Les actualités Malgaches du Dimanche 02 Juin 2019

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Madagascar: Nouveaux horaires sur la circulation des charrettes à mains et pousses-pousses dans la capita...

Le 31 Mai 2019, le Préfet ainsi que la Commune Urbaine d’Antananarivo ont publié les nouveaux règlements sur la circulation des charrettes à mains et pousses-pousses. A compter du lundi 3 Juin prochain, les charrettes ne peuvent circuler qu’entre 10 à 12 heures et entre 14 et 16 heures.
Ceci a pour but de limiter les encombrements durant les heures de pointe. En plus des nouveaux horaires, les charrettes ne peuvent plus traverser les rues à pente montante. Parmi ces endroits interdits, nous pouvons citer Ambohidahy, Antanimena, Ankadifotsy ou encore Ankadilalana. Désormais, le poids maximal que peut transporter une charrette ne doit plus excéder les 1500 kg.
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Trois cadavres trouvés dans la rivière - Onive Soupçon sur des militaires

L’horreur fut à comble aux premières heures de la matinée dans la Commune rurale d’Ampitatafika, dans le District d’Antanifotsy vendredi matin dernier. Les cadavres de trois inconnus âgés respectivement de 35, de 50 et de 60 ans environ ont été repêchés des eaux de la rivière Onive bordée par l’axe RN7 de la région. Récemment, la vérité commence à surgir peu à peu pour qu’on puisse avoir l’idée sur le fond de ce drame. Selon une source d’information locale, les malheureux  viennent du District d’Ambohimahasoa. L’un est issu de la Commune de Camp Robin et l’autre de celle de Sahatony. Quant au troisième, il vient d’une autre Commune rurale reculée du même District. Ils ont un dénominateur commun : tous ont été soupçonnés de vol et de détention illégale d’armes à feu. Des perquisitions faites chez eux le 20 mai dernier s’étaient corsées par leurs arrestations par des militaires. En réalité, les trois suspects auraient dû être remis entre les mains  de la Justice, et ce, après la période de l’arrestation et de l’enquête. Or entre-temps, on ignore ce qui aurait dû se passer car leurs proches n’ont plus reçu aucune nouvelle des trois. L’on craint donc qu’ils auraient tenté de fuir au cours de leur déferrement et que les gardiens (des militaires), comme dans pareilles circonstances, ont dû leur tirer dessus après que les fugitifs aient refusé de se plier aux ordres de s’arrêter. « Normalement, les militaires auraient dû remettre les suspects entre les mains de la Police ou de la Gendarmerie. Mais toute une zone d’ombre plane encore donc sur ce qui aurait pu se passer entre eux et les suspects », commente cette fois une source auprès de la Gendarmerie locale.

 Sinistre vision  Les victimes avaient été ligotées lorsque les membres du fokonolona, après le constat du sinistre, les ont dégagées de a flotte. L’on présume donc que les trois inconnus qui sont modestement vêtus, avaient été assassinés probablement la veille ou en pleine nuit du jeudi 30 mai 2019, mais cela aurait dû se produire à un autre endroit. L’un d’eux portait un short tandis que les deux autres, de pantalons blue jean élimés. « Les auteurs du forfait ont voulu se débarrasser de ces cadavres qu’ils ont finalement balancé dans la rivière précisément à ce point- là du pont, dans l’espoir que le courant allait les emporter et que les traces des victimes seront à jamais effacées. Mais les tueurs ne s’étaient guère attendus à ce que les corps n’ont bougé guère de l’endroit. C’est que l’eau est à son faible étiage », assure une source auprès de la Gendarmerie locale. Selon toujours notre interlocuteur, deux des victimes portent des traces de coups, probablement assenés à l’aide d’objet dur sur leurs crânes. Pour le moment, la Gendarmerie qui enquête sur ce  drame n’est pas encore arrivée au bout de sa tâche. Elle promet d’apporter toute la lumière sur cette affaire dans les jours qui viennent.Franck Roland

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Internet - La sécurité des internautes malagasy sacrifiée à petit prix

Réel danger ! Les internautes malagasy ne seront plus à l'abri des malfaiteurs ou cybercriminels. Le verbe se conjugue effectivement au futur car malgré que certaines personnes aient déjà la capacité de faire du « hacking » ou piratage, cette connaissance en informatique avancée n'est pas encore à la portée de tous. Sauf qu'aujourd'hui, il sera possible pour tout le monde d'avoir accès à cette connaissance, à travers des formations données clandestinement par des individus affamés d'argent. Autrement dit, des annonces de formations pour manier les piratages ont été récemment publiées  par quelques personnes - dont leurs identités restent secrètes - sur internet notamment sur le site le plus utilisé par les Malagasy à savoir le Facebook. Compte Gmail ou Yahoo, Facebook, Twitter, Whatsapp ou d'autres réseaux sociaux pourront, selon l'annonce faite par une personne, être ouverts en quelques clics. « Pack d'auto-formation complet pour le hacking, piratage Facebook, web, réseau, wifi, caméra de surveillance… Devenez tout simplement un pro du hacking par vous-même. Je rembourse l'argent de celui qui dira que c'est du Fake », écrit l'annonceur sur un groupe Facebook en annonçant le prix de la fameuse formation à seulement 60.000 ariary.

Question d'argentFake news ou véritable, cela représente un grand danger pour les internautes malagasy, pour les sociétés ou encore les hautes personnalités. En effet, si cette connaissance devient accessible à tous, il se peut que des informations personnelles tombent entre de mauvaises mains. Ou pire, les malfaiteurs de l'internet deviendront innombrables et cela causera sûrement la perte de plusieurs entreprises, la faillite d'individu et même, beaucoup de vies pourront être détruites à cause de ce piratage. « Beaucoup de personnes seront évidemment intéressées par l'offre de cette personne. En effet, beaucoup d'individus sont curieux de voir ce que d'autres font sur leurs réseaux sociaux et juste pour ça, ils seront capables de dépenser des fortunes. Un petit copain jaloux ou vice-versa voudra espionner le compte Facebook de son partenaire et pourra découvrir des choses malsaines. Il ou elle pourra tomber sur des photos personnelles échangées par la personne et sa correspondante et il y a une forte chance que cette personne les publie pour se venger de son partenaire. Mais cela peut aller encore plus loin si le hacker est malin. Il pourra par exemple pirater la page d'un politicien renommé et détruire sa carrière en publiant des informations quasi personnelles, des photos ou vidéos…Ou encore il pourra pirater le compte mail d'une personne haut placée ou d'un individu riche et avoir les informations sur ses cartes bancaires et soutirer facilement de l'argent. Et les dangers et conséquences seront multiples, selon l'utilisation du pirate de ses compétences », explique Rado Andriamaminirina, un expert en informatique. Il faut dire qu'à l'étranger, plusieurs sociétés ont déjà été victimes de piratages qui leur ont couté des millions de dollars. Des victimes30 000 euros. C'est par exemple la somme que des hackers ont réclamée à la chaîne de restauration rapide Domino's Pizza. Si l'entreprise ne s'exécute pas, les pirates menacent de publier les données privées de près de 600 000 clients, en France et en Belgique. Si elle ne verse pas la rançon exigée, les pirates menacent de révéler des données personnelles de ses clients. Chose qui pourrait arriver aux entreprises privées ou publiques à Madagascar. « Des banques aux écoles, hôpitaux, entreprises et gouvernements, à peu près toutes les institutions contemporaines conservent les informations dont elles disposent sur des supports électroniques. Cela veut aussi dire qu'il est possible à toute personne munie d'un ordinateur, d'une connexion à internet et des connaissances adéquates en informatique d'accéder à toutes les informations les plus sensibles vous concernant, depuis votre numéro de carte de crédit et votre compte bancaire jusqu'à votre dossier médical et vos factures de téléphone, et de les consulter, les voler ou les manipuler. Un monde de plus en plus informatisé est de plus en plus vulnérable aux pirates informatiques malveillants », continue notre interlocuteur.  Quoi qu'il en soit, si cette formation devenait accessible à tout le monde - malgré que certaines personnes n'aient pas la capacité de maîtriser les logiciels et l'ordinateur - personne n'aura plus sa tranquillité sur les réseaux sociaux et sur internet. Plus de vie personnelle et d'intimité, pourtant plus de la moitié des habitants de la Grande Ile sont connectés et ont chacun leur compte personnel. Un studio malagasy a été également victime de piratage. « Mes données classées dans mon disque dur ont été cryptées et hackées par des personnes anonymes. Un mail m'a été envoyé comme quoi si je ne payais pas une certaine somme dans un délai déterminé, mes données seront effacées. Et pourtant, plusieurs données de mes clients y étaient stockées. Je ne pouvais que payer l'argent et effectivement, mes données sont revenues. A noter qu'ils ont pu avoir accès à mes données grâce à internet », confie un responsable d'un studio à Ankadifotsy. Ceci pour dire que le piratage coûte beaucoup d'argent aux victimes. Egalement, comme le cas de l'année dernière où le pirate usurpe l'identité des propriétaires de chaînes Youtube pour gagner à leur place l'argent destiné à la plateforme. Le piratage a même fait une demande de clôture définitive de la Chaîne Youtube du Gasy 'Ploit, parmi les victimes. Ceci a amené en effet à sa fermeture définitive malgré la contestation envoyée à Youtube alertant le piratage.Interventions« Selon moi, il faut rechercher et punir ces individus se prétendant avoir la compétence pour le piratage et voulant partager cela pour de l'argent. Arnaque ou non, je pense que les Forces de l'ordre chargées de la cybercriminalité devront voir la situation de plus près car je pense qu'elles peuvent identifier ces personnes malgré que ces dernières utilisent des faux comptes pour publier les annonces. Il faut vérifier si ces gens ont  vraiment cette compétence et si c'est le cas, il faut les punir car ils agissent en quelque sorte en criminels, invitant les gens à s'engager dans le piratage informatique. De plus, il existe déjà la loi sur la cybercriminalité et elle devrait être appliquée », conclut  Rado Andriamaminirina. Dans les articles  du chapitre concernant les infractions spécifiques aux technologies de l'information et de la communication, faire du hacking est puni par la loi, sous peine d'emprisonnement et d'amende. Un appel est donc lancé aux responsables car beaucoup de Malagasy risqueront de se retrouver dans une situation désagréable. Quoi qu'il en soit, la meilleure façon de se protéger est de ne pas ouvrir des liens suspects. Le système du phishing qui signifie pêche illustre au sens figuré la pêche frauduleuse ou la pêche de données sensibles telles que les mots de passe utilisant diverses applications. En règle générale, les phishers se concentrent sur l'accès aux données pour les comptes bancaires en ligne ou les informations de carte de crédit. Les mots de passe seront enregistrés seulement si la victime clique sur certains liens. Mais ce n'est pas tout, il existe plusieurs moyens pour les hackers de s'introduire illicitement dans vos données personnelles. Publius

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Intégrité territoriale

Créée le 26 juin 1945 à Yalta, l'ONU s'est fixée quelques objectifs, entre autres, « maintenir la paix et la sécurité dans le monde, garantir les droits fondamentaux des peuples, assurer l'intégrité territoriale de chaque Etat souverain  membre, … ». Le Président malagasy Rajoelina Andry Nirina, en visite officielle en France, n'a pas omis dans son agenda à l'occasion d'un tête-à-tête avec son homologue  français Emmanuel Macron d'évoquer le cas des Iles Eparses. Un sujet à la fois fâcheux et sensible selon le camp où l'on se  trouve. Les Iles Eparses (Bassa da India, Iles Europa,  Iles Glorieuses, Iles Juan de Nova et Ile Tromelin) faisaient partie de la Grande île sous l'appellation « Madagascar et Dépendances » à l'époque coloniale. De ce fait, incluses dans le périmètre maritime de Madagascar, elles font partie intégrante du territoire malagasy.   En 1960, quand Madagascar recouvrit de nouveau son indépendance, la désormais ex-puissance coloniale, l'ancienne mère-patrie, gardait farouchement, et ce, jusqu'à ce jour, les Iles Eparses dans le giron du territoire de la République française.

Tout juste à la veille de la date de l'indépendance, un décret du ministère des Dom-Tom intégrait les Iles Eparses parmi les territoires d'Outre-Mer français. Depuis 1973, lors des négociations entrant dans le cadre du recadrage des accords de coopération entre Madagascar et la France, le camp malagasy réclamait sous la direction du jeune ministre des Affaires étrangères Didier Ratsiraka la restitution de ces précieuses îles à Madagascar. Et à partir de cette date, elles s'érigent en litige compliqué et irrésolu entre les deux parties et deviennent un enjeu de taille dans la relation bilatérale. Didier Ratsiraka fit des Iles Eparses un cheval de bataille de ses engagements. A l'intérieur comme à l'extérieur du pays, il ne cessait de réclamer le retour de ces jouailles de valeur au bercail. A la tribune des Nations unies, infatigable et intarissable, l'Amiral pesait de tout son poids pour que l'Assemblée générale adopte une résolution obligeant la France à rétrocéder les cinq îles à la Grande île. A trois reprises, l'ONU enjoignit la France à se plier aux résolutions de la Communauté internationale. Mais, la grande puissance membre du Conseil de sécurité et dotée d'un droit de veto ne voulait rien savoir ! Elle se moque de la souveraineté de Madagascar sur ces petites îles qui se trouvent concrètement à l'intérieur des zones maritimes de compétence de la République malagasy. Le peuple malagasy n'entend point fléchir sur ce qu'il croit être son droit le plus absolu et clame tout haut que « les Iles Eparses appartiennent à Madagascar ». Raison pour laquelle, le jeune Président Rajoelina qui ne veut être en porte à faux avec l'aspiration profonde de tout un peuple remet sur la table face au Président français Macron ce litige qui a trop duré. C'est une option non négociable en vertu de l'intégrité territoriale de Madagascar. Mais pourquoi cet entêtement de la France? Y a-t-il anguille sous roche ? Sans nul doute, les cinq petites iles regorgent d'immenses richesses naturelles. Ceci explique cela ! La France veut à tout prix avoir la haute main sur l'exploitation de ces importantes réserves. Ainsi, la France n'éprouve aucun souci à  se faire pour fouler aux pieds la souveraineté d'un peuple ni de son intégrité territoriale.Ndrianaivo

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Révélation du Président Rajoelina à Paris - Madagascar possède 100 tonnes d'or exploitables par an

Le potentiel aurifère de Madagascar est de 100 tonnes d'or par an. Ces données sont issues des travaux et des archives du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) de France, qui ont officiellement été remis à Madagascar, vendredi dernier, au Museum national d'histoire naturelle - Galérie de minéralogie et de géologie à Paris, en présence notamment du Président  de la République malagasy Andry Rajoelina, actuellement en séjour dans la Capitale française pour une visite d'Etat. Lors de la cérémonie, le ministre malagasy des Mines et des Ressources stratégiques, Fidiniavo Ravokatra et la présidente directrice générale du BRGM, Michèle Rousseau ont procédé à la signature d'un protocole d'accord et de remise symbolique d'échantillons de fond lithologique. Fruits d'un travail de recherche d'un demi-siècle, ce fond lithologique permettra une meilleure connaissance du sous-sol malagasy nécessaire et donc favorisera le développement du secteur minier à Madagascar. « L'accès à ces documents stratégiques marque la confiance du BRGM et la reconnaissance de l'Etat français des efforts déployés pour une gestion plus réfléchie des ressources minières de l'Etat malagasy », selon le Président de la République malagasy. Et lui de réitérer au cours d'une rencontre avec la diaspora malagasy en France samedi que « Les richesses naturelles sauveront Madagascar ». Une déclaration qui prend tout son sens lorsque l'on sait que,  selon les informations révélées par ces travaux de recherches et ces archives, le potentiel aurifère malagasy serait ainsi estimé à 100 tonnes d'or par an, l'équivalent de  4 milliards de dollars.

Faire de l'or malagasy un fer de lance de l'économie, est l'une des promesses présidentielles. En ce sens, des initiatives de redressement afin de préserver les ressources en or, en augmentant les recettes liées aux exportations et aux exploitations aurifères sont actuellement engagées par le Gouvernement. De même, des actions en faveur de la formalisation efficiente de la filière or et à l'éradication des trafics illicites sont en bonne voie.  Des modifications de certains dispositifs juridiques de base, tels que le code minier et ses textes d'applications sont attendues. Des propositions portant sur le régime de l'or sont également attendues. Selon les chiffres, Madagascar aurait exporté officiellement 3 tonnes d'or par an. Personne ne sait en revanche combien de tonnes sortent illicitement des frontières malagasy. Le potentiel aurifère malagasy pourrait en tout cas permettre au pays de prendre une bonne place dans le rang des pays producteurs d'or en Afrique.  En outre, Madagascar a besoin de constituer une réserve d'or afin de fortifier notre économie en ayant de l'or en grande quantité à titre de garantie souveraine lors des négociations avec les investisseurs et/ ou bailleurs de fonds. La rédaction

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Elections présidentielles et législatives - Droit de vote de la diaspora promis par Andry Rajoelina

Vœux exaucés. Les ressortissants malagasy habitant en terre étrangère souhaitaient depuis belle lurette de pouvoir voter aux différentes élections à Madagascar. Lors de la rencontre de la diaspora malagasy en France et en Europe avec le Président de la République, Andry Rajoelina, et sa délégation samedi dernier au foyer des Conférences de la maison de l'UNESCO à Paris, le sujet est de nouveau remis sur la table par l'assistance. Ce à quoi, le Président de la République a répondu favorablement.  Il a promis qu'à la prochaine élection présidentielle, la diaspora malagasy aura le droit de vote tant souhaité et attendu par cette dernière. En effet, contrairement aux ressortissants de certains pays, ceux de Madagascar n'ont jamais eu cette opportunité de prendre part au choix du Président de la République et ce depuis l'indépendance.  Bien que le droit de vote ne soit encore effectif auparavant, des comités de soutien pour untel candidat à la présidentielle existaient déjà. Preuve que les Malagasy « d'Andafy » désirent fortement d'être impliqués dans les affaires nationales. Cette fois-ci, à l'instar de ses compatriotes à Madagascar, la diaspora malagasy se rendra aussi aux urnes le jour de l'élection.

Les dirigeants qui se sont succédé à la tête du pays n'ont pas voulu, pour des raisons ignorées, que les ressortissants malagasy en terre étrangère prennent part à cette élection capitale. L'argument souvent avancé a trait toujours à cette insuffisance de moyens, financiers ou autres, à l'organisation des élections en dehors du territoire national. Mais vouloir, dit-on, c'est pouvoir, Andry Rajoelina a cette volonté de mettre sur le même pied d'égalité les Malagasy en matière d'élection en donnant enfin le droit de vote à la diaspora. Mais l'actuel Président de la République  fait mieux et plus que la diaspora a espéré. En effet, il a  annoncé que la participation aux élections législatives sera ouverte aussi à la diaspora malagasy. Ce qui fait que cette dernière aura ses représentants à l'Assemblée nationale. Une pratique appliquée dans certains pays comme la France où les résidents français à l'étranger, hors DOM-TOM, élisent leurs propres représentants à la Chambre basse. Un grand pas est ainsi réalisé pour donner le droit de vote aux élections présidentielles et législatives dans cinq ans à la diaspora malagasy. Reste à définir, le nombre de leurs représentants à l'Assemblée nationale et leurs participations aux sessions ordinaires et extraordinaires de l'institution. Par ailleurs, la rencontre avec la diaspora malagasy de samedi dernier, a permis au Président de la République de lui informer de la gestion actuelle du pays et les grands chantiers qui y vont démarrer bientôt ainsi que le déroulement de sa visite officielle en France. Une visite marquée par deux points majeurs, rappelons-le, la création de la commission mixte sur la question des Iles Eparses dont la principale mission est de rendre la décision finale avant le 26 juin 2020, et la restitution par le Bureau français de recherche géologique et minière des archives sur les richesses de Madagascar. L'assistance s'est avérée intéressée par cette rencontre avec le Président Andry Rajoelina, ponctuée par une séance de questions-réponses.La rédaction

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Ville de Toamasina - Un PDS à la tête de la mairie

Le maire Elysée Ratsiraka est mis sur la touche. Le couperet de la mesure suspensive est tombé sur sa tête à la suite de la décision prise par le pouvoir central après un temps d'attente. Christin Razafimanana occupe désormais le fauteuil du président de la délégation spéciale de Toamasina. Il est assisté par le Dr Célestine Marie Razafiarisoa et Jean Toto qui sont respectivement ses premier et deuxième adjoints. La nouvelle équipe qui était officiellement présentée samedi après-midi par le préfet de Toamasina Cyrille Benandrasana prendra pour la première fois ses fonctions ce lundi. Celle du maire éjecté entend regagner son bureau, elle aussi. L'on attend alors de voir ce qui se passera dans la cité du Port ce premier lundi du mois. Parallèlement, la Présidence de la République met la main à la pâte. Des envoyés d'Iavoloha examineront en détail les comptes de gestion du désormais ex-maire de Toamasina à partir de ce jour. Ce, après que l'Inspection générale d'Etat (IGE) et le ministère de l'Intérieur  et de la Décentralisation (MID) ont terminé leur tâche de vérification en avril. Lors de son passage dans la capitale économique de l'île le 26 mai, le Président Andry Rajoelina a évoqué la nécessité de  « regarder » attentivement le cas de la Commune urbaine de Toamasina.

Le sommet de l'Etat a eu vent de gabegies, de détournements et de corruptions qui y ont eu cours. Le chef de l'Etat a alors averti que toutes les malversations étaient intolérables et que l'Etat allait prendre des mesures. Cinq jours plus tard, le MID a sorti le décret 11.132 stipulant la suspension du maire Elysée Ratsiraka. Le même acte administratif a nommé les trois membres de la délégation spéciale. Samedi, la bande à Christin Razafimanana, dans une brève allocution de ce dernier, a promis de rendre à la capitale économique les honneurs qui lui reviennent. Promesse a aussi été faite au sujet du paiement des arriérés des salaires du personnel. Le problème sera réglé avant le 26 juin prochain. Coup dur dans la carrière politique ainsi pour l'ancien maire qui à part sa destitution à la tête de la mairie, a vu sa tentative d'entrée au Palais de Tsimbazaza ratée. Candidat pour les législatives à Mahanoro, il est actuellement, en se référant aux résultats officieux de la CENI, bon dernier à la troisième place avec seulement 8% des voix exprimées.M.R.