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Les actualités à Madagascar du Mardi 01 Décembre 2020

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Ndao Hanavao : Un concept innovant pour le recyclage du plastique appuyé par Rubis Mécénat et Vitogaz

Les équipes de Vitogaz et de l’IFM viennent en appui aux jeunes de Ndao Hanavao

Une exposition collective sur le concept Ndao Hanavao se tiendra du 4 décembre au 10 janvier à l’Institut Français de Madagascar (IFM) Analakely. Elle relatera autour d’un ensemble d’œuvres et d’objets de design, l’histoire de Ndao Hanavao, une aventure collective devenue réalité sur les étapes d’une pratique de recyclage du plastique.

Ils s’appellent Modeste, Francky, Alopha, Sandra… Ils sont âgés de 17 à 20 ans et sont issus des quartiers défavorisés. Mais ce qui les distingue des autres c’est que ce sont des opérateurs économiques en herbes déterminés à réussir dans l’aventure qu’ils mènent dans Ndao Hanavao (Allons innover) le laboratoire d’innovation et de création pour le design social initié à Antananarivo avec l’appui de Rubis Mécénat et Vitogaz Madagascar.

Procédé innovant

Présentés, hier, lors d’une conférence de presse organisée par l’Institut Français de Madagascar (IFM) et Vitogaz Madagascar, ces jeunes encadrés par Ndao Hanavao sont en train de monter une petite unité de transformation de déchets plastiques en laine souple. L’histoire commence en 2018 quand les designers de Polyfloss Factory développent avec le laboratoire Ndao Hanavao le concept de leur machine dénommée Polyfloss avec ces jeunes Malgaches en formation professionnelle et d’une équipe locale afin de mettre en place d’une manière pérenne un atelier d’incubation, d’expérimentation et de formation, destiné à la transformation des déchets plastiques. Polyfloss Factory est en effet un procédé innovant de recyclage du plastique qui s’inspire de la barbe à papa et permet de produire une laine souple qui peut être réutilisée de différentes manières comme isolant thermique, emballages, objets de design et même pour créer du textile. « Dans ce projet, nous utilisons principalement des tubes plastiques de médicament comme le doliprane, l’efferalgan, la vitamine… », explique Carine Ratovonarivo Eco-designer, et coordinatrice du projet Ndao Hanavao. Elle a notamment loué les compétences des jeunes malgaches dans la réalisation de ce projet. A leur actif, ils ont déjà réalisé la laine de rembourrage de la veste de travail de Vitogaz. Un produit qui séduit Olivier Gasbarian, l’Administrateur Général de Vitogaz qui se réjouit, par ailleurs de l’attention particulière apportée au concept environnemental de ce projet. « Ndao Hanavao est un projet qui allie les aspects social, environnemental et économique », a-t-il notamment déclaré.

Valeurs

En effet, la promotion des jeunes défavorisés, la protection de l’environnement et le développement économique sont les principaux axes du projet. D’ailleurs, c’est cet aspect relatif à la protection de l’environnement qui motive l’intervention de Vitogaz dans ce projet. « L’engagement pour l’environnement est une des valeurs de Vitogaz qui fait sien la lutte contre la déforestation », ajoute Olivier Gasbarian, en précisant que le gaz est une des alternatives efficaces à l’utilisation du charbon de bois. L’exposition collective qui se tiendra du 4 décembre au 10 janvier à l’IFM Analakely aura le mérite de dévoiler au public les étapes de ce processus étonnant et novateur de Ndao Hanavao. Elle racontera l’ambition d’un avenir aux modes de vie plus écologiques et solidaires. Un événement à ne pas rater.

R.Edmond.

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« Plateforme Anjaramasoandro » : Nihaona manokana tamin’ny vondrona GEPAT

Nisy ny fihaonana teo amin’ny vondrona GEPAT na « Vondron’ny Mpandraharaha eto anivon’ny Faritan’i Toamasina », sy ny teo anivon’ny « Vovonan’ny Anjaramasoandro » miasa amin’ny fanjariana ara-tsakafo eny am-piasana eto amintsika izay nijoro tamin’ny taona 2017 ary hivondronana orinasa 21 ankehitriny raha 12 teo aloha.

Nohazavain’Atoa Thierry Nohasiarivelo tamin’ireto mpikamban’ny GEPAT ireto tamin’izany ny fomba fidirana mpikambana eo anivon’ny vovonana, ka isan’izany ny fanajana ny fepetra napetraky ny firenana mikambana amin’ny fanajana ny zon’olombelona, ny tsy fampiasana zaza tsy ampy taona, ny tsy fanaovana tsolotra ary fanajana ny lalana misy.

Tena ilaina amin’ny fampiroboroboana ny orinasa ity fandaharanasa « Sakafo any am-piasana » (nutrition au travail) ity ; satria tena hampiakatra ny vokatra vokarin’ny orinasa, ary hampihena ny tahan’ny tsy fahasalamana eo anivon’ny orinasa. Ny tena aretina mateti-pitranga amin’ny mpiasa tsy hamokarany dia ny tosi-drà sy ny voa ary ny diabeta. Azo sorohina amin’ny resaka sakafo tsara anefa ireo aretina ireto mba tsy hitrangany.

Ankoatra izay, dia tena ilaina ny asa mamokatra taorian’iny fihibohana nateraky ny valanaretina Covid-19 iny, ka mpiasa mamokatra lavitry ny aretina no tena ilaina amin’ny fanomezana ny sakafo ara-pahasalamana ho azy ireny.

Malala Didier

 

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Bazar de Noël : Des stands et box à louer chez Laibo Center Analakely

Les stands et box à louer pour le Bazar de Noël se trouvent au premier étage de Baolai Arcade (Laibao)

Les commerçants propriétaires des boutiques de l’Avenue de l’Indépendance se réjouissent. La Commune Urbaine d’Antananarivo ayant décidé d’interdire les grandes foires sur les parkings de l’Avenue, ils vont pouvoir retrouver plus d’affluence que d’habitude car l’accès à Analakely sera plus facile que d’habitude durant les fêtes de fin d’année. Mais que le public se rassure car un bazar de noël aura quand même lieu sur l’Avenue de l’indépendance. Un bazar de Noël d’une autre forme organisé par Laibo Center, le centre commercial du groupe Baolai qui met à la disposition des commerçants une centaine de stands et box à louer à des prix qui défient toute concurrence. « Nous avons décidé de casser les prix de location de ces stands et box pour permettre aux commerçants d’avoir l’opportunité de réaliser de bonnes affaires en cette période d’après confinement », explique Ren Yujie le PDG de Baolai. Comme il s’agit d’un bazar de Noël, il n’y aura pas de caution à déposer pour les locataires durant ce mois de décembre. Le Laibo Center, précisons-le, est un nouveau centre commercial très accessible situé sur l’Avenue de l’Indépendance. L’accès du centre commercial se fait, soit sur l’Avenue de l’Indépendance côté magasin Baolai soit en face du Lycée Rabearivelo. « Ce sont des stands et box spacieux, bien entretenus, propres et sécurisés et surtout à des prix très intéressants », précise le PDG de Baolai. Ces stands s’adaptent à toutes sortes de produits comme la téléphonie, l’électroménager, la mode et accessoires…Les détails concernant ces offres sont disponibles dans un encart publicitaire de ce journal.

R.Edmond.

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Ils ont fait le buzz… : La boîte de Pandore des pervers sexuels est ouverte

Le 27 novembre, après avoir été violée, cette enfant de deux ans a succombé dans le quartier de Tanambao Montombe, à Toliara.

Des ressortissants français, seize selon les premières informations, sont impliqués dans des affaires de détournement de mineurs à Toliara. Mais aussi, des enfants de rue faisaient des attouchements à des petites écolières apeurées, au vu et au su de tout le monde, non loin du tunnel d’Ambohidahy. D’autres prédateurs sexuels se faisant pincer, dont les images sont diffusées sur les réseaux sociaux. Décidément, la boîte de Pandore est ouverte concernant les séries de viols, d’agressions sexuelles et autres perversions innommables, en ce dernier trimestre de l’année.

Chez les spécialistes du sujet, cette flambée des cas partout à Madagascar est due à une prise de conscience nationale. Fini le temps où la peur de l’opprobre suffisait à faire taire les victimes et leurs proches. Fini le temps où quelques têtes de zébus et la pression, dans certains cas des aînés, des « olo be » ou des notables, suffisaient à faire oublier les souffrances des petites abusées. Du Sud, du Nord, de l’Est, de l’Ouest et du centre, des vagues de dénonciation inondent « Facebook ». En réaction, la violence des propos des « facebookers » envers les coupables ne se décrit plus; si bien que le simple navigateur soit tenté de se demander ce qui se passait avant, il y a une année par exemple.

Quand cette prise de conscience généralisée n’était encore qu’une utopie, combien y avait-il de jeunes filles violées qui n’ont jamais vu leur tortionnaire dénoncé ? A se demander si dans le lot de ces violeurs se trouvaient des récidivistes tout heureux du mutisme de leurs victimes. Combien de fois ont-ils profité de ces innocentes sans aucune once de remord ? Au vu du nombre des récentes dénonciations, il suffit de faire un petit calcul pour avoir une projection du nombre des viols passés sous silence depuis.

Par simple truchement des chiffres, en un mois, il y a eu au moins 12 cas de viols et abus sexuels déclarés. D’un étalement sur une année, les cas atteindraient 144 mineures ou personnes vulnérables. Sans oublier les décès dus aux blessures et à la douleur durant l’acte. Alors, il suffit de multiplier ce dernier chiffre par dix pour avoir une petite idée de ce qui se serait déroulé pendant dix ans, soit 1 440 mineures violées et torturées. Parmi elles, il est difficile de concevoir qu’il y ait des bébés de trois mois à un an. Au train où vont les choses, les parents, que ce soit en ville ou dans les campagnes, vont vivre dans une constante terreur d’entendre un jour la pire des nouvelles.

Maminirina Rado

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Ampefiloha : Tale jeneraly sandoka voampaingotry ny polisy

Zatra ny lalan-dririnina noho ny resaka fisandoan’andraikitra sy fampiasana hosoka. Voasambotry ny polisy ny lehilahy iray mpisoloky sady mpisandoka andraikitra. Ny 24 novambra teo dia naharay antso ny « Directeur Général de l’Enseignement Technique et Professionnel » avy amina lehilahy iray mitonona ho « Conseiller Spécial » eo anivon’ny « Présidence de la République » ka nangataka fihaonana tamin’io Tale Jeneraly io. Tsy nisalasala ny Tale Jeneraly nandray an’ity lehilahy ity ny andron’ny 24 novambra io ihany, noho ny anaram-boninahitra nampiasaina. Nilaza ihany koa izy fa « Facilitateur » eo anivon’ny « UNESCO » ka misy « Projet » avy amin’io Vondrona « UNESCO » io izay mitentina efatra tapitrisa Euros ka ny « Ministère de l’Ensegnement Technique » no voafidin’ny Filoham-pirenena hisitraka ilay tetik’asa. Nangataka tamin’ny Tale Jeneraly noho izany ity lehilahy ity mba hametrahany ny « En-tête »-ny Ministera sy hametraka ny soniany amin’ny taratasy izay teny anglisy ranoray. Rehefa lasa ity lehilahy nitionona ho mpanolo-tsaina manokana ity dia nanadihady ny tany anivon’ny fiadidina ny Repoblika ny Tale Jeneraly ka fantatra fa tsy misy eo anivon’ity sampandraharaha ity ny anaran’ity lehilahy ity ary toy izany koa ny teo anivon’ny « UNESCO » izay milaza fa tsy mahalala ny fisian’ilay tetik’asa. Noho izany dia nampilaza ny Polisy ny tale ka rehefa niverina teny amin’ny Birao teo Ampefiloha ilay lehilahy dia noraisim-potsiny. Natao ny fisavana ny Biraony ka tratra tao ny fitombokasem-panjakana maro toy ny an’ny Ministeran’ny Raharaham-bahiny, Ministeran’ny fitanterana, fitomboka an’ny fiadidina ny Repoblika, toy izany koa ny an’ny « Consul honoraire de Madagascar » any Singapour. Tratra tao amin’ny biraony ihany koa ny antotan-taratasy maro izay mampiseho ho tale jeneraly eo anivon’ny Ministera ny tenany. Rehefa nohadihadiana ny momba izany moa ity farany dia niaiky fa nampiasa ireo fitombon-kase ireo noho ny fiaraha-miasan’ny « Association House of Madagascar » izay tantanany amin’ireo Ministera voalaza ary misy kosa ny nambarany fa tsy tadidiny ny nahatonga izany tao amin’ny biraony. Marihina fa tsy manana fijoroana ara-dalàna io « House of Madagascar » io. Nahitana « Cartes de visite » maromaro izay milaza ny tenany ho mpanolo-tsaina manokana eo anivon’ny « Présidence » sy amin’ny Ministeran’ny Indostria ihany koa teny aminy. Rehefa nampitahana tamin’ny Kasem-panjakana tena izy ireo hita tao amin’ity lehilahy ity dia hita fa hosoka ihany koa ireo. Nanao fanamarihana ihany koa ny avy ao amin’ny fiadidina ny Repoblika fa tsy mpiasa ao amin’ny fiadidiany ity lehilahy ity. Voalaza koa fa efa misy Didim-panjakana manafoana ilay « Service » lazainy fa maha mpanolo-tsaina azy.Niaiky ity lehilahy ity fa nisandoka ireo andraikitra ireo. Nambarany nefa fa efa mpanolo-tsaina manokana teo anivon’ny « Service Civique » an’ny fiadidina ny Repoblika ny tenany. Natolotra ny fitsarana omaly ny raharaha. Omaly hariva dia fantatra fa notazomina am-ponja eny Antanimora ilay mpisoloky.

Yv Sam

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Gala des entreprises : Focus sur la résilience et l’innovation, cinq prix attribués aux méritants

Remise de trophées aux entreprises méritantes, lors du gala des entreprises de vendredi dernier.

Transformer les problèmes engendrés par la crise en opportunité. C’est le défi qu’ont relevé certaines entreprises, cette année 2020, selon Thierry Rajaona du GEM (Groupement des Entreprises de Madagascar), lors du Gala des entreprises, qui s’est tenu le 27 novembre dernier au Carlton Anosy. En effet, les entrepreneurs présents à cet événement ont mis en avant l’importance du télétravail. « Pour beaucoup d’entreprises, le télétravail a été initié durant la crise. Mais même aujourd’hui, elles poursuivent cette méthode pour le bien-être de leurs salariés, pour favoriser l’innovation, qui est au cœur du développement des entreprises. Il faut développer davantage l’esprit d’innovation. Nous souhaitons tous une relance économique pleine d’innovations réussies en 2021, pour assurer le développement économique du pays », a soutenu le représentant du GEM. De son côté, le Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) a célébré la résilience des entrepreneurs. L’objectif de ce département est d’ailleurs de favoriser un secteur privé plus fort et plus résistant pour que 2021 soit une année entrepreneuriale. A noter que durant le gala des entreprises, des trophées ont été attribués aux firmes méritantes. On peut citer le trophée Finances et le trophée Communication qui ont été attribués à l’ACEP ; le trophée Vert et le trophée Consommateur à STAR ; et le trophée Produit à ENELEC. Par ailleurs, des trophées spéciaux ont été attribués par le MICA à Easylink, Floribis, Drogemad et Sipromad.

Antsa R.

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Football- Ibrahim Amada : Deuxième du top but sur Bein Sports

En fin de contrat avec le club qatari de Al Khor, Ibrahim Amada a de fortes chances de rempiler pour la nouvelle saison; tant il a fait parler de lui au cours des qualifications des Coupes d’Afrique des Nations.

Après avoir été l’auteur du meilleur but de la CAN 2019 en Egypte, Amada a carrément fait mieux cette année avec ce missile contre la Côte d’Ivoire qui lui a valu la seconde place du top but sur Bein Sports.

Une belle carte de visite. Un exploit en fait car le classement concerne toutes les Coupes des Nations et outre l’Algérien Mahrez qui a gagné la première place, d’autres joueurs de renom figurent dans ce top 10 avec notamment l’Uruguayen Edinson Cavani ou le Chilien Arturo Vidal sans oublier cette tête piquée de l’Ivoirien Sébastien Haller au match aller contre les Barea.

Si ce n’est pas un exploit, cela ferait bien une belle carte de visite à même de lui offrir un grand club. Comme il se plaît bien au Qatar, ce ne serait pas un problème pour ce jeune homme de 30 ans qui a franchi toutes les étapes.

Une carrière tissée pas à pas dès son jeune âge. Ibrahim Amada a débuté très jeune à l’Académie Nationale des Sports à Ampefiloha avec déjà un réel talent. La politique de l’établissement de l’époque permettait d’ailleurs de former les jeunes talents avec un encadrement de premier choix pour ne citer que celui du regretté Mick Andrianasy en football.

Sans club. Un passage de courte durée car Titi Rasoanaivo qui est parti à la chasse des meilleurs jeunes, a réussi à le convaincre de rejoindre la formation de génération des moins de 13 ans.

Un apprentissage dans les règles avec effet immédiat car dans cette course aux pépites, l’Académie Jean Marc Guillou lui a aussi fait une offre par le biais de son antenne à Madagascar en l’occurrence l’Académie Ny Antsika.

Ibrahim Amada est ensuite parti en Algérie où il a tout de même galéré avant d’atterrir au Mouloudia d’Alger qui lui a permis de franchir un nouveau palier. Comme tout se sait et notamment dans le milieu du football musulman, Al Khor lui a offert un pont d’or. Depuis, il est devenu une pièce maîtresse du club qatari.

Comme il fallait renouveler son contrat, il a rejoint momentanément les rangs des joueurs sans club de Nicolas Dupuis. Ce qui justifie quelque peu son entrée tardive lors du match à Abidjan. Une grossière erreur car Ibrahim Amada a remis un peu d’ordre au milieu de terrain. C’est grâce à son travail défensif que les Barea ont pu limiter la casse au stade d’Edimpé et que tout compte fait, il aurait été mieux de le mettre dans le onze de départ.

Clément RABARY

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Ministère de la Justice : Vaste chantier de réforme pour 2021

La Justice malgache face aux enjeux et défis de l’émergence est un énorme chantier qui attend le ministère responsable à partir de l’année prochaine.

2020 est une année de pandémie. Elle est synonyme de ralentissement pour l’administration, voire d’arrêt définitif des activités. Le ministère de la Justice, en particulier, compte alors miser sur l’année prochaine pour poursuivre les réformes engagées et accélérer les programmes établis. Cette année coïncidera, d’ailleurs, avec le début du mandat des nouveaux membres du conseil supérieur de la magistrature, instance-clé qui est stratégique dans la réforme. Le tempo sera donné à ce niveau.

Carrière. « Une nouvelle stratégie sera à adopter au niveau du conseil supérieur de la magistrature dans le cadre de la réforme en cours au niveau de la Justice », a indiqué le secrétaire général du ministère de la Justice, Herilaza Imbiki. Cette stratégie concerne essentiellement, selon ce dernier, la mise en place de critères objectifs pour la notation annuelle des magistrats et la gestion rationnelle de la carrière des magistrats, ainsi que le respect de l’éthique et de la déontologie dans le cadre de l’exercice du métier. L’objectif, par ailleurs, est de se focaliser également, selon toujours le numéro 2 du ministère, sur la prise en main de la protection de l’indépendance de la magistrature par le biais de la mise en œuvre de différents programmes de réformes au niveau du conseil supérieur de la magistrature.

Assainissement. L’autre partie sensible du dispositif, notamment l’École nationale de la magistrature et de greffe, sera, elle aussi, touchée par la réforme. Le ministère compte la réorganiser à partir de sa mouture actuelle pour « mieux faire face à ses défis », a soutenu le secrétaire général du ministère de la Justice, qui, lui, a déjà piloté la direction de la formation au niveau de cette école. L’assainissement, la neutralité et la transparence des concours seront alors, entre autres, les défis au niveau de cette école. Le ministère de la Justice, qui compte y faire un chantier énorme pour son programme en 2021, veut rehausser la réputation de l’école en mettant de l’ordre au niveau de son accès. L’école a fait beaucoup de bruit sur des affaires de corruption. Mais, le ministère compte y mettre fin. Un décret portant réorganisation de l’école devrait être publié d’ici peu pour avancer dans cette direction, a-t-on indiqué.

Humanisation. Mais le cœur du dispositif ne sera pas en reste pour le programme de réforme du ministère. La réforme structurelle sera poursuivie, a affirmé le secrétaire général du ministère. Et de poursuivre que « l’harmonisation de l’interprétation des textes, l’humanisation des décisions des magistrats, le suivi au niveau de toutes instances de l’appareil judiciaire » seront également à renforcer. Par ailleurs, selon toujours Herilaza Imbiki, le ministère s’en tient beaucoup au projet sur l’accessibilité de la Justice. A ce sujet, des projets de construction de nouvelles infrastructures sont déjà en cours et seront poursuivis en 2021 pour rendre la justice plus accessible. Les magistrats, également, devraient, selon le secrétaire général du ministère, multiplier leur tournée administrative ou tenir des audiences foraines, pour servir à proximité des usagers.

Rayonnement. Et l’autre volet sur lequel le ministère compte mettre un accent particulier pour l’année prochaine concerne son rayonnement international. « La Justice malgache compte renforcer sa participation sur la scène internationale et également développer des partenariats au niveau extérieur », a lâché Herilaza Imbiki. Durant cette année, par exemple, un juge malgache a été élu pour siéger auprès de la Comesa, si d’autres magistrats malgaches sont, quant à eux, reconduits pour travailler au niveau des Nations Unies, un autre vient de revoir une confirmation pour rester membre du conseil consultatif de l’Union Africaine sur la lutte contre la corruption.

Rija R.

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Madagascar : Sècheresse – Des coupures d’eau un peu partout dans le pays

La température moyenne est considérablement élevée, dans toutes les régions de Madagascar. La sécheresse sévit, non seulement dans les régions Sud mais également dans les hauts plateaux. Les coupures d’eau sont très fréquentes et quasi permanente.
Pour le quartier d’Itaosy, district d’Antananarivo Atsimondrano, une solution est envisagée par le ministère de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. Cette solution consiste à l’installation des citernes, estimés au nombre de 120 pour approvisionner le quartier et ses environnants d’eau. Des camions citernes seront mis en place, également dans d’autres zones victimes du même problème d’approvisionnement d’eau.
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Madagascar : Des vols reliant la France et Madagascar seront disponibles bientôt

Les fêtes de Noël et de fin d'année approchent. A l'occasion, le gouvernement annonce l'ouverture temporaire du ciel de Madagascar, entre le 12 décembre 2020 et le 19 janvier 2021 pour les liaisons Antananarivo - Paris, passant par Addis Abeba.
Plusieurs raisons, dont rapatriement ou encore rapprochement familial seront valables pour obtenir un visa entre ces deux dates. Les mesures continuent d'être strictes, avec la France qui est actuellement en pleine phase d'une deuxième vague de Coronavirus et est fait partie de la zone rouge. Des tests PCR se feront au moins à 72h avant le départ, ainsi qu'à l'arrivée.
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Mutinerie à la prison de Farafangana - Le ministre de la Justice donne carte blanche aux sénateurs

«  Il n’y a rien à cacher ». Le Garde des Sceaux et ministre de la Justice a réagi hier à l’initiative de la majorité des sénateurs au mandat finissant de former une commission d’enquête dont une des sections devra se charger d’étudier l’affaire de la mutinerie survenue à la prison de Farafangana au mois d’août dernier. « Je ne vois aucun problème à ce que quiconque mène une enquête ou des investigations sur les faits qui s’y sont déroulés », a ainsi affirmé Johnny Richard Andriamahefarivo interviewé par les journalistes en marge d’une visite de courtoisie de l’ambassadeur de la République populaire de Chine hier. Jouant la carte de la transparence, le numéro Un de Faravohitra indique que si certains veulent mener des investigations sur les faits qui se sont déroulés à Farafangana, à savoir dit-il, l’évasion d’environ quatre-vingt détenus, le vol d’armes et les troubles qui s’ensuivirent, la poursuite des évadés et les morts durant les échauffourées, il ne trouvait rien à y redire car cela permettra de clarifier les faits. Une manière pour le ministre de la Justice de donner carte blanche aux sénateurs majoritaires à la Chambre haute qui souhaitent ouvrir des enquêtes sur cet épisode dramatique dans l’histoire de l‘administration pénitentiaire du pays. Sur un autre domaine, la nouvelle ambassadrice de la République populaire de Chine, Guo Xiaomei a rendu une visite de courtoisie au Garde des Sceaux et ministre de la Justice de Madagascar, hier.  La nouvelle représentante diplomatique de la Chine à Madagascar, avait pour rappel, présenté ses lettres de créance au Président de la République malagasy Andry Rajoelina le 11 novembre dernier. C’est le premier poste d’ambassadeur occupé par cette dame qui fut déjà conseillère permanente au niveau de l’Organisation des Nations-Unies à New-York, et a également déjà été directrice au niveau du ministère des Affaires étrangères chinois. Elle a déjà eu l’occasion de séjourner à Madagascar en étant membre d’une délégation chinoise venue visiter le ministère de la Justice. Les échanges et les dialogues entre les deux parties ont été très « enrichissants ». « Nous sommes d’accord sur beaucoup de points », explique la diplomate chinoise. La coopération dans le domaine judiciaire entre les deux pays a été au cœur des discussions. Cette coopération revêt diverses formes, notamment les visites et les échanges humains des personnels judiciaires et aussi des séminaires et de renforcement des capacités de nos deux pays dans le domaine judiciaire et aussi des travaux sur des accords et des traités entre nos pays. La rédaction

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Ouverture partielle des liaisons aériennes - Cinq vols sous haute surveillance

Rapatriement, rapprochement familial, obligations professionnelles...Pour toutes ces raisons, les autorités gouvernementales de Madagascar ont décidé cette semaine, la reprise des vols spéciaux, après près d’un mois de suspension pour permettre aux ressortissants malagasy de revenir au pays. Suite à une recrudescence de la pandémie de coronavirus avec la deuxième vague assez intense en Europe, le Président de la République malagasy, Andry Rajoelina a décidé de suspendre tous les vols de rapatriement pour éviter que cette deuxième vague ne se répande dans la Grande île. Ainsi, pour cette ouverture partielle des liaisons aériennes, les cinq vols entrant d’Air Madagascar seront alors surveillés de très près pour éviter toute nouvelle propagation de la Covid-19 dans le pays. Toutes les conditions sanitaires mises en place au début des vols de rapatriement restent toujours d’actualité. Comme pour tous les vols spéciaux auparavant, tous les passagers devront présenter les résultats d’un test PCR négatif à la Covid-19 de moins de 72heures avant l’embarquement de même qu’au débarquement. A l’arrivée dans la Grande île, ils effectueront ensuite un nouveau test PCR à l’aéroport. « Les passagers seront toujours tenus de respecter un confinement obligatoire dans un établissement hôtelier jusqu’à l’obtention du résultat du test. Cette durée peut aller jusqu’à quatre jours », précisent les responsables. De plus, les interdictions d’entrée pour les personnes en provenance des 16 pays à risque émises par l’Aviation civile de Madagascar (ACM) sont toujours en vigueur. Les passagers en provenance de l’Allemagne, de la Belgique, de l’Espagne, de la France, de l’Italie, des Pays-Bas, de la Pologne, du Royaume-Uni, de la Russie, de l’Ukraine, des Etats-Unis, de l’Inde, du Brésil, du Maroc mais aussi de l’Argentine et de l’Iran ne pourront pas débarquer à Ivato. Paris ne sera alors qu’un point de ralliement, tout comme Addis-Abeba. Il faut noter qu’Air Madagascar ne dispose que d’un droit de trafics sur Paris et Marseille, et non dans plusieurs villes de l’Europe. C’est pourquoi, la compagnie malagasy va collaborer avec d’autres compagnies aériennes dans la réalisation de ces vols spéciaux. Ainsi, le premier vol aura lieu le 12 décembre prochain , en partance de Paris pour rejoindre la Capitale. Les réservations et les achats de billet peuvent déjà se faire.         Rova Randria

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Filière lait - La production annuelle à doubler

6 millions de litres de production annuelle d’ici trois ans. Le programme national d’entrepreneuriat baptisé « Fihariana », en collaboration avec FIFAMANOR et SOCOLAIT, développe la filière lait à Madagascar. Les trois parties ont lancé hier à Andranomanelatra, Antsirabe, le projet FANORO ou « Fanatsarana ny ombivavy be ronono ». En effet, la production laitière actuelle n’arrive pas encore à combler tous les besoins de la population. En termes de statistiques, la quantité de production se chiffre encore à trois millions de litres par an dans la Région de Vakinankaratra. Un Malagasy consomme en moyenne 2,8 litres de lait par an, alors que les Mauriciens en consomment annuellement jusqu’à 30 litres par habitant. C’est pour cette raison que le Gouvernement améliore le rendement des éleveurs pour doubler la production annuelle. « Nous sommes encore au stade de 3 millions de litres de production par an. Dans cette première étape, ce seront donc 3 000 éleveurs indépendants et inclus dans des chaînes de valeur qui sont ciblés. Une production de 6 000 000 de litres est attendue grâce à ces actions pour l’amélioration de la filière, et cela à travers le renforcement des stations d’insémination artificielle existantes, l’équipement des techniciens et la formation des éleveurs. La vision commune aux trois entités est d’appuyer l’amélioration des conditions de vie des éleveurs, tout en assurant un approvisionnement continu de lait sur le marché national. L’entreprise SOCOLAIT s’assurera de l’accompagnement des éleveurs déjà sous contrats avec elle, tandis que le programme Fihariana leur offre des financements pour développer leur activité », explique Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Dans un premier temps, les actions du projet FANORO se concentreront sur Vakinankaratra et Analamanga qui représentent les Régions pilotes. L’expansion du projet sur les autres Régions est déjà programmée dans un futur proche. A cet effet, les éléveurs vont procéder à l’insémination artificelle sur 3 000 vaches dont 1 000 d’entre elles durant la première année afin de donner naissance et d’améliorer davantage la race. « On ambitionne deux tiers du taux de réussite de l’insémination artificielle, c’est-à-dire qu’au moins 2 000 vaches vont donner naissance et développer davantage la filière. A noter que les vaches norvégiennes donnent 20 litres de lait par jour, alors que celles de race malagasy se limitent encore à 5 litres de production journalière », poursuit le ministre de tutelle. Solange Heriniaina

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« Laibao Center » Analakely - Le rendez-vous de Noël a déjà commencé !

Pour mieux appréhender le marché qui est toujours en constante évolution, les centres commerciaux de renom rivalisent d’ingéniosité. A l’instar du  « Laibao Center » à Analakely, où un « Bazar de Noël spécial » est organisé sur une surface de 2 000m² au 1er étage de son bâtiment. « Une centaine de stands sont déjà disponibles à la location, sans caution et pour une durée d’un mois. Pour les intéressés, le prix de la location est à partir de 800 000 ariary par stand pour un mois », dixit un responsable. Les divers renseignements sont à recueillir sur le site web « www.baolai.mg » et sur la page Facebook baolai (ou au 033 37 968 88 pendant les heures de bureau). Avec ses deux accès, en partant d’en face de l’EPP Analakely pour finir sur l’Avenue de l’Indépendance, la circulation est très pratique dans l’enceinte de l’établissement. En bonus, les divers articles de premier choix de la société Baolai sont en promotion jusqu’au 15 janvier 2021. « Il y en aura pour tous les budgets et tous les goûts dans tous nos show-rooms, que ce soit au Bazar be Toamasina, à Soarano et à Analakely. Le panel de choix est vaste : climatiseurs portatifs, Smart TV et téléviseurs LED disponibles entre 19 et 100 pouces (garantie 1 an), panneaux solaires mono et polycristallins, subwoofers, Gsm, synthétiseurs, tables de mixage, réfrigérateurs, fours à micro-ondes, machines à laver, etc. », explique toujours le responsable. Pour rénover son intérieur ou tout simplement offrir un beau cadeau aux êtres chers, Baolai répond aux attentes du public !

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Météorologie - Averses à Antananarivo, pluies provoquées à Fianarantsoa

Un grand soulagement pour les Tananariviens, la Direction générale de la Météorologie et la JIRAMA. Si la semaine dernière, une provocation des pluies a été prévue à Antananarivo pour alimenter les barrages hydrauliques à Andekaleka et Tsiazompaniry, les averses se sont enfin abattues dans la Capitale depuis lundi. Ce type de temps va se poursuivre jusqu’en fin de semaine. Sur ce, l’opération « pluie provoquée » est donc annulée pour le moment. « Pour l’instant, tout le monde peut profiter de ces averses. Toutefois, la tenue d’une nouvelle opération sera planifiée selon la demande de la réserve d’eau venant de ces rivières », soutient Rivo Randrianarisoa, chef prévisionniste au sen de la Direction générale de la Météorologie. Contrairement à cela, une opération de provocation des pluies a été lancée dans la ville de Fianarantsoa. L’équipe des techniciens de la Météorologie et de la JIRAMA est à pied d’œuvre depuis hier. « Toutes les conditions sont déjà réunies pour provoquer des pluies comme la formation des nuages. L’opération est déjà lancée et nous attendons l’évolution de la situation jusqu’à vendredi », poursuit ce chef prévisionniste. « Nous espérons obtenir un bon résultat », poursuit-il. Cependant, en cas d’échec, une autre opération sera programmée. Selon une estimation, le tarif varie entre 15 et 21 millions d’ariary. Et effectivement, la location d’un avion servant à l’ensemencement des nuages s’avère la plus coûteuse.En rappel, à cause du manque de précipitations dans le pays, les réserves d’eau ne sont plus actuellement suffisants pour couvrir le besoin de la population, autant dans l’approvisionnement en eau que dans la production d’électricité. De plus, le niveau des températures a fortement augmenté, atteignant jusqu’à 41°C dans quelques Régions de l’île. Pour remédier à ce manque de pluie, la Direction générale de la Météorologie, en collaboration avec la compagnie de distribution d’eau et d’électricité, a donc décidé de lancer une opération aérienne pour provoquer des pluies, prévue en ce début du mois de décembre. A vrai dire, l’expression « pluies artificielles » est inappropriée. Elle peut prêter à confusion pour les gens qui sont tentés de croire qu’on peut fabriquer des pluies. Or, le fait de les fabriquer est impossible.Anatra R.

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Lutte contre le trafic d’espèces sauvages - Plus de 24 000 tortues saisies en six ans

En voie de disparition. Les tortues font partie des espèces endémiques menacées d’extinction à Madagascar, notamment avec les nombreux cas de trafic enregistrés ces dernières années. Une fois récupérées auprès des trafiquants, les tortues saisies sont confiées à la Fondation « Turtle survival alliance (TSA), laquelle se charge à la fois de leur réadaptation, soins et préparation à la réintroduction en milieu naturel. « Nous existons depuis 2010, mais nos centres de conservation et de réadaptation des tortues saisies ont été opérationnels depuis 2014. Plus de 24 000 tortues y sont prises en charge depuis », informe le Dr Herilala Randriamahazo, coordonnateur national de la TSA Madagascar. « Au début, nous avons prévu que le processus de réadaptation dure 6 mois, mais ce n’est pas le cas au final avec les divers critères à considérer. Aucun relâchement en milieu naturel des tortues n’a pu se faire depuis », ajoute ce responsable. Toutefois, le processus du premier relâchement est déjà déclenché. 1 000 tortues en seront concernées d’ici la fin de l’année, selon les prévisions. Notons que les centres de réadaptation de la TSA Madagascar se trouvent dans les Régions Atsimo- Andrefana et Androy, lieux d’habitation naturels des tortues.La communauté impliquéeUn tabou en train de disparaitre. Le braconnage des tortues est considéré comme « fady » dans la Région Sud de Madagascar, lieux d’habitation naturels des tortues. Mais certains commencent à bafouer ce tabou, notamment durant la crise sanitaire et avec le pullulement du commerce illégal des ressources naturelles. Pour y remédier, la TSA implique la communauté dans la conservation des tortues. « Notre approche de gestion communautaire consiste à former les membres de la communauté à prendre soin des tortues dans les centres de réadaptation locaux et leur enseigner l'importance de la conservation de la biodiversité. Cela renforce le sens des responsabilités de la communauté à protéger les tortues contre les trafiquants d’espèces sauvages et les braconniers. De plus, cette implication de la communauté explique en partie le taux de survie élevé, soit 95%, des tortues dans les centres. En tant qu’espèces endémiques, les tortues constituent l’un des attraits les plus prisés pour l’industrie éco touristique de la Grande île. Leur valeur sur les marchés illicites en fait également une cible importante pour le trafic d'espèces sauvages national et international.Patricia Ramavonirina

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Crise collective de l’Ambalavelona à Mananara-Nord - Vers la fermeture temporaire d’une école privée

La crise collective de possession dite de l’Ambalavelona” et touchant des élèves, en majorité des jeunes filles, fait parler d’elle à Mananara-Nord. L’école privée Mamafisoa d’Antanambaobe est actuellement touchée de plein fouet. Cette situation est susceptible de conduire à sa fermeture temporaire annoncée pour vendredi prochain, et du moins après les examens du 4 décembre prochain.  A entendre dire une source auprès de la Gendarmerie, ce n’est pas la première fois que cet établissement scolaire a été le théâtre de telle crise de possession d’élèves. La dernière en date remonte le matin du lundi 30 novembre dernier. Selon toujours les récits de cette source auprès de la Gendarmerie, les élèves se trouvaient dans la cour pour la cérémonie de l’hymne au drapeau national lorsque 8 jeunes filles étaient subitement entrées en transe !  “Du coup, la directrice de l’établissement a informé l’organisation mixte de conception ou OMC sur cette situation”, confie cette source.Sur la foi de cette information, l’OMC locale a pris une série de mesures : des membres de cette entité ont effectué une descente sur place, c’est-à-dire à Antanambaobe, hier. Il y eut aussi cette décision afin de procéder à cette fermeture temporaire de l’école à compter de vendredi prochain. En attendant, l’OMC élargie a convoqué une réunion avec les parents d’élèves afin d’étudier les décisions à prendre, mais aussi pour dresser un bilan de la situation qui prévaut actuellement sur place.L’OMC Mananara-Nord a déjà prévu se réunir le 23 novembre dernier afin de chercher une solution à ce phénomène qui met l’école Mamafisoa d’Antanambaobe dans la tourmente. Puisque la brigade de Mananara-Nord a été le théâtre d’un accident, décision fut prise pour reporter cette réunion pour le 30 novembre dernier.A chaque période de l’année, les crises de l’Ambalavelona concernent les établissements scolaires des Régions, mais rarement dans la Capitale. A part le Sud-ouest, le Nord-est est souvent durement touché avec un phénomène qui fait vraiment peur car tend à faire tache d’huile.Franck R.

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Sport U- Université d’Antananarivo - Formation en basket à 3 et rugby à VII pour les étudiants

Dans le cadre de la relance du sport U, la direction de l’office des sports et de la culture de l’université d’Antananarivo organise une formation en rugby à VII et en basketball FIBA 33 aux étudiants de l’université d’Antananarivo, les 2, 3 et 4 décembre 2020. Ce stage aura lieu grâce à l’association Eka, qui œuvre dans la sensibilisation de la participation des jeunes au développement et le projet FIBA 3x3 de la Fédération malagasy de basketball. Une attestation sera délivrée à l’issue du stage de formation qui sera chapoté par le Malagasy Rugby et la Fédération malagasy de basketball.« Nous avons choisi le basketball 3 contre 3 car c’est une discipline vecteur de solidarité et d’engouement entre jeunes passionnés de la discipline», relate Kiady Rabarijoelina, premier responsable de la vulgarisation de la discipline au sein de la FMBB.Quant au rugby, déjà c’est un sport olympique et il peut aussi contribuer à la relance du sport universitaire. Rappelons qu’une sélection de l’université d’Antananarivo a participé au tournoi Orange Women 7’s qui s’est tenu au stade Maki Andohatapenaka. L’équipe de l’université a vraiment épaté les techniciens de la fédération pour un début dans une compétition fédérale. Pour revenir à la formation, seuls deux participants par mention peuvent prendre part au stage, et ce seront les mentions présentes qui pourront participer aux différentes compétitions universitaires en 2021.« Afin de redynamiser le sport universitaire et regagner sa place dans l’instance fédérale, il faudrait commencer par ces deux disciplines. En effet, 80% de l’équipe nationale sont issues des équipes universitaires. Ainsi, il faut donner aux jeunes les moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs à commencer par les formations », avance le responsable de l’office des sports et de la culture de l’université.La formation théorique se déroulera les 02 et 03 décembre (9h-12h) et le 04 décembre (9h-12h) elle sera axée sur la pratique et les jeux ludiques (mise en situation) avant de procéder à la remise de certificats en présence de la Fédération malagasy de basketball, du Malagasy Rugby,  du président de l'université d'Antananarivo, du représentant de la Maison des sports et de l’ambassadeur de France.Elias Fanomezantsoa

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Gouvernement-Députés : Face-à-face le 15 décembre prochain

L’ordre du jour de l’Assemblée nationale a été rectifié pour la période du vendredi 27 novembre au samedi 28 novembre. Ainsi, pour le face-face entre les membres du gouvernement et les députés, prévu ce jour, il a été reporté au 15 décembre prochain. Le lieu est toujours maintenu, à savoir au CCI-Ivato. Par contre, à cette date prévue, dans la matinée, ce sont la commission des Finances et du Budget et la commission de la Santé Publique qui ont pris leur place. Portant notamment sur le projet de loi n°012/2020 du 30 septembre 2020 autorisant la ratification de l’accord de prêt relatif au financement du projet d’amélioration des résultats nutritionnels, conclu le 24 juin 2020 entre la République de Madagascar et l’association internationale de développement IDA-financement additionnel et le projet de loi n°015/2020 du 15 octobre 2020 autorisant la ratification de l’accord de prêt relatif au financement du programme d’appui des politiques de développement pour la riposte à la pandémie de Covid-19 à Madagascar, conclu le 8 septembre 2020 entre la République de Madagascar et l’association internationale pour le développement.

Programme d’appui. Dans l’après-midi, en séances plénières, un projet de loi n°012/2020 du 30 septembre 2020 autorisant la ratification de l’accord de prêt relatif au financement du projet d’amélioration des résultats nutritionnels, conclu le 24 juin 2020 entre la République de Madagascar et l’association internationale de développement (IDA), financement additionnel. Ainsi qu’un projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt relatif au financement du programme d’appui des politiques de développement pour la riposte à la pandémie de Covid-19 à Madagascar, conclu le 8 septembre 2020 entre la République de Madagascar et l’association internationale pour le développement (IDA).

Recueillis par Dominique R.

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Science : Madagascar révèle le « Falcatakely Forsterae »

Une représentation imaginée et dessinée du « Falcatakely Forsterae ».

« Falcatakely Forsterae » vient de bouleverser les certitudes scientifiques sur les espèces volatiles de l’époque mésozoïque, il y a 65 jusqu’à 250 millions d’années, et il a vécu à Madagascar. La raison est qu’auparavant, les chercheurs ont toujours émis la théorie selon laquelle la variété des oiseaux de cette époque était homogène au niveau des becs. Cette découverte vient d’ouvrir d’autres champs possibles. En effet, le « Falcatakely Forsterae » possède un bec plus profond et long par rapport aux espèces contemporaines dominantes. Selon les scientifiques, cette nouvelle espèce serait un trait d’union entre les espèces modernes et les théropodes non volants. Pour pouvoir prouver ces hypothèses, deux universités américaines se sont associées, l’Ohio University, dirigée par le professeur Patrick O’Connor et la Stony Brook University dirigée par le professeur agrégé Alan Turner. La nouvelle a été diffusée dans la revue scientifique Nature. Pour rendre hommage à Madagascar, les scientifiques ont utilisé le malgache et le latin pour nommer le volatile. Selon les premières informations, il a la taille d’un corbeau. Il faisait partie d’un groupe d’oiseaux dénommé “Enanthiornites”. Ces espèces côtoyaient des dinosaures comme le tyrannosaure ou le velociraptor.

Maminirina Rado

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Antsiranana : Tension entre la mairie et le CDF

Cela fait trois ans que la « guerre froide » entre le magistrat de la ville de Diégo-Suarez et les membres du Comité de Développement du Fokontany (CDF) a été déclarée. Un différend loin d’être achevé car le dialogue des sourds s’installe. Créé par le maire vers la fin de l’année 2016, dans le but de développer le fokontany et de réaliser des projets, le CDF devient désormais « un moyen d’exploitation». En effet, les membres du CDF ne reçoivent ni matériel ni soutien budgétaire de la part de la mairie. Maigrement assistés, ils sont obligés d’utiliser les moyens du bord. Selon les dires d’un président du comité d’un fokontany, « le maire n’a pas tenu sa promesse. Depuis la création du CDF, il nous a promis de fournir des équipements, notamment des ordinateurs, des imprimantes afin que nous puissions accomplir notre devoir. On est en 2020, jusqu’ici le matériel n’est toujours pas entre nos mains ». De ce fait, les infrastructures des quartiers reculés ne sont pas réhabilitées alors que les revenus des fokontany s’accumulent.

Les quartiers périphériques en subissent les conséquences. Les ruelles ne sont pas bitumées, les buses et canaux d’eaux usées abritent les insectes nuisibles et les rats. Par conséquent, les quartiers périphériques sont victimes d’odeur nauséabonde. La santé des habitants est également menacée, alors qu’une demande a été effectuée par un président du comité de développement de Fokontany l’année dernière, « le CDF a besoin de financement. L’aide sera utilisée pour le nettoyage des rues. Car on sait très bien que cette rue est très utilisée au quotidien ».

Les fontainiers sources de revenus. Les bornes fontaines et les lavoirs publics sont les principales épines dorsales de l’économie d’un quartier. Selon les informations recueillies, un fokontany est doté d’au moins deux fontainiers. Une borne amasse plus de 19 500 ariary par jour. Donc, en un mois, elle accumule plus de 465 000 ariary. « La somme obtenue est versée au BCPI. Pourtant, nous ne recevons ni accusé de réception, ni reçu. Nous ne connaissons pas le numéro de compte. Lorsque nous demandons le numéro, on ne nous donne pas de réponse satisfaisante », témoigne un des membres du CDF. Suite à cette situation, bon nombre d’entre eux refusent de verser les bénéfices. Cette manifestation irrite le maire. Lors de la réunion qui s’est tenue au début du mois de novembre, le magistrat de la ville a haussé le ton. Dès lors, le torchon brûle, l’entente n’est plus cordiale entre la mairie et le CDF.

Antsiranana est devenue un théâtre de conflit entre deux entités. Cette situation engendre un blocage dans le développement de la ville.

Iss Heridiny

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Musique classique : Concert en faveur des enfants défavorisés

Le Quatuor Squad parmi les têtes d’affiche.

Trois formations, 18 musiciens et 20 choristes, ce beau petit monde offre un concert caritatif en faveur des enfants défavorisés.

Quatuor Squad, Madagascar Orchestra et Chœur Miangaly monteront sur la scène du Tranompokonolona Antsirabe le 5 décembre 2020. Un concert classique avec la participation de la pianiste aux doigts de velours Mirana Randria. En cette période de l’année, l’esprit de partage et de compassion est à son summum. Faire ce qui est en son pouvoir pour apporter de la joie aux autres et pour joindre l’utile à l’agréable, c’est un grand concert de musique classique qui se tiendra donc avec la crème de la musique classique dans la ville d’eaux. Le répertoire se fera avec les incontournables de la musique classique du monde mais également une panoplie de surprises si l’on se fie à la combinaison de ces trois formations à l’affiche.

Si le quatuor Squad n’est plus à présenter, cette bande n’a cessé ses activités malgré le confinement. Effectivement, Ravo Raboanarison et sa bande, très actifs sur les réseaux sociaux, ont assuré également des concerts en ligne pour pouvoir égayer les temps moroses de la pandémie. Pour ce concert, la bande ne change pas. Ravo Raboanarison au premier violon, Andry Robison au deuxième violon, Hervais Rabarison à l’Alto et Kiady Rakotomalala au violoncelle, l’ambiance promet déjà des étincelles. Pour Madagascar Orchestra, ce concert entre complètement dans le cadre de sa découverte. Effectivement, ce groupe fraîchement formé a donné son concert inaugural au mois de novembre. Bien qu’il ait commencé récemment, Madagascar orchestra rassemble en son sein plusieurs têtes connues dans le milieu. Le chœur Miangaly est également apprécié dans le microcosme de la musique classique. Entre les morceaux classiques habituels, la formation a également fait ses preuves dans le style negro spiritual.

Zo Toniaina

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Novemberock 8 : Rheg réédite son exploit

Rheg enflamme la scène.

Euphorique, c’est le moins que l’on puisse dire de novemberock de Rheg. Pour cette huitième édition, le public a été au rendez-vous. Dimanche dernier, l’Ikm Antsahavola a été investi par les inconditionnels du rock malgache.

Pour ce week-end, le public a beaucoup rajeuni mais les éternels fans de rock pur y étaient également, et le concert a été annoncé comme mouvementé et agité. Rheg avait promis du deathrash et ce défi a été relevé. Rehg et sa bande ont tenu parole. Dès les premières notes jouées par les quatre musiciens, toute la salle a été foudroyée par les riffs et les sons tonitruants des guitares mais aussi la voix puissante du vocaliste. Une bonne ambiance de 4 heures, avec comme entracte des prestations acoustiques, histoire d’égayer les convives tout en permettant aux musiciens de reprendre leur souffle avant de revenir à l’attaque. Jaykee, Tsila, Rehg, Hubb et Titan ont tout donné.

Evidemment, les titres phares du groupe s’enchaînaient au plus grand plaisir du public. « Raozy », « Kafara », « Emmorheg » et « Coronavirus » ont été repris en chœur. Une belle occasion pour le groupe de finir cette année en beauté, car ce mois de décembre marque leur retour en studio afin de préparer un nouvel opus. Une mise en bouche du prochain rendez-vous avec cette bande car cette nouvelle année 2021, le groupe Rheg projette de célébrer ses 20 ans de scène.

Zo Toniaina

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Education nationale : Construction de 59 EPP et CEG manara-penitra

« Les travaux pour le développement de l’Education avancent à une vitesse grand V ». C’est ce qu’a annoncé hier la ministre de l’Education nationale, Sahondrarimalala Marie Michelle, lors de la cérémonie de lancement officiel de l’année scolaire 2020 – 2021. Les autorités ont choisi l’EPP-CEG manara-penitra Soamandrakizay pour débuter officiellement la nouvelle année scolaire. Un établissement scolaire nouvellement construit qui reflète l’ambition du président Andry Rajoelina d’offrir une éducation décente pour tous les  » Zanaka Malagasy « . En effet, la ministre de l’Education nationale a annoncé hier que 15 EPP et CEG manara-penitra ont été construits dans le courant de cette année 2020. Tous ces établissements ouvrent leurs portes dès cette année scolaire. 240 enseignants spécialisés vont être affectés au niveau de ces établissements pour offrir le meilleur enseignement aux élèves. En outre, Sahondrarimalala Marie Michelle a aussi fait savoir que 59 autres EPP et CEG manara-penitra vont aussi être construits incessamment dans tout Madagascar. « Les travaux vont débuter ce mois de décembre », a-t-elle annoncé.

Projet pilote. Le président Andry Rajoelina et son épouse Mialy Rajoelina ont honoré de leur présence la cérémonie de lancement officiel de la nouvelle année scolaire qui s’est déroulée hier à l’EPP-CEG manara-penitra Soamandrakizay. Lors de cette occasion, le Chef de l’Etat a réitéré que l’éducation représente une priorité des priorités. « Cet établissement à Soamandrakizay sera un projet pilote en matière de modernisation de l’enseignement », a-t-il annoncé. Et de réitérer que l’objectif est de mettre en place un enseignement de proximité, et de faire en sorte que les élèves n’auront plus à parcourir plusieurs kilomètres pour se rendre à l’école. L’EPP-CEG Soamandrakizay est le premier établissement scolaire public offrant une scolarité dès l’âge de la préscolaire jusqu’à la classe de 3e. La nouvelle infrastructure est équipée d’une infirmerie, une bibliothèque, une cantine scolaire, un terrain de sport mixte et un espace de loisirs. Par ailleurs, l’électricité du bâtiment est alimentée essentiellement par système solaire. Grâce à une collaboration avec l’UNICEF, l’établissement a été doté d’un tableau interactif pour permettre aux enfants d’apprendre les cours de manière ludique. « Cette technologie sera installée au niveau de tous les EPP et CEG manara-penitra pour accorder une égalité de chance à tous les enfants », a déclaré le président Andry Rajoelina. Au total, 7738 élèves sont inscrits dans toutes les écoles manara-penitra existant dans tout Madagascar. Pour cette nouvelle année scolaire, tous les établissements vont être dotés de dictionnaires, ainsi que de kits et de manuels scolaires. En outre, l’inscription aux écoles publiques sera gratuite car l’Etat a pris en charge les frais d’inscription.

Davis R

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Arnaques par « sms » : L’auteur finalement appréhendé

Il aurait fallu recourir à l’expertise et aux ruses des limiers de la police pour l’alpaguer. Lui, c’est l’auteur des faux « sms » promettant monts et merveilles à ceux ou celles qui les reçoivent. Du genre véhicule tout terrain ou un Sprinter. Des lots supposés être des cadeaux offerts par une quelconque société soupçonneusement très généreuse. Il a été finalement appréhendé, hier, à Anosibe Angarangarana.

En effet, son modus operandi demeure le même à chaque fois. Il envoie un petit message, truffé de fautes, mentionnant au passage que la personne titulaire du numéro a gagné à un quelconque tirage au sort fait par une telle ou telle société et, par la suite, être l’heureux titulaire d’un véhicule dernier cri. Une entreprise généralement située à des kilomètres de celui qui reçoit le sms. Il invite alors celle-ci à appeler un soi-disant numéro d’un responsable pour plus d’informations. C’est là, dans la mesure où la victime tombe dans le piège et compose le numéro, qu’il plante ses griffes en extorquant de l’argent, par différents moyens très convaincants. Et au moment où sa victime sort enfin de sa rêverie, c’est déjà trop tard !

Si l’on se fie aux nombres des personnes, tous azimuts, qui se plaignent d’être victimes de ce « sms », sur les réseaux sociaux, durant tout ce temps, l’on peut estimer que celles-ci se chiffrent par centaines, voire des milliers. D’ailleurs, le communiqué de la police mentionnait que les locaux de la police débordaient de plaintes de ce genre. C’est pourquoi, les policiers de la brigade criminelle d’Anosy ont sorti les grands moyens pour débusquer l’auteur de cette escroquerie à grande échelle. Selon toujours la police, après le traçage du numéro et enquêtes en tous genres, les limiers ont fini par trouver sa trace, à Anosibe, chez sa copine. « Ce n’est pas une mince affaire puisque le gars change d’adresse et de numéro de mobile tout le temps », indique-t-on dans le communiqué. Menotté et embarqué, il passera sûrement sous les feux roulants des questions des enquêteurs, dans les locaux de la BC, et sera déféré au Parquet d’ici peu de temps.

Dans la même lancée, les forces de l’ordre invitent tout un chacun à être vigilant face à ce genre de filouterie.

m.L

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Secteur minier : Nombreuses communes ne bénéficient pas de ristourne

Les représentants des collectivités territoriales décentralisées, lors de l’atelier organisé par le ministère de tutelle à Anjozorobe.

Des projets d’exploitation minière sont mis en œuvre dans des communes rurales, notamment dans des zones plus reculées.

Cependant, nombreuses sont les communes qui ne bénéficient ni de ristournes ni de retombées socio-économiques de ces projets à cause de la méconnaissance des lois régissant le secteur minier et le développement des exploitations minières illicites. Raison pour laquelle, le ministère des Mines et des Ressources Stratégiques a organisé un atelier de consultations publiques concernant la révision du code minier, qui s’est tenu la semaine dernière dans le district d’Anjozorobe. En effet, celui-ci a une forte potentialité en matière de ressources minérales.

Code minier à réviser. Dans le cadre de cet atelier, le maire de la commune rurale de Marotsipohy, en la personne de Holland Rajaonarivelo, a soulevé qu’il ignore les droits et obligations de sa collectivité territoriale alors que le site d’Ankaraoka est réputé pour les exploitations minières. Il en est de même pour Onja Ignace Misaharivony, le maire de la commune rurale d’Ambohibary Vohilena. « Nous ne percevons pas encore de ristournes et de redevances minières servant à développer notre commune », a-t-elle ajouté. Il est à noter que des maires et des membres des Conseils municipaux des 19 communes localisées dans le district d’Anjozorobe ainsi que des représentants des services déconcentrés locaux, ont participé activement à cet atelier. A cette occasion, le ministre de tutelle, Fidiniavo Ravokatra, a réitéré que le code minier doit être révisé étant donné que certains dispositifs qui y sont inscrits, ne sont plus conformes au contexte actuel. « Cet atelier de consultations publiques a permis de recueillir les propositions des acteurs locaux pour améliorer le cadre législatif par le comité technique se chargeant de la rédaction et de l’amélioration du code minier. Entre-temps, c’était également une occasion d’identifier les problèmes rencontrés par ces différents acteurs locaux sur place », a-t-il enchaîné.

Rôle important. Il faut savoir que les collectivités territoriales décentralisées jouent un rôle important dans l’amélioration de la gouvernance du secteur minier. Toujours dans le cadre de cet atelier, de nombreuses thématiques ont été présentées aux participants. On peut citer, entre autres, les ristournes et les redevances minières que les communes peuvent percevoir, le développement du secteur de la petite mine, la délivrance des autorisations d’exploiter et les dispositions réglementaires régissant les activités aurifères ainsi que la coordination entre l’exploitation minière et le foncier ou l’environnement. Par ailleurs, le ministre de tutelle a soulevé que la lutte contre les exploitations minières illicites se poursuit. Le but est d’avoir plus de retombées économiques positives de l’exploitation du secteur extractif.

Navalona R.

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Foot-Amical : Défaite de l’ex-Scorpion face au FC Ambiance

L’équipe dirigée par Dezy Monstre est allée chercher la défaite à Antalaha.

Le FC Ambiance confirme son hégémonie dans son jardin. Avec un petit compte à régler et un statut à confirmer, le grand club d’Antalaha a pris sa revanche sur le club des anciens joueurs nationaux regroupant les joueurs de l’ex-Club M et ex-Scorpion, lors du match amical qui s’est tenu ce dimanche sur le stade municipal d’Antalaha. La bande à Jimmy Konde s’est incliné devant le club local sur le score de 4 buts à 0.

Les anciennes gloires ont marqué le premier but à la 18e minute par Tahiana, ex-Ravinala. Il a fallu attendre la 38e minute pour que le FC Ambiance ait égalisé le score. Les locaux ont continué sur leur lancée. Ils ont encaissé deux autres buts dans les dernières minutes de la première mi-temps. Score à la pause 3-1. A la seconde partie, Voavy Amisy a réduit l’écart, plus précisément à la 73e minute (3-2). Quelques minutes plus tard, FC Ambiance a tenté et a trouvé un autre pion (4-2). Les visiteurs ont essayé de remonter la pente, mais leur réaction tardive n’était pas suffisante. Et c’était sur ce score que les deux formations se sont séparées. Une belle revanche pour FC Ambiance, battu par la bande à Menakely par 3 à 2 lors du match aller en 2019 dans la capitale.

«Cette défaite s’explique par la fatigue des joueurs après un long voyage. Pourtant, nous étions très satisfaits de ce match et de l’accueil de la population d’Antalaha », a fait savoir Philibert dit Fify. L’équipe de l’« Ancien joueur national » est composée par Jimmy Kondé, Dezy Monstre, Rija Juvence, Elysé, Jaozara Bruno, Anthony, Fify et tant d’autres. Ils rencontreront Buffalo Atamob FC pour leur prochain match dans quelques jours à Ambohimanambola. Dans l’autre rencontre, c’était toujours le FC Ambiance qui a remporté le gros lot de 10 000 000 ariary, en s’imposant face au FC Top lors de l’ultime tir au but (4 à 2) en finale de la catégorie jeune. Des responsables étatiques de la région ainsi que Nicolas Dupuis et sa femme ont honoré ce match de leur présence.

Manjato Razafy

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Kere dans le Sud : Prise de conscience sporadique

Le kere dans le Sud est une réalité. Ce n’est pas qu’une vue de l’esprit. Depuis Tana, la situation de nos compatriotes peut apparaître irréelle, mais pourtant, la famine et la malnutrition ont fait des centaines de victimes. L’Etat a commencé à se mobiliser en mettant en place des centres de récupération nutritionnelle, le BNGRC a coordonné les aides matérielles au niveau national, réceptionnant tous les dons faits par des particuliers. Mais ce sont les organisations internationales comme le PAM ou l’UNICEF qui ont apporté les contributions les plus importantes. Cependant les associations caritatives malgaches ou étrangères ne sont pas restées de marbre. Les efforts de tous ceux qui sont sur le terrain sont méritoires et soulagent grandement les souffrances de cette population dans la détresse.

Kere dans le Sud : Prise de conscience sporadique

L’élan de solidarité des Malgaches pour leurs compatriotes du Sud n’a pas été aussi massif que l’on attendait. Il est vrai que les difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne ne leur permettent pas de se soucier comme ils l’auraient voulu de cette catastrophe humanitaire. Le drame a ému nos amis de la Réunion qui n’ont pas hésité à venir en aide aux sinistrés du Sud de la Grande île Une semaine de mobilisation a commencé le 23 novembre pour se terminer hier. Le bilan a été présenté et 560 318 Euros de promesses de don ont été reçues. Cela permettra d’acheter de la nourriture qui sera distribuée à la population, mais aussi de mener des opérations pérennes en finançant des projets agricoles. C’est vers le ciel que se tournent les yeux des hommes et des femmes de la région actuellement. Le temps est toujours aussi désespérément sec. Des semences ont été distribuées, mais elles n’ont pas été mises en terre puisque cela ne servira à rien. La prise de conscience est réelle, mais elle ne se matérialise que de manière sporadique.

Patrice RABE

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Conjoncture politique : Vers un mois de décembre sous tension

L’on entame le premier jour du mois de décembre. Un mois traditionnellement connu comme le mois des cadeaux pour les enfants, celui des fêtes de fin d’année, mais aussi et surtout un mois censé être, conventionnellement celui de la trêve politique.

Vu la conjoncture politique du moment, le risque d’un mois de décembre sous tension n’est pas à écarter. L’évènement qui s’est produit à Soavinandriana Itasy, dimanche dernier, risquerait de déclencher les hostilités. Pour rappel : l’ancien président Marc Ravalomanana a été interpellé par les Forces de l’ordre alors qu’il venait d’assister à un culte religieux à l’Eglise FJKM Soavinandriana. Une interpellation que le numéro Un de l’empire Tiko n’entend pas laisser passer sous silence. En effet, face à l’échec ou au manque de résultat palpable (c’est selon) de ses lieutenants, en l’occurrence les députés Fidèle Pierre Razara et Hanitra Razafimanantsoa qui n’ont pas réussi à percer lors de leurs tournées régionales, « Dada » décide de prendre les choses en main en multipliant les descentes sur terrain. Depuis vendredi, il était en tournée dans l’Itasy et Bongolava et a improvisé des réunions politiques, notamment à Tsiroanomandidy, Ankadinondry Sakay et Soavinandriana. La nouvelle stratégie adoptée par l’ancien président est d’effectuer une descente le jour du marché dans les communes et districts pour faire passer un message politique. Mais à l’instar de ce qui s’est passé à Soavinandriana, les chefs district et les autorités locales ont vite découvert la machination. Désormais, organiser une descente sur terrain risquerait d’être une mission impossible pour le clan Ravalomanana.

Magro Behoririka. Nul n’ignore d’ailleurs qu’en cette période où le processus électoral est déjà enclenché avec les sénatoriales qui auront lieu dans 10 jours, les réunions politiques sont formellement interdites sur toute l’étendue du territoire. Une disposition que les partisans du Tiako i Madagasikara et les leaders du Rodoben’ny Mpanohitra hoan’ny Demokrasia eto Madagasikara (RMDM) prévoient d’ignorer. En effet, d’après les informations, ces derniers ont multiplié les réunions de préparation ces derniers temps. A l’exemple de la rencontre qui s’est tenue dans le Fokontany d’Amborogony, à Toliara, dans la capitale de la Région Atsimo-Andrefana samedi dernier, où l’on a vu la présence d’un ancien ministre et des représentants du parti HVM. En effet, en ce mois de décembre, l’opposition est en train de préparer des manifestations au niveau de plusieurs grandes villes. Une source proche du Tiako i Madagasikara a même laissé entendre que l’organisation d’une grande manifestation au Magro Behoririka est envisagée dans les jours qui viennent. Pendant la période de Transition de 2009 à 2013, ce site a été le lieu sacré des revendications des « Zanak’i Dada ».

Enquête parlementaire. Pour leur part, Rivo Rakotovao et le « Hery Vaovao hoan’i Madagasikara » favorisent une opposition institutionnelle. Pas plus tard qu’hier, le Sénat a adopté une proposition de résolution prévoyant la création d’une commission d’enquête parlementaire qui travaillera sur quatre dossiers brûlants. En l’occurrence l’affaire des doublons de cartes d’identité nationale lors de la dernière élection présidentielle, l’affaire de l’évasion qui s’est produite à Farafangana, la gestion des fonds COVID, ainsi qu’une autre affaire relative à l’importation d’armes à feux. Bon nombre d’observateurs estiment toutefois qu’ouvrir une enquête parlementaire sur l’existence d’éventuels doublons de CIN, deux ans après la prise de fonction du président élu pourrait être considéré comme irrationnel. D’autant plus que la Chambre haute envisage aussi d’adopter une proposition de loi contre l’ordonnance présidentielle portant sur l’organisation, le fonctionnement et les modalités de nomination des sénateurs. La semaine dernière, en marge des Journées des régions, le Premier ministre, Ntsay Christian a lancé un appel au calme afin d’éviter les tensions politiques en cette période de campagne électorale. Reste à savoir si la trêve politique sera respectée pendant la période de fin d’année.

Davis R

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WASH et réduction de la malnutrition : Le Soanambo au cœur d’un projet à forte pertinence

C’est un regard nouveau qui sera sans doute posé dorénavant sur le Soanambo ou fruit à pain. Ce fruit qui pousse en abondance dans l’Est et le Sud-Est de Madagascar reste, à ce jour, très mal exploité, voire gaspillé, alors qu’il s’agit d’un fruit à forte valeur nutritionnelle qui peut se poser en solution au problème de malnutrition à Madagascar.

Les initiateurs du projet Soanambo For Life en sont, en tout cas, plus que convaincus. Il s’agit d’un projet pilote qui se focalise sur l’approche intégrée WASH (eau-assainissement-hygiène) et la réduction de la malnutrition, et qui consiste en la plantation de Soanambo dans deux régions de Madagascar : l’Atsinanana (Brickaville comme première zone d’implantation) et l’Atsimo-Atsinanana, à Farafangana. Le choix de ces régions n’a pas été fortuit, puisqu’il s’agit de régions où le Soanambo existe en abondance, et où, paradoxalement, le taux de malnutrition chronique est élevé. Dans ce projet pilote, le Soanambo est transformé, à maturité, en farine sans gluten avec des qualités exceptionnelles pour la nourriture, notamment celle des enfants malnutris. « Le Soanambo peut très bien être un aliment de base, au regard de ses valeurs nutritionnelles importantes, par rapport au riz auquel les Malgaches sont habitués », explique KenLee Randrianarisoa, directeur général de l’entreprise Soanamad, qui prend le lead de ce projet, et qui produit déjà de la farine de Soanambo depuis 2018 dans son usine sise à Toamasina.

 Qualité nutritionnelle exceptionnelle. Le Soanambo a déjà fait l’objet de recherches scientifiques, à Madagascar et dans d’autres universités étrangères. Des échantillons ont été envoyés à l’Université de Manitoba au Canada par Soanamad, pour la confirmation et l’identification de ses macro et micronutriments, mais également ceux encore sous-exploités. Les recherches ont alors mis en lumière les qualités nutritionnelles exceptionnelles du Soanambo : riche en fibres et contenant de nombreux autres nutriments (protéines, acides gras et une multitude de vitamines, minéraux et oligoéléments), le Soanambo a une haute teneur en eau, jusqu’à 80% à 85%. Le produit obtenu à partir du fruit à pain, en l’occurrence la farine de Soanambo, garde toutes les qualités nutritionnelles et s’utilise facilement pour de nombreuses recettes. Le Soanambo est, cependant, un fruit hautement périssable. La viabilité des fruits à pain ne durant qu’environ mois, la majorité des productions est jetée, à défaut de pouvoir les conserver et les transformer. Certaines régions en produisent pourtant jusqu’à 80 000 tonnes par an.

Plusieurs dimensions. A travers le projet Soanambo For Life, le fruit à pain est mis en valeur de plusieurs manières. En effet, outre l’apport nutritionnel qu’il offre, l’arbre à pain a également l’avantage de pouvoir pousser dans différents types de sol. Par ailleurs, il dispose non seulement d’une forte capacité de rétention d’eau et d’enracinement, protégeant de l’érosion, mais également d’une capacité d’absorption du dioxyde de carbone. Ces caractéristiques de l’arbre à pain, ainsi que les possibilités de reforestation à long terme, donnent au projet une dimension environnementale non négligeable.

Sur le terrain, la composante agricole du projet Soanambo For Life se consacre alors à la plantation du fruit à pain et à la transformation des fruits en farine, tandis que la composante WASH, avec l’appui technique de l’ONG internationale WaterAid, se focalise sur la gestion intégrée des ressources en eaux, incluant la protection des ressources en eau alimentant les champs sélectionnés, celles des bassins versants protégeant les sources, et le choix de plantes et arbres capables de retenir fermement les bassins versants afin d’éviter les glissements de terrain. S’y ajoutent la sensibilisation et la formation des populations.

 Intersectoriel. Le projet, dans sa dimension intersectorielle, voit l’adhésion de plusieurs acteurs, notamment la Royal Academy of Engineering de Londres qui finance le projet ; l’entreprise Soanamad ; l ’ONG internationale WaterAid ; l’Office National de Nutrition (ONN) ; l’Ordre des ingénieurs de Madagascar, ainsi que la Queen’s University de Belfast, en Irlande du Nord ; l’Université de Manitoba et ITC alliances for Action.

Hanitra R.

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« Huit mesures pour vivre ensemble » : La slameuse malgache Beau en collaboration avec sept artistes étr...

La slameuse malgache Beau posera ses huit mesures d’engagement.

Le racisme et la discrimination persistent toujours dans les différents pays. Les hommes de couleur, notamment les noirs, en sont les principales victimes. Cette triste réalité inspire bon nombre d’artistes. Certains élaborent des projets pour sensibiliser les jeunes. Le projet «Huit mesures pour vivre ensemble » est un des projets parmi tant d’autres.

Dans « Huit mesures pour vivre ensemble », chaque artiste écrit huit mesures et chante sa partie sur une même chanson dont la mélodie a été composée par Thibault. « Dans les huit mesures, on invite les gens à se donner la main, à dire non à la discrimination ou à toute incitation à la haine ou à la violence, car les noirs subissent beaucoup de discriminations encore ici. C’est une initiative d’un rappeur qui s’appelle Georgio, depuis la décapitation de l’enseignant Samuel Paty », a fait savoir l’un des organisateurs.

Beau, la slameuse malgache participera à ce projet. Tellement remplie de talents, elle est vite tombée dans le collimateur du réalisateur du projet. L’expérience de Beau était à sa faveur. Elle a été manager du collectif Art 2 la plume Tana pendant un an à Madagascar, Art 2 la plume Tana est composé de trois slameurs comoriens (Antoyui, Abdou et Ansoir) avec qui elle a fait le tour de Madagascar en 2018 et 2019. Mais elle a dû rejoindre son foyer en France, en étant obligée de quitter ses camarades et la Grande île. Cela ne les a pas empêchés de continuer à travailler ensemble. D’ailleurs, Beau a toujours fait partie du collectif. Beau accompagnera sept artistes de nationalités différentes qui participeront au projet tel que Georgios né à Kinshasa d’une mère congolaise et d’un père hellénique, Mister Thib né dans les Alpes d’origine Corse et savoyarde, skors16, originaire du Cap-Vert, Dawta d’origine réunionnaise, née en France, mais aussi Elvira, Licio, le Franco-marocain K.Raba et le Guadeloupéen PasKal.

Iss Heridiny

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Conjoncture politique : Vers un mois de décembre sous tension

L’on entame le premier jour du mois de décembre. Un mois traditionnellement connu comme le mois des cadeaux pour les enfants, celui des fêtes de fin d’année, mais aussi et surtout un mois censé être, conventionnellement celui de la trêve politique.

Vu la conjoncture politique du moment, le risque d’un mois de décembre sous tension n’est pas à écarter. L’évènement qui s’est produit à Soavinandriana Itasy, dimanche dernier, risquerait de déclencher les hostilités. Pour rappel : l’ancien président Marc Ravalomanana a été interpellé par les Forces de l’ordre alors qu’il venait d’assister à un culte religieux à l’Eglise FJKM Soavinandriana. Une interpellation que le numéro Un de l’empire Tiko n’entend pas laisser passer sous silence. En effet, face à l’échec ou au manque de résultat palpable (c’est selon) de ses lieutenants, en l’occurrence les députés Fidèle Pierre Razara et Hanitra Razafimanantsoa qui n’ont pas réussi à percer lors de leurs tournées régionales, « Dada » décide de prendre les choses en main en multipliant les descentes sur terrain. Depuis vendredi, il était en tournée dans l’Itasy et Bongolava et a improvisé des réunions politiques, notamment à Tsiroanomandidy, Ankadinondry Sakay et Soavinandriana. La nouvelle stratégie adoptée par l’ancien président est d’effectuer une descente le jour du marché dans les communes et districts pour faire passer un message politique. Mais à l’instar de ce qui s’est passé à Soavinandriana, les chefs district et les autorités locales ont vite découvert la machination. Désormais, organiser une descente sur terrain risquerait d’être une mission impossible pour le clan Ravalomanana.

Magro Behoririka. Nul n’ignore d’ailleurs qu’en cette période où le processus électoral est déjà enclenché avec les sénatoriales qui auront lieu dans 10 jours, les réunions politiques sont formellement interdites sur toute l’étendue du territoire. Une disposition que les partisans du Tiako i Madagasikara et les leaders du Rodoben’ny Mpanohitra hoan’ny Demokrasia eto Madagasikara (RMDM) prévoient d’ignorer. En effet, d’après les informations, ces derniers ont multiplié les réunions de préparation ces derniers temps. A l’exemple de la rencontre qui s’est tenue dans le Fokontany d’Amborogony, à Toliara, dans la capitale de la Région Atsimo-Andrefana samedi dernier, où l’on a vu la présence d’un ancien ministre et des représentants du parti HVM. En effet, en ce mois de décembre, l’opposition est en train de préparer des manifestations au niveau de plusieurs grandes villes. Une source proche du Tiako i Madagasikara a même laissé entendre que l’organisation d’une grande manifestation au Magro Behoririka est envisagée dans les jours qui viennent. Pendant la période de Transition de 2009 à 2013, ce site a été le lieu sacré des revendications des « Zanak’i Dada ».

Enquête parlementaire. Pour leur part, Rivo Rakotovao et le « Hery Vaovao hoan’i Madagasikara » favorisent une opposition institutionnelle. Pas plus tard qu’hier, le Sénat a adopté une proposition de résolution prévoyant la création d’une commission d’enquête parlementaire qui travaillera sur quatre dossiers brûlants. En l’occurrence l’affaire des doublons de cartes d’identité nationale lors de la dernière élection présidentielle, l’affaire de l’évasion qui s’est produite à Farafangana, la gestion des fonds COVID, ainsi qu’une autre affaire relative à l’importation d’armes à feux. Bon nombre d’observateurs estiment toutefois qu’ouvrir une enquête parlementaire sur l’existence d’éventuels doublons de CIN, deux ans après la prise de fonction du président élu pourrait être considéré comme irrationnel. D’autant plus que la Chambre haute envisage aussi d’adopter une proposition de loi contre l’ordonnance présidentielle portant sur l’organisation, le fonctionnement et les modalités de nomination des sénateurs. La semaine dernière, en marge des Journées des régions, le Premier ministre, Ntsay Christian a lancé un appel au calme afin d’éviter les tensions politiques en cette période de campagne électorale. Reste à savoir si la trêve politique sera respectée pendant la période de fin d’année.

Davis R

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Coliseum : Les grosses pointures ouvrent enfin la scène

Black Nadia et Big Mj en tête d’affiche de Tosika Hafaliana

Après le passage de Nomcebo, c’est au tour des artistes malgaches de reprendre le chemin du Coliseum Antsonjombe. Dimanche 06 décembre 2020, Black Nadia, Big MJ, Mijah, Bolo Pixx, Malm, WadaYoongs et Roméo se relaieront sur la scène. Un beau panel d’artistes qui ont habitué le public à des spectacles d’envergure. Outre les têtes d’affiche, Rija Deejay et Yoann Loic seront aux platines. “Tosika hafaliana”, un titre explicite d’un après-confinement qui fera bien des heureux. Entre les grosses pointures et les étoiles montantes, la « joie de vivre » au sens propre du terme sera de mise en cette période plus ou moins difficile. Le répertoire se fera avec les tubes et les morceaux récemment balancés sur les réseaux sociaux, les ondes de radio et les stations de télévision depuis ces sept derniers mois. Ce, autant pour les stars attitrées que les jeunes artistes.

Devenue culte, la formule de plusieurs têtes d’affiche est incontournable pour la réussite d’un événement musical quand on s’attaque aux grands espaces tels que le Coliséum. Un défi que Boss Production compte relever pour son tout premier évènement. Un risque à prendre, selon certains, une aubaine pour les plus optimistes selon les autres. En effet, ces cinq dernières années, remplir le Coliseum d’Antsonjombe s’avère être un défi colossal, voire impossible, pour une seule tête d’affiche. Et compte tenu de la pandémie de coronavirus, certains opérateurs semblent sceptiques. Toutefois, avec la frustration après la période de pandémie, à chaque rendez-vous musical et artistique, la population est toujours preneuse. Excluant les pronostics et les appréhensions, le public est toujours invité à respecter les gestes barrières.

Zo Toniaina

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Prévention de la Covid-19 : Les gestes barrières introuvables

Libération (crédit photo : Princy)

Une grande partie de la population n’attendait que le déconfinement pour retrouver ses habitudes. Plus personne ne semble craindre le Coronavirus, rejoignant les idées de départ selon lesquelles le système immunitaire des Malgaches serait plus résistant à la maladie. Aujourd’hui, cracher en public, omettre de se laver les mains, porter un masque convenablement, et même se passer la bouteille n’inquiètent plus. Il aura donc fallu plus de six mois pour Madagascar pour comprendre ou interpréter que la Covid-19 n’est pas si dangereuse qu’on ne le prétend ? Ont-ils raison de croire à une idée pareille ? En tout cas, les chiffres communiqués par le centre de commandement opérationnel ne sont plus aussi alarmants. On a même tendance à penser que cette crise fait partie du passé maintenant, surtout après avoir vu les rassemblements de foules de ces dernières semaines. Les Tananariviens viennent désormais massivement assister à la messe du dimanche, ils sortent la nuit, ils viennent supporter les Barea devant le parvis de l’hôtel de ville d’Analakely, ils se bousculent pour entrer dans les autobus. Bref, ils sont libérés et plus rien ne semble les arrêter, même pas la Covid-19. Toutefois, des timides spots de sensibilisation continuent d’apparaître ici et là.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Secteur de la Pêche : 1 424 permis de collecte attribués en 2020

La Chine est le principal pays collecteur de produits de la pêche à Madagascar et se concentre surtout sur les crabes. C’est ce qu’a indiqué Etienne Bemanaja DGPA au sein du MAEP (Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche), qui a présenté hier, le bilan 2020 du secteur de la pêche à Madagascar. D’après les informations qu’il a annoncées, seulement 1 424 permis de collecte ont été attribués par le ministère, durant l’année 2020. Ce chiffre indique une baisse liée à la crise sanitaire. En ce qui concerne les recettes, l’administration a pu collecter, cette année, 1,5 milliards d’ariary de redevance, grâce à l’amélioration faite au niveau des recettes. Par ailleurs, la nouvelle campagne sera lancée le 15 décembre prochain. « La transparence sera respectée grâce à la mise en place du guichet unique », ont soutenu les représentants du MAEP. A noter que le secteur de la pêche contribue à 7% du PIB (Produit intérieur brut) pour Madagascar. Pour améliorer les activités d’exploitation, le DGPA a profité de l’événement d’hier pour présenter le guide pour l’obtention de permis de collecte de produits de la pêche marine et de la commercialisation de ces produits dans tout Madagascar. Selon les informations, des réformes seront bientôt apportées dans le secteur de la pêche, suivant le Velirano n°9 du président Andry Rajoelina.

Antsa R.

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Afrobasket 2021 : « Il y a le manque de moyens dans la préparation », dixit Tojo Rasamoelina

Tojo Rasamoelina à l’extrême droite de la photo croit encore en ses joueurs.

La sélection malgache a encaissé trois défaites aux éliminatoires de la première fenêtre de l’Afrobasket 2021 du groupe A du 27 au 29 novembre à Kigali, Rwanda. Des résultats qui mettent les joueurs malgaches en ballotage défavorable pour la suite de la compétition. Tojo Rasamoelina, coach de la sélection malgache nous dresse le bilan de l’aventure rwandaise. Interview

MIDI : 3 défaites. Ce sont les résultats de l’équipe malgache à Kigali. Est-ce que vous vous y attendiez ?

Tojo Rasamoelina (T.R) : « Quand on fait du sport, on ne s’attend jamais à des défaites, sinon nous ne participerions à aucune compétition»

 MIDI : Lors des trois matchs, l’équipe malgache est arrivée à tenir tête à son adversaire au premier quart-temps avant de lâcher prise. Quelles sont les principales lacunes de nos joueurs ?

T.R : « Les lacunes sont surtout liées à la préparation qui n’est pas adaptée à ce genre de compétition continentale. Nous n’avions disputé aucun match amical de référence, ce qui explique les failles dans les progressions de l’équipe. Le manque d’expérience a également pesé »

MIDI. : Est-ce que le manque de joueurs de grand gabarit a joué en défaveur de notre équipe ?

T.R : « Bien sûr, en basket-ball, le gabarit compte, mais cela n’est pas la cause principale de nos défaites. Je dirais surtout le manque de moyen dans la mise en œuvre d’une préparation de compétition de cette envergure ».

 

MIDI : Pour la phase retour, est-ce que vous allez garder les mêmes joueurs ou recruter de nouvelles têtes ?

T.R : « La liste de l’équipe nationale n’est jamais exhaustive. Nous sommes toujours ouverts à de nouveaux joueurs et aussi à des départs »

 

MIDI : Qu’est-ce que vous allez rectifier pour la phase retour ?

T.R : « Cette phase nous a permis de voir réellement le niveau sur le plan continental car nous étions absents depuis 2011. Nous allons surtout nous pencher sur le travail de techniques individuelles des joueurs avant d’entamer la mise en place des technico-tactiques de l’équipe tout en gardant les particularités du basket malgache. Nous avons quand même du très beau basket »

 

MIDI : Qu’en est-il des expatriés qui ont déjà joué avec l’équipe nationale lors de l’Afrobasket jeunes?

T.R : « Nous ne sommes pas contre la venue des joueurs expatriés car ce sont des Malagasy qui ont le plein droit de jouer au sein de l’équipe nationale. Leur arrivée dépend surtout des moyens dont nous disposons »

MIDI : Avec ces résultats, est-ce que la qualification reste toujours jouable ?

T.R : « Nous avons encore toutes les chances de nous qualifier »

Propos recueillis par T.H

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Affaire Kraomita Malagasy : Le bras de fer entre la direction générale et le personnel continue

Les revendications du personnel de la Kraoma sont les mêmes, il faut payer leurs salaires.

Des échauffourées à Brieville ont fait une vingtaine de blessés. L’atmosphère est toujours tendue. Le personnel dénonce des promesses non tenues.

12 mois. « La Kraoma dispose d’un stock de chrome, pourquoi la direction générale ne les exploite pas afin de payer le salaire du personnel au lieu de laisser une autre société exploiter les carreaux de chrome de notre société », a déploré Ralimanana, délégué du personnel auprès de la Kraomita Malagasy. Notre source de faire savoir que « cela fait douze mois que le salaire des employés n’a pas été payé ». Interrogé sur un éventuel retour de la direction générale, le délégué du personnel de répondre « vous savez, à chaque fois que le directeur général discute avec nous, il ne cesse de faire des promesses. Il dit que le problème va bientôt être résolu, que la situation va s’améliorer et que les salaires vont enfin être payés. Il n’en reste pas moins que ce n’étaient que des promesses d’ivrogne. La situation actuelle le prouve. Cela fait douze mois que les employés de cette société n’ont pas reçu leur salaire ». Pour le délégué du personnel, il est grand temps que la direction générale de la société Kraomita Malagasy prenne ses responsabilités et réponde aux revendications des employés. « Les salariés de cette société revendiquent leur droit. Ils ne demandent pas le limogeage du directeur général, ni portent atteintes à l’image du pouvoir actuel. Les employés veulent juste être payés pour les services qu’ils ont rendus à la société »

Echauffourées. « Cela fait déjà une semaine que les employés de la Kraoma ont érigé un barrage à Brieville. Les éléments des forces de l’ordre d’Ambatondrazaka sont venus hier (dimanche) pour dissiper les employés à coups de gaz lacrymogène. Ils ont même tiré sur la foule et l’on ne sait pas s’ils ont utilisé des balles réelles ou non. Ce qui est sûr, c’est que les éléments des forces de l’ordre ont fait des blessés, une vingtaine actuellement ». Ce sont là les propos de Mario Ralimanana, délégué du personnel auprès de la société Kraoma pour faire état des faits qui se sont passés à Brieville dimanche dernier. D’après les explications de notre source « les employés ont érigé le barrage afin d’empêcher l’APC, un ancien partenaire de la Kraoma d’effectuer une descente à Brieville ». « L’ancien partenaire était ici au départ pour effectuer des sondages. L’on a appris récemment qu’il dispose d’un carreau de chrome alors qu’il n’a pas d’autorisation d’exploitation et d’exportation. Si l’on ne dispose pas de permis d’exploitation, l’on ne peut rien faire normalement. Mais l’APC utilise le permis d’exploitation de la Kraoma, ce qui est inadmissible pour les employés », a expliqué le délégué du personnel. Avant de renchérir « ce que veut le personnel de la Kraoma c’est la transparence, si l’APC dispose de permis d’exploitation, nous n’allons pas poser de problèmes ». Ainsi, le personnel de la Kraoma « se pose la question sur le pourquoi du choix de la direction générale de la société de laisser l’ancien partenaire de la société en question à utiliser le permis d’exploitation ».

José Belalahy

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Lions Club à Madagascar : Réhabilitation du service ophtalmologie du CHU Fianarantsoa

C’est à Fianarantsoa que le Lions Club de la région Une – District 417 a décidé de tenir sa première grande réunion de l’année 2020 le 28 novembre dernier. Il s’agit d’une rencontre qui a permis de dresser le bilan de tous les projets réalisés durant les six mois précédents, mais aussi de voir les améliorations à apporter pour le deuxième semestre. Cette réunion était également l’occasion de procéder à l’inauguration de la réhabilitation du service ophtalmologie du Centre Hospitalier Universitaire de Fianarantsoa. Un projet qui a pu être réalisé grâce à l’appui financier du Lions Club International, et la contribution du Lions Club Ihosy Vasia ainsi que le Lions Sight First Madagascar. Mais il n’y a pas que le service ophtalmologie qui a été concerné par cette donation, le médecin en chef du CHU Fianarantsoa, le Pr. Rabarijaona a également confié que le bloc opératoire de l’hôpital a reçu de nouveaux équipements.

Différents projets. Lors de cette réunion, les divers Lions Club de la région Une ont pu se partager leur expérience en vue d’améliorer la qualité des services offerts à la population, notamment en matière de prévention des maladies des yeux, du diabète, et bien d’autres maladies encore selon le président de la Région Une, Lions Hugues Razafindramosa. Enfin, deux autres réunions se tiendront durant l’année 2021 selon les présidents des Lions Club : la première aura lieu à Tuléar en février 2021 et la seconde à Ampefy vers le mois de mars 2021.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Fusillade à Soavinandriana : Le militaire impliqué s’est enfui à Analavory

Nous l’avons rapporté dans notre édition d’hier le cas d’un militaire qui a tiré sur un Maire dans la région Itasy. Il s’agit de Samuel Rakotondrabako, maire de la commune d’Ankaranana. Les résultats de l’enquête sur cette affaire ont soulevé que les circonstances de cette fusillade laissent penser à un accident. L’acte a eu lieu la nuit du 28 novembre vers 22 heures à Tsiafakafo, fokontany dudit commune rurale d’Ankaranana, district de Soavinandriana. Le militaire incriminé est un sergent en service au CAPSAT mais en détachement auprès du système de sécurité (DSS) à Ankaranana. En effet, il est hébergé chez le Maire de cette commune. Ce dernier qui n’a jamais eu de problème avec lui. Cette remarque est de mise, selon les précisions des enquêteurs qui ne cherchent qu’à trouver la vérité sur cette affaire. Cette nuit-là, le sergent se trouvait dans sa chambre au rez-de-chaussée quand un coup de feu a retenti de chez lui. Une balle est passée par le plafond et a touché le postérieur dudit maire qui dormait à l’étage. Grièvement blessé, la victime a été évacuée d’urgence au CSBII d’Ankaranana pour être évacué par ambulance au centre hospitalier de référence régionale de Miarinarivo. Après avoir commis cet acte, le militaire a pris la fuite en déclarant qu’il voulait se suicider, à entendre les témoignages des familles et des voisins de la victime. Débarquée sur place pour constater les faits, la gendarmerie a trouvé un étui d’une balle qui a laissé une trace sur le plafond de la maison. Le lendemain, le fugitif a été arrêté et récupéré par ses supérieurs à Amparihivato, dans la commune rurale d’Analavory. Il a tenté de s’échapper pour ne pas subir la vindicte populaire, à entendre ses aveux. L’enquête a révélé qu’il n’aurait jamais eu l’intention de tirer sur cet élu. Ce dernier qu’il a déjà pris comme un ami de confiance. On attend alors la suite de l’enquête qui se trouve actuellement entre les mains de la compagnie de la gendarmerie de Miarinarivo. A ce sujet, le gouverneur de la région Itasy a déjà pris ses responsabilités en invitant le commandant de groupement de la Gendarmerie d’Itasy à procéder à une enquête approfondie dans cette affaire. Dimanche matin, il a déjà rendu visite à la victime à l’hôpital dès qu’il a été informé de cette nouvelle.

T.M.

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Evasion à la prison de Farafangana : Le procureur fait le point

 Dimanche 23 août dernier, une mutinerie suivie d’une évasion massive s’est produite dans la maison d’arrêt de Farafangana. Parmi les 357 prisonniers, 88 se sont évadés et 20 ont été tués par les agents pénitentiaires. Il en reste 16 qui sont activement recherchés. Le point avec le procureur de la République.« Une évasion massive liée à la frustration des détenus », dixit Ramilijaona Aimé Marius

Midi : Qu’est-ce qui a été à l’origine de cette évasion massive ?Ramilijaona Aimé Marius (RAM) : De nombreuses circonstances ont poussé les détenus à s’évader, mais ce sont surtout les mesures sanitaires prises pendant la pandémie à Madagascar qui ont psychologiquement affecté les détenus. La situation était difficile et les règles plus strictes que d’habitude afin de protéger les détenus des contaminations extérieures. Notamment, l’interdiction de visite des familles. Ensuite, la surpopulation carcérale fait partie de ce problème, certains sont détenus plus longtemps en prison sans avoir été jugés, d’où la frustration des détenus. Il y a aussi le non-retour des demandes de liberté provisoire déposées par certains. A noter que, les 16 détenus en fuite sont tous identifiés : on connaît leur nom et leur adresse mais la capture est encore difficile car la plupart ont quitté la ville.Midi : Quelles mesures avez-vous prises face à cela ? (RAM) : Le ministère de la Justice prend les mesures nécessaires face à cette affaire, on a décidé d’accélérer le traitement des dossiers de ces prisonniers. Le traitement se fait en trois tranches, la première a été effectuée à partir du 26 octobre dernier et sont au nombre de 40. On a pu traiter 84 dossiers jusqu’au 9 novembre dernier. Il nous reste actuellement 40 dossiers à traiter. Ensuite, nous incitons aussi les prisonniers à déposer une demande de « libération conditionnelle ». Il s’agit d’une mesure juridictionnelle d’application d’une peine privative de liberté, elle suspend l’exécution. A Farafangana, ils font la demande auprès du Parquet et nous faisons le transfert au ministère de la Justice. Outre cela, des nouvelles méthodes de travail ont été entamées. Nous prenons en photo tous les détenus et nous les mettons dans un registre pour faciliter la reconnaissance faciale en cas de besoin. Nous incitons aussi la famille des prisonniers à ne pas les cacher car on peut considérer cet acte comme une complicité avec les criminels. J’ai ouvert une enquête pour régler définitivement cette affaire…Yv Sam

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Tsy filaminana eto Toamasina : Mirongatra ny halatra « tuc-tuc » sy « cyclo-pousse »

Taorian’ny asan-jiolahy saron’ny polisy avy amin’ny USI Antananarivo nikasana hanafihana mpandraharaha ara-jorofo iray teto Toamasina, izay nampiasana ireny fitaovam-pitaterana « tuc-tuc » ka nahafatesana andian-jiolahy efatra tamin’ireo fito nanao izany ; dia niroso tamin’ny fanaraha-maso akaiky ity fitaovam-pitaterana ity ny teo anivon’ny polisy teto Toamasina. Nahitam-bokany ny hetsika natao satria lehilahy roa no saron’ny polisy ny FIP tao Valpinson nihazo ny lalana « Beton » mihazo an’Andranomadio iny ny zoma teo tokony tamin’ny 09ora alina. Tratra tamin’izany i Fano Gaétan 25 taona mpiasana garazy iray ao Morafeno, sy ingahy Mahafehy Armand Laurent 35 taona mpiasana garazy ihany koa saingy ao Morarano. Mitondra ny laharana 7647 AH ity « tuc-tuc » tratra ity izay an’Atoa Rajaonarison Hery monina ao Tanambao V. Efa mandalo ny fanadiadiana rehetra mikasika ny asa ratsy vitany izy mirahalahy ireto tamin’izao nahatrarana “tuc-tuc” halatra izao. Ankoatra izay raha variana nisakafo atoandro tokony tamin’ny 01ora ity mpitondra « cyclo-pousse » ; dia nararaotin’ingahy Roro Justin 20 taona nangalarina ny posin’ity rangahy ity nisakafo. Nisy nahatsikaritra anefa izany, ka raikitra avy hatrany ny fifanenjehana ary tratra ihany ilay mpangalatra. Raikitra avy hatrany ny vono sy daroka, izay efa saika raikitra hatramin’ny fitsaram-bahoaka mihintsy ny farany, satria efa vonona hatramin’ny kodiarana hadorana ity mpangalatra. Tonga haingana raha vao nahare ny antso ny FIP notarihan’ny komandany, kaomisera Rafaliarivo Jules, ka voasoroka ilay fitsaram-bahoaka efa nomanina. Efa mihatrika ny fakana am-bavany azy koa ity mpangalatra posy ity ankehitriny.

Malala Didier