Les actualités Malgaches du Lundi 02 Avril 2018

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Vote des lois sur les élections - Des députés achetés à coups de couverts et de gîtes luxueux…

Ce jour, la Chambre basse se prononcera sur les projets de lois organiques devant régir les élections à Madagascar. La majorité des voix à l’Assemblée nationale, soit 76 voix, est nécessaire pour faire adopter ces textes organiques et que celles-ci soient transmises au Sénat. La dernière session extraordinaire du Parlement s’est clôturée sur une impasse pour le régime Rajaonarimampianina. Les députés du pouvoir qui insistaient pour faire adopter le texte initial présenté par le gouvernement, avaient dû ajourner le vote du projet de loi organique portant régime général des élections et des référendums ainsi que le projet de loi organique relative à l’élection du Président de la République. 70 députés du Hvm ont adopté cet ajournement contre 68 députés du Tim, du Mapar et des indépendants qui avaient réclamé la poursuite des débats. Notons également que 87 articles du projet de loi organique portant régime général des élections et des référendums avaient été amendés par les députés lors des travaux de commission. 

En préalable à l’examen et à l’adoption de ces projets de loi organique, les députés pro-pouvoir ont été réunis depuis le milieu de la semaine dernière à l’Hôtel Paon d’Or d’Ivato. Alors que la majorité écrasante des Malagasy ont dû se serrer la ceinture durant les fêtes, c’est dans ce cadre idyllique que ces parlementaires à la cravate bleue et leurs familles ont notamment passé les fêtes pascales. Les lois électorales seraient le sujet principal abordé par les parlementaires de la Chambre basse durant ces rencontres à Ivato. Il importe toutefois de souligner que les tarifs en vigueur au sein de ce genre d’endroit n’est pas à la portée du premier quidam venu. Même avec leurs salaires, la plupart des députés de Tsimbazaza ne pourraient pas se payer plusieurs nuitées consécutives dans ce genre d’établissement.  Dans des documents qui circulent sur les réseaux sociaux, il est indiqué les tarifs d’hébergement dans ce complexe hotelier. D’après ce document, la nuitée dans une chambre varie de 80 dollars à 120 dollars, soit 256 000 ariary à 384 000 ariary. Une villa se loue de 450 dollars à  480 dollars soit 1 440 000 ariary à  1 535 000 ariary.  Des chiffres exorbitants qui ne prennent pas en compte la restauration, qui constitue un autre poste de dépenses. La question en tout cas est de savoir qui paie les dépenses de ces parlementaires dans cet établissement haut de gamme et comment ? Les regards des observateurs se tournent vers l’Exécutif. Désireux de s’épargner un nouveau camouflet et de faire passer aux forceps les lois organiques sur les élections, les barons du parti Hvm auraient-ils dans l’idée de caresser dans le sens du poil ces députés Hvm, en leur offrant le couvert et le gîte ? Si ces séjours des parlementaires sont payés par le gouvernement, quid du principe de séparation du pouvoir imposé par la Constitution?  En outre, il est nécessaire de faire remarquer les nombreux va-et-vient de quelques membres du gouvernement dans ce complexe hotelier, depuis que les députés Hvm y sont en réunion. Hier encore, des rumeurs ont affirmé que le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier aurait été aperçu sur place. Des présences qui ont fait ressurgir les rumeurs relatives à l’achat de votes de députés et des distributions d’argent. Pour inciter les parlementaires Hvm et les indépendants à voter, de fortes sommes qui varient de 10 millions à 50 millions d’ariary seraient distribuées suivant le « gabarit » du parlementaire. Notons qu’une liste de 70 députés pressentis pour adopter le texte sans amendements circule sur les réseaux sociaux. Rien ne semble donc pour l’heure acquis pour le Hvm. La session de ce jour s’annonce une fois encore houleuse.La Rédaction

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Pack « HVM » - Résurrection de la dictature et hausse de prix

Trêve pascale n’existe pas sûrement dans le dictionnaire du régime de Rajaonarimampianina. A preuve, c’est durant cette période qu’il a offert en guise de cadeau à sa population la dictature et la hausse vertigineuse du prix à la pompe des carburants. Avant le week-end pascal, le régime actuel a montré à qui de droit qu’il reste le maître en matière de violation de la constitution. Refusant la libre circulation de tout citoyen, la clique de Rajaonarimampianina a interdit le déplacement de l’ex-président de la transition à Mahajanga. Or, sauf erreur de notre part, celui-ci n’a été condamné par la justice malagasy d’une  quelconque interdiction de circuler dans son pays.

En plus, Andry Rajoelina n’est tenu par aucun accord avec qui que ce soit de rester dans un lieu fixe. Malgré ses libertés de mouvements autorisés par la constitution à l’instar de ses concitoyens, l’homme fort du groupement politique MAPAR a été privé de déplacement à la cité des fleurs afin d’honorer l’invitation de Ahmad, président de la Confédération Africaine du Football (CAF) et celle du Magistrat de la ville ainsi que la rencontre avec les forces vives locales dans le cadre de l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar (IEM). Une interdiction qui s’explique par la peur bleue, titrons-nous dans notre dernière livraison, du régime de voir la réalité de son impopularité grandissante au détriment de ce qu’il considère comme adversaire aux élections futures. Cela prouve une fois de plus que ce régime n’accepte pas que d’autres groupements ou personnalités politiques lui fassent ombre avant le rendez-vous crucial et tant attendu de l’année en cours. «  Nous sommes les tenants du pouvoir. Avant le début de la propagande officielle aucun candidat à part le nôtre ne peut rencontrer la population », a lancé, par cette boutade à l’endroit des journalistes, un haut responsable. De la dictature pure, ressuscitée  en période de Pâques.C’est également au cours de cette période que les dirigeants ont fait avaler aux consommateurs la pilule amère de la hausse des prix à la pompe des carburants. Certes, la population s’attend à cette augmentation mensuelle mais elle s’étonne de l’inertie de l’Etat à mettre un coup de frein en stoppant par exemple la dépréciation de la monnaie locale face au dollar. C’est d’ailleurs, selon les observateurs, la solution idoine pour inverser la courbe au lieu d’ordonner les compagnies de distribution locales et les entités parties prenantes à réduire leurs marges bénéficiaires et leurs coûts de services. Des cadeaux empoisonnés que les gouvernés avalent difficilement tout en marmonnant au fond d’eux que la vengeance est un plat qui se mange froid….R. Michel

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Pâques - Deux morts, 29 personnes hospitalisées

La fête de Pâques 2018 semblait moins sanglante par rapport aux années précédentes. Cependant, elle l’était tout de même si l’on se refère au bilan provisoire de l’HJRA, fourni du moins jusque vers les premières heures de la matinée du lundi avec 2 morts et 81 consultations dont 29 personnes ont été hospitalisées.  L’une des personnes décédées serait un malfaiteur ayant subi une vindicte populaire à Itaosy, le dimanche de Pâques même. Les premiers éléments de l’information ont avancé que le suspect aurait été pris en flagrant délit d’agression sur un piéton. Mais la victime a donné l’alerte et cela a mobilisé les riverains. Après s’être lancés à la poursuite du voleur, ces derniers ont fini par le rattraper et ne lui ont donc laissé aucune chance de survie. La dépouille du suspect a été transportée à la morgue de l’hôpital d’Ampefiloha, depuis. Quant à l’autre victime, également un homme, il  avait été mortellement fauché par une voiture, la nuit du 31 mars à Tanjombato.

Mais profitant de la nuit et l’absence de témoins, le véhicule a repris immédiatement sa route après les terribles chocs. Le corps du malheureux avait été également transféré à la morgue de l’HJRA. Toutefois, aucun proche du premier ne se serait toujours pas manifesté. Un cas de délit de fuite comme tant d’autres vécus ces derniers mois dans la Capitale et ses environs.  Quant aux accidents de la circulation, gageons qu’ils n’ont pas été trop nombreux car les urgences n’ont accueilli que 10 blessés, du moins entre samedi et dimanche. La plupart sont des motocyclistes imprudents ayant subi  une chute ou un choc. Des  « runs » improvisés sur les voies rapides de la périphérie comme le By-pass, un phénomène associé à la prise d’alcool, mais aussi des collisions seraient surtout à l’origine de ces accidents. Mais le service des urgences a également signalé des accidents subis par des piétons dont des enfants. La négligence des deux parties, à savoir les automobilistes et les piétons, explique cette situation. Les accidents dits à responsabilité civile ont fait le même nombre de victimes que les accidents de la circulation.  La plupart des cas, les bagarres, toujours  liées à la consommation d’alcool dans des quartiers populaires de la ville, ont fourni le bataillon des victimes. Seules trois d’entre elles ont dû être hospitalisées. Mais des cas d’agression découlant des problèmes conjugaux ont également fait des blessés. Enfin, les accidents sur la voie publique ont également fait près de 10 victimes. La plupart d’entre elles ont fait des chutes vu qu’elles étaient généralement en état d’ébriété. Mais les chutes occasionnées par le mauvais état de l’infrastructure avec tous ces trottoirs défoncés de la ville, les rigoles d’eau de ruissellement non protégées, un phénomène aggravé par l’absence d’éclairage public, seraient à l’origine de ces petits bobos. Ces imperfections ou ce manque d’entretien de ces infrastructures par le pouvoir public, ont donc constitué des pièges pour les personnes âgées mais aussi les mineurs.  Franck Roland

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Prix à la pompe - Et la hausse continue !

Encore 520 ariary à rattraper ! Comme il a été prédit au début du mois de mars, la hausse successive de prix des carburants sera inévitable. Pour ce mois-ci donc, le prix de l’essence et celui du gasoil ont monté de 90 ariary comme au mois de mars. Les prix sont respectivement passés à 4 020 ariary pour l’essence et 3 370 ariary pour le gasoil. Quant au pétrole, le litre revient aujourd’hui à 2 240 ariary, soit une hausse de 40 ariary par rapport au précédent prix. Pour rappel, cette hausse successive résulte du gel des prix durant les deux premiers mois de l’année, alors que le prix du baril sur le marché international a connu une hausse vertigineuse.

Cette mesure de geler les prix à la pompe, durant les négociations entre le Gouvernement et les pétroliers, a en effet généré plus de 30 milliards de pertes pour ces derniers. Et actuellement, ils essaient de récupérer leur dû en appliquant des hausses sur leurs tarifs. Selon les explications apportées par le ministère de l’Eau, de l’Energie et des Hydrocarbures, le coût des carburants aurait dû augmenter de 700 à 1 000 ariary au mois dernier pour pouvoir combler les différences de prix. Mais dans le but de ne pas nuire aux consommateurs, cette hausse a été répartie en tranches. En tout, en deux mois, la hausse administrée par les pétroliers s’élève à 180 ariary. Mais ils devront encore appliquer une augmentation de 520 ariary pour pouvoir atteindre les 700 ariary comme prévu. Et si le rythme actuel est gardé, la hausse pourra s’étendre jusqu’au mois de novembre, sans compter les variations du cours du baril sur le marché international. Avec ces nouveaux prix, les consommateurs devront d’ores et déjà se préparer à une hausse généralisée des prix, plus particulièrement au niveau des frais de transport. Les transporteurs ne vont plus accepter de maintenir les tarifs à leur état actuel alors que les prix à la pompe, eux, ne cesseront d’augmenter.   Recueillis par Rova R.

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L’énième forcing !

Vraiment, le régime entretient, dans ses entrailles, le malin plaisir de faire avaler la couleuvre à son peuple. Il s’apprête, ce jour fatidique du 3 avril 2018, à imposer sa volonté aux concitoyens à travers leurs élus. Le rouleau compresseur est mis en place. Prêt à écraser tout sur son chemin et à faire passer l’inacceptable ou à faire admettre… l’inadmissible, le parti d’Etat HVM, véritable « engin concasseur » démarre. Tandis que les chrétiens, représentant les 2/3 de la population totale du pays, avaient fêté, modestement dans la gaîté et la réjouissance, le dimanche de Pâques et s’étaient accordé un moment de répit le jour suivant, le lundi de Pâques, les barons du HVM, maîtres absolus du pouvoir, prévoient ce jour l’adoption, au forceps, des projets de lois organiques relatifs aux élections. Pour ce faire, les messieurs aux cravates bleues ne négligent aucun détail. D’obscures réunions préliminaires, des mallettes à gogo ! Si pour les pratiquants de la foi chrétienne, les réjouissances de Pâques symbolisent la libération, pour les tenants du pouvoir, une opportunité d’opprimer sinon d’empoisonner son peuple.

En réalité,  c’est devenu une sale manie pour la bande à  Rajaonarimampianina. Il y a six-cent trente-quatre (634) jours, au compteur, de cela, le régime HVM imposait une pilule amère et périmée aux professionnels des médias. Il s’agit du Code de la Communication médiatisée que tout le monde jugeait contraire à la volonté de la Constitution et à l’antipode des intérêts généraux et supérieurs de la Nation. Les tenants du pouvoir faisaient fi de toutes les recommandations émises par l’ensemble des partenaires sociaux, de la classe politique et même de la communauté internationale. Tout a été orchestré pour faire passer, contre vents et marées, ce Code de la honte. Et le Code de la Communication médiatisée fut donc adoubé ! En début de cette année 2018, votre journal souleva le scandale de favoritisme que le régime HVM accorde à une société privée AMETIS  (Agence malgache d’édition des titres et des timbres sécurisés), dirigée, selon la « Lettre de l’Océan Indien » (LOI), par un certain Mbola Rajaonah, un membre du cercle très restreint entourant le couple présidentiel. En effet, l’AMETIS est habilité, par les dispositions exceptionnelles décrétées en sa faveur, de percevoir les droits et taxes nécessaires pour l’obtention de visa à l’entrée de nos aéroports et ensuite les verserait dans la Caisse de l’Etat après avoir « soutiré » une taxe de 35.000 ariary par cas. Une disposition en totale contradiction aux principes généraux régissant le Code général des impôts. Car la perception d’impôts et les diverses taxes relève de la fonction régalienne de l’Etat. Seuls les agents de la Régie financière du ministère des Finances et du budget formellement instruits et affectés aux postes peuvent percevoir les impôts et taxes au nom de l’Etat. Aussi, dans le même chapitre, il est  strictement  interdit d’y imposer une taxe supplémentaire. La Solidarité syndicale de Madagascar (SSM), le Syndicat national des Agents des Impôts de  Madagascar (SNAIM) et la presse locale dont votre journal ont enclenché la sonnette d’alarme, mais, le régime n’en avait cure. Les exemples de diktats inscrits dans le sombre tableau de palmarès de ce régime font légion. Le cas d’aujourd’hui n’est que le fait de l’énième forcing.Ndrianaivo

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Football- Confédération - Africaine Mahajanga se dote d’un bureau de la présidence

Depuis vendredi, une des luxueuses bâtisses de la ville de Mahajanga abrite le bureau du président de la Confédération Africaine de Football (CAF) à Madagascar. Inauguré en grande pompe, ce bureau est placé sous la direction de l’homme de confiance d’Ahmad en l’occurrence Stanislas Rakotomalala, ancien secrétaire général de la Fédération Malagasy de Football (FMF). Quelques heures après la prise en main de son nouveau bureau, Stanislas Rakotomalala nous accorde un bref entretien.

La Vérité : Quelle est la raison de l’installation de ce bureau à Madagascar ?Stanislas Rakotomalala : « C’est le droit du président de la CAF d’avoir cette base dans son pays d’origine. C’est stipulé d’ailleurs dans le statut de la CAF au cas où le président de la confédération résiderait  en dehors de la ville du siège. Etant donné que  ce dernier se trouve au Caire (Egypte), la Caf a établi ce bureau dans la ville de résidence de son président ».L. V : Vous êtes le directeur du bureau, quels sont exactement vos rôles ?S.R : « Sans entrer dans les détails, c’est à moi et à mon équipe, composée de 5 employés cadres, de coordonner le  fonctionnement du  bureau entre autres la correspondance avec le siège ainsi que les fédérations nationales membres de la Caf et évidemment la Fifa ».L.V : La Fédération malagasy en tire ainsi profitS.R : « On peut dire que la Fédération malagasy est favorisée par l’installation de ce bureau sur son sol. Elle peut user ce privilège en cas de besoin, toutefois les autres fédérations sont elles aussi traitées sur le même pied d’égalité ».L.V : L’inauguration s’est déroulée sans encombre vendrediS.R : « Je peux répondre par l’affirmative. Le président de la Caf et les Malagasy en général ont été honorés par la présence des hautes personnalités du football mondial et du continent. Entre autres la secrétaire générale de la FIFA, Fatma Samoura et une vingtaine de présidents de fédération africaine. Toutefois, des invités de marque n’ont pas pu rallier la ville de Mahajanga pour diverses raisons. C’est le cas des légendes vivantes du ballon rond africain et des personnalités malagasy. Néanmoins, le président de la CAF est satisfait du déroulement de l’inauguration et il a reçu les félicitations des invités en installant ce bureau digne de l’instance continentale  »L.V : Certains voient d’un mauvais œil le peu de collaborateurs malagasy autour d’Ahmad... .S.R : « Ecoutez, c’est de la mauvaise langue d’un côté et de l’autre c’est la preuve que le président Ahmad tient parole. En effet, durant sa propagande, il a promis de répartir les employés du siège en 50% de nationalité égyptienne et l’autre moitié aux autres pays membres de la CAF. Deux de ses compatriotes font partie des employés rattachés au siège en Egypte à savoir Nathalie Rabe en tant que directrice de la communication et Lomotsy Ludovic, conseiller juridique du président. Vous n’êtes pas sans savoir d’ailleurs que le népotisme est loin d’être la tasse de thé d’Ahmad… » Recueillis par Rata