Les actualités à Madagascar du Dimanche 01 Décembre 2019

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Suivi du « Tagnamaro » au III G Hangar - Un dépôt sauvage d’ordures transformé en espace vert

Pari tenu pour le ministère de la Communication et de la Culture (MCC). La tenue de la 8ème édition du « Tagnamaro » dans le Fokontany d’Antohomadinika III G Hangar, le 19 octobre dernier, a porté ses fruits. Cette édition a, rappelons-le, été assurée par des bénévoles mobilisés en masse, composés non seulement des employés du MCC et de ses branches mais aussi des riverains, membres d’associations et d’autres entités. La première partie des travaux entrepris se focalisait sur l’assainissement et la collecte d’ordures entassées sur place. En fait, un dépôt sauvage a été formé dans ce quartier ces dernières années, accueillant les ordures des 4 Fokontany environnants. Cette situation a impacté sur la vie quotidienne des riverains, avec la hausse des maladies liées à la pollution et l’insalubrité notamment durant la saison des pluies. Raison pour laquelle le président dudit Fokontany a fait appel au numéro Un du MCC pour la tenue d’un « Tagnamaro » sur place.

Quelques semaines après la tenue de cette journée de mobilisation citoyenne au III G Hangar, le dépôt sauvage d’ordures se transforme progressivement en espace vert. Samedi dernier, les riverains, des représentants du Fokontany, des associations et sociétés environnantes ainsi que le MCC ont participé à la réalisation de ce projet, en commençant par y planter des fleurs. Les travaux vont encore s’enchaîner tout au long de ce mois de décembre afin que l’espace vert construit suive les normes d’urbanisation. Cependant, les riverains font appel à la responsabilité de tout un chacun pour garder la propreté et préserver la nouvelle image de ce Fokontany. Des suivis devraient se faire afin d’identifier les camions et charrettes qui continuent à y déposer des ordures et déchets industriels durant les nuits. Selon les informations recueillies, ces véhicules provenaient d’autres quartiers comme Tsaralalàna, 67 Ha, Ambohimanarina ou encore Ankazomanga. Puisque l’ancien dépôt sauvage d’ordures a été assaini grâce au « Tagnamaro », certains gens jettent des déchets en pleine rue, où un nouveau dépôt d’ordures de ce genre risque de se former. Des opérations sont lancées afin de stopper cette pratique nuisant à la fois à l’assainissement, au bien-être des riverains et aux efforts déployés durant et après le « Tagnamaro ». Affaire à suivre !Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Communales et municipales, les enjeux

Les dés sont jetés ! Le dénouement approche pour les communales et les municipales du 27 novembre 2019. Deux scrutins différents, l’élection des maires et celle des conseillers municipaux s’étaient bien passées malgré les quelques imperfections constatées ici et là. Une élection « zéro problème » ou « zéro défaut » n’existe nulle part d’ailleurs. Même dans les pays dits avancés dotés des moyens techniques et technologiques les plus sophistiqués et appropriés, il existe toujours des incidents, majeurs ou non,  à relever. Sur le plan général, tout s’était passé dans le calme. Selon les scores provisoires affichés par la CENI, pour le cas d’Antananarivo, le candidat n° 4 Naina Andriantsitohaina, présenté par la plate-forme présidentielle IRD caracole en tête. Le candidat n° 2 du TIM Rina Randriamasinoro le talonne, de près, en deuxième position. Tandis que les trois autres prétendants en lice, Eliace Ralaiarimanana (n° 1), Alban Rakotoarison (3) et Feno Harison (5) trainent en queue de peloton et peinent  à remonter la pente. A ce rythme, ils ne seront que des « figurants » pour amuser la galerie. On n’est plus loin des résultats entiers. De ce fait, la CUA risque bien de   changer de patron dixit un quotidien de la Capitale. Et sur le plan national, en tenant compte des résultats qui parviennent progressivement à la CENI, l’avance des candidats arborant la couleur Orange ou de ceux qui ont déjà annoncé leur volonté de coopérer avec le régime IEM ne souffre plus de doute.  Si les tendances à l’échelle nationale viendront à se confirmer, à l’issue des résultats définitifs, le pouvoir en place verra son assise démocratique et politique à la base se conforter. Les élections communales et municipales tiennent un rôle de premier rang, à la base du système, dans le processus de développement du pays. L’efficacité des actions communautaires du régime IEM dépend étroitement de l’engagement responsable des élus à la base. Une synergie entre les représentants du peuple au niveau des Communes et les représentants du pouvoir central  est indispensable. C’est l’un des enjeux majeurs de ces scrutins du 27 novembre. Il ne faut point se leurrer, une Commune dominée par des éléments hostiles aux objectifs de l’IEM créera certainement des blocages et met en difficulté au processus de mise en œuvre des Velirano. Au bout du compte, le premier magistrat de la ville n’aura pas les coudées franches pour mener à terme sa mission, du moins ses promesses électorales. En somme, disposer d’une majorité confortable au niveau des Communes constitue, en soi, un socle solide à la base qui, à son tour, garantit la stabilité générale du régime. C’est tout l’enjeu ! Rajoelina Andry Nirina annonçait, dès l’entame de son mandat, qu’il va procéder à un sérieux lifting au Sénat dont le président est le personnage numéro deux de l’Etat. Selon la Constitution, Article 81 : « Le Sénat représente les collectivités territoriales décentralisées … Il comprend pour deux-tiers des membres élus en nombre égal pour chaque Province … ». Ainsi, les deux-tiers des membres du Sénat seront élus par les grands électeurs dont entre autres les maires et les conseillers municipaux de chaque Province.En bref, les communales et les municipales comportent d’importants enjeux pour l’avenir du pays.

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Golf-MCB Tour championship Madagascar - Lane Barry s’impose, Jean Bà dans le top 8

Rideau sur le MCB Tour championship Madagascar 2019. Le public malagasy a vécu durant trois jours une compétition internationale d’envergure au golf du Rova à Andakana. Une grande première pour Madagascar d’abriter cette épreuve réservée uniquement aux professionnels de 50 ans et plus et ce dans le cadre de l’Indian ocean swing. Au bout des 3 tours et des 54 trous, la victoire finale est allée entre les mains de l’Anglais Lane Barry tandis que l’unique représentant de Madagascar, Jean Baptiste Ramarozatovo termine à la 7e place.  Une bonne prestation en  somme pour le professionnel malagasy qui ne s’est pas laissé impressionner par ses adversaires dont la plupart ont derrière eux des années de pratique de très haut niveau. C’est certainement cette inexpérience à des compétitions dont la mentale demeure l’une des armes fatales qui a fait défaut à Jean Bà. Lui, qui a entamé tambour battant l’épreuve en rendant une carte de -2 à la journée inaugurale, a passé un jour sans,  samedi avec un résultat catastrophique de +4. Hier, il s’est démené comme un beau diable pour rectifier le tir en effectuant un -2 mais c’est loin d’être suffisant pour se hisser dans le haut du tableau. Un par au final, Jean Bà se classe à la 7e place à trois coups du vainqueur de la compétition, Lane Barry.

Le futur vainqueur a tissé discrètement sa victoire  par sa régularité. Au premier tour, il restait à l’affût  dans le ventre mou du classement avec une carte de 71. C’est avec ce retard ou avance, selon le cas, que Lane Barry a entamé la dernière journée d’hier, étant donné que samedi il réalisait le par. Et à l’ultime tour du MCB Championship Madagascar, l’Anglais a utilisé à bon escient sa régularité en réalisant un deux coups sous le par. Avec  un total de 69, Lane Barry remporte la 1ère édition de cette épreuve dans la Grande île devant l’Espagnol Quiros Jean (-2) et  le Français Remesy Jean François (-2). Outre, ces  occupants du podium  final, seuls trois autres golfeurs ont réussi à terminer la compétition sous le par en l’occurrence Dodd Stephen (-1), Evans Garry (-1) et Dennis Clark (-1). Après cette première étape de Madagascar, ces 48 golfeurs professionnels du Staysure tour dont Jean Baptiste Ramarozatovo  se retrouveront de nouveau aux Seychelles (5 au 7 décembre 2019) avant de boucler le MCB Tour championship à l’île Maurice du 13 au 15 de ce mois.Rata

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Défaite du TIM dans la Capitale - Autopsie d’une débâcle annoncée

Mandat catastrophique, mauvais choix du candidat, stratégie de campagne au ras des pâquerettes. Tous les ingrédients étaient réunis pour une défaite du parti TIM lors de l’élection communale à Antananarivo Renivohitra. Dès lors, crier à la fraude pour justifier cette débâcle annoncée relève d’une politique de l’autruche.Jusqu’au bout de son mandat à la tête de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), Lalao Ravalomanana n’a pas pensé un seul instant à préparer sa propre succession. Trop occupée à chercher les moyens de renflouer l’on ne sait quelle caisse, elle a complètement délaissé le bien-être de la population tananarivienne, celle-là même qui constitue pourtant l’électorat d’un scrutin déjà prévu il y a un peu moins de cinq ans. L’équipe sortante de la CUA semble même avoir pris un malin plaisir à empirer une situation déjà difficilement supportable pour les habitants de la Capitale.  La transformation des îlots, trottoirs et autres parkings en souks a grandement contribué à aggraver les difficultés de circulation des citoyens  -  piétons comme usagers de la chaussée  -  dans la Ville des Mille. A la question épineuse des ordures ménagères, au lieu de chercher à y donner une réponse pour la salubrité de la cité, les responsables municipaux se sont complu à renvoyer la balle au pouvoir central, laissant ainsi pourrir la situation (au sens propre comme au figuré), au détriment des futurs électeurs.Chat échaudé craignant l’eau froideC’est dans ces conditions que le TIM a affronté l’échéance électorale des communale et municipale dans la Capitale. Mais si d’aucuns estimaient que le parti a fait preuve de bon sens en s’abstenant de représenter la maire sortante en raison de son bilan largement négatif qui ne lui laissait aucune chance d’être réélue, le choix du candidat de substitution va laisser plus d’un perplexe.  Marc Ravalomanana va en effet aligner sur le starting-block celui qui a été successivement directeur financier et secrétaire général de la CUA, c’est-à-dire l’un des premiers responsables de la descente aux enfers de la première ville du pays. Non seulement la décision était loin de faire l’unanimité au sein même du parti TIM mais, chat échaudé craignant l’eau froide, les électeurs ne pouvaient voir en Ny Rina Randriamasinoro que l’incarnation et la continuité de 4  ans de gabegie et de laxisme.Face à un adversaire au parcours irréprochable, le TIM va alors tenir des arguments au ras des pâquerettes,  une stratégie qui se révèle être suicidaire. « 100% malagasy », tel était, dans les derniers jours de propagande,  le slogan favori brandi par les supporters de Ny Rina Randriamasinoro pour le démarquer de son rival de l’IRK, allusion à une supposée bi-nationalité  de ce dernier.

Il est fort à parier que bon nombre de partisans du TIM qui ne se sont pas retrouvés dans ces propos aux relents ségrégationnistes sont allés grossir les rangs des abstentionnistes.  Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude Auparavant, l’équipe de la CUA n’a trouvé rien de mieux que  de traduire son animosité vis-à-vis du pouvoir central par l’entrave au projet de ce dernier de réhabiliter le stade municipal de Mahamasina. Intervenue dans un contexte où prévalait un engouement sans précédent pour le sport-roi en général et pour les Barea en particulier, cette attitude  va avoir un effet boomerang particulièrement dévastateur. Rien que pour voir évoluer leurs idoles sur leur stade fétiche, bien de footeux TIM étaient capables de basculer dans le camp adverse. Nul ne peut se prévaloir, dit-on, de sa propre turpitude. Ce serait adopter la politique de l’autruche pour les têtes pensantes du TIM de ne pas reconnaître que ce sont ces décisions à l’emporte-pièce maladroites dont Marc Ravalomanana est coutumier qui ont été, en grande partie, à la source de la série de déconfitures que ce parti a connue aux différentes élections qui se sont succédé dans le pays à partir de fin 2018. Au lieu de se lancer dans un combat d’arrière-garde sur de prétendues fraudes lors des communale et municipale, le TIM devrait songer, d’ores et déjà, à la manière d’aborder les prochaines échéances. Pour les territoriales et les sénatoriales, s’agissant de suffrages indirects, il semblerait bien que les carottes sont déjà cuites, étant donné qu’on connaît déjà les couleurs des grands électeurs. Les prochains rendez-vous électoraux auxquels le TIM devra donc se préparer se profilent à l’horizon 2023. Marc Ravalomanana se résoudra-t-il à laisser la place à la relève ou s’entêtera-t-il à garder les rênes de ce parti ?Hery Mampionona

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Nantenaina Rakotonirina - Un maire rassembleur

Le candidat de l’IRD Nantenaina Rakotonirina se trouve en pôle position pour la magistrature de la capitale Betsimisaraka. Les électeurs ont été convaincus non seulement par le projet de développement qu’il a avancé mais également par sa jeunesse et sa qualité de rassembleur. Les tendances de vote pour les élections communales et municipales sont en faveur des candidats de l’IRD. Ce parti rafle la majorité des sièges tant pour les maires que pour les conseillers municipaux. Cette tendance est d’autant plus flagrante au niveau des chefs- lieux de province. A Antananarivo, Mahajanga, Toliara, Fianarantsoa et Toamasina, les candidats arborant la couleur Orange ont su convaincre les électeurs de voter pour eux. Dans la capitale Betsimisaraka, Nantenaina Rakotonirina se trouve en tête pour briguer le mandat de maire pour les cinq ans à venir. Un joli coup venant de celui qui est un inconnu dans le milieu politique contrairement à ses adversaires dont l’un avait auparavant gérer la mairie de Toamasina avant de briguer deux fois le poste présidentiel et de devenir ensuite représentant de la population tamatavienne à l’Assemblée nationale. Celui-ci tentait de retrouver son fauteuil à la Mairie de Toamasina en quittant celui de Tsimbazaza. Mal lui en pris, la population lasse de son zigzag a préféré son dévolu à un candidat de nouveau genre, de sa jeunesse et de son aptitude à rassembler les politiques. Outre le projet de développement qu’il a présenté aux électeurs, Nantenaina Rakotonirina a une qualité cachée, parvenir à fédérer autour de lui les notables du grand port de l’Est. Les Pierrot Botozaza un ancien TIM, Pierrot Rajaonarivelo président du parti MDM, Narson Rafidimanana, Ndahimananjara Johanita une AVI et bien d’autres, ont soutenu le jeune Nantenaina  qu’ils qualifient de porteur de nouvelles idées pour développer la ville de Toamasina.

Appel à la sérénitéLa victoire de Nantenaina Rakotonirina est quasi acquise. Les résultats provisoires seront connus d’ici une quinzaine de jours tandis que les résultats définitifs seront proclamés vers mi-janvier par les tribunaux administratifs. Ce futur maire de la capitale économique malagasy reste humble malgré tout. Il évite d’alimenter les polémiques et les débats stériles sur les résultats pour le moment. Il lance d’ailleurs un appel à la sérénité à l’endroit des électeurs en attendant la proclamation des résultats par les autorités compétentes. De grands travaux attendent ce futur premier magistrat de  la Commune urbaine de Toamasina. Il s’agit entre autres de la sécurité, de la salubrité et de la propreté de la ville, de la fluidité de la circulation, des espaces verts, des aires de jeux et tant d’autres. Questionné sur ses priorités au début de son mandat, Nantenaina Rakotonirina affirme qu’il entend rassembler en premier lieu les PME et PMI pour redresser Toamasina. Il veut inciter l’esprit participatif des entreprises et des citoyens pour développement la ville. En effet, le développement de la ville ne doit pas constituer le seul devoir du maire et des conseilleurs municipaux, chaque individu doit apporter sa pierre à l’édifice.Boaza

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Naina Andriantsitohaina - Acta non verba

L’exemple vient d’en haut. Le candidat Naina Andriantsitohaina et ses équipes se sont mobilisés afin de remettre en ordre la propreté dans la ville d’Antananarivo. Sans attendre la proclamation officielle des résultats, il a déjà prouvé sa volonté de redresser l’image de cette ville, comme il l’a promis durant la campagne électorale. Depuis hier,  ses équipes, appuyées par les associations qui l’ont soutenu durant la campagne, ont passé à l’acte. Elles ont tout d’abord enlevé les affiches de Naina Andriantsitohaina et celles des autres candidats qui ont envahi les murs et les poteaux. Dirigé par le futur maire de la Commune urbaine d’Antananarivo lui-même, les travaux ont commencé du côté d’Alarobia, Analamahitsy, Ankorondrano, Antanimena et Analakely. D’autres équipes ont été réparties dans toute la ville. D’après Naina Andriantsitohaina, la ville d’Antananarivo passera Noël dans la propreté. « Nous sommes conscients que la ville vit dans la saleté.  Ainsi, n’attendons personne et agissons maintenant », soutient-il.  L’assainissement des affiches n’est que la première étape. Après cela, l’équipe procèdera au nettoyage collectif et l’enlèvement des ordures dans la Capitale. D’ailleurs, le Service autonome de la maintenance de la ville d’Antananarivo (SAMVA) a déjà prêté trois camions pour collecter les ordures. Ces travaux devront être terminés avant la fête de Noël pour que chaque citoyen puisse  faire la fête dans la propreté. Anatra R.

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Mialy Rajoelina. Kabariny tao amin'ny Hopitalin'ny Reny sy ny Zaza ao Ambohimiandra

Zoma 29 Novambra 2019. Tonga teny amin'ny Hopitalin'ny Reny sy ny Zaza ao Ambohimiandra ny vadin'ny Filoha, Mialy Rajoelina Razakandisa, izay Filoha Mpanorina ny “Association Fitia” ihany koa. Ny tena anton-diany dia ny fitokanana ny Ivontoerana momban'ny vaksiny voalohany indrindra eto Madagasikara, izay ao amin'io hopitaly voalaza io. Ity manaraka ity ny kabariny, tamin'io andro tsy manam-paharoa io, eo amin'ny sehatry ny Fahasalaman'ny Reny sy ny Zaza Malagasy indrindra indrindra :

" Andriamatoa Ministry ny Fahasalamam-bahoaka sy ny mpiara-miasa aminao,

Madame le Coordonateur résident du système des Nations Unies à Madagascar,

Andriamatoa Tale Teknikan’ny Hopitalin’ny Reny sy ny zaza sy ny mpiara-miasa rehetra eto amin’ny hopitalin’ny Reny sy ny zaza Ambohimiandra,

Ianareo olomanankaja maro,

Tompokolahy sy Tompokovavy,

Ny voalohan-teniko dia ny fiarahabana antsika rehetra tonga eto. Androany 29 Novambra no fotoana hanombohana ny hetsika fanaovana vaksiny eto amintsika.

Noho izany indrindra no anton’izao fihaonantsika eto amin’ny hopitalin’ny Reny sy ny zaza eto Ambohimiandra izao.

Tafiditra ao anatin’ny asa iantsorohan’ny Fikambanana Fitia hatramin’izay nijoroany ka hatramin’ny androany ny fiahiana ny fahasalaman’ny Reny sy ny zaza.

Manerantany dia nahafahana nisoroka ny fahafatesan’ny zaza sy olon-dehibe miisa 2 hatramin’ny 3 tapitrisa ny fanaovam-baksiny.

Eto Madagasikara, araka ny antontan’isa dia 33% na iray ampahatelon’ny zaza latsaky ny roa taona ihany no nahavita ny vakisiny rehetra mialoha ny faha-erintaonany tamin’ny taona 2018.

Maro ny antony tsy maharisika ny ankamaroan’ny ray aman-dreny Malagasy hanao vaksiny ny zanany.

Fa isan’ny voalohany indrindra ny tahotra. Eo ny tahotra noho ny honohono eny amin’ny fiarahamonina fa hanaovana andrana amin’ny fanafody ny ankizy. Misy koa ireo izay mihevitra fa tsy dia misy dikany loatra ny fanaovana vaksiny.

Toetsaina mila ovaina izany satria tena manavotra aina tokoa ny vaksiny ary entina hiarovana ny fahasalamana.

Tsy vitan’izay ihany fa ny fanaovana vaksiny dia manome antoka amin’ny ho avy mamiratra ho an’ny zanantsika mba hivelarany ara-tsaina fa indrindra ara-batana, hitombo sy ho salama.

Harena sarobidy ary mamy ny zanaka. Tahotra ao anatin’ny ray aman-dreny rehetra izany mamoy ny menaky ny ainy izany. Zon’ny zanantsika ny ho salama koa andao harovana amin’ny aretina izy ireo.

Amin’ny maha-renim-pianakaviana ahy dia tsapako zava-dehibe tamin’ny fitaizana ireo zanako telo ny fanaovana vaksiny. Ankehitriny, hitako fa nitondra soa ho an’ny fahasalamana sy ny fitomboan’izy ireo izany.

Ho antsika eto Madagasikara, maimaim-poana, tsy handovam-bola ny fanaovana vaksiny ary indrindra mitondra fahasalamana ho an’ny zanantsika.

Koa androany, manentana antsika ray aman-dreny, manentana antsika renim-pianakaviana aho. Ho ento manantona ny tobi-pahasalamana ny zanakantsika hatao vakisiny hatramin’ny farany hiarovana azy ireo amin’ny aretina samihafa. Vohay varavarana ireo mpanao vaksiny mitety isan-tokatrano.

Efa nihaona ny tenako sy ny teo anivon’ny Rantsan’ny Firenena mikambana misahana ny fahasalamana na OMS momba ny olan’ny vaksiny eto Madagasikara.

Ho fanampiana amin’izay fanentanana ny olona hanao vaksiny izay dia hapetraka amin’ireo hopitaly lehibe sy toeram-pitsaboana CSB II manerana an’i Madagasikara ny “centre de vaccination” ka eto amin’ny Hopitalin’ny Reny sy zaza eto Ambohimiandra no hanombohana izany androany.

Isaorako manokana eto ny Ministry ny Fahasalamam-bahoaka sy ny mpiara-miasa aminy tamin’ny fanamorana ny fanavaozana ity toerana ity mba hatao ho ivontoeran’ny vaksiny.

Hisokatra ho an’ny rehetra ny toerana ary hanentanako anareo renim-pianakaviana mba hanao ho zava-dehibe ny fitsinjovana ny fahasalaman’ny zanantsika fa izany ihany koa no ahafahantsika manana Firenena vanona sy mandroso.

Mankasitraka Tompokolahy, mankasitraka Tompokovavy! ".

Mialy Rajoelina Razakandisa

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Mialy Rajoelina. Femme d'action et d'exception et son combat de la vie

Mialy Rajoelina au milieu d'une forêt d'enfants spontanément heureux malgré les vicissitudes de leur vie au quotidien... Ils ont l'espoir en eux

En deux jours, dont l'un très pluvieux, la Première Dame de Madagascar, Mialy Rajoelina, au nom de l'Association Fitia, a pu aller au-devant de milliers d'écoliers répartis dans 10 Écoles primaires publiques (EPP) de la Capitale Antananarivo et ses environs. Respectivement, dans les quartiers d'Ampandrana-Est, Ambohipo, Ampefiloha Ambodirano, Antohomadinika 3G Hangar et Manjakaray le mardi 26 novembre 2019 et à Madera Namontana, Ambodin'Isotry, Andohatapenaka I et II, Anosivavaka Ambohimanarina et Antsampandrano Ambohimahamasina (Antananarivo Avaradrano), le jeudi 28 Novembre 2019.

Ces écoles sont toutes situées dans des lieux plus populeux que populaires où la majorité des parents -qui exercent des métiers informels pour la plupart- font face à de grandes difficultés quotidiennes pour joindre les deux bouts : insalubrité environnante; pas d'eau courante; infrastructures d'hygiène (W.C. et douches) inexistantes ou laissant à désirer; manque de loisirs et de centres d'intérêt sains. Du coup, ces parents -dont la majorité ne sont pas allés eux-mêmes bien loin dans le domaine de l'éducation et de l'instruction- se demandent toujours si çà vaut la peine d'envoyer leurs enfants à l'école, vu aussi ce que cela leur coûte en frais d'inscription et fournitures scolaires. Car jusqu'à présent, la gratuité dans les établissements scolaires publiques est un mot vain, à cause de cette histoire de maîtres FRAM qui date et qui apporte plus de problèmes que de solutions. Qu'est-ce?

Mialy Rajoelina et les enseignants de l'EPP Ambohipo

Face à la création massive d’écoles primaires par les communautés depuis 1975, le ministère de l’Education nationale n'est plus parvenue à répondre aux besoins en enseignants des écoles publiques. Devant cette situation, à travers leur association FRAM (“Fikambanan'ny Ray Aman-drenin'ny Mpianatra”), les parents d’élèves se sont sentis obligés de recruter des enseignants sans formation initiale pour prendre en charge l’enseignement de leurs enfants. D’où la création d’une nouvelle catégorie d’enseignants: les maîtres FRAM qui sont recrutés localement par les associations de parents d’élèves FRAM et payés par elles. En cette année 2019, il sont 75.000 à enseigner dans des conditions de travail vraiment précaires pour un salaire bimensuel de 220.000 ariary. Ceci expliquant certainement cela, le niveau de l’éducation nationale à Madagascar est loin d'avoir évolué. Par ailleurs, personnellement, je me perds en conjectures pour savoir dans quelle catégorie classer ces maîtres FRAM: Fonctionnaires de la communauté? Contractuels de l’Etat ou de la communauté ? Employés communaux ou régionaux ?

Et dans ce système aussi tordu que tortueux, l'essentiel est littéralement escamoté. Il s'agit de la logistique et du matériel en général, en commençant par les bâtiments, les manuels scolaires et pédagogiques et le suivi sanitaire et nutritif. Aucune leçon aussi facile qu'elle soit ne pourra être retenue par un écolier au ventre vide, à la mémoire peu entretenue et à la santé fragilisée par un environnement de plus en plus pollué. Or, ces enfants ont des rêves pleins la tête. Ils veulent devenir médecins, enseignants, religieux, soldats... Mais de cela ils n'en parlent pas à leurs parents, devenus démissionnaires par ignorance du minimum vital. En fait, la majorité des parents malagasy, trop souvent de plus en plus jeunes, élèvent leurs enfants mais ne les éduquent pas (“Mitaiza fa tsy manabe”). Nuance. En grandissant, livrés à eux-mêmes, leur avenir ne sera guère brillant... Et c'est dans ce mal-vivre que Mialy Rajoelina née Razakandisa se bat depuis une décennie. Il ne s'agit pas pour elle de faire dans l'humanitaire de salon mais de s'impliquer à fond dans un schéma d'avenir meilleur basé sur une démarche implacablement logique reposant sur l'empathie, la sympathie et psychologie. Beaucoup de Premières dames (et même secondes ou troisièmes) de par le monde se contentent de faire ce que j'appelle “humanitaire à la chaine”. C'est-à-dire distribuer des kits scolaires sans se soucier de l'avenir des bénéficiaires éphémères.

Empathie, douceur, altruisme, pragmatisme et efficacité. Telle est la “méthode Mialy R. Rajoelina”, une mère qui a gardé son âme d'enfant

Mialy Rajoelina, elle, applique le concept du philosophe chinois Lao-Tseu: “Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours”. Ainsi, dans les 10 EPP visitées, elle a octroyé des dictionnaires, comme ceux déjà distribués par le président de la République Andry Rajoelina ailleurs; des tabliers et des cartables. Dans cette “pêche au Savoir”, cela peut constituer les appâts. Mais concernant la canne à pêche à proprement parlé, la Première Dame a mis en place un système de cours de français gratuits pour tous les élèves en classe d'examen. Il s'agit d'apprendre le BA-BA du Français en tant que langue de communication. Ainsi, des enseignants qualifiés seront mis à disposition des élèves tous les samedis. C'est tout ?

Non, évidemment. Cette mère de trois enfants a apporté des tablettes de Ferrozinc-C. Il s'agit d'un complément alimentaire qui, comme son nom l'indique, est riche en fer, en zinc et en vitamine C. Ferrozinc-C apporte des éléments nutritifs nécessaires à la croissance des enfants. Les responsables au niveau des EPP ont souligné l'importance de cette distribution de Ferrozinc-C, étant donné que certains élèves n'ont pas le moyen de manger des aliments riches en éléments nutritionnels et que ventre affamé n'a point d'oreilles.

Donnant l'exemple pour promouvoir le “Made in Madagascar”, la Première Dame malagasy se déplace en véhicule de marque Karenjy

Pour la petite histoire, le père de Mialy Rajoelina est originaire d'Antsampandrano, situé dans la Commune rurale d'Ankadikely Ilafy, et son grand-père y a été Pasteur à l'église protestante réformée de cette localité. C'est aussi là-bas que repose sa mère qui lui a appris cet amour pour les autres à travers des actions humanitaires. Un petit détour aux sources donc, tout en apportant de l'espérance à ces écoliers de nos jours, qui deviendront des adultes responsables demain.

Changer les habitudes alimentaires en détaillant aux enfants, de façon très ludique, l’utilité des compléments alimentaires et leur voie d’administration, telle est la “méthode Mialy R. Rajoelina”: empathie, douceur, altruisme, pragmatisme et efficacité. Selon l’Office National de la Nutrition de Madagascar (ONN), la malnutrition affecte 42% des enfants en bas âge. En intervenant dès le plus jeune âge, l’Association Fitia entend soutenir la bonne croissance des adultes malagasy de demain ! Gageons que cette démarche exceptionnelle sera également effectuée dans d'autres régions de la Grande île de l'océan Indien.

Le vendredi 29 novembre 2019, Mialy Rajoelina s'est rendue à Ambohimiandra, y inaugurer le premier point de vaccination du CHU Mère-Enfant .

LE DISCOURS EN MALAGASY DE MIALY RAJOELINA ICI

Une séance de vaccinations contre la poliomyélite a été effectuée. Pour rendre hommage à cette femme d'action, je lui dédie -et vous offre, amis lecteurs-, le poème suivant que j'ai lu quelque part...

La VieLa vie est une chance, saisis-laLa vie est un bonheur, mérite-leLa vie est la vie, défends-la,La vie est une richesse, conserve-laLa vie est un combat, accepte-le

La vie est une beauté, admire-laLa vie est un défi, fais-lui faceLa vie est une béatitude, savoure-laLa vie est tristesse, surmonte-laLa vie est un mystère, perce-leLa vie est un devoir, accomplis-leLa vie est une tragédie, prends-la à bras le corps

Mialy Rajoelina, le 25 novembre 2019 à Mahamasina

Mais peu de temps avant ce marathon dans cette dizaine d'EPP, Mialy Rajoelina Razakandisa, en tant que Première Dame de l'Etat et Ambassadeur du FNUAP dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) a fait d'une pierre deux coup le 25 novembre 2019, dans le cadre de l'Orange Day ou Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Mialy Rajoelina et Serge-Constant Bounda, représentant permanent du FNUAP à Madagascar devant la plaque du Centre spécialisé VBG

En effet, après un speech très percutant adressé à la Femme, “Avenir de l'Homme”, le Centre spécialisé VBG sis à Mahamasina a été inauguré. Ce discours mérite d'être immortalisé ici sur madagate. Le voici :

« Excellences,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

J’estime que : « Consacrer une journée entière dans l’année pour cette lutte est un geste symbolique et fort de sens, mais c’est tous les jours, sans relâche au quotidien que nous devrions œuvrer pour éradiquer ce fléau qu’est la violence à l’égard des femmes. ».

J'aimerai vraiment, en ce jour, apporter une touche de chaleur et de poésie pour mettre un peu de baume au cœur de toutes ces femmes qui souffrent.

Pour encourager et faire entrevoir un horizon d'espoir à chacune, je veux rendre un vibrant hommage, en lui disant des paroles de réconfort.

A toi femme courageuse qui lutte pour que chaque jour ton sourire soit ton plus bel étendard,

Pour toi, voici aujourd'hui mon admiration car tu es capable de voir la lumière au-delà de l'ombre apportée par les nuages,

Pour toi, voici aujourd'hui mes mots pour que tu te souviennes que tu es source d'amour, source de courage, source de grandeur.

A toi la femme courageuse, qui, malgré tout ce qui t'arrive, décide d'aller de l'avant, qui malgré les peurs, les incertitudes et parfois même la souffrance, reste déterminée à vivre, reste accrochée à cette envie de rester en vie.

A toi la femme courageuse, dont tous ignorent les blessures, dont personne ne connaît les craintes engendrées par les coups que tu as subis,

Certes, personne ne sait à quel point cela te fait mal, personne ne sait ce que tu penses, et encore moins ce que tu ressens.

Mais n'oublie pas qui tu es et jusqu'où tu peux arriver.

N'oublie jamais, n’oublie jamais cette force que tu as en toi ni toute l'étendue de tes possibilités. Tu portes tellement plus en toi. Bien plus que ce que l'ont peut te faire croire.

Surtout ne te dis jamais que ce qui t'arrive est de ta faute, tu mérites de vivre !

Alors, prends ton courage à deux mains.

Tu n'es pas seule, tu peux t'en sortir, et tu vas t'en sortir.

Garde toujours présent à l'esprit cette maxime : " l'avenir de l'Homme est la Femme ".

Je vous remercie de votre aimable attention »./.

Un autre combat de la vie et pour la vie de la part de cette femme d'exception qui, rappelons-le ici, a été élue première femme présidente de l'Alliance panafricaine des réchauds à éthanol et du combustible ou PAESFA («Pan African Ethanol Stoves and Fuel Alliance»), le 06 février 2018 à Accra, au Ghana, pour un mandat de trois ans. Voici son premier speech prononcé en français :

Mialy Rajoelina à Accra, au Ghana le 06 février 2018

«La pollution intérieure des ménages, affecte la santé de nos familles ; l’avenir de notre génération; la déforestation massive, à raison de 4 millions d’hectares par an, l’économie et le revenu des ménages. J’espère qu’à travers ce programme, nous allons pouvoir enfin atténuer la souffrance de millions de familles au niveau du continent africain. En substituant les réchauds traditionnels utilisant le charbon et le bois de feu par des sources alternatives comme l’éthanol combustible.

Je lance donc un appel solennel à tous les représentants des pays ici présents, et aux autres qui nous entendent, de nous rejoindre dans le cadre de cette Pan African Stoves and Fuel Alliance qui a pour ambition de favoriser l’entrepreneuriat féminin, les jeunes et l’insertion des groupes minoritaires dans une approche inclusive. Unissons nos efforts et nos moyens au profit de la protection sociale, la préservation de l’environnement pour le développement durable de notre Afrique. Osons exprimer que nous avons une seule vision et parlons d’une seule voix pour l’avenir de notre Afrique.

Je vous remercie de votre attention»./.

Voilà. Des détracteurs, il y en aura toujours, tant que la Terre tournera. Mais pour ces maboules, c'est dans leur tête que çà ne tourne pas rond. Il faut donc plutôt les plaindre et leur répondre par des actions concrètes et positives pour le bien d'autrui. Ne vous en faites pas, ils se reconnaîtront mais vivront et mourront comme des passants qui n'ont fait que passer avant de trépasser, laissant à la postérité un héritage rempli de vide et de bides.

Dossier de Jeannot Ramambazafy