Les actualités Malgaches du Samedi 01 Juin 2019

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Violation de la neutralité de l’Administration : Le Kmf/Cnoe appelle le Premier ministre à agir !

Le Kmf/Cnoe rappelle que tout le monde est égal devant la loi et qu’il ne faut pas l’appliquer de manière sélective mais générale

En général, les élections législatives se sont déroulées dans le calme. Mais nonobstant cette accalmie, des irrégularités voire des illégalités ont été constatées par les observateurs déployés par le Kmf/Cnoe (Comité National d’Observation des Elections). Hier à Antanimena, lors de la déclaration préliminaire suite aux élections législatives du 27 Mai, le Kmf/Cnoe a constaté, outre le taux de participation extrêmement faible, que ces irrégularités ou illégalités ont été plus que fréquentes avant le jour du scrutin.

Dans la déclaration préliminaire, à titre d’illustration, il a remarqué la partialité du régime à travers des pressions dont ont fait l’objet  quelques fonctionnaires, obligés de participer à la campagne électorale de certains candidats réputés « candidats d’Etat ». Et ce n’est pas tout. « Nombreux d’entre ces candidats d’Etat ont profité de certains programmes du régime pour faire campagne », souligne l’observatoire. Ce fut le cas à Mahanoro, selon toujours le Kmf/Cnoe, lors de la distribution du « vary mora » où sur le camion qui transportait le riz a été placée une affiche d’un candidat. « Un non-respect de la neutralité de l’Administration dont nous avons les preuves », rajoute le président Andoniaina Andriamalazaray.

Voter sans CIN. Par ailleurs, la corruption électorale a été constatée à travers la distribution de sommes d’argent ou d’autres dons. Concernant les listes électorales qui posent toujours problème, le Kmf/Cnoe a  noté qu’elles ont été clôturées à trois dates différentes. « Le 14 Mai, le 15 mai et le 26 Mai à Befandriana Nord et Toamasina I. En vertu de quoi la Ceni se permet de clôturer les listes électorales à des dates différentes de celles prévues par la loi sur les élections ? », s’interroge le Kmf/Cnoe. Un autre fait. Nombreux électeurs qui ont déjà voté lors de la présidentielle dans le district d’Antsalova n’ont pas pu voter ; d’autres ont été inscrits sur les listes d’autres Fokontany et d’autres n’y sont pas tout simplement inscrits, comme ce fut le cas à Marolambo. Toujours en ce qui concerne les listes électorales, le Kmf/Cnoe signale que «de nombreux citoyens n’ont pas montré leur carte nationale d’identité et ont pu voter, notamment à Sambava ; d’autres ne sont pas sur les listes électorales mais ont été autorisés à voter à Mahajanga II ».

Recommandations. Quoiqu’il en soit, le Kmf/Cnoe a prévu des recommandations pour améliorer les prochaines élections. « Il faut appliquer les lois, notamment, celles qui ont trait aux élections et à la campagne électorale », lit Aimée Ratsimbazafy du Kmf/Cnoe. Par ailleurs, l’observatoire estime qu’il est impératif de restaurer et d’imposer la neutralité de l’Administration de manière concrète. Et sur ce point, le Kmf/Cnoe exige que « le Premier Ministre prenne les mesures nécessaires et drastiques à l’endroit de ces agents de l’Etat qui ont favorisé certains candidats, en ayant participé à leur propagande ». Et pour couronner le tout, le Kmf/Cnoe insiste sur le fait qu’il ne faut plus que les candidatures indépendantes soient admises et que les partis politiques doivent songer à procéder ou à renforcer (c’est selon) l’éducation citoyenne , politique et électorale.

Recueillis par Aina Bovel

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Fraudes électorales : Le TIM se prépare à une riposte

Les candidats du TIM K-25 devant la presse hier à Bel’Air

Des candidats présentés par le TIM K-25 aux Législatives du 27 mai sont montés au créneau hier à Bel’Air. Une occasion pour ces derniers de faire preuve de solidarité et du respect envers la discipline de leur parti malgré les anomalies et les irrégularités dont ils étaient  victimes. Dirigés par Me Hanitra Razafimanantsoa, candidate dans le 1er arrondissement de la Capitale, ils ont fustigé l’absence de la neutralité de l’Administration durant la campagne électorale. Les candidats du TIM K-25 ont condamné les agissements du président de la République qui était lui-même descendu sur le terrain de la campagne. « Nous ne pouvons plus nous taire. Des actes d’irrégularité ont été constatés avant, pendant et après l’élection. Le président de tous les Malgaches a pris partie en faveur des candidats présentés par l’IRD. Cette prise de position a induit en erreur les électeurs. », a martelé Me Hanitra Razafimanantsoa qui caracole en tête des candidats aux Législatives du 1er arrondissement en termes des résultats.

Lenteur suspecte. Les candidats du TIM K-25 n’ont pas caché leurs inquiétudes face à ce qu’ils qualifient une « lenteur » dans la publication des résultats des Législatives. « On a l’impression qu’il y a une préparation psychologique. », a déploré Me Hanitra Razafimanantsoa.  Pour le moment, le TIM K-25 ne fait que dénoncer. « Une riposte d’envergure va venir si la situation persiste. », ont prévenu hier ces candidats alignés par la formation politique de Marc Ravalomanana. « Nous sommes prêts à défendre jusqu’au bout le choix du peuple. Nous allons déposer des requêtes auprès de la HCC. D’autres mesures sont à prendre.», ont-ils déclaré. Force est de constater que Marc Ravalomanana brille ces derniers temps par son silence, alors qu’il a été très actif durant la campagne électorale.

Eugène
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SAFIDY et législatives : Faible taux de participation pourrait fragiliser les institutions

Les élections législatives du 27 mai 2019 se sont déroulées dans le calme, malgré quelques irrégularités par rapport aux procédures et le manque d’éthique de certains candidats.

Selon l’observatoire des élections au cœur de la démocratie participative, plusieurs acteurs électoraux ont profité du vide juridique sur la précampagne et la campagne électorale.

L’élection législative a été fortement marquée par les candidatures indépendantes et la faible représentation des jeunes et des femmes. En comparaison avec le deuxième tour de l’élection présidentielle de 2018, SAFIDY a noté une baisse significative du taux de participation, passé de 48 % en 2018 à 36% en 20191. La chute du taux de participation pourrait entrainer un manque de légitimité des députés et fragiliser les institutions de la République. Il estime également que la communication de la CENI présente des faiblesses essentiellement sur la notification tardive des électeurs sur le changement de BV.

Dispositif. Pour contribuer à la crédibilisation, à la transparence et à la légitimité du processus électoral lors des élections législatives du 27 mai 2019, l’Observatoire SAFIDY travaille avec un dispositif composé par l’observation et la remontée de données faites par plus de 5000 Observateurs, le centre d’appel et de saisie engageant une centaine d’opérateurs, le centre de recoupement et de traitement des informations collectées ainsi que le centre de veille pour la prise de décision rapide regroupant plusieurs acteurs comme la CENI, les Forces de l’Ordre et de Sécurité, la CNIDH2, le projet PEV3 et l’Observatoire SAFIDY. En plus des données issues de ses observateurs, SAFIDY exploite aussi les signalements faits par les citoyens à travers les numéros verts 4s.

Critères précis. Le choix des observateurs répond à des critères précis tels que le volontariat, l’engagement citoyen et l’impartialité. Les femmes et les jeunes ont participé activement et significativement dans l’observatoire SAFIDY. Ces observateurs ont suivi à plusieurs reprises des formations sur la méthodologie de l’observation et les procédures de vote conformément à la loi électorale. L’Observation de SAFIDY a couvert 48 districts répartis dans 16 régions, qui représentent plus de 50% des électeurs du pays.  Cet observatoire a constaté aussi une faible représentation des candidatures jeunes et féminines. Sur 810 candidatures à l’élection législative, SAFIDY a recensé 113 candidatures féminines contre 697 candidatures masculines, soit 14% de femmes. Aussi, une participation significative des candidats indépendants a été notée : sur les 810 candidatures, les indépendants représentent environ 59%.

Recueillis par Dominique R.

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Place à l’atmosphère : Moins oppressante de juin

Le mois de mai s’est achevé sans incidents particuliers ou du moins sans événements graves. On s’est habitué à un quotidien  où les embouteillages  n’étonnent plus et qui est à peine perturbé par les annonces macabres ici ou là. On ne se préoccupe presque plus des élections législatives qui  devraient pourtant marquer la vie de la nation. On entre  maintenant dans un mois de juin plus festif   que  ces  30 jours  venant de s’écouler. L’ambiance devrait être moins oppressante avec la célébration de la fête nationale du 26 juin.

Place à l’atmosphère : Moins oppressante de juin

On est sorti d’un mois de mai  que certains affirmaient être préoccupant. Le passé nous rappelle que le mois de mai a été  le siège d’événements importants  dans le monde. Le mai que l’on dit chaud à tous les points de vue a été  relativement calme. Les Malgaches l’ont vécu dans une relative quiétude. Le régime n’a pas connu de poussées de fièvre et a poursuivi ses objectifs sans dévier de la ligne qu’il s’est fixée. L’étape cruciale des élections législatives a été franchie sans incident majeur. Ceux qui ont pu voter l’ont fait sans enthousiasme, mais  la résignation de tous les autres qui se sont abstenus donne à réfléchir. C’est, disent les cyniques, le jeu de la démocratie. Seuls les suffrages exprimés comptent et les voix de la majorité conditionnent la marche en avant du régime. Aucun résultat officiel n’est annoncé, mais les supputations vont bon train. La population dans l’ensemble ne s’en  soucie guère. Elle préfère vaquer à  ses occupations. Les Tananariviens se sont habitués au rythme de plus en plus effréné  qui est le leur. Les embouteillages et l’air pollué sont devenus leur lot quotidien. Le mois de juin est celui de la célébration de la fête de l’indépendance. Les vendeurs de drapeaux ont fait timidement leur apparition. C’est un signe qui ne trompe pas. Une atmosphère plus festive va bientôt  régner.

Patrice RABE

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Ampitatafika-Antanifotsy : Trois corps découverts dans la rivière d’Onive

Hier, le corps sans vie des trois jeunes hommes  ont été découverts dans la rivière d’Onive à Ampitatafika, une commune bordant la RN7 dans le district d’Antanifotsy. Selon l’information, des passants les avaient repérés dans l’eau vers 6 heures du matin. Ils ont alors alerté les autorités locales qui se sont précipitées  sur place avec des membres du comité de vigilance de sécurité ou quartiers mobiles et des éléments de la gendarmerie pour constater le fait. L’observation des corps a révélé que les pieds de chaque victime ont été ligotés par une corde au niveau de leurs tendons. Le constat préliminaire effectué par le médecin a également montré que ces individus étaient morts suite à la noyade. S’agit-il d’un meurtre ?La question se pose car la conclusion du médecin laisse penser que ces individus étaient encore vivants quand les meurtriers les ont jetés dans la rivière. Jusqu’à l’heure où nous écrivons cet article, aucune information sur l’identité des victimes sauf leurs âges qui se situeraient  entre 30 et 40 ans. Ils ne sont pas des habitants de cette circonscription. Aucune pièce d’identité sur eux. Ce qui signifierait qu’ils étaient ligotés ailleurs avant d’être transportés sur le lieu pour être exécutés. Pour le besoin de l’enquête, les dépouilles ont été menées à l’hôpital d’Antanifotsy pour être déposées à la morgue.

T.M.

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FEPA 2019 : Les formations gratuites attirent de nombreux visiteurs

A part la formation gratuite, il y a aussi des séances de dégustation gratuites de produits d’élevage durant la 11e de la FEPA. (Photo : Kelly R.)

Promouvoir la consommation des produits d’élevage en particulier, les poulets de chair et les œufs. Telle est l’une des particularités de l’organisation de la 11e édition de la Foire de l’Elevage, de la Pêche et de l’Agriculture (FEPA) par le Malagasy Professionnels de l’Elevage (MPE) en collaboration avec le ministère de tutelle.

Cet événement se tient jusqu’au dimanche au stade Makis à Andohatapenaka. En outre, le MPE organise tous les jours des formations gratuites concernant les activités d’élevage pour tous les visiteurs désirant investir ou se professionnaliser dans ce secteur porteur. « Durant les deux premiers jours, ces formations gratuites attirent de nombreux visiteurs. Nous leur apprenons comment bien investir dans l’élevage de poulets , de petits ruminants, ou dans l’élevage piscicole sans perdre de l’argent. Toutes les astuces permettant aux particuliers de se lancer dans ces activités leur sont ainsi fournies afin de surmonter les éventuelles contraintes », a expliqué Rabearivelo Andriamananarivo, le Président du Conseil d’Administration de MPE.

Séances de dégustation. Notons que plus de 300 stands sont érigés dans le cadre de cette FEPA 2019. Il y a près de 192 exposants issus de toutes les régions de l’île. Tous les sous-secteurs de l’élevage y sont représentés comme la pisciculture et la vente directe de poissons vivants qui sont très recherchés par les consommateurs ou les particuliers qui veulent se lancer dans cette activité. On y trouve également des ventes –exposition de volailles sans oublier les séances de dégustation des produits de volailles comme les beignets de poulets, les poulets laqués et les magrets de canards ainsi que les autres charcuteries. Des restaurateurs se spécialisant en matière de préparation de recettes à base de la viande de lapin, de volaille et de thon, y montrent également leur art culinaire.

Nouer des partenariats. A part cela, le miel de différents parfums et les produits laitiers issus de la race bovine et caprine, cherchent preneurs. Les tapis mohairs faisant la réputation des éleveurs de petits ruminants dans la partie Sud de la Grande île, ne sont pas en reste. Il faut savoir que cette foire vise entre-temps à nouer des partenariats gagnant-gagnant entre les exploitants agricoles familiaux et les opérateurs économiques travaillant dans le domaine de la transformation ou de l’exportation. Tous les professionnels opérant en amont jusqu’en aval de chaque secteur, y exposent d’ailleurs. Il s’agit entre autres, des producteurs ou éleveurs directs, des fournisseurs d’intrants et des produits phytosanitaires que des différents matériels de production.  Il en est de même pour le secteur agricole pour ne citer que les fournisseurs de semences certifiées en riz, en maïs, en légumineuses et bien d’autres. Les ventes-expositions des fruits et légumes bio issus de l’agriculture écologique et des produits artisanaux provenant de différentes régions, sont également remarquables. Interdépendance. Par ailleurs, « les ministères en charge de l’Environnement, du Commerce et, de l’Industrie et de l’Artisanat, ont participé activement à cette foire  car ils sont conscients de l’interdépendance de ces trois secteurs tout en tenant compte de la protection de l’environnement. Nous avons en même temps sensibilisé tous les élèves et les jeunes en matière de conduite et de cycle d’élevage jusqu’à l’étalage des produits dérivés dans leurs assiettes. Ce qui leur permettra de comprendre dès leur jeune âge, l’importance de ce secteur porteur, et sa contribution dans la lutte contre l’insécurité alimentaire ainsi que dans la réduction du chômage et de l’exode rural », a fait savoir le PCA de MPE.

Navalona R.

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Energie propre : Seule solution pour l’accès universel à l’énergie

Rencontre entre la BAD et la Coalition Zéro Emissions Omissions, le 29 mai dernier.

Moins d’un sixième de la population malgache a accès à l’énergie. Comme dans d’autres pays d’Afrique, la promotion de l’énergie propre serait le seul moyen de parvenir à l’objectif d’atteindre l’accès universel à l’énergie, d’ici 2025, selon le « New Deal on Energy Strategy » du Groupe de la BAD (Banque africaine de développement). Cette institution a tenu une rencontre avec Zéro Emissions Omissions Coalition, un groupe de pression voué à la mobilisation de la lutte contre le changement climatique, pour discuter du rôle de la Banque dans la production d’énergie propre sur le continent et d’une plus grande transparence de ses investissements. A noter que cette coalition a adressé une lettre ouverte à la BAD le 24 mai dernier, dans le cadre de la campagne pour un avenir sans ressources fossiles. La lettre exhortait la BAD à poursuivre ses efforts en matière de transparence en ce qui concerne la divulgation des investissements possibles et imminents et à déplacer ses portefeuilles vers des projets 100% renouvelables et des infrastructures durables et à faibles émissions. Cela envoie un signal fort aux investisseurs et aux décideurs politiques pour qu’ils agissent par le biais de la finance et des politiques afin de dissocier la croissance et le développement des émissions.

Antsa R.

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Législatives : Des candidats du 4e arrondissement dénoncent des irrégularités

Des candidats du quatrième arrondissement tiennent à signaler qu’il y a eu trop d’irrégularités, lors des élections législatives du 27 mai dernier. Selon le communiqué, il s’agit notamment de Tsihory Rahanitriniaina portant le dossard n°7 (candidat indépendant), Raoelison Nhory Lilian n°5 (candidat indépendant), Randriamandimbisoa Félix n°3 (Plateforme Dinike), Randriamampionona Romel n°10 (candidat indépendant) et Razafimandimby Andriatahiana Jhonson n°6 (candidat indépendant). Ils tiennent ainsi à alerter les autorités compétentes. Ils ont déjà déposé une plainte au niveau de PCED mais la réponse de ce dernier ne leur a pas satisfait.

Recueillis par Dominique R.

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Andry Rajoelina. Origines et étapes vers sa déclaration historique

Les présidents Andry Rajoelina et Emmanuel Macron, sur le perron de l’Elysée, le 29 mai 2019

Ainsi donc, contrairement à tous ses prédécesseurs qui, pour une raison ou une autre, ont laissé passer toutes les occasions -et elles n’ont pas manqué- pour mettre en pratique la déclaration des Nations-Unies du 12 décembre 1979 à propos des îles éparses malagasy. La volonté ferme et déterminée du Président Andry Rajoelina n’est pas un coup de tête, pas plus qu’une démarche sans queue ni tête uniquement pour faire le « m’as-tu » vis-à-vis du reste du monde. Non. La déclaration historique du Président Rajoelina repose sur des bases historiques très solides qui méritent d’être révélées pour la nouvelle race de politiciens au niveau mondial, à l’instar des quadragénaires montant que sont les chefs d’Etat malagasy et français plus bâtisseurs d’un avenir sur le même pied d’égalité, que conquistadors sur des terres déjà répertoriées. Emmanuel Macron n’est ni Ramadier ni de Gaulle. Comme son homologue de Madagascar, actuellement, il est quasi assuré qu’il entend aussi marquer son passage -non pas à l’Olympia- mais à l’Elysée, par une action percutante qui restera inscrite en permanence dans les annales des relations franco-malagasy, volet positif. Place à l’histoire des îles éparses malagasy étroitement liée au retour de l’Indépendance d’une nation toujours en devenir….

La décision du gouvernement de Paul Ramadier (du 22 janvier au 21 octobre 1947) de refuser à Madagascar son indépendance dès 1947 prouve son obstination à ne pas respecter l’engagement solennel pris par la France — le 26 juin 1945 à San-Francisco — « de renoncer à sa politique coloniale et de tenir compte des aspirations politiques des populations ». Une telle décision a constitué une violation de la Constitution du 27 octobre 1946, qui stipule que « la France entend conduire les peuples dont elle a la charge à la liberté de s’administrer eux-mêmes ».

A l’époque, Le refus du gouvernement français de rendre à Madagascar sa souveraineté est d’autant plus condamnable que son représentant à Tananarive, le conseiller d’État de Coppet, exerçant la fonction de Haut-commissaire, avait écrit, en juillet 1947 : « On peut affirmer sans risque d’erreur que toute la population autochtone de Madagascar aspire à l’indépendance totale de la patrie malgache. (…) On ne vient pas à bout d’un sentiment national populaire par la violence (…) ». Il a fallu attendre 1956 pour qu’une avancée soit effectuée dans la voie de la décolonisation. Gaston Defferre, alors ministre de la France d’Outre-Mer dans le gouvernement Guy Mollet, a fait adopter par l’Assemblée nationale, le 23 juin 1956, son projet de loi-cadre accordant l’autonomie interne à la Grande Île.

En application de cette loi, chacune des 6 provinces de Madagascar se sont doté d’un Conseil provincial élu au suffrage universel. Les conseillers provinciaux ont désigné des délégués à l’Assemblée représentative siégeant à Tananarive. Le rôle principal de cette assemblée était de désigner le Conseil de gouvernement.

L’importance de ces nouvelles institutions est à relativiser car la présidence tant des Conseils provinciaux que du Conseil de gouvernement est assurée par les fonctionnaires de l’administration coloniale, désignés par le gouvernement français. De plus, ces Conseils n’ont pas le pouvoir de légiférer et doivent se contenter de formuler des vœux. Des vœux qui sont loin d’être exaucés lorsque le Général de Gaulle prend le pouvoir après la chute de la 4ème République en 1958.

L’ancien chef de la France libre laisse alors aux colonies d’Afrique le choix entre l’appartenance à la «Communauté française » et la sécession. Les Malgaches s’étant prononcés pour la première option au référendum du 28 septembre 1958, le Congrès des assemblées provinciales, réuni à Tananarive le 14 octobre 1958, proclama la République. Une République ayant le statut d’État-membre de la Communauté et qui se donnait une Constitution le 29 avril 1959. Deux jours plus tard, Philibert Tsiranana est élu président de la République de Madagascar pour 7 ans.

Mais sous la pression des partis d’opposition, des populations des grandes villes comme Tananarive, Diego-Suarez, Tamatave et d’une large fraction de la presse, Philibert Tsiranana fut conduit à demander à Paris l’indépendance pure et simple de Madagascar. Le Général de Gaulle y répondit favorablement.

Les négociations, auxquelles participèrent dans la capitale française des délégations françaises et malgaches, furent brèves : à peine 7 semaines. Elles débouchèrent le 2 avril 1960 sur les accords dits de Matignon. Selon les termes de ces accords, la Grande Île allait accéder à l’indépendance totale le 26 juin 1960, tout en acceptant de coopérer librement avec une « Communauté rénovée ». Et, au terme de ces mêmes accords, Madagascar allait devenir une république indépendante. Mais l’opinion ne tarda pas à se rendre compte que les engagementsvisant au développement de la Grande Île n’étaient pas tenus.

Ces accords du 2 avril 1960 ont été paraphés dans lessalons de l’Hôtel Matignon, à Paris, par le présidentPhilibert Tsiranana et le Premier ministre français,Michel Debré. Ainsi, « la République malgache est unÉtat indépendant et souverain. Elle n’est plus liée à laCommunauté par la Constitution de 1958. Sonadhésion volontaire, résulte des présents accords. Larégularisation de cette nouvelle situation interviendraau cours de la prochaine session parlementaire, aumois de mai ». Puis le 26 juin 1960, au Palais d’Andafiavaratra, avant la proclamation de l’Indépendance par Philibert Tsiranana sur la pierre sacrée (« vato masina ») de Mahamasina, des accords de coopération entre Madagascar et la France ont été paraphés par le président Tsiranana et Jean Foyer, secrétaire d’État chargé desrelations avec les États membres de la Communauté. Ainsi, les deux États se sont accordés pour définir « les domaines d’une coopération volontaire » : lapolitique étrangère, la défense, les questionsmonétaires, économiques et financières, et judiciaires,l’enseignement, les transports, les télécommunications.« Malgaches, vous êtes et resterez nos frères », avaitalors déclaré Jean Foyer. Et les îles éparses dans toutes ces perspectives de lendemains qui chantent ? Il faut alors savoir ce qui suit :

Décret français n° 60-555 du 1er avril 1960, relatif à la situation administrative de certaines îles relevant de la souveraineté de la France.

Le président de la République,

Sur le rapport du Premier ministre et du ministre d'Etat,

Vu la Constitution ;

Vu l'acte du 23 août 1892 portant prise de possession, au nom de la France, des îles Glorieuses;

Vu la prise de possession, au nom de la France, desîles Juan de Nova, Europa et Bassas da India en octobre 1897,

Article 1. Les îles Tromelin, Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India sont placées sous l'autorité du ministre chargé des départements d'outre-mer et des territoires d'outre-mer.

Article 2. Ce ministre peut confier leur administration à l'un des fonctionnaires relevant de son département.

Article 3. Sont abrogées toutes dispositions antérieures contraires à celles du présent décret.

Article 4. Le premier ministre et le ministre d'Etat chargé duSahara, des départements d'outre-mer et des territoires d'outre-mer sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Par le président de la République : Charles de Gaulle ; le Premier ministre, Michel Debré et le ministre d'Etat, Robert Lecourt

Les articles 1, 2 et 3 de ce décret ont été abrogés par la loi française du 21 février 2007 qui a fait de ces îles éparses le 5ème district des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) au côté des îles Crozet, Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam, ainsi que de la Terre Adélie. Un préfet en assure, depuis, la gestion. Le territoire des TAAF est associé à l'Union européenne comme Pays et territoires d'outre-mer (PTOM).

Déclarations de De Gaulle au gouvernement français, le 26 juin 1960 même, entre Français : « Je mets en garde le Quai d’Orsay pour n’importe quelle emprise de Madagascar sur les îles et îlots français avoisinants. Cela ne se justifie d’aucune manière et risque d’entraîner des inconvénients. Les îles et îlots peuvent revêtir pour nous une importance réelle, notamment en ce qui concerne nos expériences atomiques. Je n’approuve donc pas qu’on introduise Madagascar en quoi que ce soit qui se passe dans ces îles, notamment en ce qui concerne la météo ». Ainsi, malgré la déclaration de l’Indépendance de Madagascar, le général de Gaulle avait signa ce décret confiant clairement la gestion des Éparses au préfet du département de la Réunion. Et force était dont de conclure que les fameux accords de Matignon du 2 avril 1960 ne profitaientpour l’essentiel qu’à l’ancienne puissance colonisatrice.

Après 19 ans de léthargie totale voilà que l’Assemblée générale de l’ONU, lors de sa 34à session, adopte la résolution 34/91 du 12 décembre 1979.Cela, à propos des questions des îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India.

L’Assemblée Générale,

Ayant examiné la question des îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India.

Rappelant sa résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960, contenant la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.

Rappelant en outre la Déclaration relative aux principesdu droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les Etats conformément à la Charte des Nations Unies, contenue dans sa résolution2625 (XXV) du 24 octobre 1970. Considérant sa résolution 34/21 du 9 novembre 1979, ainsi que ses résolutions antérieures sur la coopérationentre l’Organisation des Nations Unies et l’Organisation de l’Unité Africaine. Ayant à l’esprit les décisions sur les îles Glorieuses,Juan de Nova, Europa et Bassas da India, adoptéespar la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine à son quinzième et son, seizième sessions ordinaires (Voir A/33/235 et A/34/552), qui se sont tenues à Khartoum du 18 au 22 juillet 1978 et à Monrovia du 17 au 20 juillet 1979.

Prenant note de la partie de la Déclaration politique adoptée par la sixième Conférence des chefs d’Etat ou de gouvernement des pays non alignés, tenue à la Havane du 3 au 9 septembre 1979 (Voir A/34/542, annexe-sect. 1 par 100), concernant les îles malgaches de l’océan Indien.

Rappelant les dispositions pertinentes de la Charte desNations Unies relatives au règlement pacifique des différends.

Prenant note de la demande de réintégration formulée par Madagascar, à propos des îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India (Voir A/34/245, annexe).

Considérant la disposition maintes fois réitérée du Gouvernement malgache à entrer en négociation avec le Gouvernement français en vue de trouver à la question une solution en vue de trouver à la question une solution conforme aux buts et principes de la Charte des Nations Unies.

1. Réaffirme la nécessité de respect scrupuleusement l’unité nationale et l’intégrité territoriale d’un territoire colonial au moment de son accession à l’indépendance ;

2. Prend note de sa résolution sur les îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India, adoptée par le Conseil des ministres de l’Organisation de l’Unité Africaine à sa trente-troisième session ordinaire, qui s’est tenue à Monrovia du 6 au 20 juillet 1979 (Voir A/34/552, annexe 1. Résolution CM/Res. 732 (XXXIII) ;

3. Invite le Gouvernement français à entamer sans plus tarder des négociations avec le Gouvernement malgache en vue de la réintégration des îles précitées, qui ont été séparées arbitrairement de Madagascar;

4. Demande au Gouvernement français de rapporter les mesures portant atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de Madagascar et de s’abstenir d’en prendre d’autres qui auraient le même effet et pourraient affecter la recherche d’une solution juste au présent différend;

5. Prie le Secrétaire général de suivre l’application de la présente résolution et de faire rapport à ce sujet à l’Assemblée générale lors de sa trente-cinquième session;

6. Décide d’inscrire à l’ordre du jour provisoire de sa trente-cinquième session une question intitulée «Question des îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India». Hélas, aucun effort en ce sens n’a été fait de part et d’autre si bien que, dans la résolution 35/123 du 11 décembre 1980, l'Assemblée générale des Nations-Unies a, une nouvelle fois, engagé le gouvernement français à entamer d'urgence avec le gouvernement malgache les négociations prévues dans la résolution 34/91, en vue de trouver à la question une solution conforme aux buts et principes de la charte des Nations Unies. Mais rien n’a été fait de bien concret depuis tout ce temps…

Mais, au fait, qu’est-ce qu’une Zone économique exclusive ? D'après la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU le 16 novembre 1973, "une zone économique exclusive (ZEE) est constituée de l'espace maritime sur lequel un État côtier exerce ses droits souverains en matière d'exploration et d'usage des ressources. Conçue pour que les pays en voie de développement puissent rattraper leur retard économique, elle s'étend à partir de la ligne de base de l'État jusqu'à 200 milles marins -soit environ 370km- de ses côtes au maximum. Cela lu et su, sachez alors ceci : Juan de Nova est à 150km des côtes malgaches ; Les Îles Glorieuses à 220 km ; Europa à 300km ; Bassas da India à 380km; Tromelin, revendiqués par la république de l’île Maurice, à 600 km de Madagascar. Connaissez plus encore ces îles éparses malagasy

TROMELIN : cet îlot de 1 km2 accueille une station météo depuis 1954, et trois personnels des TAAF relevés tous les 80 jours. Ce territoire a été revendiqué depuis 1976 par la république de Maurice et un accord de cogestion économique (thon et espèces protégées) a été signé en 2010. L'îlot porte le nom d'un Français, le chevalier de Tromelin, venu secourir des esclaves malgaches abandonnés là par des négriers de la Compagnie des Indes après un naufrage, à la fin du XVIIIe siècle.

Toutes les autres îles, qui sont bel et bien malagasy, se trouvent dans le canal du Mozambique.

LES GLORIEUSES : L'île du lys, l'île aux crabes et Grande Glorieuse forment ce mini-archipel de 7 km2, à environ 220 km à l'ouest de Madagascar et à peu près autant à l'est de Mayotte. Quatorze militaires de détachement de la Légion étrangère de Mayotte (DLEM) et un gendarme y sont relevés tous les 45 jours. La station météo, installée en 1955, y est automatisée. L'archipel a probablement été découvertdès le XVIe siècle par les navigateurs sur la route des Indes mais ce n'est qu'en 1879 que le Réunionnais Hippolyte Caltaux y accoste et y développe une cocoteraie et l'exploitation du guano. Menacée par les Anglais, présents dans les îles voisines, la France en prend officiellement possession le 23 août 1892.

JUAN DE NOVA : Petite île en forme d'enclume de 7km2, c'est l'île des Eparses la plus proche de Madagascar, à 150 km à peine. Quatorze militaires de 2e RPIMA (régiment de parachutistes d'infanterie de marine, basé à La Réunion) et un gendarme sont relevés depuis la Réunion tous les 45 jours environ. La station météo, devenue permanente en 1973, y est automatisée. Juan de Nova doit son nom au noble galicien qui aurait découvert l'île en 1501 pour le compte du roi Manuel Ier du Portugal. Si l'île a servi de campement pour des pêcheurs malgaches, l'acte du 31 octobre 1897 la déclare dépendance française. Une concession est octroyée pour 20 ans au début du XXe siècle à un Français, puis une exploitation du guano par un franco-mauricien y amènera une présence ouvrière pendant 15 ans jusqu'en 1968.

BASSAS DA INDIA : Cet atoll corallien, formant un cercle presque parfait, présente une superficie de récifs de 86 km2 mais seulement 200 m2 de corail émergés à marée haute. A ce titre, c'est une "île" qui permet d'avoir une Zone économique exclusive ou ZEE mais aucune présence humaine n'y est possible. Son nom voudrait dire "le ban de la juive", "juvia" ayant eu son orthographe modifiée durant les siècles. Quasiment invisible à marée haute, Bassas da India a provoqué de nombreux naufrages. Le premier documenté eut lieu en 1585.

EUROPA : Avec ses 30 km2, c'est la plus grande des îles avec comme particularité une mangrove couvrant un cinquième de ce pentagone. En 1860, un couple de colons français venant de Tuléar (Madagascar) s'y installa avant d'en repartir. Après diverses occupations courtes, il a fallu attendre 1949 et une station météo pour avoir une occupation permanente. Un détachement militaire du RPIMA et un gendarme, relevés tous les 45 jours, assurent la souveraineté. L'île porte le nom du navire anglais qui l'a reconnue en 1774.

Alea jactaest ! Les déclarations du Président Andry Rajoelina, le 29 mai 2019, resteront historiques et dans les annales de l’Histoire politique de Madagascar. Extraits : « Les  relations bilatérales entre la France et Madagascar seront transformées en un réel partenariat». « Les îles éparses sont une question d’identité nationale ». « Je demande en mon nom personnel, et au nom des 25 millions de Malgaches, la gestion ou la restitution des îles éparses. Et, dans cette optique, une commission mixte sera mise sur pied afin de trouver cette solution commune ». Réponse du Président Emmanuel Macron, à propos de cette commission mixte ? Elle sera mise sur pieds « le plus tôt possible. Ce sera un travail conjoint, totalement partenarial et ce sera un bel aboutissement ». Lequel ? En tout cas, il est clair que le président Andry Rajoelina veut faire l’Histoire de Madagascar afin de ne plus la subir. On attend les réactions de ceux qui passent leur vie à faire des histoires… à dormir debout n’aboutissant à rien du tout.

Jeannot Ramambazafy, envoyé spécial à Parris- dossier également publié dans "La Gazette de la Grande île" du samedi 1er Juin 2019

 

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Basket-ball : L’équipe de la GNBC boostée

Une semaine après son sacre à la Coupe de la ligue de Diana, le club de la Gendarmerie Nationale Basket-ball Club (GNBC) a été reçu par le secrétaire d’Etat à la Gendarmerie, le Général, Richard Ravalomanana, hier, à Betongolo. Une occasion pour le SEG de remercier ses joueurs d’avoir porté haut les couleurs de la gendarmerie à la phase aller du Championnat de Madagascar N1A à Diego. « Gagner une bataille est facile, mais, préserver le titre est plus difficile. Les gendarmes en plus de leur mission peuvent pratiquer du sport et contribuent à l’amélioration de l’image de la gendarmerie nationale » a souligné le général, Richard Ravalomanana.  Le capitaine de l’équipe, Constantin a remis la coupe au SEG en guise de reconnaissance.  Une prime de deux millions d’Ariary a été offerte à l’ensemble de l’équipe. La GNBC qui termine invaincue et première au classement à l’issue de cette première phase des joutes nationales. « Il y a un mois nous avons procédé à une réforme dans la gestion de l’équipe. Un changement qui a payé car la GNBC a réalisé un parcours sans faute dans la capitale de DIANA », a expliqué le président du club. Cette année, la GNBC veut rectifier le tir après son élimination précoce en quarts de finale du Championnat de Madagascar l’année dernière.

T.H

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Musique : D-Lain sort son quatrième single, « Ato am-ponay foana »

D-lain:D-Lain : D-lain travaille sur son premier album

Le souvenir c’est la présence invisible, disait Victor Hugo. Pour rendre hommage à ces êtres chers partis trop tôt, D-Lain change de registre le temps d’un titre. Baptisé « Ato am-ponay foana », D-Lain la dédie à ceux qui ont disparu sans crier gare. « Ces derniers temps, la mort est une faucheuse sans cœur et ne laisse aucune chance à ses cibles. Comme le dit Federico Garcia Lorca, rien n’est plus vivant qu’un souvenir. C’est à travers ces souvenirs qu’ils survivent dans nos pensées », relate le chanteur. Dans « Ato am-ponay foana », D-Lain évoque l’espoir malgré la douleur, la souffrance  et le vide laissés par la mort. Une chanson loin du style olé olé de sa musique aux milles couleurs, parées d’amour et d’eau fraîche. Disponible sur les réseaux sociaux et les plateformes de partage, ceux qui ont perdu un être cher pourront mettre des mots et des mélodies sur ces pertes.

Auteur-compositeur, D-Lain écrit lui-même la plupart des ses morceaux. En pleine préparation de son premier album, il promet déjà une couleur éclectique. Ce premier opus contiendra les morceaux  qui ont marqué les esprits. Entre autres, les singles, dont « Lanitra fahafito », « Arosoy amin’izay » et « Tantaranao, tantarako », feront partie de la liste. Dans la même foulée, le chanteur pense également à donner un spectacle à Madagascar, qu’il communiquera en temps et en heure, mais en attendant, découvrons « Ato am-ponay foana ».

Zo Toniaina

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Vie nocturne : Le Point d’Exclamation dans tous ses états

Un exemple des ambiances des grands jours au Point d’Exclamation de l’HDA (crédit photo : Le Point d’Exclamation Lounge Bar)

Le Point d’Exclamation Lounge Bar à Analakely propose une soirée de folie, avec trois écrans géants, pour la finale de la ligue des Champions à Madrid ce soir à partir de 22 h. Mais les noctambules peuvent déjà rejoindre le lieu, histoire de se chauffer un peu. Comme jouer au billard, faire des parties de karaoke et goûter à l’une des meilleures cartes de la capitale. Pour les plus fêtards, le Point d’Exclamation est le spot par excellence pour passer les meilleures soirées sous le signe du sport et de la bonne humeur. Sûrement, la soirée continuera jusqu’au petit matin puisque ce lieu festif en plein centre de la capitale est l’un des plus animés.

Côté animation, une boisson va gâter les « footeux ». Pour deux achetées, le client aura une pour cadeau, plus des goodies assez originaux. Pour autant que la cartesoit à la hauteur des attentes des plus gourmets. Avec son bar à tapas qui propose des pavés de fromage fondu, doré et fourré au poivre vert. Sans oublier un voyage culinaire à travers les continents, avec sa galette bretonne aux crevettes et baies roses. Ou le Shawarma de zébu émincé. Inutile de chercher pour trouver de la chaleur et de l’ambiance pour cette soirée magique, le Point d’Exclamation Lounge Bar de l’Hôtel de l’Avenue est le lieu idéal.

Maminirina Rado

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Centre “Les Orchidées blanches” : Portes ouvertes sur l’éducation inclusive et ses rouages

Les participants à la formation de la CNaPS à Brickaville

La Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNaPS) ne cesse de mettre en œuvre des stratégies pour  intensifier sa politique de proximité et être plus proche du public. Jeudi dernier, elle était à Brickaville. D’autant plus que le conseil du ministre datant du 3 mai dernier a évoqué cette obligation de la CNaPS à sensibiliser le plus grand nombre sur la protection sociale.

Code du Travail. M. Randrianarijaona Charles Emilson, chef de Service d’Actions Sanitaire et Sociale (SASS) auprès de la Caisse a formé les participants sur le Code du Travail, les droits des travailleurs, les différents types de contrats (CDD et CDI), les procédures à respecter durant l’embauchage et le débauchage. Durant l’atelier de formation, les bénéficiaires ont été aussi informés des prestations de la CNaPS, telles que les allocations familiales, allocation prénatale, remboursement de frais d’accouchement, le demi-salaire, les rentes en cas d’accident de travail, ou encore de maladie professionnelle, la pension de vieillesse, etc. Divers secteurs d’activités ont été représentés, à savoir les collectivités décentralisées qui emploient des agents ECD, les Ecoles et Collège, les Centres Agricoles, les ONG, les Grossistes, les religieux et les particuliers. Après la formation, ils seront à même de sensibiliser leur collègue sur l’importance de la protection sociale.

L.R

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Toamasina : Olona roa notifirin’ny jiolahy

Raha ny fanafihana tranombarotra sy kiôska mpandefa sy  fakana vola amin’ny finday ary ny banky no lasibatra ireo andian-jiolahy mitam-basy teo aloha kely teo, izay dia ny olon-tsotra sy tokantrano heverin’ireo andian-jiolahy hahazoana vola indray no lasibatra. Tao Ankirihiry avaratra izao, dia tovolahy iray namonjy fodiana tokony  ho tamin’ny 06ora sy sasany, ny andro rahateo mora maizana noho ny vanim-potoana ririnina, no notifirin’ireo jiolahy teo tsy nisaron-tava sy nitondra basy PA vita gasy. Lasa ny vola sy ny môtô aty ary ny findainy. Voa teo amin’ny kibony ity tovolahy ity, saingy tsy maty ary efa nahazo ny fitsaboana sahaza azy teny amin’ny hopitaly be Analakininina Toamasina. Efa tsy maninona ny tenany saingy mbola eny amin’ny hopitaly be izy hatramin’izao mitsabo tena. Ny alin’ny alarobia ihany dia tokantrano iray tao Tsarakofafa no notafihan’andian-jiolahy nitondra basy PA vita gasy ihany koa. Tsy fantatra mazava ny isan’ireto jiolahy, satria teo ireo andiany niditra ny trano, tao koa ireo niandry tety ivelany. Niaro ny fananany sy fianakaviany ity raim-pianakaviana ity ka notifirin’ireo andian-jiolahy, teny amin’ny hopitaly vao fantatra fa bala telo no nahazoa azy nandritra izany. Tsy maty anefa ity raim-pianakaviana ity ary mbola manaraka ny fitsaboana azy eny amin’ny hopitaly be hatreto. Tsy mbola misy voasambotra kosa na iray aza na ilay nanafika tovolahy tao Ankirihiry avaratra, na ireto nanafika tokantrano iray tao Tsarakofafa ity. Ankoatra izay, ny fitarainan’ny olona izao dia ny tsy famalian’ireo polisy antsoina amin’ny finday raha misy ny antso vonjy taitra, nefa ireo polisy ihany no manaparitaka ireo findain’izy ireo amin’ny vahoaka, sy ny fahamarinan’ireo tranombarotra sy ireo magazay ary ireo mpanam-bola manana mpiambina mpitandro filaminana nefa ny vahoaka isam-pokontany mijaly amin’ny fanendahana sy sinto-mahery ary vaky trano tsy andro tsy alina.

Malala Didier

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Athlétisme – Sommets nationaux : COSFA et TAF sacrés en relais

Les courses relais sont devenues les affaires du TAF et Cosfa Analamanga. Les titres ont été remportés par COSFA chez les hommes et TAF du côté des dames dans les courses du 4×100 m et 4×400 m.

Confirmation et révélation. Les trois jours de championnats de Madagascar toutes catégories sur la piste du Stade d’Alarobia ont permis au staff technique de la Fédération malgache d’athlétisme de peaufiner la liste pour le stage d’un mois en Chine et surtout des Jeux des Iles de l’Océan Indien en juillet à l’Ile Maurice. Benandro Sylvain a été élu meilleur athlète homme crédité de 1062 points. Il a remporté le titre au 400 m avec un chrono de  47’’3 devant  Lorin Damien (48’’) et Vavara Cléot (48’’3) et au 200 m avec un temps de 20’’9.  Chez les dames, Anjarasoa Claudine a été choisie comme meilleure athlète avec 1074 points. Elle a créé la surprise sur l’épreuve reine du 100 m en surclassant Elodie Embony de la CnaPS Sports et Haingo Brigitte. Elle a ajouté un second titre à son palmarès hier en remportant le 200 m devant Elodie Embony en 23’’7 contre 23’’ 8 pour la médaillée d’or des derniers JIOI. Dans la course relais du 4 x 100 m et 4 x 400 m, les titres ont été remportés par COSFA chez les hommes et TAF du côté des dames. Rideau alors sur ces sommets nationaux qui a vu le razzia des athlètes d’Analamanga en remportant  24 médailles d’or, 22 d’argent et 11 de bronze.

T.H

 

Légende : 

Meilleur entraîneur : Hanitra Rakotondrainibe

 

Meilleur club : Cosfa 19 (11-7-1)

Meilleur ligue : Analamanga

Classement des ligues et sections

-1ère : Analamanga 57 (24-22-11)

-2e : Atsimo-Andrefana 21 (7-8-7)

-3e : Diana 9(3-1-5)

-4e: Ihorombe 5(3-0-2)

-5e : Atsinanana 11 (2-3-6)

-6e : Haute Matsiatra 5( 2-2-1)

-7e : Vakinankaratra 7(1-3-3)

-8e : Bongolava 5(1-1-3)

-9e : Boeny 1(1-O-O)

-10e: Farafangana (section) 2 (1-O-1)

-11ex aequo : Fort Dauphin (section) 2 (O-1-1)

Alaotra Mangoro (Ligue) 2 (O-1-1)

-13e : Itasy 1 (0-1-0)

-14e : Manakara (section) 1 (0-0-1)

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Andraharo :Taxi-be notafihana telo lahy nitondra basy, voaendaka avokoa ny mpandeha

Vola aman’hetsiny maromaro no lasan’ireo olon-dratsy niaraka tamina fitaovana sarobidy sy ny entan’ireo mpandeha rehetra, alakamisy lasa teo, tetsy Andraharo.

Efa mampiteny ny moana mihitsy ny  tsy fandriampahalemana eto amintsika … Izay sisa no hany azon’ity tompona fiara mpitatitra notenenina, raha nitantara ny zavatra nanjo ny fiarany sy ireo mpandeha tao anatiny afak’omaly alina tokony ho tamin’ny fito ora sy sasany tany ho any. Taxibe iray mampitohy an’Analakely sy Ambohijanahary no lasibatry ny asan-jiolahy tamin’io fotoana io, raha iny izy nitondra olona handeha hody iny, teo Andraharo. Raha ny zava-nitranga : telo lahy izy ireo no tao anaty fiara, toy ireny mpandeha rehetra ireny. Nony tonga teo akaikina toby fivarotan-dasantsy iray teny an-toerana izy ireo no nilaza ny hiala. Nijanona araka izany ny fiara. Raha vao nijanona anefa, dia namoaka basy tany am-balahany avy izy ireo ary nandrahona avy hatrany ny mpanampin’ny mpamily taoriana. Ny iray kosa nanatona avy hatrany ny mpamily sy nanambana basy azy teo amin’ny lohany. Ny vola tany amin’izy ireo avy hatrany no notakian’ireto olon-dratsy ireto. Tsy vitan’izay anefa, fa ny iray tamin’izy ireo dia nanendaka ireo mpandeha rehetra tao anatin’izany taxibe izany, izay efa somary vitsivitsy ihany moa noho ny andro efa madiva ho alina. Lasa avokoa teo na ny vola na ny sakaosy, pôketra ary finday maromaro. Vao azon’ireo olon-dratsy izay notadiavina dia lasa izy ireo nitsoaka nihazo elakelan-trano maromaro teny an-toerana. Taorian’izay vao afaka niantso vonjy ireo voatafika. Nandray an-tànana ny raharaha avy hatrany moa ireo tompon’andraikitry ny filaminana ary efa mandeha ny fikarohana ireo olon-dratsy.

m.L

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Zah’Gasy : Nidoboka am-ponja eny Tsiafahy

Omaly no natolotra ny fampanoavana i Navandahy Jean Harison sy ny mpiambina manokana azy  roa; izay antsoina hoe Dina sy Manambina. Nivoaka ny didy famonjana vonjimaika azy ireo ary samy nidoboka am-ponja eny Tsiafahy izy telo lahy. Azo heverina, fa mifandraika amin’ny fahafatesan’ny olona iray izay voalaza ho nodarohan’izy ireo ity fanapahan-kevitry ny mpitsara mpanao famotorana ity. Nodimandry ny alin’ny alakamisy teo mantsy ilay lehilahy noho ny vono sy daroka niniana. Raha efa nandeha ny fihainoana ireo olona voakasiky ny raharaha teny Anosy, natao kosa ny fitsirihana ny razana na ny « autopsie » tetsy amin’ny tranom-patin’ny Hjra. Mety misy nifandraisany ny valin’izany tamin’ny fanapahan-kevitra izay noraisina tetsy Anosy, ary  avy hatrany dia eny Tsiafahy no nidoboka. Raha araka ny fantatra, dia amin’ny 13 jiona hoavy izao no hatao ny fanadihadiana ifotony azy telo lahy noho ny vono sy ratra niniana natao. Samy manana ny filazany mahakasika ity raharaha ity. Nisy ny nilaza ny fisian’ny olona niaraka tamin’ny kara-pifidianana sandoka izay saika hifidy teny Ambohimitsimbina, raha araka ny fiarovan-tenan-dry Zah Gasy. Nisy nampandre ny momba izany izy ireo ary nandeha môtô nanenjika teny an-toerana raha niainga avy eny Ambohipo. Raha araka io fanazavana io ihany, dia efa tsy nahatratra azy ireo intsony rehefa tonga teny. Dia misy koa anefa ny feo iray hafa izay mandeha, fa nianjera ny olona iray teo am-pandosirana raha nahita azy ireo. Dia io no tratra farany ka niharan’ny daroka. Marobe arak’izany ny siosion-dresaka momba ity raharaha ity. Na izany aza, dia voamarina ny fisian’ny fahafatesana izay vokatry ny ratra nahazo ny olona iray. Nitory ny fianakavian’ilay delegem-pifidianana izay namoy ny ainy. Mpiray dia amin’ny kandidà Lanto Rakotomanga io farany. Io kandidà izay mitarika vonjimaika eo amin’ny boriborin-tany misy azy, dia nilaza fa tsy hanaiky mora foana ny zava-nitranga tamin’ny olony. Indrindra koa nitarika fahafatesana ny vokatry ny daroka natao. Mihazakazaka ny fivoaran’ity raharaha ity.

D.R

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Coopération : 500.000 dollars de la BAD pour la lutte contre l’épidémie de rougeole

Signature d’un accord tripartite hier entre le gouvernement malgache, la BAD et l’OMS

La Banque Africaine du Développement (BAD) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) continuent d’appuyer  Madagascar dans le domaine de la lutte contre les épidémies.

 A cet effet, le gouvernement malgache , représenté par le ministre de l’Economie et des Finances Richard Randriamandrato, a procédé hier,  à la signature de la lettre d’accord du don d’urgence  d’un montant de 500 000 USD pour lutter contre l’épidémie de rougeole, avec le représentant résident du groupe de la BAD à Madagascar, Mohamed Cherif et le représentant résident de l’Organisation Mondiale de la Santé à Madagascar, Charlotte Faty Ndiaye à Antaninarenina.

Cette aide d’urgence intervient à la suite de précédentes aides humanitaires accordées par le Groupe de la Banque Africaine de Développement à Madagascar. L’intervention du groupe de la Banque Africaine de Développement à travers ce don d’aide d’urgence vise à contribuer au contrôle de l’épidémie. L’appui permet notamment d’assurer la prise en charge des ressources humaines impliquées dans les activités de riposte vaccinale dans 22 districts du pays, de renforcer la qualité de la prise en charge des cas pour réduire les décès et de renforcer la surveillance épidémiologique.

Selon le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), à la date du 11 mai 2019, cent quarante-cinq mille cent trente-six (145.136) cas avaient été enregistrés dans le pays. L’épidémie avait occasionné au niveau national, mille deux cent quarante-neuf (1.249) décès dont neuf cent neuf (909) décès hospitaliers et trois cent quarante (340) décès au niveau communautaire. L’épidémie touche principalement les enfants de la tranche d’âge de 6 mois à 14 ans avec une répartition quasi égale au niveau du genre.  Heureusement que depuis fin 2018, et face aux efforts réalisés par les autorités   en  matière d’actions de lutte contre ce fléau, l’épidémie  de rougeole est en passe d’être éradiquée à Madagascar.

R.Edmond

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Telma Coupe de Madagascar : La CNaPS Sport joue son va- tout !

La finale de la Telma Coupe de Madagascar s’annonce somptueuse. Logique car elle sera placée sous le signe de chaudes retrouvailles entre deux habitués à ce stade de la compétition. Et à l’heure de faire parler les pronostics, malin sera celui qui est en mesure de prédire l’issue de cette belle bagarre.

N’ayant plus rien à perdre et tout à gagner pour sauver une saison en demi-teinte, la CNaPS Sport ne viendra pas dimanche à Mahamasina, en victime expiatoire. Car finalement, elle n’a plus que cette coupe pour espérer participer à l’aventure africaine.

Fosa moins à l’aise à l’extérieur. Une participation qu’elle gagnerait d’office si Fosa Juniors remporte la THB Ligue des champions. Mais pour l’instant, on n’en est pas encore là. Et que de son côté, Fosa peut aussi tout perdre.

Une situation qui amène les protégés de Bob Kootwij à assurer pour s’offrir cette finale de la Telma Coupe. Ils ont d’ailleurs le potentiel pour gagner. Seul bémol, Baggio et ses amis sont moins à l’aise hors de leurs bases. Autant le dire, ils ont souffert devant des équipes comme JET Mada et même le FC Ilakaka qui a sans nul doute vécu sa plus belle saison en battant jeudi le 3FB Toliara sur le score de 1 à 0.

La CNaPS défend bien. Une raison suffisante pour croire à une finale équilibrée mais on l’a dit, les caissiers seront plus motivés que jamais contrairement aux Majungais qui ont encore la ligue des champions avec un léger avantage aux points de 14 contre 13 pour l’AS Adema. Un nul suffirait donc au Fosa pour être champion et pour ne pas faire mentir celui qui a déjà inscrit à la CAF comme quoi Fosa Juniors est le champion  de Madagascar 2O19.

Avec une ligne offensive plus percutante avec Jean Yves, Fosa reste redoutable même avec une défense bien trop fébrile à la suite de nombreuses permutations imposées par le staff technique.

En face par contre, la CNaPS Sports a de gros moyens en défense avec le capitaine Ando, tout au moins si ce dernier n’est pas sous le coup d’une suspension, mais aussi la nouvelle recrue Ricky , sans oublier Toby sur le flanc droit.

Deux équipes donc avec deux points forts bien distincts. Et cela promet. Vivement dimanche.

Clément RABARY

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Législatives à Maroantsetra : Risque d’affrontements sur base de contestation

Ils étaient au moins 4.000 personnes descendus dans la rue pour manifester leur colère sur les résultats du scrutin de l’élection législative dans cette circonscription. Ces gens dénoncent une manipulation de la liste des électeurs et ils disent en avoir des preuves tangibles. Depuis mardi, la ville était en pleine effervescence et une bonne partie de la population réclame une annulation de l’élection. A suivre de près…

T.M

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Andrononobe : Dimy lahy tratra am-bodiomby saika hamaky trano

Lehilahy dimy no voasambotry ny polisy miasa ao amin’ny boriborintany faha-8 teny Andrononobe noho ny resaka halatra sy famakiana trano, ny Talata 28 may lasa teo teny Androhibe. Tsy nampoizin’ireto jiolahy ireto mihitsy fa tsikaritry ny tompon-trano ny nidiran’izy ireo tao an-tokotany. Nampandre ny polisy avy hatrany ny hotafihana. Teo am-panaovana « patrouille » toy ny mahazatra azy ny polisy ao amin’ny boriborintany faha-8 eny Analamahitsy no nahazo ny antso avy amina tokontano iray eny Andrononobe milaza fa fa misy olona miditra ao anatin’ny tanan’izy ireo. Nidina teny an-toerana avy hatrany ireo polisy ka tra-tehaka tao ny lehilahy iray. Rehefa nentina tany amin’ny Kaomisaria ny tenany nanaovana fanadihadiana, dia fantatra fa dimy  izy ireo no saika hamaky an’io tokantrano io, saingy izy ihany no tratra tao. Tsy nisalasala nanondro ny namany moa ity farany ka dia voasambotra avokoa ireo efa-dahy niara nanao izany asa ratsy izany taminy. Olona tsy vaovao amin’ny mason’ny olona eny an-toerana ireto jiolahy ireto. Niaiky ny heloka nataony izy ireo, ary fantatra ihany koa tamin’ny famotorana natao fa tafiditra ao anatin’irony tambazotra mpangalatra môtô irony izy dimy lahy ireto. «Pince coupante» sy fitaovana maro maro no fampiasan’izy ireo amin’ny asa ratsiny. Notanana am-ponja vonjimaika moa izy ireo rehefa natolotra ny fampanoavana.

T.M.

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Législatives à Fandriana : Des candidats dénoncent des manipulations

Malgré l’appel au calme lancé par l’Exécutif, des voix continuent de dénoncer des irrégularités relatives aux Législatives du 27 mai. Hier, c’était au tour de deux candidats députés dans le district de Fandriana, Andriamiharivolamena Zavamanitra et Toto Lydia, de fustiger les manipulations de l’opinion publique perpétrées par le candidat de l’IRD et ses partisans durant la campagne. « Le candidat de l’IRD n’a pas pu faire campagne car il est en prison. C’était la seconde de sa liste qui a fait tout avec des posters à son effigie et des chansons en son nom, alors que sa photo ne figure pas dans le bulletin unique. Pour nous, c’est d’une pure manipulation. », a martelé Andriamiharivolamena Zavamanitra. Pour sa part, la candidate Toto Lydia a déploré qu’ils aient été victimes des pressions et des menaces durant la campagne électorale. D’après ces deux candidats aux Législatives, leur démarche obtient l’adhésion des autres candidats et des 13 maires (sur 15) du district de Fandriana.

Eugène
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Tension postélectorale : Le bureau de la SRMV de Toliara II incendié

Une réunion de l’OMC NAT s’est tenue hier à Mahazoarivo

Le gouvernement qui doit assurer la sécurisation des opérations électorales appelle au calme.

La tension monte dans certains districts au fur et à mesure que la CENI publie les tendances des résultats des Législatives du 27 mai dernier. En effet, après Toamasina, Mahajanga, Maroantsetra, Bekily, Bealanana, Sakaraha et Belo Sur Tsiribihina, l’atmosphère commence à chauffer dans le district d’Ambilobe. A Toliara II, la situation a dépassé l’entendement car le bureau de la Commission Electorale du District (CED) et celui du SRMV (Section de Recensement Matériel des Votes) a été incendié. Des dossiers électoraux étaient partis en fumée. « L’incendie n’aura pas d’impact sur le traitement des résultats des Législatives dans la circonscription de Toliara II. », a rassuré Fano Rakotondrazaka de la CENI. L’enquête est en cours pour identifier les éventuels responsables ou commanditaires de l’incendie. Hier même, le Premier ministre a présidé à Mahazoarivo une réunion des membres du gouvernement en charge de sécurité, avec comme ordre du jour, la situation sécuritaire postélectorale. La réunion a constaté que « certains candidats contestant les tendances du résultat du scrutin projettent d’organiser des manifestations pouvant engendrer des troubles à l’ordre public. » Le Premier ministre Ntsay Christian a condamné ce qu’il qualifie de « acte de déstabilisation » et a lancé un appel pour que les parties prenantes à l’élection et les citoyens fassent primer le « respect du calme et de l’ordre public ».

Risque de généralisation. Par ailleurs, le Premier ministre a rappelé qu’eu égard aux éventuels contentieux électoraux, « seule la HCC est habilitée à statuer en dernier lieu sur les doléances relatives à l’élection ». Le gouvernement exhorte tous les candidats et leurs partisans d’opter pour les voies de recours prédisposées par les lois en vigueur. Malgré cet appel au calme du gouvernement, la situation semble faire tâche d’huile. Le basculement surprenant des résultats électoraux dans certaines circonscriptions électorales alimente les suspicions des fraudes et de détournement des voix. En tout cas, il appartient au gouvernement, par le biais des représentants de l’Etat sur place, d’assurer la sécurisation des opérations électorales. Le traitement des résultats fait encore partie de ces opérations électorales. Les chefs de district en sont en charge au niveau de leurs circonscriptions en tant que présidents de l’Organisme Mixte de Conception (OMC). Au niveau des préfectures et des préfectures de police, la tâche incombe aux préfets. La réunion qui s’est tenue hier à Mahazoarivo était celle de l’OMC national. Présidée par le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, le ministre de la Justice, le ministre de la Défense nationale, le ministre de la Sécurité Publique et le secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie y étaient présents.

Eugène
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Tension postélectorale : Le bureau de la SRMV de Toliara II incendié

Une réunion de l’OMC NAT s’est tenue hier à Mahazoarivo

Le gouvernement qui doit assurer la sécurisation des opérations électorales appelle au calme.

La tension monte dans certains districts au fur et à mesure que la CENI publie les tendances des résultats des Législatives du 27 mai dernier. En effet, après Toamasina, Mahajanga, Maroantsetra, Bekily, Bealanana, Sakaraha et Belo Sur Tsiribihina, l’atmosphère commence à chauffer dans le district d’Ambilobe. A Toliara II, la situation a dépassé l’entendement car le bureau de la Commission Electorale du District (CED) et celui du SRMV (Section de Recensement Matériel des Votes) a été incendié. Des dossiers électoraux étaient partis en fumée. « L’incendie n’aura pas d’impact sur le traitement des résultats des Législatives dans la circonscription de Toliara II. », a rassuré Fano Rakotondrazaka de la CENI. L’enquête est en cours pour identifier les éventuels responsables ou commanditaires de l’incendie. Hier même, le Premier ministre a présidé à Mahazoarivo une réunion des membres du gouvernement en charge de sécurité, avec comme ordre du jour, la situation sécuritaire postélectorale. La réunion a constaté que « certains candidats contestant les tendances du résultat du scrutin projettent d’organiser des manifestations pouvant engendrer des troubles à l’ordre public. » Le Premier ministre Ntsay Christian a condamné ce qu’il qualifie de « acte de déstabilisation » et a lancé un appel pour que les parties prenantes à l’élection et les citoyens fassent primer le « respect du calme et de l’ordre public ».

Risque de généralisation. Par ailleurs, le Premier ministre a rappelé qu’eu égard aux éventuels contentieux électoraux, « seule la HCC est habilitée à statuer en dernier lieu sur les doléances relatives à l’élection ». Le gouvernement exhorte tous les candidats et leurs partisans d’opter pour les voies de recours prédisposées par les lois en vigueur. Malgré cet appel au calme du gouvernement, la situation semble faire tâche d’huile. Le basculement surprenant des résultats électoraux dans certaines circonscriptions électorales alimente les suspicions des fraudes et de détournement des voix. En tout cas, il appartient au gouvernement, par le biais des représentants de l’Etat sur place, d’assurer la sécurisation des opérations électorales. Le traitement des résultats fait encore partie de ces opérations électorales. Les chefs de district en sont en charge au niveau de leurs circonscriptions en tant que présidents de l’Organisme Mixte de Conception (OMC). Au niveau des préfectures et des préfectures de police, la tâche incombe aux préfets. La réunion qui s’est tenue hier à Mahazoarivo était celle de l’OMC national. Présidée par le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, le ministre de la Justice, le ministre de la Défense nationale, le ministre de la Sécurité Publique et le secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie y étaient présents.

R. Eugène

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Toamasina :Olona roa notifirin’ny jiolahy

Raha ny fanafihana tranombarotra sy kiôska mpandefa sy  fakana vola amin’ny finday ary ny banky no lasibatra ireo andian-jiolahy mitam-basy teo aloha kely teo, izay dia ny olon-tsotra sy tokantrano heverin’ireo andian-jiolahy hahazoana vola indray no lasibatra. Tao Ankirihiry avaratra izao, dia tovolahy iray namonjy fodiana tokony  ho tamin’ny 06ora sy sasany, ny andro rahateo mora maizana noho ny vanim-potoana ririnina, no notifirin’ireo jiolahy teo tsy nisaron-tava sy nitondra basy PA vita gasy. Lasa ny vola sy ny môtô aty ary ny findainy. Voa teo amin’ny kibony ity tovolahy ity, saingy tsy maty ary efa nahazo ny fitsaboana sahaza azy teny amin’ny hopitaly be Analakininina Toamasina. Efa tsy maninona ny tenany saingy mbola eny amin’ny hopitaly be izy hatramin’izao mitsabo tena. Ny alin’ny alarobia ihany dia tokantrano iray tao Tsarakofafa no notafihan’andian-jiolahy nitondra basy PA vita gasy ihany koa. Tsy fantatra mazava ny isan’ireto jiolahy, satria teo ireo andiany niditra ny trano, tao koa ireo niandry tety ivelany. Niaro ny fananany sy fianakaviany ity raim-pianakaviana ity ka notifirin’ireo andian-jiolahy, teny amin’ny hopitaly vao fantatra fa bala telo no nahazoa azy nandritra izany. Tsy maty anefa ity raim-pianakaviana ity ary mbola manaraka ny fitsaboana azy eny amin’ny hopitaly be hatreto. Tsy mbola misy voasambotra kosa na iray aza na ilay nanafika tovolahy tao Ankirihiry avaratra, na ireto nanafika tokantrano iray tao Tsarakofafa ity. Ankoatra izay, ny fitarainan’ny olona izao dia ny tsy famalian’ireo polisy antsoina amin’ny finday raha misy ny antso vonjy taitra, nefa ireo polisy ihany no manaparitaka ireo findain’izy ireo amin’ny vahoaka, sy ny fahamarinan’ireo tranombarotra sy ireo magazay ary ireo mpanam-bola manana mpiambina mpitandro filaminana nefa ny vahoaka isam-pokontany mijaly amin’ny fanendahana sy sinto-mahery ary vaky trano tsy andro tsy alina.

Malala Didier

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Pertes liées aux catastrophes : Plus de 100 millions d’USD chaque année

La région de Toamasina serait la plus touchée par les catastrophes à Madagascar.

Les cyclones entrainent les pertes les plus importantes, soit 85%. Les inondations occupent la seconde place avec un pourcentage de 13% des pertes.

Les catastrophes coûtent chères pour un pays classé parmi les plus vulnérables aux changements climatiques comme Madagascar. En effet, une étude relative aux impacts économiques et budgétaires des catastrophes à Madagascar menée en 2016 démontre que « les pertes annuelles moyennes pour le pays s’élèvent à plus de 100 millions de dollars USD pour les principaux risques climatiques tels que le cyclone, l’inondation et la sècheresse ». L’étude de faire également savoir que les dépenses liées aux catastrophes « sont principalement financées par des réaménagements ou des réallocations budgétaires, plus précisément par des réaffectations budgétaires doublées de dons et d’emprunts auprès des partenaires internationaux de Madagascar ». A titre d’exemple, l’étude fait savoir que, pour le secteur éducation, l’Etat Malgache a dépensé « près de 55 milliards d’Ariary dans des travaux de réhabilitation d’écoles détruites par des cyclones ces cinq dernières années ». Les statistiques faisant savoir qu’environ « 10 000 salles de classes ont été détruites de 2014 à 2019, ce qui a privé environ 92 000 élèves de leur droit à l’enseignement et à l’éducation ». Le secteur agricole souffre également des aléas climatiques extrêmes à Madagascar. Les interventions de l’Etat dans la réhabilitation de 1 100 ouvrages agricoles s’élèveraient à environ 80 800 000 dollars ces dix dernières années si l’on se fie toujours à l’étude des impacts économiques et budgétaires des catastrophes à Madagascar.

Contingence. Puisées dans les budgets devant être affectés dans des programmes, projets et initiatives de développement, les dépenses liées aux catastrophes constituent des freins à l’essor et au développement économique du pays, et à l’épanouissement de sa population. Une situation de perturbation budgétaire récurrente qui change l’ordre des priorités des activités planifiées d’un côté. Mais qui empêcherait également la mise en œuvre exhaustive des activités de réponse, de relèvement et de reconstruction après la survenance des catastrophes. La mise en œuvre des mécanismes de protection financière s’avère être une piste de solution. A l’instar de l’African Risks Capacity qui est une mutuelle d’assurances africaines spécialisée dans des cas de sècheresses. Interrogé sur la question du mécanisme de protection financière, le Col Haja Andriamitantsoa, 2è adjoint du secrétaire exécutif auprès de la Cellule de Prévoyance et de Gestion des Urgences (CPGU) fait savoir « on essaie de mettre en place un système d’assurance se basant sur le principe de l’African Risks Capacity et qui concernerait les autres types d’aléas climatiques observés à Madagascar« . Le col Haja Andriamitantsoa de noter que « Madagascar a déjà ratifié le processus d’adhésion à l’African Risks Capacity dont le fonctionnement renvoie à celle d’une assurance classique. C’est-à-dire, Madagascar alloue chaque année une certaine somme à la mutuelle d’assurance. Et selon qu’il y ait ou non de sècheresse, cette dernière paie une certaine somme à la Grande Île. Une meilleure façon pour le pays de ne pas débourser de grosses sommes pour faire face aux calamités« . La mise en place du fond de contingence nationale figure également dans la liste des solutions qui s’offrent au pays. Encore en stade embryonnaire, la mise en place du fond en question devrait épargner à l’Etat de puiser dans des fonds destinés au développement. L’idée suscite tout de même les intérêts. Qui va gérer le fond ? A combien s’élèverait la participation de l’Etat ? Quid de la sécurisation du fond en question contre les tentatives de détournement de fonds ? A suivre.

José Belalahy