Les actualités à Madagascar du Vendredi 01 Mai 2020

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Madagascar : Le président de la République Andry Rajoelina s’est réuni avec les dirigeants africains ...

Une réunion des dirigeants africains s’est passée avant-hier après-midi en visioconférence. Le président de la république Malgache Andry Rajoelina y a participé et a expliqué que l’objectif de la réunion était de trouver ensemble une stratégie de lutte contre le Coronavirus en Afrique.
Dix dirigeants ont été présents, dont le président de l’Afrique du Sud et en même temps de l’union Africaine, président de la république de Tchad, président de la république de Gabon, président de la république de Niger, président de la république de Rwanda, président de la république de Kenya, président de la république de la RDC, président de la république de Mali, président de la république d’Egypte et enfin celui de Madagascar.
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Contexte du Covid-19 - Les employeurs à l'épreuve, les droits des travailleurs mis à mal

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles ! La crise sanitaire provoquée par la propagation du Covid-19 n'a pas tardé à gagner Madagascar avec toutes les contraintes et  changements que cela implique. Le monde du travail, tous secteurs confondus, se retrouve particulièrement chamboulé en ce moment. Les mesures de confinement décidées par l'Etat ont poussé les entreprises à s'adapter, tant bien que mal, à la situation. D'une part, la capacité d'adaptation des employeurs est rudement mise à l'épreuve. Ces derniers doivent, en effet, se débrouiller avec les moyens du bord pour survivre à cette crise sanitaire et préparer une crise économique imminente. D'autre part, les travailleurs se plaignent de leurs conditions et droits qui sont davantage mis à mal. Envoi forcé au chômage technique, non-respect des mesures sanitaires, absence ou manque de considération des droits de congé et des heures supplémentaires, etc. La liste est longue. En cette célébration du 1er mai (fête du travail), puisque le coronavirus a empêché les syndicalistes de faire des manifestations pour revendiquer les droits des employés, le présent dossier essayera de faire un tour d'horizon de la réalité douloureuse du milieu du travail à Madagascar.

« Notre patron n'a jamais mis à notre disposition un moyen de transport»

Durant la période exceptionnelle de confinement et jusqu'à ce jour où l'état d'urgence sanitaire est toujours maintenu, différents dispositifs ont été pris par les entreprises privées, entre autres.  Toutefois, les droits des travailleurs ont été mis à l'écart et donc pas pris en compte, ce qui les classe dans la catégorie des victimes. Une jeune femme âgée d'une vingtaine d'année témoigne, à travers cet article, les mauvaises conditions de travail qui lui ont été infligées, depuis environ deux mois. 

« La société qui m'a embauchée, spécialisée dans la télé - secrétariat sise à Itaosy Cité, n'a jamais mis à notre disposition un moyen de transport. Nous sommes une trentaine de travailleurs et seuls 8 d'entre nous habitent aux alentours de notre lieu de travail. Les différentes revendications suite aux problèmes rencontrés par les employés pour se rendre au bureau n'ont abouti à rien. Pourtant, nous savons tous qu'aucun taxi-be n'a desservi la Capitale durant une longue période. Et même actuellement avec le déconfinement progressif, il n'y a toujours pas de transport en commun à l'heure de la sortie du personnel. Par conséquent,  je me rends au travail à pied pour y passer 8  heures de temps. Comme j'habite à une dizaine de kilomètres de mon bureau, je pars deux  heures à l'avance pour arriver à l'heure. Le directeur nous laisse choisir entre un travail d'une demi-journée ou une journée entière. Ceux qui optent pour cette dernière option perçoivent par contre un bonus de 1000 ariary pour un travail de l'équivalent d'une heure, c'est-à-dire que la somme de 1500 ariary habituelle pour une heure de travail en moyenne a été haussée de 2500 ariary. Or, malheureusement, avec la fatigue, il me paraît difficile d'assurer le travail d'une heure. Ma situation financière va du pareil au même. 

En  ce qui concerne les gestes barrières et sanitaires, elles sont plus ou moins respectées. Premièrement, il n'y a pas de prise de température pour déterminer l'état de santé de tout le personnel. Or, toute personne qui ne se présente pas au bureau, qu'importe le motif, est automatiquement renvoyée. De plus, la distanciation sociale d'un mètre est impossible à appliquer avec la disposition des boxes individuels. Heureusement, chacun met un masque offert par la société elle-même, la seule assurance pour ne pas être contaminée. De l'eau et du savon sont également mis à disposition à l'entrée. 

Par ailleurs, la Direction nous a informés que la situation sera rétablie une fois la situation d'urgence  sanitaire levée. »

Inspection du travail et des lois sociales 

Peu de descente sur terrain 

Ils sont au nombre de 150. Et pourtant trois inspecteurs ou quatre seulement effectuent la descente sur terrain mensuellement pour résoudre les problèmes des employés.  Leur intervention tarde ainsi à venir face aux abus des employeurs concernant le non-respect du droit du travail. Cela entraîne la grogne des salariés durant cette crise sanitaire. Les membres de l'Inspection du travail et des lois sociales (ITLS) ont alors exposé leur situation au Président de la République à travers une lettre. Selon leurs dires, cette situation est liée à l'insuffisance de leur « condition de vie et de service ». « Absence de moyens de transport, d'équipement de protection individuelle et d'indemnités de risques », évoque Ravelomahatratra Rojomampionona, président de l'ITLS. Les membres de l'Inspection du travail et des lois sociales espèrent ainsi une attention de la part du Président de la République pour qu'ils puissent renforcer leur travail. Ce dernier consiste à assister les chefs d'entreprise dans la gestion des personnels ainsi que descendre sur terrain pour contrôler l'application et le respect du droit des travailleurs et ce, dans le secteur privé.

CTM SSM

« Besoin de retouche du Code de travail »

 Depuis le début de la période de confinement, les travailleurs sont confrontés à de grandes difficultés. Outre celle financière, leurs droits sont totalement bafoués par les employeurs. Une estimation de la Confédération des travailleurs Malagasy (CTM) a avancé que 80% des entreprises dans tout Madagascar ont déjà réduit de moitié le nombre de leur personnel, et d'autres les 2/3. Avec l’etat d’urgence sanitaire dans le pays actuellement, ce ne sont plus les personnes sous-contrat à durée déterminée (CDE) les victimes, mais celles ayant un CDI. Elles sont soumises à un chômage technique, au congé forcé, à la rupture de contrat et le non accès à la protection sociale.

 Selon le secrétaire général du Sendika Kristiana Malagasy (Sekrima), Rémi Boutodi, la faille sur la protection des droits des travailleurs malagasy, notamment dans le secteur privé se trouve au sein des textes administratifs. D'après lui, les travailleurs, même sous Contrat à durée indéterminée sont devenus actuellement très vulnérables puisqu'il n'y a aucun texte sur la protection des travailleurs dans une situation similaire. « En cas d'urgence comme celle-ci, les travailleurs devront jouir d'une subvention salariale afin qu'ils puissent subvenir à leurs besoins dans le cas où ils ne percevraient pas leur solde. », explique-t-il.  Pour le CTM, cette subvention devrait être intégrée dans le Code de travail.

Cette année, la célébration du 130e anniversaire de la journée internationale du travail a été exceptionnelle. Une célébration que les Syndicats réunis dans le CTM SSM ont marquée par une sorte de pétitions, selon le secrétaire général de l'Industriall Unio Building Madagascar, Barson Rakotomanga. En effet, des fiches conformes aux normes syndicales ont été distribuées au sein des entreprises auxquelles sont intervenus ces syndicats afin que tous les travailleurs puissent réclamer leurs droits. 

« C'est la première étape de notre revendication, en cette période de crise sanitaire. Les syndicats représentent les travailleurs et négocient des accords en leur faveur. Ils exercent leur rôle à différents niveaux », conclu-t-il. En cette période d'état d'urgence sanitaire, tous les travailleurs ne devraient pas être victimes de congé forcé, chômage technique et travail à la pièce c'est-à-dire, le salaire en  rapport avec la production.

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Football-Championnat - La FMF se mure dans le silence

Alors que les autres fédérations nationales ont déjà avancé leur position sur la suite à donner des championnats, l'instance nationale de football se mure toujours dans le silence. Et ce, en attendant la décision de l'Etat malagasy sur la reprise des activités sportives dans la Grande île. Pour les îles voisines, à savoir l'Ile Maurice, elle a déjà mis un terme à son championnat. Vu que c'est le pays le plus touché par le Covid-19 dans l'Océan Indien.

Les Iles Seychelles prévoient de regagner le terrain en juin. En effet, le Président seychellois,  Dany Faure, a déjà annoncé que les activités sportives peuvent reprendre au mois de juin. D'ailleurs, les équipes ont déjà repris les entraînements individuels sur terrain. A noter que l'ASMM d'Alcoentarah Thiago Evariste, de Willianah Leby, caracole toujours en tête du classement devant le Club Foresters de Jean Tigana Hajatiana. 

Quant à l'île de La Réunion, les responsables de la santé se sont prononcés sur le déconfinement prévisible à partir de mi-mai. Mais pour eux, les conditions ne sont pas encore réunies. Alors que la reprise de la compétition est prévue au mois de juillet pour l'île sœur. Comme en 2017, la compétition s'étalera sur 6 mois. Pour le moment, Mamy Gervais, Pascal Razak, Ibrahim Dabo et Bourahim Tombo devront encore patienter et continuer de s'entraîner à domicile pour garder leurs formes et leurs performances.

Après quelques semaines de confinement, les joueurs professionnels de football auront beaucoup de difficultés pour regagner le terrain. Les compétitions reprendront en Europe et les matches s'enchaîneront et cela nécessitera encore plus d'énergie de la part de chaque joueur. Dans ce sens, il a été évoqué que la FIFA établira des nouveaux règlements pour pallier le remplacement à 5 au lieu de 3 pour bien coordonner l'équipe et que les joueurs puissent mieux gérer leur fatigue. Mais ceux-ci devront passer devant l'IFAB (International Football Association Board), une commission auprès de la FIFA chargée de validé les nouveaux règlements.

E.F.

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Assurances Aro - Une femme placée à la tête de la Direction générale

Une grande première dans le domaine de l’assurance malagasy. Le Conseil d’administration de l’assurance ARO a pris la décision de confier à une femme le poste de directeur général de la société, suite à l’appel à candidatures lancé il y a quelques mois.

Sur une liste d’une vingtaine de candidatures, c’est celle de Lantonirina Andrianary qui a été considérée par le Conseil d’administration comme apte pour diriger cette société créée au lendemain de la nationalisation des compagnies d’assurance à Madagascar, en 1975. La nouvelle directrice générale de ARO est une ancienne de la maison, bien qu’elle soit encore jeune, en faisant partie des membres du personnel auprès du département technique. Elle a dû quitter la société et le pays pour des raisons familiales.

 A son retour à Madagascar, Lantonirina Andrianary, titulaire d’un MBA Audit et Gestion des risques (ESA Paris) et Master international en Assurances, a fondé MADARISK, société de conseil spécialisée en gestion des risques. « C’est la femme qu’il faut à la place qu’il faut, elle a vraiment la culture d’entreprise et un amour personnel pour l’Assurance ARO », avance une de ses anciennes collaboratrices. Cette dernière affirme que la nouvelle directrice générale à toutes les compétences requises pour occuper ce poste de responsabilités. 

A l’heure actuelle, la compagnie ARO est ainsi dirigée par deux femmes, étant donné que son Conseil d’administration est présidé par  Rabarinirinarison Rindra Hasimbelo, secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances.

La Rédaction

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Ministère de l’Education nationale - 3 membres du staff tués dans un accident de la route

Le ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement technique et professionnel est endeuillé. Hier après- midi, le 4x4 faisant route sur la Capitale, et qui a transporté les membres du staff rentrant d’une mission à Antsiranana, a été accidenté au niveau de la localité d’Andriba, sur la RN6. Trois occupants du véhicule ont alors perdu la vie. Il s’agit du directeur général de l’Office national des compétences et de la formation professionnelle (ONCFP), Ali Imrana, du directeur de l’Office national de la prévention des accidents scolaires de Madagascar (ONaPASCOMA), Rabe Severin, et le directeur du Centre national de production de matériels didactiques (CNAPMAD), Andrianjafimparany Ampy Anders. Ces deux derniers auraient succombé sur le coup, tandis que le Dg de l’ONCFP  l’était après son admission dans un centre de soins de Maevatanàna. 

Le véhicule tout-terrain, pour une raison non éclairée, a fait une embardée avant qu’il ne parte en tonneau. Les dépouilles des victimes ont été emmenées à Maevatanàna avant de prendre  la direction de la Capitale, au cours de la soirée d’hier.

Les victimes rentraient d’une mission dans le Nord du pays. Elles ont assuré la supervision de la reprise officielle des cours et le retour des élèves qui devront préparer et se présenter prochainement aux examens officiels à Antsiranana.

Franck R.

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Enquête sur le budget ouvert - Un gain de 6 points pour Madagascar

Le score de Madagascar passe de 34 à 40 sur 100 pour 2019. Tous les deux ans, l’International Budget Partnership réalise l’Enquête sur le budget ouvert (EBO), une enquête pour une bonne gouvernance au sein de 117 pays dans le monde entier, dont Madagascar. A l’issue de cette enquête, les pays sont classés en fonction de leurs scores respectifs axés sur la transparence : l’indice sur le budget ouvert. Les résultats de 2019, la 7ème édition de l’enquête, sont officiellement sortis la semaine dernière. Ainsi, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud se retrouvent à la tête du classement avec un indice de 87/100, suivis de la Suède avec seulement un point de moins. Quant à Madagascar, il occupe ainsi la 68ème place sur les 117 pays avec un gain de 6 points en comparaison du dernier OBS en 2017. La Grande île se trouve ainsi après l’Egypte et le Maroc mais avant le Rwanda. 

« Madagascar met aujourd’hui à la disposition du public des informations budgétaires minimales. Toutefois, le pays a connu une amélioration en deux ans. Cette amélioration du score de Madagascar résulte notamment d’une meilleure disponibilité des informations budgétaires. Effectivement, le rapport de fin d’année en termes de gestion budgétaire ainsi que l’état prébudgétaire, le budget des citoyens et le rapport d’audit sont désormais consultables en ligne par tous. Un bon point si les autorités souhaitent faire preuve de transparence budgétaire, surtout que les deux derniers documents n’étaient pas consultables en ligne en 2017 », rapporte l’enquête.

Recommandations

L’EBO reste le seul instrument de recherche indépendant, comparatif et factuel au monde, utilisant les critères internationalement reconnus pour évaluer l’accès du public aux informations budgétaires du pouvoir central ainsi que les possibilités pour le public de participer au processus national et le rôle des institutions de contrôle telles que le corps législatif et l’auditeur dans le processus. Ainsi, pour évaluer ces trois points, l’enquête s’appuie sur 109 indicateurs dont les résultats débouchent sur une note variant de 0 à 100. Un score de transparence de 61 et plus indique alors qu’un pays est susceptible de publier suffisamment de documents pour favoriser un débat public informé sur son budget. « Pour atteindre ce score, Madagascar devra encore produire et publier une revue de milieu d’année. Il devra également inclure dans les documents publiés des informations supplémentaires sur les recettes et les risques budgétaires dans le projet de budget de l’Exécutif. Le ministère de l’Economie et des Finances du pays devrait aussi accorder la priorité aux mécanismes pilotes pour impliquer davantage le public lors de l’élaboration du budget mais aussi pour le suivi de son exécution », recommande le rapport. 

Ce n’est qu’une esquisse des recommandations présentées par l’EBO, mais le rapport complet est consultable sur le site https://www.internationalbudget.org/open-budget-survey. En tout cas, l’enquête est faite pour aider la société civile à évaluer et s’entretenir avec son Gouvernement sur la déclaration et l’utilisation des fonds publics. 

Rova Randria

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Lutte contre le paludisme - Le Premier ministre auprès des districts touchés

Le Premier ministre Ntsay Christian mène une lutte contre le paludisme. Hier, il était à Vondrozo et Iakora pour procéder au lancement officiel de cette lutte.

Les autorités se trouvent sur tous les plans en matière de santé publique. Le coronavirus n'est pas en effet la seule maladie qui touche Madagascar. Le paludisme frappe encore la population malagasy, notamment celle en milieu rural. Parallèlement à la lutte contre la pandémie du Covid-19 donc, le Premier ministre Ntsay Christian fait également la guerre contre le paludisme.

Hier, le chef du Gouvernement était à Vondrozo pour lancer officiellement la campagne contre le paludisme. Il était accompagné du ministre de la Santé publique, le Pr Ahmad Ahmad, et le ministre de la Défense nationale, le Général Rakotonirina Léon Jean Richard. Lors d'un entretien avec la presse, hier, le numéro un du Gouvernement a expliqué qu'il y a actuellement 9 districts touchés par le paludisme. Et ils présentent un retard de développement par rapport aux autres. 

Les Districts de Vondrozo et de Iakora font partie de ces districts. La raison pour laquelle le Premier ministre a choisi le District de Vondrozo pour le lancement officiel de la campagne. Pour ce district en particulier par exemple, les médicaments utilisés pour le traitement du paludisme étaient en rupture de stock depuis le début de cette année. Cela fait presque 4 mois que les hôpitaux ou centres de santé de base de ce district ne possédaient plus de médicaments.

Le Premier ministre y a apporté une solution immédiate face à cette situation alarmante. Alarmante car depuis le début de cette année, 1 480 cas de paludisme y ont été détectés dont 10 morts. Une situation malheureuse qu'en ce début du deuxième millénaire, le paludisme tue toujours en masse. Le Premier ministre a ainsi offert des lots de médicaments au Centre hospitalier de Référence de District de Vondrozo pour pallier ce manque de médicaments.

Profitant de cette descente, le Premier ministre a également effectué un suivi des travaux de construction de l' « Hopitaly manara-penitra » de Vondrozo. Les travaux n'enregistrent aucun retard jusqu'à maintenant. Les activités vont bon train malgré le fait que l'on se trouve toujours en période d'urgence sanitaire. La population espère que cet hôpital sera opérationnel dans un futur proche. D'ailleurs, seule une population saine pourra enclencher le développement de sa communauté et de sa région.

Outre l'amélioration du secteur de la santé, le Premier ministre a également apporté une solution à l'insécurité dans le District de Vondrozo. Même si l'insécurité a enregistré une nette régression, des solutions durables ont été mises en place. Ainsi, un détachement de sécurité militaire sera mis en place incessamment. Des militaires en renfort de ceux sur le terrain sont déjà sur les lieux. Les infrastructures devant accueillir ces militaires et les éléments de la Police nationale sont en cours de construction.

Pour le Premier ministre, le District de Vondrozo doit figurer parmi les districts modèles en matière de développement. Ainsi, le secteur de l'énergie a connu une amélioration. L'électricité fonctionne désormais 16heures sur 24 dans ce district. L'électricité y étant un des facteurs déterminant du développement.

Boaza

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Covid-Organics - Madagascar offre 16 050 paquets de tisane à 15 pays d'Afrique

« Une lueur d'espoir en cette période de combat mondial contre la pandémie du Covid-19 » ! C'est en ces termes que le Président Andry Rajoelina s'est exprimé hier pour qualifier la réponse de Madagascar en vue d'endiguer le coronavirus à travers le Covid-Organics. Ce fut au cours d'une cérémonie officielle durant laquelle le Président de la République en personne a procédé à la remise d'une donation de Covid-Organics à la délégation dirigée par le ministre de la Défense nationale de la Guinée Bissau, le Général Sandji Fati, hier à Ivato. La Grande île a ainsi fait don de 16 050 doses de CVO, dont 5250 à titre curatif et 10 800 autres destinées à la prévention, pour les 15 pays membres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) dont la Guinée Bissau. Dans son discours, le locataire d'Iavoloha a précisé que ces dons sont destinés aux hôpitaux et aux malades du Covid-19 dans les pays en question. Cet échange fait suite à l'entretien du leader malagasy avec son homologue Bissau - guinéen, Umaro Sissoko Embalo.

« Nous sommes-là au nom de la Guinée mais aussi de la communauté de toute l'Afrique de l'Ouest. Votre geste démontre que nous les Africains, on peut coopérer dans des situations sanitaires et humanitaires (…) Cela s'inscrira dans l'histoire », a déclaré le chef de la délégation Bissau - guinéenne.

Main tendue 

Ce sera la Guinée Bissau, qui fait partie de la CEDEAO, qui assurera la distribution de cette tisane « made in Madagascar » aux 14 autres membres de cette communauté à savoir le Bénin, le Cap vert, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. Notons que d'après les statistiques émanant de cette institution à la date du 22 avril, les pays membres de la CEDEAO compte 5574 personnes infectées par la pandémie du Covid-19 et 147 décès.

Le Chef de l'Etat malagasy parle d'une victoire de Madagascar qui propose cette tisane découverte par les chercheurs de l'IMRA et qui représente désormais une solution pour sauver les pays africains.  « Madagascar et ses frères africains sont unis dans la riposte contre le coronavirus. C'est avec honneur que nous envoyons ces tisanes CVO vers les 15 pays membres de la CEDEAO à travers la Guinée Bissau », a encore déclaré le numéro un malagasy sur son compte facebook. 

Madagascar est ainsi solidaire avec les autres pays d'Afrique. Ce fut aussi l'occasion pour le numéro un de l'Exécutif de réitérer la volonté et la disponibilité de Madagascar de tendre la main aux autres pays d'Afrique, de l'Océan Indien et du monde entier. 

La Rédaction

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Covid-19 - Le Maroc précurseur dans la riposte et la gestion de la pandémie

Rarement, un virus n'aura autant monopolisé l'attention du monde entier. Et pour cause, la propagation du Covid-19 déclaré pandémie a de quoi nous alarmer. Cette pandémie a permis de mettre sur le devant de la scène planétaire des modes de gestion de ce malheureux épisode sanitaire et de réponses qui diffèrent d'un pays à l'autre. Il va sans dire que les répercussions présentes et à venir tant sur le plan de la santé que sur nos sociétés et nos économies sont loin d'être négligeables. Le Maroc figure sur la liste des 52 pays africains affectés par ce virus qui, à l'heure actuelle, infecte des millions de personnes et a tué des milliers dans le monde entier. L'ambassadeur du Maroc à Madagascar, SEM Mohammed Benjilany nous a accordé une interview pour informer sur la situation dans ce pays ayant un lien historique avec Madagascar.

La Vérité(+) : Quelle est actuellement la situation du Covid-19 au Maroc ?

Ambassadeur du Maroc (=) : « Le Royaume du Maroc, comme tant d'autres pays, n'a pas été épargné par cette pandémie et a, d'emblée sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et grâce à la vision du Souverain, fait le choix de s'inscrire dans une démarche  proactive et d'anticipation  afin de prémunir le pays face à la propagation du Covid-19 et de préserver les vies des citoyennes et citoyens marocains.A l'heure actuelle, le Maroc compte 4289 cas avérés, 167 décès et 890 cas de rémission. Ainsi, grâce au leadership et à la clairvoyance de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et à la mobilisation de l'ensemble de la Nation derrière le Souverain, le Royaume du Maroc a, dès la première heure, mis en place les éléments de riposte sanitaire et socio-économique qui lui permettent aujourd'hui de gérer de manière responsable et soutenue cette crise sanitaire et ses conséquences sur le pays mais aussi de se préparer pour la phase post-pandémie en termes de relance de l'économie nationale et d'appui des divers secteurs productifs au Maroc affectés par cet épisode pandémique. »

(+) : Le Maroc est un des pays africains le plus proche de  l'Europe, devenu épicentre après la Chine, comment les autorités locales ont fait face à la pandémie ?

(=) : “La démarche adoptée par le Maroc, que plusieurs voix à l'international ont qualifié de précurseur dans la lutte contre cette pandémie, a été pensée comme une démarche pluridimensionnelle ayant conduit à la prise de décisions exceptionnelles allant de la fermeture de toutes les frontières du pays à celle de l'ensemble des établissements scolaires et universitaires et celle des mosquées. Sur le plan sanitaire, la riposte du Royaume du Maroc a consisté en la mobilisation de l'ensemble des structures hospitalières publiques et privées aussi bien civiles que militaires pour accueillir, tester et soigner les patients du Covid 19.Toujours dans un souci d'anticipation, un comité de veille économique a été mis en place et dont la mission consiste non seulement en un suivi de la situation en cours mais, également, à se préparer pour la phase post-pandémie afin d'en relever les nombreux défis sociaux-économiques. »

(+) : Vous avez évoqué la riposte socio-économique, un peu plus de précision ?

(=) : « Cette pandémie a généré un élan de solidarité exceptionnel au Maroc dans la mesure où entreprises, banques, organismes publics, parlementaires, hauts fonctionnaires et l'ensemble des citoyens marocains sur une base volontaire ont contribué au fonds spécial, initié par Sa Majesté Le Roi, dédié à la lutte contre le Covid-19. Les 3.5 milliards d'euros collectés sont destinés à appuyer le secteur de la santé au Maroc mais, également, à appuyer les franges vulnérables de la société et pallier les retombées négatives de la pandémie sur divers secteurs d'activité économique. A titre d'illustration, le secteur bancaire a procédé au report du paiement des crédits dus par les citoyens marocains à fin juin 2020 et les affiliés aux organismes de sécurité sociale au Maroc ont bénéficié d'un appui à hauteur de 200 euros durant cette période de confinement synonyme de baisse, et pour de nombreux secteurs, d'arrêt d'activité professionnelle. Des solutions au corps médical de sa mobilisation auprès des patients ont été apportées face à la gravité du moment et l'urgence de se doter de moyens à même de lutter contre la propagation du virus. Ainsi, le tissu industriel s'y est adapté afin de produire huit millions de masques quotidiennement ainsi que la fabrication de respirateurs médicaux. »

Une attention tout aussi importante a été apportée aux citoyens marocains bloqués à l'étranger par le biais d'une forte mobilisation de la diplomatie marocaine via les Ambassades et Consulats du Royaume à travers le monde par la mise en place d'unités de suivi de la situation de nos compatriotes afin de répondre à leurs besoins dans cette situation d'éloignement de leur pays et de leurs foyers. »

(+) : Que dire de la situation des boursiers malagasy au Maroc ?

(=) : Des mesures en faveur de 132 étudiants malagasy au Maroc dans le cadre de la coopération universitaire et qui, j'espère, rassureront les familles, ont été prises. Les autorités marocaines les ont autorisés à demeurer dans leurs hébergements dans les cités universitaires et internats des villes où ils étudient et ont mis à leur disposition tous les moyens de sensibilisation sur la pandémie ainsi que les méthodes de prévention. Les services sanitaires ont mis à leur disposition tous les moyens d'hygiène nécessaires tout comme il est procédé à la décontamination régulière des lieux d'hébergement. A cet égard, il y a lieu de souligner le rôle et l'action de l'Agence Marocaine de Coopération Internationale en matière de suivi régulier de la situation de ces étudiants dans le contexte de confinement qui prévaut au Maroc.

(+) : La diplomatie marocaine s'est manifestée ces derniers jours, dans quel objectif ?

(=) : « Effectivement, Sa Majesté le Roi Mohammed VI s'est entretenu avec les Présidents Macky Sall du Sénégal et Alassane Ouatara de Côte d'Ivoire. L'objectif est d'avoir une « initiative de chefs d'État africains visant à établir un cadre opérationnel afin d'accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de gestion de la pandémie. Pour sa part et dans sa tradition de solidarité avec les pays frères et amis, le Royaume du Maroc a répondu favorablement à la demande du Président du Mali en mettant à disposition l'hôpital militaire marocain sis dans la banlieue de la capitale malienne Bamako. »

(+) : Les relations entre Madagascar et le Maroc sont toujours au beau fixe ?

(=) : « Comme vous le savez, le Maroc et Madagascar entretiennent d'excellentes relations à tous les niveaux et ces relations se sont renforcées davantage en novembre 2016 à l'occasion de la visite officielle de Sa Majesté le Roi à Madagascar durant laquelle le cadre juridique régissant la relation entre nos deux pays s'est enrichi de manière considérable. En sus des 22 accords signés en 2016, 9 autres accords on été signés à Marrakech lors de la visite de Monsieur le Ministre des Affaires étrangères au Maroc en mars 2019.

Pratiquement l'ensemble des accords est mis en œuvre aujourd'hui et les projets de la Fondation Mohammed VI pour le Développement Durable à Antsirabe sont bien avancés. Il est vrai que la situation de fermeture des frontières et des espaces aériens ainsi que l'obligation de confinement au Maroc, où le télé-travail a été adopté dans le cadre de la gestion du Covid-19, ont freiné le déplacement des délégations d'un côté comme de l'autre. Ceci dit, là où les conditions le permettent, nous continuons à travailler.

Recueillis par la Rédaction