Les actualités à Madagascar du Lundi 01 Juin 2020

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Madagascar : dépréciation de l’Ariary

La valeur de la monnaie malgache semble perdre de plus en plus en valeur. Cela est en partie dû à la crise sanitaire causé par cette épidémie de Coronavirus qui affecte l’importation et surtout le tourisme, selon le coordonnateur national du Cercle des économistes de Madagascar, Andrianantenaina Ramarifeno.
La valeur de l’Euro dépasse, maintenant les 4 000 Ariary, aujourd’hui elle est précisément à 4 254,63 Ariary, ce qui n’est pas une très bonne nouvelle. Le pouvoir d’achat malgache est actuellement en baisse.
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Madagascar : La Fédération Malagasy de football recevra 200 000 dollars de la CAF

Face à cette crise sanitaire, qui a du faire suspendre toutes activités sportives, l’univers du football rencontre une grande crise financière. Plusieurs compétitions ont dû être suspendues, notamment la CAF Total Coupe de la Confédération et la CAF Total Ligue des Champions, qui étaient déjà arrivées en quart de finale avant d’avoir dû être suspendues.
La CAF a décidé de venir rapidement en aide à ses Associations Membres en déboursant plus de 10 000 000 USD pour les 54 associations membres, ainsi que plus de 3 000 000 USD pour les participants aux tournois interclubs de la saison. Les 54 associations membre recevra environ200 000 dollars soit un équivalent de 760 000 000 d’Ariary chacune y compris la Fédération Malgache.
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Madagascar : adresse du président AndryRajoelina du 31 Mai 2020, le coronavirus n’a pas été le seul s...

Le Président de la République a pris parole hier, comme il le fait généralement tous les deux semaines depuis le début de la propagation du Coronavirus à Madagascar. Ce dimanche 31 mai, la guerre contre l’ennemi invisible n’a pas été le seul sujet abordé. La plus grande partie du discours s’est focalisée sur la construction du colisée au Palais de la Reine, un sujet qui fait beaucoup de polémique à travers tout le pays. Au sujet de l’épidémie,la situation d’état d’urgence sanitaire se poursuit pendant 15 jours encore. Toutes activités s’arrêtent après 15 heures pour Antananarivo, les règles sont inchangées pour la région Alaotra Mangoro, la région Haute Matsiatra est déconfinée mais continue à respecter les règles mises en place afin de limiter la propagation du virus et enfin, la région Antsinanana entre en confinement total. Le couvre-feu reste valable pour toutes les régions de Madagascar. « La situation est maitrisée » déclare le président, malgré que cette dernière semaine, plus de deux cent cas ont été enregistré et les statistiques semblent aller en exponentielle. Les réalisations des tests seront favorisées et le peuple devra faire preuve de solidarité, toujours selon lui. L’essai clinique du troisième protocolede traitement du Coronavirus se fera également.
Au sujet du colisée, AndryRajoelinaen a accordé une grande partie de son adresse. La décision de construire un colisée n’a pas été prise sur un coup de tête, mais a été profondément étudiée, a-t-il précisé, une décision dont le peuple en sera reconnaissant plus tard. Il a ajouté qu’en aucun cas cette construction ne va à l’encontre de la culture malgache et en aucun cas n’a été faite clandestinement. Les constructions aboutiront d’ici la fête de l’indépendance, c’est-à-dire avant le 26 Juin prochain. Comme prévue, le palais disposera d’un hologramme et d’un audio guide afin de faire connaitre l’histoire aux visiteurs. De plus, la visite sera désormais à 10 000 Ariary pour les adultes, à 2 000 Ariary pour les enfants et à 27 euros pour les étrangers. D’ailleurs, le palais de Manjakamiadana ne sera pas le seul palais du pays à être réhabiliter, a-t-il également annoncé. Sur le plan économique, le gouvernement envisage l’établissement d’un plan multisectoriel d’urgence lors d’une réunion qui aura lieu la semaine prochaine avec les opérateurs économiques.
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Allocution présidentielle du 31 Mai 2020

Le Président de la République a pris parole hier, comme il le fait généralement toutes les deux semaines depuis le début de la propagation du Coronavirus à Madagascar.
Ce dimanche 31 mai, la guerre contre l’ennemi invisible n’a pas été le seul sujet abordé. La plus grande partie du discours s’est focalisée sur la construction du colisée au Palais de la Reine, un sujet qui fait beaucoup de polémique à travers tout le pays. Au sujet de l’épidémie,la situation d’état d’urgence sanitaire se poursuit pendant 15 jours encore. Toutes activités s’arrêtent après 15 heures pour Antananarivo, les règles sont inchangées pour la région Alaotra Mangoro, la région Haute Matsiatra est déconfinée mais continue à respecter les règles mises en place afin de limiter la propagation du virus et enfin, la région Antsinanana entre en confinement total. Le couvre-feu reste valable pour toutes les régions de Madagascar. « La situation est maitrisée » déclare le président, malgré que cette dernière semaine, plus de deux cent cas ont été enregistré et les statistiques semblent aller en exponentielle. Les réalisations des tests seront favorisées et le peuple devra faire preuve de solidarité, toujours selon lui. L’essai clinique du troisième protocolede traitement du Coronavirus se fera également.
Au sujet du colisée, AndryRajoelinaen a accordé une grande partie de son adresse. La décision de construire un colisée n’a pas été prise sur un coup de tête, mais a été profondément étudiée, a-t-il précisé, une décision dont le peuple en sera reconnaissant plus tard. Il a ajouté qu’en aucun cas cette construction ne va à l’encontre de la culture malgache et en aucun cas n’a été faite clandestinement. Les constructions aboutiront d’ici la fête de l’indépendance, c’est-à-dire avant le 26 Juin prochain. Comme prévue, le palais disposera d’un hologramme et d’un audio guide afin de faire connaitre l’histoire aux visiteurs. De plus, la visite sera désormais à 10 000 Ariary pour les adultes, à 2 000 Ariary pour les enfants et à 27 euros pour les étrangers. D’ailleurs, le palais de Manjakamiadana ne sera pas le seul palais du pays à être réhabiliter, a-t-il également annoncé. Sur le plan économique, le gouvernement envisage l’établissement d’un plan multisectoriel d’urgence lors d’une réunion qui aura lieu la semaine prochaine avec les opérateurs économiques.
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Championnat national de rallye - La deuxième manche annulée

Les mordus de rallye devront encore patienter. Le président de la Fédération du sport automobile de Madagascar (FSAM), Jimmy Rakotofiringa, indique qu'une reprise du championnat de Madagascar des rallyes pourrait se faire au mois de juillet au plus tôt.

 

Deux manches du championnat, celle de la FMMSAM et de la TASAMM, sont d'ores et déjà officiellement annulées pour cette saison. La deuxième manche initialement prévue les 19,20, 21 juin à Ivato est finalement annulée, suite au nouveau décret du Conseil de ministres du samedi promulguant le rallongement du confinement de 15 jours, dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19. Une pandémie qui commence sérieusement à faire des victimes dans le pays. Toute activité de sport est donc toujours interdite sur le territoire malagasy et le sport automobile n'échappe pas à cette règle. C'est la première raison pour la Fédération de renoncer à sa deuxième course de la saison. Etant sport de visibilité, il serait problématique de tenir la course sans public. D'ailleurs, le sport automobile est une discipline ouvert au public sans prix d'entrée et on ne peut pas gérer son engouement sur le circuit malgré l'envie des passionnés de reprendre la direction.

« On se projette pour le mois de juillet ... Pour l'instant, 2 rallyes sont annulés. Celui de la FMMSAM et celui de la TASAMM. Il nous reste encore 4 rallyes de possible (TMF/juillet-ASACM/août-ASATANA/septembre-RIM/novembre). Pour les compétitions de base, aucune annulation, il est toujours possible de les resserrer. Espérons ... », communique le président de la Fédération, Jimmy Rakotofiringa.

Recueillis par E.F.

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Propagation du coronavirus - Les mesures se durcissent à Toamasina, retour à la vie normale à Fianarantsoa

Plus de la moitié des cas positifs au Covid-19 à Madagascar sont actuellement localisés à Toamasina. A cet effet, le Président de la République Andry Rajoelina a annoncé des mesures strictes impliquant la fermeture immédiate de la Région d'Atsinanana. Depuis hier, la restriction d'entrée et de sortie y a été appliquée par les responsables hiérarchiques. Selon le ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation et non moins président du Centre de commandement opérationnel (CCO), Razafimahefa Tianarivelo, hier à la TVM, seul le transport de marchandises y est autorisé, mais soumis à des règlementations. Des mesures strictes s'appliquent face à l'arrivée régulière de cargaisons au niveau du port de Toamasina.  

Concernant notamment les camions-citernes chargés de carburants en provenance de Tamatave, le chauffeur et l'aide-chauffeur,  munis  respectivement d'un passeport où figurent leurs identités, sont les seuls autorisés à voyager à bord. En parallèle, l'arrêt des cours présentiels prend effet dans ladite Région. A partir d'aujourd'hui, aucun établissement scolaire n'est permis à ouvrir, même pour les élèves en classes d'examen.

Pour contenir la propagation du coronavirus, 250 militaires du bataillon « multimissions » venant d'Antananarivo, composés de médecins militaires, de militaires issus des différents corps de l'Armée malagasy, commandés par le colonel Berarazana Patricio, se trouvent actuellement à Toamasina. Ils y sont déployés pour faire respecter les règles de confinement, mais également pour apporter du soutien à la population locale. Ils n'ont pas tardé par exemple à désinfecter les lieux très fréquentés dans la ville portuaire.

En outre, la vie reprend son cours normal dans la Région de Haute-Matsiatra. La réouverture  des bureaux administratifs publics et des entreprises privées marque le début du déconfinement. Les marchés seront de nouveau accessibles toute la journée. Néanmoins, il est de la responsabilité des maires de faire respecter les gestes de barrières sanitaires au niveau des marchés communaux. En ce qui concerne l'enseignement, seuls les élèves en classes d'examen poursuivent leurs cours jusqu'à nouvel ordre.  Toutefois, le rassemblement de plus de 50 personnes reste interdit. D'un côté, cette décision implique que les églises ne peuvent pas encore accueillir plus de 50  fidèles à chaque messe. De l'autre côté, les bars et tout autre établissement vendant des boissons alcoolisées restent fermés. Il en est de même pour les centres de loisirs et les lieux de divertissement.

En parallèle, les mesures de sécurité sanitaire y sont toujours renforcées, à savoir le port du masque obligatoire, le lavage systématique  des  mains avec du savon au niveau des différents points de rencontre, que ce soit au magasin ou au bureau. Le couvre-feu s'applique également de 21h jusqu'à 4h du matin. Afin de surveiller les entrées et sorties dans ladite Région, les transporteurs de marchandises entre autres et leurs accompagnateurs doivent disposer individuellement d'un passeport. Toute arrivée implique par contre un confinement pendant 15 jours. De plus, faisant suite à une réunion hier matin entre le gouverneur de la Région Haute-Matsiatra, des députés, des membres de l'Organisation mixte de conception, des directeurs régionaux ainsi que des responsables auprès du CCO, le retour de quelques citoyens retenus à cause des mesures de confinement dans cette Région est actuellement envisageable. 

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Week-end de la Pentecôte - Les accidents de la circulation font 29 blessés dont 1 mortel

Même s’ils sont en forte baisse par rapport à la situation de l’année dernière, les accidents de la circulation ont fait des victimes durant le récent week-end de la Pentecôte dans la Capitale.  Durant ces trois jours festifs, on a enregistré 29 victimes dont un cas mortel. Il s’agit de la mort de ce piéton de 43 ans vers 18h,  samedi dernier, à un rond-point de la Rocade à Andohatapenaka. Cet agent de sécurité, ayant travaillé pour le compte d’une entreprise privée,  fut mortellement renversé par un 4x4.

 

Cet accident a fait beaucoup jaser les internautes de la place, du fait que le conducteur en cause, aurait pris la fuite, selon leurs explications,  mais qu’une plaque d’immatriculation du véhicule aurait été arrachée de son emplacement et détenue par les riverains. Or, un recoupement, fait ultérieurement, permet de remettre en question cette hypothèse des riverains. En effet, une vérification à la morgue de l’HJRA, à Ampefiloha, a permis de savoir que l’automobiliste en cause s’est rendu sur place et aurait déjà rencontré les proches de la victime. « Non, le conducteur ne s’était pas enfui ! », a précisé un membre de la famille que nous avons rencontré sur les lieux.

A part ce drame, sans doute l’un des plus sanglants de la Pentecôte, la majorité des autres accidents enregistrés concerne la moto. Une dizaine de ses victimes est composée d’utilisateurs de deux-roues. S’ils n’ont pas fait une chute, ils ont renversé un piéton, expliquant ainsi le nombre assez élevé des victimes durant les trois journées consécutives du week-end de la Pentecôte 2020. Grosso modo, la prise de boisson alcoolisée, jointe à une impudence de la part des concernés, en est aussi une autre explication à ces faits. 19 de ces victimes ont dû être hospitalisées, témoignant ainsi de la gravité de leurs blessures. Enfin, une infime partie des victimes, à la suite de collisions entre des voitures ou encore se sont fait percuter, comme le cas de cet ex-accident de sécurité.

On peut parler d’une baisse car les victimes des accidents représentent à peine le tiers des personnes venues pour une consultation au service des urgences de l’HJRA, soit 89 au total (contre 205 en 2019) durant le récent week-end festif. A part les accidents de la circulation, le nombre des victimes dans d’autres cas a atteint 24 cette année.

Franck R.

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Covid-19 - Un décès et 128 cas positifs en trois jours

Samedi dernier,  le Professeur Hanta Vololontiana a annoncé un nouveau décès lié au Covid-19. La sixième victime est une femme de 42 ans, hospitalisée au CHU de Morafeno, Toamasina. Selon une source locale, elle a été admise au CHU d'Analakininina depuis trois semaines après avoir attrapé une grippe. Le test PCR effectué sur la patiente a permis de déterminer au cours du traitement qu'elle est porteuse du coronavirus. Pour cette raison, elle a été transférée dans cet Hôpital « Manarapenitra » pour suivre le traitement adéquat. Malheureusement, elle a présenté des signes de détresse respiratoire aiguë qui lui ont coûté la vie. Ses funérailles ont été programmées le jour même de l'annonce officielle de son décès dans cette ville portuaire.  

 

En outre, du samedi jusqu'à hier, le nombre de personnes contaminés par le Covid-19 dépasse une centaine. Le Centre de commandement opérationnel - Covid-19 Ivato a déclaré 128 cas positifs au coronavirus en trois jours. Rien que la journée du vendredi dernier, de 8h à 18h, 60 nouveaux cas confirmés ont été identifiés par les trois laboratoires d'analyse. 27 parmi eux sont localisés à Toamasina. La ville d'Antananarivo a enregistré 25 individus infectés. Les 8 restants sont répartis à Fénérive-Est et à Moramanga. Le lendemain, on a recensé 32 nouveaux cas. D'après les détails précisés par le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle, porte-parole du CCO - Covid-19, les quartiers de Beravina Itaosy, Alakamisy- Fenoarivo, Ambatomaro, Ampitatafika, Manjakaray, Vontovorona, Antsahavory-Alakamisy comptent 10 nouvelles personnes ayant contracté le virus. A cela s'ajoutent deux autres cas qui sont trouvés à Morarano, Androranga, situés à Toamasina. Les résultats des tests PCR réalisés dimanche ont révélé 36 autres cas positifs dont 22 recensés à Toamasina.  Malencontreusement, la Région de Haute-Matsiatra a encore identifié un porteur du virus. Il en est de même pour le centre de santé d'Ambatovy.

Néanmoins, 10 patients ont recouvré la santé après des jours de traitement. A la date d'hier, Madagascar a comptabilisé 826 cas positifs depuis le 19 mars dernier. 174 personnes ont rempli les critères de guérison et sont sortis des hôpitaux. 646 patients sont toujours hospitalisés dont 8 présentant des formes symptomatiques graves. Depuis la pandémie, le pays a enregistré 6 décès, tous hospitalisés à Toamasina.

Recueillis par K.R.

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Rencontre entre le Président de la République et le secteur privé - Un évènement très attendu

Vivement souhaité. Le Gouvernement a mis de côté le plan de mitigation proposé par le secteur privé à cause d’une incohérence du contenu, il y a une semaine. Face à l’absence d’un plan de sauvetage du secteur privé, les présidents des groupements ont par la suite demandé une rencontre avec le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat pour poursuivre les échanges, vu l’impact très lourd du coronavirus sur la trésorerie des entreprises. Le Président de la République, Andry Rajoelina a ainsi évoqué la tenue de cette réunion durant son discours télévisé.

Les deux parties vont dresser ensemble le contenu du plan multisectoriel d’urgence. « Nous vivons une période de crise mondiale. Tout le monde n’est donc pas épargné que ce soit la population, le secteur privé et même l’Etat. J’ai entendu le cri de détresse des entreprises privées. Plusieurs dirigeants de société n’ont plus les moyens de maintenir l’emploi au-delà de deux à trois mois. C’est ce contexte qui nous pousse à organiser une réunion avec le secteur privé. Elle aura lieu cette semaine. L’objectif étant de dresser ensemble le plan multisectoriel d’urgence. Toutes les secteurs y seront représentés comme le Bâtiment et travaux publics (BTP), le Groupement du patronat malagasy (FIVMPAMA) ainsi que les Petites et moyennes entreprises (PME) et les Petites et moyennes industries (PMI) », a annoncé le Chef de l’Etat.

D’après le Premier ministre Ntsay Christian, durant son entrevue avec le Parlement, ce plan concernera plusieurs secteurs, notamment économique, social et environnemental. Par ailleurs, le plan de mitigation ne sera pas abandonné pour autant puisque des propositions issues de ce document seront prises en compte dans le plan multisectoriel d’urgence. En tout cas, le Gouvernement accordera une attention particulière sur les PME et PMI. Ces dernières représentent environ 70 % du tissu industriel du pays. Selon le calendrier établi la semaine dernière, ce nouveau plan sera présenté à l’Assemblée nationale le 9 juin. Outre le plan multisectoriel d’urgence, le Gouvernement prépare en parallèle le plan de relance économique.

Solange Heriniaina

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Carburants - Les importations en baisse de 38 %

Après la baisse de la consommation, place à celle des importations. Ces baisses font notamment partie des effets de la pandémie de coronavirus sur l’économie de Madagascar. La mise en place des mesures de confinement total dans le pays, plus particulièrement dans les deux grandes villes - à savoir Antananarivo et Toamasina, a notamment eu de grande répercussion sur la consommation en produits pétroliers. D’après Olivier Jean Baptiste, directeur général de l’Office Malgache des Hydrocarbures (OMH), cette consommation a été réduite de moitié.

« Au mois d’avril, tous les opérateurs dans le domaine des transports comme les bus et les taxis n’ont plus fonctionné, générant une baisse conséquente de la consommation. Ce n’est qu’à partir du mois de mai que leurs activités ont timidement repris. Face à cette situation, les compagnies pétrolières ont alors dû revoir leur calcul concernant le volume d’importation, pour que cette dernier s’adapte aux stocks de carburants encore en notre possession », a-t-il souligné. Pour le mois de mai dernier, les compagies pétrolières ont ainsi importé 38 % de moins de carburants, tous produits confondus, par rapport à l’année dernière sur la même période. Dans les détails, l’importation de supercarburant a diminué de 34 %, celle du gasoil de 39 % et celle de fuel lourd de 14 %. Seul le volume d’importation du pétrole lampant a augmenté de 23 %.

Pour la Grande île, l’importation de carburants se fait un mois à l’avance. C’est pourquoi cette révision du volume d’importation n’a pas pu se faire au mois d’avril en même temps que la baisse de la consommation. Toutefois, la continuité de cette tendance dépendra surtout de l’évolution de la situation actuelle. « Tout dépendra en effet de l’évolution des mesures prises par les autorités pour endiguer cette pandémie de coronavirus. Dans tous les cas, les opérateurs savent ce qu’ils font, plus particulièrement les calculs à faire dans ce genre de situation, pour maintenir ainsi des stocks amplement suffisants pour satisfaire les besoins du pays »,  a soutenu le DG de l’OMH.

Face à cette situation, les compagnies pétrolières à Madagascar se trouvent en grande difficulté, de même que leurs confrères dans les quatre coins du monde. Avec la crise sanitaire, c’est tout le secteur pétrolier qui est en souffrance. « Cependant, nous faisons le maximum pour nous maintenir à flots. Nous restons convaincus que ce secteur résistera malgré cette crise sanitaire mondiale. Pour l’instant, notre priorité est de préserver nos collaborateurs en évitant tout chômage ou autres », a défendu Mondher Bouhouche, directeur général de Vivo Energy Madagascar.

En tout cas, jusque-là, les prix affichés dans les stations-services demeurent les mêmes.

Rova Randria

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Barrière sanitaire de Vakinankaratra - Les accompagnateurs du député de Betroka refoulés

Intransigeantes. Les Forces de l'ordre opérant à la barrière sanitaire de Tsinjony (Analamanga Park), limitrophes de la Région Analamanga, et celle de Vakinankaratra ne badinent pas avec les règlements en vigueur. Le député de Betroka, Nicolas Randrianasolo, l'a constaté à ses dépens samedi dernier, dans l'après-midi.

 

L'Etat d'urgence sanitaire déclaré à Madagascar limite en effet la circulation des personnes en provenance ou à destination de la Région Analamanga. Ceux qui ont une autorisation exceptionnelle délivrée par le Centre de commandement opérationnel (CCO) peuvent sortir et entrer dans la Région Analamanga. Il en est de même pour les corps réquisitionnés et certains membres des entités ou institutions. C'est le cas du député Nicolas Randrianasolo en partance pour Betroka, samedi dernier. Parmi les citoyens « privilégiés » en bénéficiant la liberté de circuler, il s'est pointé devant le barrage sanitaire de Tsinjony et son cas ne devrait pas être sujet de discussion. Seulement, le député était en compagnie de deux accompagnateurs dans sa voiture et une autre avec trois autres passagers font également partie de la « délégation ». A part le chauffeur du député, aucune des personnes l'accompagnant ne possède ni une autorisation ni un quelconque ordre de mission, justifiant leur sortie de la Région d'Analamanga, selon une source auprès du gouvernorat de Vakinankaratra.  Nicolas Randrianasolo sait pertinemment que ses accompagnateurs enfreignent les règles établies et n'auront aucune chance de passer ce barrage.

En dépit des palabres, les gendarmes refusaient de laisser les personnes dépourvues d'autorisation continuer leur route. Ils ont été ainsi priés de faire demi-tour à destination de la Région Analamanga. Seule la voiture avec à son bord le député Nicolas Randrianasolo et son chauffeur a été autorisée de franchir le barrage sanitaire pour rejoindre sa destination finale. Les cinq autres personnes, deux se trouvant auparavant dans le véhicule du député et trois dans la voiture « suiveuse » ont dû ainsi rebrousser chemin…

La Rédaction

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Restitution des îles malagasy - Appel à la consolidation de la solidarité nationale

C'est le mois de juin, qui signifie « fête nationale » pour tous les Malagasy sans exception. La célébration de la fête nationale devrait être spéciale cette année. Il s'agira pour Madagascar de célébrer le 60e anniversaire du retour de son indépendance. Les autorités ont annoncé dès 2019 des événements grandioses à cet effet. La promesse a été renouvelée au début d'année. Mais la conjoncture mondiale entraînée par la pandémie du coronavirus en a voulu autrement.

 

Le 60e anniversaire de l'indépendance retrouvée ne peut pas quand même attendre la fin de la crise sanitaire. Celle-ci se double d'un autre malaise d'ordre diplomatique pour les habitants de l'île dont la pleine souveraineté est ombragée par la France. L'ancienne puissance coloniale se croit toujours être en terre conquise en accaparant à elle des îles dans le Canal de Mozambique et l'océan Indien. Elles appartiennent bel et bien aux Malagasy. Les pêcheurs traditionnels avaient l'habitude de s'y rendre au moyen des pirogues rudimentaires.

Dès les premières années de la Première République, le contexte a fait dire à des observateurs éclairés que Madagascar ne jouissait pas de son entière indépendance. Antananarivo n'obtenait de Paris que de l'indépendance formelle et non de l'indépendance réelle. Au début de son mandat sous la Deuxième République, le Président Didier Ratsiraka utilisait même les expressions de « libération idéelle » et de « libération réelle », des formules puisées directement dans le vocabulaire léniniste-marxiste.

Episodes de trahison

Le fait que Paris boude les îles malagasy enlève aux autorités de Madagascar et à ses habitants leur pleine souveraineté sur ces portions du territoire naturel de la Grande île. La donne doit changer en ce 60e anniversaire de l'indépendance du pays. Le Président Andry Rajoelina a promis de rendre effective la restitution de ces îles avant le 26 juin 2020. Ce n'est pas une mince affaire à la longue et il faut de la solidarité nationale.

Il a déclaré, au cours de l'émission de dimanche soir, qu'il ne pourra pas, à lui tout seul, accomplir la tâche. Il a ainsi fait appel à la consolidation de la solidarité nationale. « Je ne suis que le dirigeant », a-t-il insisté. Il a émis le souhait de voir tous les Malagasy solidaires derrière cette même cause pour la réussite de l'entreprise hardie a priori.

Mais, comme on dit, le ver est dans le fruit, la quête de cette union renouvelée s'avère utopique parfois en raison des attitudes enclines à la trahison interne. L'histoire de Madagascar depuis l'époque royale a toujours été jalonnée des épisodes de trahison émanant des concitoyens eux-mêmes, qui ouvraient une brèche aux assaillants de l'extérieur.

« Lorsqu'il n'y a pas d'ennemis de l'intérieur, les ennemis de l'extérieur ne peuvent pas m'atteindre », a lancé le locataire d'Iavoloha.

Espace maritime

Les Français ne vont pas sûrement lâcher prise facilement. Ils sont fiers de ces îles incorporées dans ce qu'ils appellent « terres australes » grâce auxquelles la France est le seul pays européen ayant le plus vaste espace maritime. En décembre 2015, la France organisait en marge de la 21e conférence mondiale sur le climat, la fameuse COP21, un side event portant sur les océans et sa propriété sur ces îles y était évoquée.

Le même discours était entendu au cours d'une conférence-débat au siège du journal Le monde diplomatique à Paris en juillet de la même année. Les Nations unies consacrent annuellement une conférence mondiale aux océans. La France y envoie toujours des représentants dont des diplomates et scientifiques.

Nonobstant les dispositions de la résolution 34/91 adoptée le 12 septembre 1979 par l'Assemblée générale des Nations unies invitant le gouvernement français à reconnaître l'autorité de Madagascar sur ces îles, les représentants de la France ont de manière constante la promptitude d'exhiber les îles malagasy aux participants à ces rendez-vous planétaires.

M.R.

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Rovan’Antananarivo - 300 000 à 500 000 visiteurs attendus par an

Faire du Rovan’Antananarivo un haut lieu incontournable du tourisme à Madagascar. Tel est l’objectif principal des réhabilitations et constructions entreprises actuellement au sein de ce site royal. Ce sont en substance les propos du Président de la République, lors de son intervention télévisée dimanche. Durant l’émission, le locataire d’Iavoloha a en effet tenu à apporter des éclaircissements sur la construction de l’arène Kianja Masoandro dans l’enceinte du site royal du Rovan’Antananarivo qui a fait polémique ces derniers jours. Depuis plus d’une semaine, en effet, l’érection de cet édifice a déclenché des cris d'orfraie.

Le Chef de l’Etat malagasy s’est défendu de toute profanation culturelle, comme crient les détracteurs du projet. Dans son plaidoyer, le Président de la République incite les Malagasy à voir sur le long terme. « Je ne me permettrais jamais de faire n’importe quoi (…) Si tu ne comprends pas aujourd’hui, tu comprendras demain », confie-t-il à ce propos. Cette arène symbolise l’évolution perpétuelle de

la culture qui accompagne Madagascar depuis la période de la royauté, devait-il également avancer. « Ce bâtiment fera notre fierté car elle permettra de nombreuses retombées, du point de vue du tourisme et de la culture », dit-il. Répliquant aux critiques sur le manque de transparence autour de l’arène en cours de construction, Andry Rajoelina pointe du doigt une « mauvaise foi ». Il réitère en effet que l’appel d’offres de la construction du Kianja Masoandro a été publié dans les quotidiens locaux, durant une semaine entre août et septembre de l’année dernière, le projet a par ailleurs été présenté en début d’année.

La construction de ce qui s’apparente donc à un théâtre cadre avec un objectif plus global qui est de de faire du Rovan’Antananarivo une attraction touristique majeure de Madagascar, laisse entendre Andry Rajoelina. Afin que le Rovan’Antananarivo ait des retombées économiques palpables, le prix d’entrée pour les visites sera fixé à 2 000 ariary pour les écoliers, 10 000 ariary pour les adultes et 100 000 ariary soit 27 euros pour les étrangers. Le site royal contribuera fortement à l’essor du tourisme malagasy. Grâce à ces travaux qui ont fait l’objet de longues réflexions, 300 000 à 500 000 visiteurs par an seront attendus au sein de cette enceinte symbole de la souveraineté et de la fierté malagasy, selon les prévisions. Faire renaître les valeurs et la fierté malagasy, faire revivre notre histoire à travers des pièces scéniques sont les objectifs particuliers du Kianja Masoandro. Des études sur l’architecture, sur la culture et sur l’histoire du site ont été faites avant la construction de l’arène. Et lui de souligner notamment que le Kianja Masoandro reprendra les styles architecturaux du Palais de Manjakamiadana. Parlant du béton utilisé pour la construction du bâtiment, il a rappelé notamment que c’est un matériau accepté et recommandé par la Chartes d’Athènes. Andry Rajoelina rappelle par ailleurs que le Kianja Masoandro est bâti sur les fondations du Lapa Masoandro qui devait s’ériger sur des fondations en béton à la romaine. L’arène sera finalement enrobée de granite.

La Rédaction

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Uni pour une cause

Madagasikara resserre les rangs pour une cause plus que vitale. Le Chef de l’Etat, Rajoelina Andry Nirina, lors de la dernière intervention dans le cadre d’une « émission spéciale » sous forme d’une interview, appelle à l’unité sans faille de tous les Malagasy. Madagasikara affronte, au même moment, trois défis majeurs au terme desquels tous les Malagasy n’ont point pas le droit de rater. L’état d’urgence sanitaire national, la « récupération » des Iles malagasy (Iles Eparses) et la restauration suivie des travaux de construction du « Kianja Masoandro ».

 

Depuis le 19 mars, la Grande île est en proie à la contamination du nouveau coronavirus, le Covid-19. Des deux et demi mois de lutte contre ce virus, le bilan ne cesse de croître et ce malgré des  louables efforts consentis et les effets encourageants du Covid-Organics, CVO. A en croire les derniers chiffres, d’hier émanant du Centre de commandement opérationnel (CCO) Covid-19, nous ne sommes plus loin de la barre des mille contaminés. Certes, en tenant compte du bilan des décès de moins de dix jusqu’à la date d’hier, le pays se trouve encore bien loin des hécatombes des grands pays de ce monde. Et des trois Régions infectées, Haute-Matsiatra sort du lot et les activités quotidiennes reprennent. Ainsi, Analamanga et surtout Atsinanana auront encore fort à faire pour se débarrasser du SARS-COV-2. Ces deux Régions se doivent de batailler durement dans le sens du respect strict des consignes autrement la pandémie échappera au contrôle. L’unité, selon l’appel de détresse du Président Rajoelina, est le chemin le plus court pour venir à bout de l’ennemi.

La rétrocession des îles Eparses légitimement appelées îles Malagasy, le deuxième défi majeur, ne se négocie sous n’importe quelle forme. Madagasikara revendique solennellement le retour de ces « perles rares » dans le territoire de la République Malagasy. Il s’agit purement et simplement de l’exécution à la lettre des deux Résolutions de l’Assemblée générales des Nations unies. Un cheval de bataille que le Président malagasy Rajoelina n’entend jamais lâcher et mener jusqu’à terme un combat dont le seul objectif consiste à rétablir l’intégrité et la souveraineté de Madagasilara. Pour atteindre le but tant souhaité de tous, il sollicite l’unité sans faille de tous les concitoyens de ce beau pays qui est le nôtre. Comme un seul homme, derrière le Chef, nous avançons en ordre de marche pour affronter Ensemble l’adversaire.

La « retouche » du Palais de la Reine tout en respectant les valeurs et les normes traditionnelles chères à nous tous prend forme. Depuis l’incendie du 6 novembre 1995, le Rova Manjakamiadana n’a pas fait l’objet d’importants travaux de restauration. Il fallait attendre Rajoelina Andry pour que les choses bougent. En fait, il continue ce que Ranavalona III n’avait pas pu réaliser avec une certaine touche de modernité en respectant fidèlement l’identité spécifique du Palais. Ainsi, le « Kianja Masoandro », un édifice qui ressuscitera la grandeur de la culture malagasy, émerge du site royal et attirera certainement des visiteurs locaux et étrangers. Il sera l’objet de fierté de tous les Malagasy.

Cessons les faux débats et allons ensemble combattre pour venir à bout de ces trois défis de taille. Madagasikara uni est le seul moyen pour y parvenir.  

Ndrianaivo