Les actualités Malgaches du Dimanche 01 Septembre 2019

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Football- Election FMF - Résultats confirmés et la balle renvoyée au PAC

La saga FMF continue. Le Comité de normalisation (CDN) a officialisé hier tard dans la soirée les résultats de l'élection du président de la Fédération malagasy de football. La passation de pouvoir aura lieu ce jour à 16h au siège de la FMF. En ce qui concerne le recours en annulation déposé, non pas par l'un des candidats malheureux mais par deux électeurs qui dénoncent des faits de corruption, deux jours après l'élection du candidat Arizaka Raoul Rabekoto qui a obtenu 15 voix sur 22, la balle a été envoyée dans le camp du Pôle anti-corruption (PAC) qui décidera du sort du candidat vainqueur.

 

Ces présidents de  ligue régionale ont déposé un recours, mercredi, après les élections présidentielles de la fédération malagasy de football. Celui-ci remet en cause les résultats du scrutin. La commission de recours a affirmé avoir constaté l'existence de ce procès-verbal de constat établi par l'huissier de justice. Cependant la validité et les contenus dudit procès-verbaux sont constatés par Monsieur Arizaka Rabekoto Raoul, et par les présidents de ligue qui y sont cités, dont Monsieur Velontsara Romuald, lui-même, qui affirme que les déclarations consignées dans les procès-verbaux de transcription versés à l'appui de la requête ont été faites sous la menace et la contrainte.

Sur la question spécifique de la corruption, la législation nationale prévoit à l'article 18 de la loi 2018-021 du 22 aout 2016 que « Les PAC sont chargés de la poursuite de l'instruction et du jugement des infractions de corruption et assimilés… Que par conséquent, il y a lieu de renvoyer les parties à se pourvoir ainsi qu'elles en aviseront ».

Ainsi,Raoul Arizaka Rabekoto  prendra officiellement son poste en tant que nouveau président de la Fédération malagasy de football ce lundi. Les trois vice-présidents devraient être aussi connus  cette semaine.

Durant l'élection à Ifaty Toliara, samedi dernier, les trois premiers candidats qui ont récolté le maximum de voix auront beaucoup de chance cette fois-ci pour être le premier et deuxième vice-président de la FMF. A la première place,  il y a Jocelyn Razafimamonjy avec 17 voix et à  la seconde place, on a Lay Mein Alexandre pas très connu mais très actif dans la promotion du Beach soccer, surtout dans la ligue Atsinanana, plus précisément dans la section Mahanoro. Il est  président fondateur de l'association « Dôla Beach » partenaire de la fédération pour cette discipline. Il détient le certificat d'arbitrage en beach soccer. Il a recueilli 15 voix du fait qu'il s'est familiarisé avec les présidents des ligues. Le troisième nom est Mario Raharimino qui a également obtenu 15 voix.

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Analamanga - Une croissance de 20% du nombre de touristes

Une bonne nouvelle pour le secteur touristique. L'office régional du tourisme à Analamanga (ORTANA) a constaté une croissance de 20% du nombre de touristes visitant la ville des mille durant les sept derniers mois. Un bilan positif non seulement pour l'économie mais également pour l'image du Madagascar sur la scène internationale. « On peut dire que l'image de Madagascar s'est nettement améliorée au niveau international. La participation de l'équipe nationale Barea de Madagascar à la Coupe d'Afrique des Nations a apporté des effets positifs sur le tourisme.

L'arrivée du Pape François et le début de la haute saison promeuvent davantage le secteur. Nous avons récemment établi un bilan des sept derniers mois en fonction des touristes qui séjournent dans les hôtels de la ville. L'effectif remonte à 30 000 touristes par mois cette année contre 20 000 l'année précédente. Avec ce rythme-là, nous atteindrons au minimum 200 000 touristes à la fin de l'année.  A noter que le Gouvernement prévoit d'accueillir 500 000 touristes dans cinq ans », explique Harimisa Razafinavalona, directeur exécutif de l'ORTANA.

Valoriser les sites touristiques

Il faut programmer des activités pour accueillir les touristes à Analamanga. L'ORTANA a alors développé ses circuits touristiques. « L'ORTANA a balisé 300 km de circuits durant ce premier semestre. Nous organisons d'ailleurs une randonnée chaque semaine. La marche évite les contraintes de route mais permet aussi de profiter pleinement du paysage et de l'histoire. En effet, Analamanga reste le berceau des rois et reines de Madagascar. L'ORTANA possède en ce  moment 600km de circuits de randonnée à Antananarivo », poursuit-il. Le Premier ministre Ntsay Christian a d'ailleurs affirmé cette volonté de faire d'Antananarivo une destination touristique lors du salon international  Tourismfair of Madagascar (ITM) au CCI Ivato au mois de juin dernier. « Nous allons reconstruire le Rovan'

Antananarivo pour que la Capitale ne soit plus un simple transit mais une véritable destination pour le tourisme. Nous allons réhabiliter les musées, construire une académie nationale des arts et de la culture pour promouvoir le tourisme culturel », avance-t-il dans ses discours. A noter que les travaux de réhabilitation du Rovan'Antananarivo sont prévus être achevés en juin 2020.

Solange Heriniaina

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Résultats du CEPE 2019 - Le taux de réussite en baisse pour Antananarivo

Il fallait s’y attendre. Les résultats de l’examen du CEPE (Certificat d’étude primaire élémentaire) semblent régresser ces dernières années. A l’exemple de la Circonscription scolaire (CISCO) d’Antananarivo ville, le taux de réussite a baissé de 6,06 % cette année par rapport à celui de 2018. 67,55 % des candidats viennent d’obtenir leur premier diplôme officiel, contre 73,61 % l’année dernière. Cette baisse est également enregistrée dans la CISCO Avaradrano, où 79,61 % des candidats sont admis contre 81 % en 2018. Cette régression des résultats du premier examen officiel s’est déjà reflétée durant les 2 examens blancs, en juillet et août derniers.

Pour la CISCO Tanà ville, le taux de réussite tournait autour de 23%, avant d’augmenter à 38 % durant le second examen blanc. Cette situation pourrait s’expliquer par une durée trop longue de l’année scolaire s’étalant jusqu’à 11 mois, impactant sur la concentration et l’assiduité des élèves. D’un autre côté, les failles pourraient provenir des enseignants ou encore de la pédagogie. « Après la publication des résultats, l’heure est actuellement à l’évaluation afin d’améliorer à la fois le niveau des élèves et le taux de réussite pour les prochains examens », avance Lalaina Ramananantony, chef CISCO Tanà ville.

Les affichages des admis en 6e pour demain

Une organisation interne. Les résultats du concours d’entrée en 6e seront publiés demain auprès des centres d’examen et collèges d’enseignement général (CEG), selon les informations émanant de la CISCO Tanà ville. « Cette année, la publication des résultats du CEPE et du concours d’entrée en 6e ne s’est pas faite simultanément, pour des raisons techniques. Les responsables sont encore en exercice notamment pour la transcription des notes et la délibération, en tenant compte des places disponibles auprès des collèges », explique le chef CISCO. Si la moyenne délibératoire étant par exemple de 10/20 pour le CEPE, cela peut atteindre les 12 ou 14/20 pour l’entrée en 6e, avec la capacité d’accueil restreinte au sein des CEG. Dans la plupart des cas, les candidats non admis auprès des établissements publics se ruent dans les collèges privés pour poursuivre le secondaire. Rappelons que les candidats inscrits auprès de la circonscription de Tanà ville se subdivisent en 3 options, dont 24 845 en lice pour le CEPE- 6e  et 153 qui sont juste à la course pour le concours d’entrée en classe de 6e. Autrement dit, ces derniers ont déjà décroché le CEPE mais qui, pour diverses raisons, ont dû redoubler en classe de 7e.

Patricia Ramavonirina

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Commune rurale d’Antsimbondrogno- Ambilobe - L’existence d’une aquaculture de crabes démentie par la...

Des  représentants de la  population de la Commune rurale d’Antsimbondrogno ont fait part de leur indignation, suite à certaines informations véhiculées selon lesquelles un élevage de crabes est monté dans ladite Commune. « Pour l’heure, il n’existe aucun aquaculture de crabes chez nous à Antsimbondrogno et tout le monde peut le vérifier. Il s’agit tout simplement de la pure calomnie dans un but bien précis », ont-ils déclaré. « Des responsables d’une société sont venus  chez nous dernièrement pour nous demander si un projet sur l’élevage de crabe de mangrove dans notre Commune  nous intéresse.

Nous leur avons demandé de patienter et d’attendre que la population se réunisse avant d’apporter une quelconque réponse à leur question.  Quelques jours après à l’issue d’une réunion que nous avons tenue afin de débattre sur le sujet, nous leur avons fait savoir que nous étions d’accord avec leur projet. Il s’agit d’un accord verbal et jusqu’ici aucun document n’a été signé concernant ce projet », ont-ils continué. Joint au téléphone hier, Andriamalala Donat, le maire de ladite Commune a confirmé les dires de ces derniers. Du coup, on ne peut s’empêcher de demander le motif qui pousse certaines personnes à véhiculer ces fausses informations.

 Pour certains  observateurs de la ville d’Ambilobe, il se peut que ce projet d’élevage de crabe  gêne une société de la localité dont nous nous abstenons de dévoiler le nom et qu’elle serait derrière celles-ci. «  Cette société vise sans doute le monopole de toute activité d’aquaculture dans le District d’Ambilobe », ont-ils expliqué. A travers ces fausses informations, il se peut que l’on cherche aussi à atteindre le maire dont la candidature aux prochaines élections communales, selon nos sources, serait sollicitée par la population. Toutefois, à la question de savoir si Andriamalala Donat sera candidat à ces élections, ses proches ont répondu qu’ils ignorent la position de ce dernier.  « Mais qu’on arrête de  dénigrer le maire  », ont-ils lancé. A noter que la population de la Commune rurale d’Antsimbondrogno est majoritairement pêcheur.

A. Lepêcheur

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Cybercriminalité - Une journaliste entendue de nouveau ce jour, deux autres en GAV

Convoquée puis interrogée samedi soir par le département de la cybercriminalité de la Police à Anosy, la journaliste d'un quotidien de la place devra être entendue de nouveau par le même service ce jour.  Elle aura à répondre de ses actes   concernant le site d'information local sur Facebook de l'affaire du vol stationnaire d'un hélicoptère de l'Armée au-dessus du stade de Mahamasina, une nouvelle qui a entraîné un débat houleux, sinon une polémique entre les militaires et la Commune urbaine d'Antananarivo.  

Mais il y a aussi deux autres personnes à subir le même régime que la reporter. Il s'agit d'un jeune administrateur de compte sur Facebook sur lequel il a été évoqué une accusation supposée  de l'aviation pour  violation de propriété municipale, mais aussi d'un responsable au sein de la CUA. Selon une information, ces deux derniers ont été placés encore en garde à vue dans les locaux de la Police à Anosy.

« Le jeune homme, l'administrateur de ce compte Facebook en cause, aurait avoué qu'il n'avait fait que reprendre la nouvelle trouvée dans la publication de la journaliste », déclare l'information.  Des tractations seraient déjà en marche en vue de demander sa liberté, selon toujours celle-ci. Pour le reste,  la source n'était pas en mesure de dévoiler  davantage, secret de l'enquête oblige.  L'évolution de la situation dépendra donc  des auditions des concernés.

Notons que l'Armée malagasy par le biais du ministère de tutelle  a, particulièrement, insisté sur le fait qu'il n'y a nullement question de violation de propriété municipale, et que le survol du stade était légitime dans le cadre de l'exercice de simulation en vue de l'accueil du Pape François vers la fin de cette semaine dans la Capitale. Car ces survols ont dû avoir lieu au-dessus de tous les points de la Capitale où l'homme fort du Vatican devra passer. Lors de son intervention sur les chaînes nationales,  le ministère de la Défense nationale a appelé la population de la Capitale au calme.  

Franck Roland

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« Farmer-to-Farmer » - Intégrer le bénévolat dans le développement agricole

33 spécialistes agricoles américains à Madagascar. L'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a lancé la semaine dernière à Ranomafana au Centre ValBio, le projet « Farmer-to-Farmer »  pour Madagascar. Ce programme associe notamment des spécialistes agricoles américains expérimentés à leurs homologues malagasy. Effectivement, l'USAID, le programme de bénévolat Farmer-to-Farmer ainsi que l'organisme d'exécution Cultivating New Frontiers in Agriculture (CNFA) ont réaffirmé leur engagement à renforcer l'agriculture et la résilience à Madagascar.

« Le projet John Ogonowski et Doug Bereuter, d'une durée de cinq ans, financé par l'USAID, fournit une assistance technique grâce à des bénévoles américains hautement qualifiés à d'autres agriculteurs, groupes d'agriculteurs, entreprises agroalimentaires et autres institutions du secteur agricole dans les pays en développement et en transition », explique un responsable au niveau de l'USAID. L'idée principale étant de susciter une croissance économique durable à grande échelle dans le secteur agricole tout en offrant une meilleure compréhension des questions de développement international ainsi que les programmes de développement des États-Unis à travers la diplomatie interpersonnelle.

Techniques et financiers

Dans sa réalisation, le programme « Farmer-to-Farmer »  se focalisera donc sur quatre filières, à savoir l'horticulture, de l'élevage, de l'aquaculture et de la production rizicole. Une meilleure valorisation permettra en effet des retours sur investissements élevés. Pour cela, les participants recevront des appuis techniques mais aussi financiers de la part du programme. « Chaque spécialiste agricole américain bénévole sera donc associé à un homologue malagasy d'une ferme ou d'une organisation d'accueil. Ils travailleront ensemble pour relever des défis spécifiques ou développer de nouvelles opportunités. La formation et l'appui offerts s'axeront sur le renforcement de la capacité organisationnelle et de commercialisation des entreprises agroalimentaires, l'amélioration de la production, la promotion de la conservation des ressources naturelles et l'amélioration des revenus des petits exploitants agricoles et des autres membres de la chaîne de valeur agricole », détaille le responsable du programme. En tout cas, au cours du projet, ces bénévoles formeront également des milliers de petits agriculteurs à Madagascar à la croissance des ventes et à l'amélioration des pratiques de gestion des entreprises afin d'augmenter le revenu des ménages, renforcer les moyens de subsistance et bâtir une communauté résiliente.

Rova Randria

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625 milliards  de fraudes douanières - De gros bonnets complices de Mbola R. à Antanimora

La presse  -  dont le journal que vous tenez en mains  -  avait déjà tiré la sonnette d'alarme à plusieurs reprises sous l'ancien régime sur ces mêmes fraudes douanières à grande échelle, mais c'était resté lettre morte. Et pour cause, outre un homme d'affaires proche du Chef de l'Etat de l'époque, de très hauts fonctionnaires au sein du département concerné, celui des Douanes, étaient trempés jusqu'au cou dans le trafic. Ces derniers, après une longue enquête, viennent d'être placés en détention préventive par le parquet du Pôle anti-corruption (PAC) le weekend dernier. Il s'agit de l'ancien Directeur général des Douanes R. E. N., de l'ancien Receveur des Douanes à Tamatave R. T., de l'ex-Chef de Service Anti-fraude au sein de l'administration des Douanes R. H. L., et enfin de l'Inspecteur au Service des Renseignements et de l'Analyse des Risques, R. L.

 

L'affaire  porte sur des opérations frauduleuses perpétrées sur plusieurs années (les investigations couvrent  la période entre 2014 et 2018) et ayant engendré une perte sèche d'un montant estimé à 125 milliards d'ariary (soit 625 milliards de francs) pour l'Etat malagasy . Lesdites  opérations impliquent plusieurs sociétés qui ont la particularité, soit d'appartenir à l'opérateur économique Mbola Rajaonah, soit d'être des satellites aux sociétés de celui-ci ou de passer par ces dernières pour leurs opérations frauduleuses. Au titre des sociétés de transit directement concernées, citons les sociétés TAFARAY, MASTRA et TRANSIT MULTISERVICE TRANSFERT, tandis huit autres ont été identifiées et suspectées  d'avoir participé auxdites opérations frauduleuses, dont les Sociétés ELICE IMPORT, ARIAN IMPORT, STEF IMPORT, ZETSASAMA, ENINENME, TRANOMBAROTRA MAHASOA SARLU, DAGO SA SARLU, MADAGASCAR IMPEX et SYL IMPORT.

Le mode opératoire consiste à déclarer des importations de papiers journaux et de ciments lesquels bénéficient, pour s'exprimer simplement, d'une taxation  relativement avantageuse puisque celle-ci est calculée au poids et est d'un faible taux. Si les premiers sont frappés de 5% de droit de douane avec une exemption de TVA, les seconds ont une taxation de 10% de droit de douane et de 20% de TVA, le tout basé sur des déclarations de valeur au kilo.  Les enquêtes effectuées a posteriori en amont ont cependant révélé que les fournisseurs censés avoir exporté les marchandises en question sont spécialisés en exportation de textile pour

ce qui concerne les papiers journaux, et en exportation d'huile végétale et de fabrication et d'exportation de produits laitiers pour ce qui est des ciments. A la lumière des investigations, il est apparu que les marchandises à l'embarquement  sont totalement différentes de celles déclarées à l'importation puisqu'il s'agit en réalité de PPN, voire dans certains cas d'appareils électroménagers, au lieu de papiers journaux ou de ciment.

« Circuit jaune » et « pas de visite, ad conf » systématiques

Les données sur les transitaires concernés n'ont pourtant révélé aucune trace d'infraction touchant les importations en question et ce, à quelque niveau de contrôle que ce soit au port de Toamasina. La raison en est simple : Un système de fraude à grande échelle a été mis en place au niveau de tout le système et ce, avec la participation et la couverture de certains dirigeants et acteurs au sein de la Douane. En gros, cela consiste à faire en sorte que les opérations réalisées par les sociétés suscitées ne fassent l'objet de contrôle sérieux, voire de contrôle tout court. C'est ainsi par exemple que leurs conteneurs sont systématiquement aiguillés en « circuit jaune » (soumis seulement à contrôle documentaire et non physique). Et si d'aventure, des suspicions sur les déclarations sont émises et un contrôle supplémentaire est demandé, on remarque que l'issue est dans la plupart des cas « pas de visite, ad conf » (sic), jargon douanière signifiant qu'aucun contrôle physique n'a pas été effectué mais que la déclaration douteuse a été admise comme conforme (ad conf) aux contenus des conteneurs.

Faux et usage de faux, corruption et abus de fonction

Les investigations révèlent que, au prime abord, quatre acteurs de la chaîne de contrôle sont impliqués dans ces manœuvres frauduleuses. Il s'agit des quatre personnes qui viennent de faire l'objet de mandat de dépôt à la maison centrale d'Antanimora le weekend dernier. Chacun à leur niveau, ils assuraient que les opérations des sociétés « amies » ne fassent l'objet de contrôle ou de ciblage et veillent à les envoyer systématiquement en « circuit jaune » (voir supra) tout en gérant, le cas échéant, les « messages de risques favorables » les concernant. Il est même avéré que, même durant la période où ces fonctionnaires occupaient des postes différents, les exactions et fraudes douanières ont toujours été sous leurs protections et facilitations. Ainsi, leur accès à un niveau de responsabilité plus élevé au sein de la douane a eu pour effet de renforcer davantage un système à l'échelle institutionnelle et nationale pour perpétrer les fraudes.

Les quatre prévenus  sont inculpés pour l'instant de « faux et usage de faux, corruption et abus de fonction ». D'autres charges, comme

« fraudes fiscales par l'utilisation de prête-nom et la création de sociétés éphémères, infractions douanières, infractions au code des changes, abus de biens sociaux », peuvent venir s'y greffer au cours de l'enquête qui, vraisemblablement, sera menée avec le service des Douanes. Les sanctions prévues par le Code général des impôts pour ces actes sont « deux mois à un an d'emprisonnement » (art. 20.01.56.14) ainsi que « la responsabilité solidaire au paiement des impositions et pénalités » (art. 20.01.56.5).

Hery Mampionona

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Un couple battant

En voyage officiel au pays du « Soleil Levant », le couple présidentiel malagasy fascine et continue de marquer ses griffes. A la tête d'une modeste délégation, Andry Rajoelina et son épouse, en déplacement de travail au pays de Sinzô Abe dans le cadre de la TICAD VII à Yokohama ,  malgré leur jeune âge, impressionnent le gotha des Chefs d'Etat et leurs épouses respectives grâce à leur engagement et leur conviction à combattre la misère et toutes les formes de violence  dans le pays en particulier  et en Afrique en général.

 

Mialy Rajoelina, Première Dame de Madagasikara, en jeune femme engagée et militante pour la cause des victimes basées sur le genre (VBG) ne ménage point les efforts. Elle bat des pieds et des mains pour faire entendre sa voix. Les violences faites sur les femmes, les mariages précoces et les autres exactions sur le genre doivent cesser impérativement. Mialy Rajoelina conviait ses homologues présentes à Yokohama à unir leurs forces et leurs voix pour battre en brèche ensemble ces crimes de l'autre temps. L'Afrique en a réellement besoin d'être secouée ainsi. L'UNICEF par la voix de son représentant résident à Madagasikara a vu juste à travers sa décision de proposer la Première Dame malagasy au poste d'ambassadrice de l'UNICEF dans ce combat. Une haute responsabilité qu'elle a acceptée en toute humilité. A Yokohama, Mialy n'a pas du tout chômé. En marge de la conférence (TICAD VII), elle avait mis à profit son séjour pour multiplier les contacts à tous les niveaux afin de saisir toutes les opportunités pour mener à terme son « combat ». Tourisme et shoping ou autres mondanités ont été tout simplement relégués au second plan voire ignorés.

Andry Rajoelina, Chef d'Etat de Madagascar, le benjamin de la « troupe » à Yokohama, capitalisa son séjour nippon pour mener  l'autre combat, celui de la lutte contre la pauvreté dans son pays et par extension en Afrique. Etant entendu que la TICAD (Conférence internationale sur le développement de l'Afrique de Tokyo) soit une assise internationale pour le développement du continent noir  organisée par le Japon conjointement avec les Nations Unies, Rajoelina y voit une occasion en or offerte  justement  pour exposer ses priorités et inviter ses homologues à se donner la main.

Le Japon qui veut rattraper son retard vis-à-vis des autres puissances en Afrique met le paquet. Les dirigeants africains de leur côté ne veulent pas rater non plus les opportunités que le pays du Soleil Levant leur offre. D'où l'importance de cette conférence. A chacun d'en tirer profit. Madagascar, par le biais de son jeune et dynamique président, mise le maximum. Toutes les conditions ont été actionnées de telle sorte que les chances soient de notre côté. Sans oublier évidemment notre solidarité pour la cause du continent. Force est de sentir que l'espoir de pouvoir sortir un jour de ce « cercle vicieux » de la malédiction renait de ses cendres !

Quelle chance pour la Grande Ile d'avoir un couple de battants à sa tête ! Les occasions  rares de ce genre ne se sous-estiment pas. Notre couple battant, Andry et Mialy, locataire d'Iavoloha, ne lâche point prise. On ose croire que Madagascar atteindra les objectifs fixés par l'IEM.

Ndrianaivo