Les actualités Malgaches du Mercredi 01 Mai 2019

Modifier la date
Madaplus.info0 partages

12ème édition Nuit Blanche Parisienne par Madaplus.info


La Vérité0 partages

Protection sociale des employés - L'affiliation à la CNaPS, une nécessité

Un droit mal respecté. L'affiliation à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) devrait être obligatoire pour les employés du secteur privé,  régis par le Code du travail et celui maritime. La réalité est tout autre à Madagascar, où le taux de couverture sociale ne dépasse pas encore les 15 %. Cette situation s'explique par le non respect de l'obligation des employeurs ou encore la méconnaissance des travailleurs quant à leurs droits sociaux. Les affiliés de la Caisse bénéficient pourtant de divers avantages, dès la grossesse jusqu'à la retraite.

Environ 600 000 membres actifs. Ces affiliés sont ceux qui sont déclarés et bénéficiaires des prestations sociales fournies par la CNaPS. Cet établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) créé en 1969 se charge de la fourniture de la sécurité sociale pour les employés du secteur privé. Pour en bénéficier, les employeurs devraient déclarer leurs employés 15 jours après l'ouverture de leurs entreprises. Il est aussi du devoir de l'employeur de faire une Déclaration nominative des salaires (DNS) et de verser les cotisations des employés afin que ces derniers puissent bénéficier de leur droit. La Caisse doit aussi être signalée en cas d'embauchage ou de débauchage d'un travailleur. La cotisation étant de 13 % pour la plupart des institutions, sauf les organisations religieuses où les employeurs en versent 8 % à la Caisse. Pour les travailleurs, la cotisation de 1 % par mois est déduite de leurs salaires mensuels. Les patrons d'entreprises ont l'obligation de les verser régulièrement afin que les employés puissent bénéficier de leurs droits sociaux. Selon les informations, le taux de cotisation à Madagascar qui est de 14 % est trop bas par rapport à celui des autres pays.

Des prestations sur demande

Les prestations de la CNaPS sont offertes depuis la grossesse jusqu'à la retraite, au profit des affiliés et de leurs familles. Elles doivent toutefois être demandées. Des imprimés y afférents sont disponibles gratuitement pour tous auprès des bureaux de la caisse dans toute l'île. Outre les demandes, le versement des cotisations conditionne également l'octroi des prestations. Ainsi, les travailleurs et les employeurs doivent cotiser afin que les salariés puissent bénéficier de leurs droits, à savoir les prestations familiales, les rentes en cas d'accidents de travail ou maladies professionnelles et la pension de retraite. Les prestations familiales se composent des allocations prénatales, demi-salaires pendant la grossesse et durant le congé de maternité. A cela s'ajoutent les allocations familiales de 5 000 ariary par mois et par enfant. En cas d'accident de travail ou de maladie professionnelle, les affiliés bénéficient d'indemnités journalières ou rentes, dont le montant dépend de la gravité des cas. Pour ce faire, leurs employeurs devraient faire une déclaration dans les 48 heures, avec le certificat médical. Quant à la pension de retraite, le montant dépend des cotisations du pensionné et de son nombre d'années d'exercice. Le paiement se fait chaque trimestre. Bref, la CNaPS assure la couverture des frais médicaux des travailleurs à la place du patron en cas d'accident de travail ou de maladie professionnelle durant ses années d'exercices, et sa retraite quand l'employé cesse toutes activités.

Les gens de maison et les transporteurs concernés

D'après un responsable au sein de la CNaPS, les gens de maison à savoir les domestiques, gardiens, chauffeurs particuliers, etc., sont les seuls employés du secteur informel dont l'affiliation y est possible, grâce à la reconnaissance de la loi en vigueur.  Pour ce faire, leur déclaration à la Caisse se fait suite à une initiative personnelle des employeurs. La cotisation étant de 800 ariary par mois pour l'employeur et de 80 ariary par mois pour l'employé. Ce dernier jouit de toutes les prestations offertes par la Caisse, comme les autres affiliés. Toutefois, seule une minorité d'entre eux y sont déclarés et affiliés, notamment à cause de la méconnaissance des employeurs et des concernés. Il en est de même pour les employés des transports en commun. Pourtant, ils figurent parmi ceux régis par le Code de travail malgré une pratique informelle. Les transporteurs disposent d'ailleurs d'un cahier des charges et d'un registre d'exploitation. Le problème se pose dans le fait que les chauffeurs et receveurs des « taxis-be » changent souvent d'employeurs, ce qui rend difficile le suivi de leurs dossiers. De plus, les propriétaires des véhicules appréhendent les coûts supplémentaires d'exploitation occasionnés par l'affiliation à la CNaPS. Ils profitent ainsi de l'ignorance des transporteurs pour esquiver leur obligation.

Notons qu'en dehors des gens de maison et des transporteurs, les paysans producteurs bénéficieront prochainement d'un régime de retraite. La mise en place de ce dernier est déjà inscrite dans le budget programme 2018-2022 de la CNaPS.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

La Vérité0 partages

Juste revalorisation

A Mahamasina, ce dimanche 28 avril, lieu mythique des grands rendez-vous, le Président de la République Rajoelina Andry Nirina annonçait lors de son historique intervention, des mesures hautement importantes, entre autres, la révision à la hausse du salaire du secteur privé. En effet, le salaire minimum des travailleurs, ouvriers et salariés confondus, fixé à 168.000 ariary, sera revu pour atteindre la barre de 200.000 ar. Rajoelina a pris un engagement de batailler auprès du patronat. De toute évidence, la « bataille » sera âpre pour la simple raison que les chefs d'entreprise rejetteront toute option de hausse de rémunération pour des raisons que l'on sait déjà. Du côté du Chef de l'Etat, un dirigeant profondément sensible à la tourmente des concitoyens, il s'agit d'une juste revalorisation. Combien de fois n'avait-il pas répété qu'il regrette de voir les petits travailleurs malagasy touchant un minimum de salaire de 168.000 ar. « C'est trop bas. Il ne permet pas à une famille de vivre »,  rajoutait-il pour enfoncer le clou !

Le moment choisi, à deux jours du 1er mai, n'est pas fortuit. Il coïncide, à deux jours près, au jour de la Fête du travail, moment crucial pour les travailleurs de prendre conscience et de faire état de leurs conditions de travail. A l'origine, ce fut à l'occasion du IVème congrès de l'American Federation of Labor qui se tenait à Chigago en 1884 que fut lancée, pour la première fois dans l'histoire du mouvement ouvrier, l'idée d'organiser une manifestation au 1er mai afin d'aboutir à une journée de huit heures. Il fallait attendre 1886, pour que la journée du 1er mai soit officiellement dédiée à la réflexion et la prise de conscience des conditions de travail des ouvriers ou des travailleurs en général notamment la durée du travail pour une journée, le droit d'expression et aux luttes syndicales. Justement, le point focal de la lutte syndicale consiste à améliorer les conditions salariales des travailleurs, la pierre angulaire de tout mouvement!

A Madagascar, la Fête du travail a été toujours un moyen pour les tenants du pouvoir successifs d'asseoir davantage l'ancrage du régime. Ils s'approprièrent de l'opportunité de la journée du 1er mai pour se livrer à une démonstration de force. Mais souvent les syndicats ne se laissèrent pas faire. Et vient ce régime IEM, le dirigeant principal en personne se trouve en première ligne et devance les leaders syndicaux pour défendre les intérêts des petits salariés! Une grande première à Madagascar ! Les observateurs sont unanimes d'en déduire que la tâche de Zandry Kely prenne brutalement une tournure délicate. Il s'attaque directement à quelques intérêts des grands manitous de l'économie nationale voire mondiale. Quelque part, on craint même à sa vie ! Le souvenir douloureux des évènements tragiques du 11 février 1975 refait surface.

Il est grand temps qu'on se soucie de conditions aléatoires de ces fragiles et vulnérables  petits travailleurs qui durent se contenter depuis toujours des salaires de misère. Ils galèrent mais on les ignore et on les oublie ! Il a fallu qu'un visionnaire et un « révolutionnaire », dans le sens noble du terme, accède au sommet de l'Etat pour que quelque chose bouge de ce côté, pour une juste revalorisation.

Ndrianaivo

La Vérité0 partages

Journée internationale du jazz - Les femmes à l’honneur

Tout au long de son histoire, le jazz est un moteur de transformation sociale positive et l’est encore aujourd’hui. C’est pourquoi l’UNESCO a créé  la journée  internationale du jazz. Depuis ses origines enracinées  dans l’esclavage, cette musique  a  fait  entendre sa voix  passionnée contre toutes les formes d’oppression. Elle est une langue de liberté qui parle au cœur de toutes des cultures. Tels sont les mots d’Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO de 2009 à 2017. A noter que Madagascar célèbre ladite journée depuis 2012. Cette année, la célébration est placée sous le thème « Jazz, femmes et développement ».

D'après le ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo,  c’est la première fois que ce département ministériel a participé à la célébration de la journée internationale du jazz. « Le jazz est une musique qui véhicule l’éducation, la paix, la fraternité, la liberté. C’est cette richesse qui nous captive. Ainsi, le ministère ne restera plus comme un observateur, quant à la promotion de la culture malagasy. Il y participera », avance le ministre. Chaque année, cet événement est marqué par un atelier de sensibilisation et initialisation au jazz pour les jeunes, un podium animé par plusieurs artistes et groupes reconnus, comme Rolf et Imiangaly, Mamy Robinson, Jazz Club du CGM,… Et un cabaret concert  au Kudéta Anosy  clôturait la journée.

Ainsi, une conférence- concert intitulée « Jazz, femmes, développement » a été au menu. Elle s’est tenue à la Bibliothèque nationale à Anosy et a vu la participation de Fanja Andriamanantena, Joëlle Claude, Zara Rajaonarisoa, Sity Rakoto, Antsiva Andriamasimanana ainsi que Nirindra Rafalimanana avec l’intervention des musiciens de l’Af jazz. Durant leur intervention, ces femmes, figures emblématiques du jazz à Madagascar et dans le monde, ont avancé leurs points de vue concernant leur  participation  ainsi qu’au développement de la communauté et le pays à travers toujours le jazz. Beaucoup pensent que la musique jazz est seulement faite pour les hommes mais la présence de ces femmes en témoigne leur volonté de promouvoir cette musique de la liberté.

Anatra R.

La Vérité0 partages

Régime Rajoelina - Cherche opposants crédibles désespérément

C'était avec une pointe d'ironie que le Président Andry Rajoelina, dimanche dernier, a décrit l'attitude de ses détracteurs. Le locataire d'Iavoloha de dénoncer, en effet, que ces derniers ne trouvent rien de mieux à faire que de critiquer toutes ses initiatives, que celles-ci aillent ou non dans le sens de leur souhait. « Si vous êtes debout, ils (les opposants) de dire pourquoi ne pas s'asseoir, si vous êtes assis, ils vous critiquent de ne pas être debout », avait fait remarquer le Chef de l'Etat à cette occasion.

Une réalité qui ne tardera pas à se vérifier puisque le lendemain même, les adversaires du régime en place vont avoir exactement le même reflexe, suite à l'annonce de l'accord avec toutes les parties prenantes - patronat, syndicats et Etat  -  sur le niveau du salaire minimum à 200.000 ariary, une des promesses électorales du candidat N°13. Faut-il rappeler que, à l'approche de l'échéance de la période de grâce de 100 jours du pouvoir en place, les opposants avaient reproché au Président fraîchement élu de ne pas avoir tenu sa parole sur ce sujet. Ne voilà-t-il pas que les mêmes opposants se mettent à critiquer sans concession la décision, en avançant des motifs tout aussi discutables les uns que les autres.

A force de critiquer à tout va cependant, l'opposition vient de se mettre à dos une partie non négligeable de la population, celle-là même qui est concernée par la mesure incriminée. A croire en effet les détracteurs de celle-ci, on ne devrait donc jamais augmenter le Smig au motif que  cela engendrerait beaucoup plus de problèmes que de solutions. Or, quelles que soient les explications avancées, les salariés verront toujours d'un très mauvais œil ceux qui s'opposent à l'augmentation de leurs revenus. Dans tous les cas, les critiques auraient été mieux comprises si elles étaient accompagnées de suggestions sur de meilleures mesures, autre que l'augmentation du salaire minimum, pour améliorer le quotidien des ménages les moins nantis.

Le régime en place ne s'attendait certes pas à naviguer sur une mer d'huile. L'existence d'une opposition devrait normalement le servir dans la conduite des affaires nationales. Encore faut-il que ces opposants soient crédibles.

La Rédaction

La Vérité0 partages

Produits « Vitality’s » - En grande effervescence à Madagascar

De plus en plus populaire. La grande marque italienne « Vitality’s », de renommée internationale, commence à être connue à Madagascar. Ainsi, moins d’un an après son lancement officiel l’année dernière, cette marque est déjà très prisée. Effectivement, réservée aux professionnels de la coiffure, la gamme de produits « Vitality’s » commence à séduire de plus en plus de salons de coiffure dans le pays. Pour répondre favorablement à cette demande, Bellezza Diffusion, représentant exclusif de la marque dans la Grande île, organisera la semaine prochaine une formation pour les professionnels utilisant déjà tous les produits « Vitality’s ».  L’idée étant de leur permettre d’exploiter tout le potentiel des produits de cette marque italienne.

« La demande a complètement explosé ces derniers mois. C’est pourquoi nous organisons cette seconde formation pour les différents salons de coiffure. Ainsi, lundi prochain, la directrice de formation chez Vitality’s France-Europe, Evelyne Wirtz, reviendra à Madagascar avec une technicienne internationale de la marque, Sabine Pires, pour former les participants sur plusieurs thèmes », explique une responsable au sein de Bessezza Diffusion.

Trois produits

Au cours de la formation, trois produits seront ainsi abordés en fonction de leur utilisation respective. Le premier sera l’ « Intensive Aqua For Man Seminar ». Dans cette catégorie, les formateurs expliqueront les interactions entre traitements et rituels « Intensive Aqua » avec les innovations stylistiques pour les cheveux et la barbe avec la gamme  « For man ». En second lieu, il y aura les « Vitality’s Colors » où les participants pourront découvrir la manière interactive pour utiliser les produits de la gamme couleur. Et enfin, il y aura le « Color Master » pour que les professionnels puissent réaliser une coloration différenciée et innovante mettant en valeur leur professionnalisme.

Pour précision, cette gamme est utilisée dans les grands salons de la Capitale comme Regina’s Beauty, Luminelle ou encore Meraki.

Rova Randria

La Vérité0 partages

Salaire minimum à 200.000 ariary - Le Président de la République tient sa promesse

Un autre « velirano » concrétisé. Comme le candidat Andry Rajoelina l'avait promis durant la campagne électorale pour la présidentielle, le salaire minimum dans le secteur privé sera porté à 200.000 ariary, s'il était de 168.000 ariary auparavant. La nouvelle de cette hausse de 18% est tombée à l'issue d'une rencontre tripartite entre le Président de la République Andry Rajoelina, les représentants du patronat malagasy et les syndicats des travailleurs. L'objectif de la rencontre étant de trouver un terrain d'entente et d'apporter des solutions pour améliorer les conditions de travail des salariés, de donner une assurance aux investisseurs par rapport au projet d'industrialisation à outrance prévu dans l'Initiative pour l'Emergence de Madagascar et d'améliorer l'environnement entrepreneurial au pays, précise un communiqué de la direction des relations publiques au niveau de la Présidence de Madagascar. Cette hausse du salaire minimum est l'un des engagements phares du récent Chef de l'Etat malagasy.

Par la même, il fait ainsi taire les mauvaises langues. Il a également été convenu lors de la rencontre que les heures supplémentaires de plus de 20 heures et les salaires en dessous de 350 000 ariary seront exonérés d'impôt. Les heures de travail seront limitées à 173 heures par mois flexibles au gré des employeurs. Le code du travail dispose que « dans tous les établissements assujjettis au Code du travail, même d'enseignement ou de bienfaisance, la durée légale du travail des employés ou ouvriers de l'un ou l'autre sexe, de tout âge, travaillant à temps, à la tâche ou aux pièces ne peut excéder cent soixante treize virgule trente trois (173,33) heures par mois. D'après les explications des membres du patronat malagasy, la hausse devrait être effective à partir de ce mois.

Outre les stratégies pour lutter contre la corruption, l'Etat mettra en place aussi des mesures fiscales incitatives pour favoriser la création d'entreprise à travers l'île. Et ce, en vue de favoriser l'industrialisation de Madagascar. « Ces mesures sont destinées à stimuler les industries œuvrant dans le domaine de l'énergie à accroître leurs productivités. L'implantation d'industrie dans toutes les régions est fortement recommandée afin de créer davantage d'emplois pour les jeunes malagasy », a ajouté le Président de la République Andry Rajoelina qui a également annoncé qu'une grande conférence destinée au secteur industriel sera organisée au pays au mois de juin prochain. Cette conférence rassemblera tous les acteurs concernés pour passer en revue les conditions d'amélioration du climat des affaires et développer les industries made in Madagascar. Si le salaire minimum a été fixé à 200 000 ariary, la grille salariale fera l'objet de négociations au niveau de chaque entreprise.

La Rédaction

La Vérité0 partages

Vol et pillage de récoltes à Toliara II - Un candidat à la députation pointé du doigt

Sabotage politique ? Telle est la question que se posent actuellement les propriétaires d'un terrain de 304 ha de riziculture, faisant l'objet de vol et pillage à Tanandava Ankililoaky, District Toliara II. En effet, un groupe d'individus n'hésite pas à voler directement la production rizicole sur cette étendue de terrain qui est pourtant la propriété de particuliers. Ces derniers ne savent plus à quel saint se vouer car malgré la plainte déposée auprès de l'Organe mixte de conception (OMC) au niveau local, les personnes interpellées dans cette affaire ont toutes été libérées. Pourtant, des arrestations ont déjà eu lieu et ce à trois reprises. La dernière fois, 23 individus ont été appréhendés mais ont tous été relâchés après avoir fait l'objet d'un simple interrogatoire. Une situation qui laisserait fortement penser à une certaine forme de corruption.

 En effectuant sa propre enquête, l'un des propriétaires de terrain a découvert que les mains d'un ancien parlementaire à l'Assemblée nationale et non moins actuel candidat à la députation à Toliara II - un dénommé R. - se cacheraient derrière cette manœuvre. « Les individus qui pillent mon terrain sont équipés d'armes à feu et d'autres équipements comme des lances et des haches. Du coup, il est très difficile voire impossible de les arrêter », se plaint ce propriétaire. Dans son malheur, il va jusqu'à soupçonner la complicité d'un responsable au sein des Forces de l'ordre, étant donné que les arrestations finissent toujours en queue de poisson. Le fait que le fils de ce même propriétaire du terrain soit également un candidat aux élections législatives pourrait jouer dans cette affaire. L'hypothèse d'un sabotage ou d'une intimidation politique n'est donc pas à écarter.

Le riz pillé est sur le point d'être récolté mais ne profite donc pas au vrai propriétaire. Face à ce genre de forcing, il n'a pas hésité à montrer les preuves justifiant que le terrain portant le titre 3295 - CJ lui appartient effectivement. Ainsi, ledit propriétaire lance un appel à l'endroit des autorités afin de se pencher de près sur cette affaire délicate.

L.R.

La Vérité0 partages

Ambanja - La Police intercepte des armes sur la route nationale

Les éléments du Commissariat ont intercepté des armes vendredi matin dernier à un barrage routier à la sortie de la ville, sur la Nationale 6, à Ambanja. En effet, le contrôle sur un véhicule qui a transporté deux suspects, a permis aux policiers de confisquer les trois armes à feu que les deux hommes avaient sur eux. Il s'agit d'un fusil de fabrication russe ainsi que deux revolvers de fabrication locale. Les deux passeurs d'armes ont envisagé de rejoindre Sambava en voiture.

Durant leur audition, les deux hommes ont expliqué leur intention de vendre ces armes à Sambava. Quant à leur provenance, l'une était transitée depuis Toliara, la deuxième depuis Marovoay et enfin la troisième sur place même, c'est-à-dire à Ambanja.

Ces dernières semaines, la Police a multiplié les saisies d'armes à feu dans le pays. Cette situation reflète également la réussite de la campagne de sensibilisation de l'opinion en vue de dénoncer les circulations illicites d'armes acquises de façon floue et afin de les restituer ensuite aux autorités compétentes. Une remarque s'impose également. Car si la Gendarmerie obtient des résultats dans l'ensemble du Sud, là où on est habitué à voir les « dahalo » sévir, la Police, en revanche, parvient souvent à frapper dans le Nord où le trafic d'armes semble gagner du terrain.

F.R.