le vendredi, 30 juin 2017

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Photos: Harilala Randrianarison et Haja Randria