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Les actualités à Madagascar du Dimanche 02 Mai 2021

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Dernier vol « Air France » - Les passagers testés négatifs de nouveau mis en quarantaine

280  passagers ont atterri à l'aéroport d'Ivato, il y a une semaine. Ils ont voyagé au dernier vol de la compagnie aérienne Air France reliant Paris et Antananarivo. La présentation d'un test PCR négatif est exigée avant leur entrée sur le territoire malagasy. De plus, ils doivent obligatoirement passer un second test à leur arrivée. Ceux ayant été déclarés négatifs sont sortis de l'hôtel. Cependant, d'autres sont confirmés positifs.

Les personnes qui sont rentrées chez elles sont donc des « cas contacts » même si elles ne présentent pas de symptôme ou d'infection liée à la Covid-19. Elles risquent donc de transmettre le virus aux autres. A cet effet, le ministère de la Santé publique, en collaboration avec le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, les a rappelées afin de réaliser leur remise en quarantaine. « A l'heure où l'on parle, ces personnes sont tous retournées à l'hôtel pour la quatorzaine puisqu'elles figurent parmi les cas contacts. Par ailleurs, les passagers testés négatifs sont soumis à un nouveau test », rassure Rakotovao Hanitrala Jean Louis, ministre de la Santé publique, vendredi dernier à Anosy.

Prise en charge  

Il faut savoir que les frais de séjour à l'hôtel sont à la charge des voyageurs. Cependant, nombreux ne peuvent pas supporter pas le coût de la nuitée de l'hôtel dans lequel le Gouvernement les a transférés. Une disposition y afférente a été prise par le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie (MTTM). « Vu la durée de la quatorzaine, le ministère a négocié avec les hôtels pour qu'ils baissent leur tarif. Et un consensus a été trouvé. Les hôtels vont réviser leur prix. Par ailleurs, le complexe de la CNaPS sis à Vontovorona est mis à la disposition des passagers qui n'ont pas les moyens de poursuivre leur quatorzaine à l'hôtel. L'Etat prend ainsi en charge les frais de séjour et la pension complète », rapporte Joël Randriamandranto, ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie. A ce jour, le MTTM a annulé quatre vols de rapatriement d'Air France suite à la décision du Conseil des ministres de fermer la frontière de Madagascar aux passagers venant de l'étranger.

Solange Heriniaina

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Déclaration fiscale - Les échéances reportées en juin

Les opérateurs font encore face à des difficultés financières face à l'arrivée de la deuxième vague de la pandémie. A travers un communiqué, publié vendredi dernier, la Direction générale des impôts (DGI) informe le report des échéances fiscales au juin prochain.

« Face à l'état d'urgence sanitaire qui affecte les activités économiques et sociales, le ministère de l'Economie et des Finances, par le biais de la Direction générale des Impôts, porte à la connaissance des contribuables le report au 30 juin 2021 des échéances de dépôt ou d'envoi  en ligne des états financiers qui devraient être effectués avant le 15 mai 2021. Il en est de même pour la déclaration du droit de communication relatif à l'année civile précédente, quelle que soit la date de clôture de l'exercice comptable et qui, normalement, devrait se faire le 1er mai de chaque année », rapporte Germain, directeur général des Impôts.

Déployée depuis janvier dernier aux Services des entreprises de la Région d'Analamanga, la plateforme « e-hetra » est accessible aux moyennes entreprises. Pour les contribuables gérés par ces services, la déclaration et le paiement des impôts et taxes se feront obligatoirement par télé-procédure à partir du 15 mai prochain.

Recueillis par Solange Heriniaina

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Liberté de la presse à Madagascar - Un grand saut qualitatif mais…

La date du 3 mai, comme chaque année, est une journée mondiale de la liberté de la presse. La presse à Madagascar a 155 ans maintenant. Elle a traversé trois siècles depuis sa première apparition du périodique Teny Soa hanalan’andro (Les Bonnes paroles qui feront passer le temps) en 1866 devenu Teny Soa fanalan’andro (Les Bonnes Paroles qui font passer le temps).

 

D’amblée, l’effectivité de la liberté de la presse alimente toujours des débats à n’en plus finir partout. Elle découle des libertés publiques, « ensemble des droits et des libertés individuelles et collectives reconnus et garantis par l’Etat ». En principe, cette liberté est fonction des humeurs du moment, du contexte dominant et de l’époque.

La liberté de la presse au pays n’est pas insensible aux grandes mutations politiques. En effet, dès le début, la presse malagasy reste prudente sur la question. « La revue fit très peu allusion aux événements politiques, économiques et sociaux du pays à cause de l’absence de liberté de la presse en langue malagasy. Toute critique du Gouvernement était considérée comme un crime de lèse-majesté », devait écrire Josette Randriamanantena en 1986.

Espaces blancs

Au temps de la royauté, sous la colonisation et sous les différentes Républiques, l’administration a toujours à l’œil la presse, considérée comme bel ami et ennemi à la fois. « Le journaliste n’est ni élu ni nommé pour sa compétence. Il se déclare du quatrième pouvoir et agit au nom de l’opinion publique entendue comme liberté d’expression. A la fois industrie, service public et institution politique, ils [les médias] sont d’une grande ambiguïté : de là découlent la plupart des problèmes ».

Les constantes conquêtes et reconquêtes de la liberté de la presse procèdent d’un combat universel, d’où la célébration annuelle de la date du 3 mai. A Madagascar, l’opportunité des discussions sur le sujet est inséparable de la création de l’ordre des journalistes (OJM) dans les sillages des rivalités ouvertes en 1971-1972 entre journalistes de tendances différentes.

Le respect de la liberté de la presse et de la liberté d’expression est des plus médiocres avant cette période à cause du néocolonialisme. La fréquence des pages blanches ou des espaces blancs dans les journaux en vente traduit la violence du régime de censure appliqué à l’époque.

Régime de censure

Le relâchement qui s’en suivra aboutira par contre à un effet pervers. Il faudra alors instituer un organe nouveau et placé sous l’autorité gouvernementale pour tenter de remédier à la situation et d’aplanir les différends entre confrères.

L’ordre aura pour mission

« secrète originelle » de baliser le penchant belliqueux des journalistes avant d’être la garantie symbolique de la mise en valeur de la liberté de la presse et de la liberté d’expression au sein de la société malagasy du post-néocolonialisme. L’assassinat du colonel Richard Ratsimandrava à Antananarivo le 11 février 1975 donnera lieu au retour du régime de censure qui restera en vigueur durant la Deuxième République jusqu’en 1989.

Le grand changement inévitable dans le monde inhérent à la chute du Mur de Berlin de la même année finira par avoir des échos sur les pratiques démocratiques et médiatiques sur la Grande île. A la suite des mouvements des Forces vives de 1990-1991, un vent nouveau souffle dans le secteur de la presse et des médias en général. L’on assiste alors à l’apparition de nouveaux titres sur le marché.

Clause de conscience

La loi 92-0392 du 14 septembre 1992 est ainsi promulguée pour garantir une tant soit peu liberté de la presse. Mais, à bien des égards, il ne s’agit que de la relative liberté. De fait, la loi offre une sécurité plus pour les investissements privés dans le domaine des médias que pour les journalistes. Ceux-ci sont passibles de peines d’emprisonnement, assorties d’amende des fois.

La situation est restée telle jusqu’à la fin du dernier mandat du Président Didier Ratsiraka (1997-2002) où la censure est adoucie sans pour autant être totalement supprimée. L’autocensure reste alors la règle afin de prévenir les embrouilles. Par ailleurs, les professionnels de l’information s’en tiennent à une clause de conscience contenue dans le Code de déontologie.

En son article 3, celui-ci stipule que « le journaliste a le droit moral de défendre, en tout lieu et toute circonstance, la liberté qu’il a d’informer, de commenter et de critiquer, en tenant le scrupule et le souci de la justice comme règle première dans la publication honnête de ses informations ». Le journaliste jouit d’ailleurs d’une peine privative qui ne sera pas appliquée.

Gênants

Entre-temps, le code de la communication fera son chemin. L’idée est née durant la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse à Ambatonakanga le 3 mai 1999. Pour faire un raccourci, il s’agit du point de départ d’une longue marche ayant abouti à la loi sur la communication médiatisée 2020-006 du 1er septembre 2020 dont il est, entre autres, de dépénalisation des délits de presse.

Les derniers journalistes emprisonnés pour des présumés délits de presse sont ceux envoyés à Antanimora au début du mandat du régime HVM sous le Président Hery Rajaonarimampianina (2014-2018). Mais plus la presse gagne en liberté, plus elle est instrumentée et moins elle prospère. Son essor se mesure plus à la réussite commerciale qu’au respect des principes et valeurs universels.

Aux yeux de certains penseurs du social, les journalistes, en tant qu’intellectuels paraissent trop gênants. Il existe ainsi des « menaces qui pèsent sur la liberté collective des intellectuels, celles qui viennent des pouvoirs politiques, mais aussi celles qui s’exercent à travers les médias ». Mais l’intellectuel serait le dernier rempart de la liberté d’expression. Il doit militer pour elle.

Acquis majeur

Selon le sociologue français Pierre Bourdieu, « parmi les fonctions que les intellectuels peuvent remplir, et qu’ils ont souvent mal remplies dans le passé (…), il en est une que les sociologues peuvent remplir (…), celle qui consiste à donner la parole à ceux qui, pour toutes sortes de raisons, en sont dépossédés. » A Madagascar, la libération de la parole est aujourd’hui un acquis majeur de la démocratie.

Suivant le point de vue de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan, « la liberté sera le mieux préservée dès lors que le personnel de la presse et de tous les autres médias d’information s’efforcera constamment et volontairement de maintenir un haut sens de ses responsabilités : la déontologie constitue en effet la meilleure protection ». Malgré tout, l’accès aux sources demeure un obstacle insurmontable pour les journalistes à Madagascar.

M.R.

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Crise sanitaire - Prolongation de l'état d'urgence - Fermeture de trois autres Régions avec Analamanga, A...

Poursuivre les efforts accomplis. Tel résume l'esprit dans la prise de décision de l'Etat face à la crise sanitaire actuelle. Le Président Andry Rajoelina a fait le bilan de la situation au cours d'une émission spéciale diffusée sur la chaîne nationale hier en présence de 4 membres du Gouvernement (le ministre de la Santé publique, le ministre des Transports, le ministre du Commerce et le ministre de la Communication). L'équipe de l'Exécutif a répondu aux questions de journalistes issus de la TVM et des stations privées.

« Toutes les décisions ont été prises dans l'intérêt de la population », a tenu d'emblée à souligner le Président de la République en faisant un tour d'horizon des deux quinzaines qui ont composé le mois d'avril. Il n'a pas manqué de reconnaître une certaine prise de conscience au niveau de la société qui a conduit à des résultats positifs après un mois. En effet, les statistiques témoignent une baisse des cas de contamination à la Covid-19 suite aux mesures prises au cours de ces dernières semaines.

Selon toujours les précisions du Chef de l'Etat, les Régions isolées sont sur le point de vaincre l'épidémie à l'instar de la Région de Boeny où est entré le variant sud - africain. Cette Région enregistre aujourd'hui un seul cas de contamination et une guérison de presque tous les patients. Idem pour la Région de Melaky et l'île de Nosy Be.

Baisse des cas des nouveaux cas mais…

Du point de vue national, une baisse progressive des nouveaux cas est observée. Si le pays comptait 7 226 nouveaux cas durant la semaine du 4 avril, le dernier bilan de la semaine du 19 avril au 1er mai fait état de 4 830 nouvelles contaminations. En revanche, les cas de guérison ont augmenté avec 6 265 personnes guéries contre 3 444 sur la même période.

Concernant les décès, le Président n'a pas manqué de présenter ses condoléances aux familles endeuillées tout en rappelant que l'épidémie a frappé toutes les couches sociales et tous les Corps de métier. Juge, ancien ministre, directeur de département, artistes, journalistes, fonctionnaires, Forces de l'ordre, simples citoyens figurent sur les listes des décédés. Parmi les plus jeunes des défunts, une jeune fille de 25 ans et un jeune homme de 32 ans, tandis que le plus âgé était un sénior de 86 ans.

En ce combat contre la Covid-19, le Président de la République n'a pas oublié d'adresser ses remerciements au personnel soignant, dont la grande majorité travaille avec dévouement ainsi qu'à la population d'Analamanga qui a respecté les mesures de confinement total durant le week - end et les Forces de l'ordre qui sont toujours sur le front.

Des déplacements illicites

Le Gouvernement a également pu tirer des leçons de ces dernières semaines. Il a été constaté que les Régions qui n'ont pas été isolées enregistrent une hausse de nouveaux cas comme c'est le cas pour le Vakinankaratra. Cette nouvelle vague de contaminations a été la conséquence de déplacement illicite des personnes malgré les interdictions établies. Par conséquent, à l'issue d'une consultation avec les chefs d'institution, l'Etat d'urgence sanitaire est maintenu sur l'ensemble du territoire pour les 15 prochains jours.

Les Régions d'Analamanga, d'Atsinanana et de SAVA resteront fermées au même titre que trois nouvelles Régions à savoir Vakinankaratra, Matsiatra- Ambony, Anosy à partir du mercredi 5 mai. Etant donné l'amélioration de la situation sanitaire, l'Etat décide l'ouverture de la Région de Boeny ainsi que de l'île de Nosy Be.

Dans le domaine de l'éduction, les élèves en classe d'examen retourneront en classe pour les Régions fermées tandis que les autres cours seront suspendus. Les écoliers, collégiens et lycéens reviennent en classe pour les autres Régions non concernées par les décisions de fermeture mais les églises et lieux de culte restent clos. Les autres mesures prises auparavant sont maintenues pour les restaurants, les bars, karaoké, etc.

Dix fois plus d'efforts pour la santé publique

Le Chef de l'Etat souligne que l'épidémie de Covid-19 a révélé le manque flagrant d'infrastructures sanitaires dans le pays. Selon les statistiques, la capacité d'accueil des malades de Covid-19 est de 548 malades pour tous les centres hospitaliers, d'où l'utilité de mise en place des centres de traitement à la Covid-19 qui a permis d'obtenir une capacité supplémentaire de 818 malades.

« La santé publique doit être une priorité et j'en ai fait un Velirano devant le peuple malagasy », rappelle le numéro un de l'Exécutif. Sur cette lancée, il annonce la construction en cours de 101 nouveaux CSB II dans tous les Districts dont une vingtaine sera inaugurée bientôt. A cela s'ajoute l'installation de 13 nouveaux hôpitaux manara - penitra dans plusieurs localités comme Ankilizato ou Manandriana, entre autres, en un an et demi.

Le Président assure que le régime multipliera ses efforts par dix pour améliorer la santé publique. Ainsi, il annonce la prochaine importation de scanners pour équiper les hôpitaux publics dans les Régions éloignées comme Taolagnaro, Nosy Be ou Antalaha. « L'heure est à la solidarité. Nous devons poursuivre les efforts déjà effectués et les responsables ont le devoir de corriger les failles », a - t - il conclu.

La Rédaction 

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La faucheuse

La Covid-19, variant sud-africain, tue ! Invisible et criminelle redoutable, la pandémie sème la terreur. Le macabre bilan des morts garde son rythme cadavérique. Madagasikara, pays tropical en prise à des maladies parasitaires, microbiennes, malariennes et virales, subit presque tous les ansdes épidémies auxquelles les responsables sanitaires parvenaient à maitriser sans trop de dégâts.

 

Cette fois-ci, comme la plupart des pays riches ou pauvres, sous d'autres cieux, en proie à la pandémie tueuse de la Covid-19, la Grande île joue gros. On est en pleine bataille. Le Gouvernement n'hésite pas à faire usage avec détermination de gros moyens. L'état de nécessité national, inévitable vu sous l'angle de la crise sanitaire, fut décrété.

L'Etat ne peut pas se permettre le luxe plutôt la fâcheuse imprudence de tergiverser en laissant libre la faucheusede happer brutalement les concitoyens. Dans ce sens, les tenants du régime Orange ne ménagent point les efforts et les moyens pour éradiquer au plus vite le fléau. Ils font appel à la solidarité nationale. Que tous les Malagasy, dignes fils et filles de la Nation, se mobilisent, la main dans la main, dans cette guerre impitoyable.

Contrairement à ce qui aurait dû se produire, la pandémie de la Covid-19 offre malheureusement à certains activistes de l'opposition « l'opportunité » voire « l'aubaine » de planter au pilori les dirigeants du pays. Le moindre faux-pas, s'il en est ainsi, fait l'objet d'un cri au scandale. Sous prétexte d'en vouloir sur la manière avec laquelleles hauts dirigeants du pays gèrent la crise sanitaire, les sbires etmarionnettes de Ravalo tirent aveuglément dans le tas avec des rafales à mille feux. Le numéro Un du pays étant la cible principale encaisse tous les coups. Des coups… bas ! De toute manière, Rajoelina Andry ne se fait pas d'illusion. Ravalomanana Marc, le loser attitré et l'ennemi juré, ne lui laissera point le temps de souffler. Il ne rate pas les moindres occasions pour l'assener. Il se fixe, envers et contre tout, un vil objectif à savoir abattre Rajoelina. Mais au final, l'ancien exilé au pays de l'Arc-en-ciel se trompe de cible, comme toujours d'ailleurs ! Il est en train de viser à côté. Ravalo ne pourra jamais atteindre encore moins abattre « Zandry kely ». Etant donné que la cible est trop haute pour la piètre envergure de son arme, les balles ne parviennent pas àtoucher le leader orange. Mais force est d'admettre que les comportements anti-citoyens de ces ennemis de la Nation compliquent la tâche.

En dépit du bilan des décès toujours alarmant, la tendance du rythme des nouveaux contaminés affiche généralement ces derniers jours une baisse notable et dans certains centres de traitement de la Capitale, les lits se libèrent. Avec l'arrivée récemment de 2000 nouveaux concentrateurs d'oxygène et l'atterrissageau pays très prochainement des vaccins, on peut largement escompter que la situation s'améliorera. En tout cas, il est hors de question de baisser les bras. Quoique cette lueur d'espoir, la faucheuse reste à tout moment une « bête » dangereuse. En perte de vitesse, elle menace toujours.

Au stade actuel du combat, il va falloir redoubler de prudence, d'attention et d'efforts et cela afin de pouvoir casser pour de bon le rythme infernal de la contamination. A bas la faucheuse !

Ndrianaivo

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Eglise catholique - Père Randrianantenaina, nommé évêque de Tsiroanomandidy

Après trois ans sans prélat, un nouvel évêque pour le diocèse de Tsiroanomandidy. Le Pape François a nommé le révérend père Randrianantenaina Gabriel, évêque du diocèse de Tsiroanomandidy, vendredi dernier. Il succède à monseigneur Gustavo Bombin Espino, dernier évêque de cette localité qui a pris son poste à Maintirano en 2017. Avant cette nomination, le père Randrianantenaina a déjà occupé le poste de secrétaire-coordonnateur de la conférence épiscopale.

 

Monseigneur Randrianantenaina Gabriel est né le 26 février 1969 à Tanambe. Après des études primaires et secondaires, il a intégré le petit séminaire d’Ambatondrazaka. En1989, il a fréquenté le séminaire diocésain préparatoire, pour passer ensuite au Grand séminaire philosophique saint Paul apôtre à Antsirabe, et en 1994 au Grand séminaire saint Pierre à Antananarivo. Il est ordonné prêtre le 31 mai 1997 et est incardiné dans le diocèse d’Ambatondrazaka. Il a quitté sa ville natale en 2006, pour prendre sa nouvelle fonction dans le diocèse de Moramanga.

Le père Randrianantenaina est licencié en théologie de l’université catholique de Madagascar. Il est également licencié en philosophie de l’université pontificale urbanienne de Rome.De 1998 à 2000, il est pasteur de San Tammaro di Anosindrafilo, dans le diocèse d’Ambatondrazaka.

De 2003 à 2010 et ensuite de 2015 à 2016, il est responsable du District missionnaire d’Anosibe An’ala. Il est délégué de la pastorale des vocations de 2003 à 2010. Puis, de 2010 à 2015, il est recteur du séminaire interdiocésain saint Jean-Marie Vianney de Moramanga.

Le nouvel évêque de Tsiroanomandidy est également le directeur de publication de l'hebdomadaire catholique « Lakroan'i Madagasikara ».

Anatra R.

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Macabre découverte à Ambondrona - Une voyante assassinée chez elle

Vendredi soir dernier, le corps sans vie d’une femme de 77 ans, qui vivait seule, avait été retrouvé dans son domicile sis à Ambondrona. D’après la Police, la victime était fonctionnaire à la retraite et également voyante de son vivant. La septuagénaire aurait été probablement assassinée. A preuve, elle avait été retrouvée les pieds et les poings liés, tandis que du sang s’échappait de ses narines mais aussi de sa bouche.

 

De plus amples détails sur les circonstances du drame manquent cruellement en ce moment. Le seul élément qui a filtré de l’affaire, c’est que des voisins de quartier de la victime s’étaient alarmés en ne la voyant soudainement plus. D’autant plus que son domicile était anormalement clos. Une information policière indique que c’était un inconnu qui l’a informée par téléphone sur l’affaire, vendredi dernier vers 18h.

Les premiers éléments de l’information certifient que le décès serait survenu dans une période plus récente. En cause, le cadavre n’a pas été encore trop abimé, du moins au premier constat, explique toujours la Police. Seulement, il est encore impossible, du moins dans l’immédiat,  de déterminer le jour exact où la malheureuse avait été assassinée.

Par ailleurs, l’information policière n’a pas indiqué si le ou les tueurs ont volé ou non une somme en numéraire, ou quelques autres objets appartenant à la maîtresse de maison, l’enquête n’étant encore qu’à ses débuts.

En attendant donc que la Police s’exprime officiellement sur cette affaire, gageons que des zones d’ombre planent encore sur celle-ci. La première question qui se pose est de savoir qui aurait bien pu bien s’introduire chez elle pour l’assassiner ainsi de façon barbare.

Hier, les médecins de l’hôpital d’Ampefiloha auraient dû autopsier le corps de la septuagénaire, sauf en cas d’imprévu. Pendant tout ce temps, aucun membre de la famille de la défunte ne se serait toujours pas manifesté dans la journée d’hier. L’affaire est actuellement entre les mains de la Brigade criminelle. En l’espace de deux jours seulement, il s’agit donc de la troisième victime retrouvée morte, assassinée dans sa maison, les deux premiers étant ce couple domicilié à Antaninandro-Ampandrana et donc les corps étaient déjà en état de décomposition fort avancé.

Franck R.

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Football - Eric Rabesandratana succède à Nicolas Dupuis

Le consultant foot pour France Bleu Paris et ancien capitaine du PSG Eric Rabesandratana est nommé sélectionneur provisoire de Madagascar, son premier poste d'entraîneur à ce niveau. Il a réservé sa première réaction à France Bleu Paris.

 

L'ancien capitaine du PSG Eric Rabesandratana devient sélectionneur de Madagascar, son pays d'origine.

Il est nommé de façon provisoire à la tête de l'équipe en remplacement de Nicolas Dupuis, l'entraîneur français qui avait mené la sélection malagasy jusqu'en quarts de finale lors de ses débuts dans la Coupe d'Afrique des Nations en 2019. Madagascar ne s'est en revanche pas qualifiée pour la prochaine CAN qui aura lieu au Cameroun en janvier et février 2022. La sélection malagasy va débuter en juin les qualifications pour la Coupe du monde 2022. Madagascar sera opposée au Bénin et à la Tanzanie.  

France Bleu Paris : Eric, comment vous sentez-vous après cette annonce ?

Eric R. : Je suis très heureux d'assurer l'intérim après le passage de Nicolas Dupuis en tant que sélectionneur à Madagascar. On a fait appel à moi pour prendre le relais en attendant. Je suis plutôt fier et content. Ça va être une tâche difficile parce qu'il n'y a pas beaucoup de temps de préparation. Il reste quasiment un mois pour préparer deux matchs très importants pour Madagascar, les qualifications pour la Coupe du monde 2022 au Qatar. Il faut que l'équipe soit prête. Il faut que les joueurs soient disponibles. Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte. Ça ne va pas être simple mais c'est un beau challenge.

France Bleu Paris : Après avoir été joueur puis consultant, vous voilà entraîneur. C'est une nouvelle aventure !

Eric R. : Je pense que j'étais fait pour ça. Il me manquait juste à exercer un petit peu la fonction. Je l'ai fait en équipe de jeunes, j'ai été adjoint aux Etats-Unis. Ce sera la première fois que je prends en main une sélection donc ce sera une belle expérience. Surtout ce pays, c'est le mien. En termes d'émotion et d'identification, c'est important pour moi. D'ailleurs, je le dis sincèrement, si ça n'avait pas été Madagascar, je ne sais pas si j'aurais tenté l'aventure. Là, c'est Madagascar, c'est particulier pour moi et c'est très important. Ça faisait un petit moment que je surveillais la sélection, j'étais très content du parcours à la CAN. Et puis ensuite, ça a été plus compliqué. Donc, j'espère pouvoir rectifier le tir et redonner un peu de couleurs et de sourire à Madagascar.

France Bleu Paris : C'est une fierté de représenter Madagascar ?

Eric R. : C'est une fierté, bien sûr. Moi, je suis un binational, donc j'ai le côté français et le côté malagasy. Aujourd'hui, l'opportunité se présente à moi d'avoir encore plus d'expérience sur mon côté malagasy et de certainement découvrir encore plus de choses.  Je suis très content et puis ça fait partie aussi de ma construction en tant qu'adulte.

France Bleu Paris : Il y a des échéances qui arrivent très vite, les éliminatoires de la Coupe du monde. Comment vous allez les aborder ?

Eric R. : Il y a deux matchs qui vont arriver. D'abord le Bénin et puis ensuite la Tanzanie. Ça va être très compliqué parce que la préparation est courte. Je connais les joueurs mais je ne les connais pas encore très bien en termes de personnalité. J'ai besoin de connaître les joueurs très rapidement pour avoir un petit peu de ressenti. Il faut que je sorte une liste aussi selon mon intuition et mon sentiment par rapport à ce que j'ai vu sur les matchs que j'ai déjà observés. C'est plein de choses qui vont arriver, des choses passionnantes. Ce sera un travail d'équipe, ce qui permet à tout le monde de s'investir pour la réussite du pays et de la sélection.

France Bleu Paris : L'objectif, c'est d'aller chercher la qualification ?

Eric R. : C'est d'essayer de faire le meilleur parcours possible. On ne va pas faire la fine bouche. On rappelle que la qualification pour la prochaine CAN a été ratée. Du coup, les qualifications pour le Mondial arrivent. Quand vous n'êtes pas qualifiés pour la CAN, ça veut dire qu'il y a quelque chose aussi. Ça veut dire qu'il faut rester humble et se remettre au travail. C'est exactement ce qu'on va faire et on va essayer de tenter notre chance pour cette qualification de la Coupe du monde qui serait une première pour le pays mais surtout quelque chose d'extraordinaire en termes de football. Je pense que tout le monde l'a en tête. Sans se mettre de pression et en prenant du plaisir, je pense qu'il y a moyen de faire un beau parcours, en tout cas.  

(Source : Francebleu)