Les actualités à Madagascar du Lundi 01 Mai 2017

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Remerciements pour la soirée Nuit Blanche 2017 de Madaplus !!!


Nous remercions tous celles et ceux qui ont participé à la réalisation de cette 10ème Edition de la Nuit Blanche en commençant par les artistes, DJs: Tence Mena, Tearano, Nanja, Stephanie, Willy, DJ Baba Ojé, DJ Spankos / aux techniciens, sono, lumières…à l’Equipe de la déco, traiteurs (Hantatiana, Cathy, Bodo), aux amis photographes (Menakely Menabe, Blou, Hery, Drenja venu spécialement de Lyon et Faly de DIjon !)…
Un grand merci à nos Sponsors: Dzama Rhum Malagasy, Za’Malagasy, l’agence de voyages Cap Madagascar, le cabinet de conseil en technologie de l'information Everestix, le cabinet Mada Global Services, TLT Express Transport Le Texier, RTA Madagascar… merci pour votre confiance en notre équipe et à l’évènement Nuit Blanche.
Retrouvez les images de cet événement en cliquant sur les photos qui arrivent au fur et à mesure. Merci à Menakely Menabe.
Merci à nos partenaires : Bazar be, Garage Patou, Garage Mada France, Garage JCMJ
La Charrette Créole, Restaurant Marianina et Gasy Food (Madachange)…
Et le meilleur pour la fin un ENORME MERCI pour le public, merci pour votre présence à cette Nuit Blanche 10ème Edition, nombreux d’entre vous sont arrivés de province, de l’Europe et même de Madagascar
Merci aussi pour vos témoignages de sympathies et d’encouragements à continuer cette belle aventure devenue un rdv annuel des malgaches ! Nous vous disons à l’année prochaine !
A tous l’Equipe Madaplus vous dit : MISAOTRA TOMPOKO O !!
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Financement du développement de Madagascar - La Banque mondiale réalise ses engagements

Pour les trois prochaines années, la Banque mondiale s’est engagée à financer près de 1,3 milliard usd pour Madagascar. Dans cette optique, trois accords de financement de plus de 190 millions usd ont été récemment signés et approuvés par le conseil d’administration de la Banque mondiale. Ce financement est en faveur du développement de notre pays.

Mark Lundell, directeur des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar, Mozambique, Seychelles, Comores et Maurice déclare : « Nous voulons soutenir le développement de Madagascar en aidant le Gouvernement à mieux cibler ses politiques de développement et en donnant plus d’opportunités aux paysans et pêcheurs malgaches ». Le premier accord porte sur 30 millions de dollars afin de renforcer les capacités de l’Institut national de la statistique. Les données mises à jour reflèteront les conditions de vie réelles de la population et favoriseront la lutte contre la pauvreté.Soutien au développement durableLes deux autres accords de financement cherchent à soutenir le développement durable de l’agriculture et de la pêche. Le secteur de la pêche bénéficie d’un financement de 83,15 millions de dollars dont 9 millions sont destinés pour la Commission de l’océan Indien afin d’améliorer l’exploitation de certaines ressources halieutiques. A Madagascar, 800 000 personnes vivent directement ou partiellement de la pêche. Ce secteur représente une production annuelle d’une valeur de 213 millions de dollars, soit 7 % du produit intérieur brut du pays. Les périmètres irrigués des rizières s’ensablent à cause de la déforestation des bassins versants. Le Projet de gestion durable des paysages, qui vient de recevoir 78 millions de dollars, dont 13 millions du Fonds pour l’environnement mondial, participera à la réduction de la dégradation des sols et des forêts, de même qu’à la gestion des ressources hydriques.D.H.R.

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Triple exécution dans une plantation de vanille - Sept individus arrêtés !

Le 15 avril dernier, la Commune rurale de Nosy Varika a été à la fois scandalisée et horrifiée. Trois personnes ont été retrouvées mortes de façon inhumaine dans une plantation de vanille. Cette triple exécution s’est également soldée d’un vol de gousses de vanille. Depuis, la Gendarmerie a démarré une enquête. Récemment ou le 21 avril dernier pour plus de précision, la compagnie de la Gendarmerie de Mananjary a réussi à mettre 7 suspects dans ses filets dans le cadre de cette affaire.

Ce coup de filet a été considéré comme un large succès grâce au renseignement, au ratissage de villages et à la collaboration des Forces de l’ordre avec l’autorité locale. Selon les mêmes explications fournies par la Gendarmerie, les sept suspects sont pointés du doigt comme ayant été incriminés directement ou indirectement dans ce triple homicide. La plupart de ces individus sont des riverains, tandis que d’autres viennent de Communes plus éloignées. Le travail d’arrache-pied où les éléments de la compagnie de la Gendarmerie de Mananjary et ceux de Vatomandry ont fait jonction, a permis d’appréhender un septième suspect à Masomeloka. Mais là aussi, la contribution des gendarmes de la Brigade de Masomeloka, localité où le fugitif a été repéré le 22 avril, y est beaucoup également pour quelque chose. Tous ces suspects portent encore des traces de blessures, stigmatisant ainsi leur affrontement avec les victimes, qui ont voulu se défendre jusqu’au bout. De toute façon, les premiers ont reconnu les faits. A part cela, l’un d’eux serait également entraîné dans une affaire d’arnaque et d’imposture où il s’est qualifié de médecin. Les gendarmes doivent alors mettre les bouchées doubles pour enquêter le même suspect. Pour un bref rappel du drame survenu la nuit du 15 avril, plusieurs hommes se sont infiltrés dans la plantation qui a été surveillée par ses propriétaires. A part le fait que ces inconnus ont assassiné trois membres de cette famille, ils ont également infligé de graves blessures sur une mère de famille. Tous auront donc à répondre de leurs actes devant le juge d’instruction.Franck Roland

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C’en est trop !

Dans un pays comme le nôtre, l’arbitraire se mue en fait divers, l’abus, en chose normale et l’irrégulier, en monnaie courante. Et ainsi va le pays sans que personne, du moins les autorités compétentes et responsables parviennent à stopper la galère, tout au plus à déterminer la racine du mal et à établir les stratégies efficaces pour en venir à bout. C’en est trop !

Hier, le 1er mai, a été la traditionnelle et fatidique journée consacrée à la « Fête du travail ». Une journée au cours de laquelle les travailleurs ne voulaient point rater pour dénoncer les injustes conditions de travail au sein desquelles ils évoluent. Une opportunité, par excellence, qu’ils ne concevaient nullement lâcher pour réclamer leurs droits et faire entendre aux responsables politiques leurs voix sur les grands dossiers en suspens pour des raisons obscures. Enfin, une occasion, sans faille, pour les organisations syndicales de dresser le tableau… noir qui résume, en gros, le malaise qui noircit la face et ternit l’image du monde du travail à Madagascar. En fait, il y a dans ce pays trop d’arbitraires ! Pour un régime qui ose clamer haut et fort le respect de la démocratie, le souci de la transparence, la séparation des pouvoirs et la lutte contre la corruption, bref, l’instauration de l’Etat de droit, c’est la désolation totale. C’en est trop !

Dès le début, le régime Hvm inaugura le mandat par des impairs en infligeant une entorse à la liberté d’expression. Des journalistes faisant, normalement, leur travail ont été arrêtés et jetés en prison. Il a fallu une forte mobilisation pour qu’ils recouvrissent leur liberté. Durant les trois ans et demi d’existence de ce régime, les sociétés nationales ou les entreprises privées, peu regardantes des droits et des intérêts des travailleurs, souvent, en complicité avec les barons au pouvoir, multipliaient le mépris du minimum des droits humains dans le cadre du travail. Des licenciements abusifs ou arbitraires pleuvaient et les victimes ne pouvaient que se plier et se taire. Les cas des limogeages des dirigeants syndicalistes des sociétés nationales (Jirama, Air Mad) ou des employés de la Société du port à gestion autonome de Toamasina(Spat) ainsi que ceux d’Ambatovy, malgré les Arrêts des Tribunaux en leur faveur, nous confondent. Jusqu’à ce jour, aucun de ces militants syndicalistes, délégués du personnel, n’ont pas pu réintégrer leurs emplois. Les fonctionnaires qui réclamaient le réajustement des grilles indiciaires, victimes de la politique de sourde oreille des tenants du pouvoir, ne sont pas près de se trouver au bout de leurs peines. C’en est trop !

Les acteurs politiques du camp de l’opposition subissent les harcèlements quotidiens des hommes au volant du pouvoir. Arrestations et emprisonnements à tout vent font le plat quotidien de ceux qui s’aventureraient à défier le régime en place. Des faits et gestes qui rappellent les années noires de la dictature rouge de la deuxième République. Les activistes des sociétés civiles militant pour la protection des espèces endémiques tout en fustigeant les trafics illicites payaient les prix forts au péril même de leurs vies. Le cas précis de Clovis Razafimalala de l’Ong Rohy, qui croupit dans les geôles d’Analanjirofo (Maroantsetra), pour des délits qu’il n’avait même pas commis, suscite la réaction et la mobilisation internationales. C’en est trop !

Ndrianaivo

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67ha - Un Comorien interpellé pour faux et usage de faux

 

Abdou Faysoil, un Comorien de 30 ans a été interpellé par des policiers de la surveillance du territoire, vendredi matin aux 67ha Nord-est, pour affaire de faux et usage de faux. En effet, la Police l’a arrêté pour fabrication de faux visas, délit qualifié de contrefaçon par l’Etat.

Son arrestation a été la suite de plusieurs autres arrestations de certains de ses compatriotes pour le même motif. Ces derniers n’ont de cesse donc à mentionner son nom. Lors du guet-apens aux 67ha, la Police a encore surpris 15 cachets fictifs, deux passeports djiboutiens sur lesquels les visas en question ont dû y être apposés, un autre passeport appartenant à une Comorienne et sur lequel on trouve déjà un visa, enfin un autre encore destiné à tester l’efficacité de ses cachets. Le suspect serait en possession de différentes sortes de cachets allant bien à ceux qui concernent justement les visas, en passant par ceux des « Fokontany » jusqu’à ceux du ministère de l’Intérieur et du Premier ministre. En ce qui concerne les cachets spécialement réservés aux Comoriens, ils sont prévus à l’examen du baccalauréat afin qu’ils puissent poursuivre leurs études à Madagascar. Globalement, les victimes lui ont payé à hauteur de 600 000 ariary par personne, un tarif qui est susceptible d’être revu à la hausse selon l’âge du demandeur ou du client.  Plusieurs personnes ont été les victimes de cet escroc, qui réside dans la Grande île depuis 2008. Rien ne transparaît de suspect pour ce soudeur de formation et dont le visa de séjour a été en règle. Il était rentré aux Comores en 2014. L’année suivante, il était retourné à la Grande île où il a commencé à arnaquer. Il est même en possession de visa pour l’année 2018 ! Lors de son audition, il n’a pas nié les faits et aura donc bientôt à répondre de ses actes devant le juge d’instruction. 

F. Roland

 

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Fermeture des écoles coraniques - Les musulmans sollicitent des négociations immédiates

Un sujet polémique. La déclaration du ministre Paul Rabary, le 21 avril dernier à Mahajanga, sur le risque de fermeture de 16 écoles coraniques, a fait couler beaucoup d’encre la semaine dernière. Les associations, groupements et pratiquants musulmans n’ont pas manqué de réagir face à une telle déclaration qui constitue un obstacle à l’épanouissement de cette religion. Pour sa part, l’association des musulmans de Madagascar ou Fsm sollicite des négociations avec les autorités compétentes, notamment celles du ministère de l’Education nationale (Men) et ce dans les plus brefs délais. 

« Le ministre aurait dû consulter les responsables de ces écoles coraniques avant de faire une déclaration pareille. Celle-ci porte atteinte aux pratiquants musulmans, outre le trouble qu’elle occasionne auprès de notre communauté et de la société toute entière », avance le docteur Daniel Ravoahangy, secrétaire général (Sg) de la Fsm. C’était samedi dernier lors d’une rencontre avec la presse aux 67ha. 

Lacune dans l’éducation religieuse

Une telle décision est d’un impact dévastateur pour la religion musulmane dans la mesure où elle ne concerne pas uniquement la fermeture des écoles coraniques existantes, mais aussi la suspension de délivrance d’autorisation d’ouverture pour les établissements de ce genre. Pourtant, la lacune constatée dans l’éducation religieuse engendre le dérèglement actuel de la société, à en croire la Fsm. « Une heure de religion par semaine ne suffit pas pour instaurer la paix », précise le Sg. Concernant la discipline instaurée au sein des écoles coraniques, elle ne doit pas être considérée comme un signe de non - respect des droits de l’enfant. « Se raser la tête n’est pas un crime. Il s’agit juste d’un geste pour établir l’hygiène dès le plus jeune âge. De plus, on ne constate aucune réticence des parents, contrairement aux campagnes de vaccination obligatoire au sein des écoles », argue le porte-parole. Quoi qu’il en soit, ladite association a confirmé son opposition quant à la décision ministérielle et ne compte pas en rester là. Affaire à suivre !

Patricia Ramavonirina

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Concours « G5 » - Les candidats ne cessent de surprendre le jury

 

 Le quatrième « prime » du concours de Boys band « G5 » s’est tenu samedi dernier au studio Arena à Ivandry.  Ils sont 15 garçons à avoir participé à cette épreuve, dont deux d’entre eux devaient quitter l’aventure. C’est chose faite.  Jih jeck et Manjato ne rejoindront plus le loft.

Tolotra, Ulrich, Baggio, Cleancy Maxime, Kanto Idéal, Brian, Mahery, Manantsoa, Nathan, Larry et Tojo, quant à eux, poursuivront l’aventure. Le public, à travers ses Sms, a choisi de conserver Kanto et Kevin. Ces derniers ont respectivement obtenu un pourcentage de 26, 25 et 10, 15. Dans la première partie, les 15 candidats ont interprété les œuvres des grands artistes malagasy telles que « Miandry foana » de Rija Ramanantoanina,  « Akeza anao » de Deenyz,    Mahatsiaro anao » d’Anyah,  « Hafatra » de Rossy, «  Efiko parsi » de Rak Roots, « Tsy atakaloko » de Dadilove, ou encore « Izaho sy ianao » de Kiady,  « Sokasoka » d’Izit et  « Voninkazo voarara » d’Arione Joy. Durant la deuxième partie du concours, les trois groupes, composés chacun de 5 membres, sont montés sur scène, comme de vrais « Boys bands ».  Une prestation qui a provoqué les applaudissements et les cris hystériques des spectateurs. A la fin de la compétition, le premier « classement G5 type » est revenu à Tojo, Mahery, Cléancy, Manantsoa et Baggio. La formation continue pour les 13 garçons restants. En attendant le cinquième « prime », le public pourrait suivre l’évolution de chaque candidat sur la chaîne Viva, tous les jours à 20h, en plus de soutenir son candidat préféré par Sms.

Anatra R.

 

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Bois usagés de la mine d’Ambatovy - Recyclage par la Fédération des entités formelles Ampitambe

La compagnie minière d’Ambatovy met gratuitement à la disposition de la fédération Fimiam (Fédération des entités formelles Ampitambe) les bois usagés de sa mine à Moramanga. Par souci de conservation de la nature et pour maximiser les retombées positives de ses activités sur les communautés riveraines, la Fimiam recyclera ces bois de manière professionnelle et écologiquement responsable.

La première livraison a été estimée à environ 10 m3. Ces bois, une fois transformés et revalorisés, contribueront également à l’amélioration des sources de revenus des membres de la fédération. Selon une convention entre la Fimiam et la Commune rurale d’Ambohibary, 20 % des bois seront destinés à la Commune pour être transformés en meubles de bureau par le lycée technique de Moramanga. Deux associations de jeunes auront droit à 20 % des bois usagés. A part la commercialisation des produits issus des travaux de transformation de ces bois, la collecte, la transformation, le transport, ces entités concernées participent à la création d’emplois supplémentaires. Le Centre culturel et social (Ccs) d’Anjoma à Toamasina reçoit gratuitement et transforme des bois usagés de l’usine d’Ambatovy en meubles, et ce, depuis le mois de mai 2015.Renouvellement de certificationAyant été déjà certifié Iso 9001:2008 depuis 2014, le Système de gestion de qualité d’Ambatovy vient de renouveler sa certification sous la nouvelle version Iso 9001:2015 qui est encore plus rigoureuse, après avoir passé l’audit de recertification mené au mois de février dernier par l’Organisation internationale de normalisation. Cette certification cadre l’objectif de la compagnie minière Ambatovy, notamment être reconnue comme le meilleur exploitant de nickel et de cobalt de haute qualité à bas prix au niveau mondial. L’ancienne certification obtenue en 2014 lui a déjà permis d’inscrire et de vendre son nickel à la Bourse des métaux de Londres (« London Metal Exchange »).D.H.R.

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Filière « vanille » dans la Région de Sava - Un jeune opérateur victime d’une campagne de dénigr...

 

La filière « vanille » fait beaucoup parler d’elle ces derniers temps. Face à la campagne de dénigrement, dont fait l’objet le gérant et propriétaire de la société Grandilexport dénommé Christian Ralisera, menée par certains opérateurs qui se qualifient comme étant les anciens et grands exportateurs de vanille de la Région de Sava,

le patron d’un établissement commercial de la ville d’Ambanja nous a appelé hier pour démentir ce qu’il qualifie de propos diffamatoires et de fausses accusations portés à l’endroit de Christian Ralisera dans le seul but de ternir l’image de ce dernier.  « Les adversaires de Christian Ralisera accusent ce dernier d’avoir acheté de la vanille verte à Ambanja et que par la suite, celle-ci aurait été échangée par de la vanille de l’ancienne récolte. Et bien sachez que c’est moi qui lui ai vendu ces 2 tonnes de vanille. Il s’agit bel et bien de la vanille de l’ancienne récolte et prête à l’exportation. J’ai acheté ces 2 tonnes de vanille depuis 2016 et je les ai cédées à un opérateur de Toamasina. Mais comme ce dernier n’a pas honoré son engagement, j’ai repris mes produits le mois de février dernier. Des exportateurs de vanille de la Région Sava ont à leur tour voulu acheter cette cargaison de vanille, mais le prix qu’ils m’ont proposé ne me convenait pas. J’ai eu une meilleure offre, celle de Christian Ralisera à qui j’ai vendu mes 2 tonnes de vanille », a-t-il déclaré.  Et de continuer : « Je n’apprécie pas la calomnie dont est victime Christian Ralisera ces derniers temps. Pour moi, il s’agit d’une guerre des grands loups habitués à abuser de la crédulité des petits planteurs de vanille et exploiter ces derniers. Les détracteurs de Christian Ralisera semblent oublier la règle de la libre concurrence ».  Il importe de savoir que des documents prouvant que ces 2 tonnes de vanille datent de l’ancienne récolte nous ont été envoyés. Joint au téléphone hier, un responsable de la Gendarmerie de Sambava a confirmé les dires du fournisseur de ce jeune opérateur sur les 2 tonnes de vanille dont il est question.  En vérité, des anciens exportateurs de la Sava ont du mal à digérer le fait qu’un jeune opérateur de 25 ans qui s’est lancé dans l’exportation de vanille il y a tout juste 2 ans les surpasse. Ils sont allés jusqu’à attribuer à ce dernier la recrudescence de vol de vanille dans la Sava.  Un « raiamandreny » de la localité avec qui nous avons eu hier un entretien sur le sujet, a indiqué avec ironie : « Christian Ralisera n’était pas encore né et le vol de vanille existait déjà ». Par ailleurs, devait-il ajouter, en aucun cas Christian Ralisera n’a usé de son influence en tant que beau-fils d’un élu dans ses activités. 

Plus de 100 tonnes  de vanille préparée

 Un opérateur capable de collecter plus de 400 tonnes de vanille verte pour avoir plus de 100 tonnes de vanille préparée représente un danger pour nombre de collecteurs et d’exportateurs de vanille de Sambava, lesquels n’arrivent même pas à en fournir la moitié. Faut-il signaler que Grandilexport est classé 3e exportateur de vanille dans tout Madagascar après la société Origine et Henri Fraise.  Origine, Henri Fraise et Grandilexport ont exporté respectivement 200, 134 et 124 tonnes de vanille en 2016.  En fait, il n’y a pas de miracle concernant la montée de ce jeune opérateur de 25 ans. Christian Ralisera offre un prix intéressant aux planteurs de vanille et a plusieurs groupements de planteurs de vanille avec lui. Il fait des œuvres sociales et est toujours prêt à aider les gens dans le besoin.  En guise d’exemple, il a offert 100 tonnes de riz aux sinistrés du cyclone Enawo. C’est un fils d’un planteur et il est bien placé pour connaître les problèmes endurés par les paysans. Il possède à lui seul des champs de vanille d’une superficie de 300 ha. Quoi qu’il en soit, d’honnêtes opérateurs de la Sava trouvent qu’il est temps que ce genre de dénigrement cesse et que le ou les auteurs de celui-ci méritent d’être poursuivis en justice.  

A. Lepêcheur

 

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Scandale à l'Hjra - Les bornes dépassées…

Le sénateur Riana Andriamandavy VII se signale de nouveau dans l’actualité. Plutôt en mal qu’en bien. Samedi, le locataire de la Chambre haute du Parlement a bloqué le passage du substitut du procureur qui devait effectuer un contrôle inopiné de la chambre 126, où est supposément être Claudine Razaimamonjy. Muni de la paperasserie réglementaire, le représentant du Parquet s’est vu carrément être refoulé par le sénateur. Un acte qui pourrait être considéré comme une entrave à la Justice. Bon nombre d’observateurs de se demander également si le sénateur élu à Fianarantsoa dispose d’un permis de visite délivré par le magistrat saisi du dossier de la procédure… 

Ce n’est pas la première fois que le beau-frère de la propriétaire de l’hôtel AC fait parler de lui. Il est récidiviste du fait. Dès les premières heures des démêlées judiciaires incriminant Claudine Razaimamonjy, il a fait parler de lui à plusieurs reprises. Par deux fois en effet, cet ancien jeune Tim, puis « Tanora Tgv » et actuellement membre actif du Hvm, s’est dressé en faveur de la propriétaire de l’AC Palace afin de la soustraire d’une procédure judiciaire engagée à son encontre.

 La première fois, après que cette femme d’affaires ait refusé de donner suite à deux convocations émanant du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) sur l’affaire de la Commune rurale d’Ambohimahamasina en décembre 2016, son beau-frère de sénateur avait, en pleine séance de questions-réponses, réclamé le limogeage du directeur général de cet organisme indépendant de lutte contre la corruption. 

La seconde fois fut encore plus spectaculaire car, lors de l’audition de la prévenue auprès du Bianco, le parlementaire, à la tête de quelques dizaines de personnes, a assiégé cet organisme pour exiger la sortie immédiate de la sœur de sa femme. A un moment même, ces « émeutiers » s’en sont pris physiquement au portail du bâtiment et le caillassant. Un acte qualifié de « rébellion » par le syndicat des magistrats de Madagascar. 

La question est de savoir jusqu’où le sénateur sera-t-il autorisé agir ainsi. En tout cas, les yeux et les oreilles des observateurs seront dirigés ce jour vers le Palais de Verre d’Anosy, jour d’ouverture de la première session ordinaire du Parlement. Le président de la Chambre haute, Honoré Rakotomanana a indiqué qu’il se prononcera sur cette affaire lors de son allocution d’ouverture. En tout cas, si le président du Sénat se hasarde à défendre le sénateur Riana Andriamandavy VII, il risque de commettre un deux poids deux mesures. Le numéro Un du perchoir d’Anosikely avait été pointé du doigt pour avoir pris une position en défaveur du sénateur Lylison René de Rolland. 

L’élu Mapar avait fait l’objet d’un mandat d’arrêt puis condamné à un an de prison ferme pour avoir appelé à une ville morte à Antananarivo. A cette époque, le numéro Un du Sénat avait souligné que « l’immunité parlementaire protège le citoyen qui exerce la fonction parlementaire. Mais elle ne place pas pour autant le parlementaire au-dessus de la loi ». Le moment est donc venu de remettre le débat sur le tapis. 

L.A.

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Hjra – Contrôle de détention de Claudine R. - Riana Andriamandavy VII bloque l’entrée au substitut d...

Scandale à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (Hjra). Muni d’une autorisation du procureur général, un substitut auprès du Parquet du Tribunal d’Antananarivo devait effectuer un contrôle de détention à la chambre 126, censée héberger Claudine Razaimamonjy, dans la soirée de samedi dernier vers 20 heures. Ce genre de contrôle inopiné a pour objectif de vérifier si la prévenue se trouvait bel et bien dans la chambre d’hôpital. Une pratique courante que le Parquet peut également mener à la prison. Malgré l’aval du procureur général, le substitut n’aurait pourtant pas pu effectuer sa mission de contrôle judiciaire car il se serait heurté à une opposition farouche du sénateur Riana Andriamandavy VII (encore lui). Le parlementaire qui se trouvait à l’hôpital à ce moment aurait, en effet, littéralement barré le passage à ce représentant de la loi. 

A en croire des sources bien informées, le parlementaire de Fianarantsoa se serait opposé, contre vents et marées, à ce que le substitut du Tribunal entre dans la chambre. Une infraction qui vient s’ajouter à la longue liste de transgressions de la loi imputées à ce membre de la Chambre haute et non moins beau-frère de Claudine Razaimamonjy. Ce dernier qui a voulu à tout prix protéger sa belle-sœur depuis le déclenchement de l’affaire au niveau du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco).

Outre les deux agents pénitentiaires postés devant la porte de la chambre 126, deux autres gardes du corps en tenue  civile y étaient également appelés en renfort. Un détail qui constitue également une infraction puisque la patiente étant sous le coup d’un mandat de dépôt, elle ne pouvait donc dépêcher aucun autre élément de garde sauf ceux de la prison d’Antanimora. 

Des doutes confirmés

Cet évènement surprenant voire consternant ne fait donc que confirmer les doutes qui planent depuis quelques jours quant à la véritable présence physique de la proche conseillère du Président de la République dans cette fameuse chambre 126. Deux hypothèses pouvaient expliquer le geste déplacé du sénateur Hvm, soit la milliardaire Claudine Razaimamonjy ne se trouvait pas dans cette chambre d’hôpital et le parlementaire ne voulait donc pas que le substitut auprès du Tribunal découvre le pot aux roses, soit elle s’apprêtait à sortir quelque part. Dans le premier ou le 2e cas, l’infraction est avérée car, de un, le mandat de dépôt est une mesure privative de liberté, et de deux, aucun détenu, même bénéficiant d’une évacuation sanitaire, ne peut pas échapper à un contrôle de détention.

La propriétaire de l’hôtel AC serait-elle alors véritablement hospitalisée ou se serait-elle évadée ? N’a-t-elle jamais franchi la porte de l’hôpital à son retour de l’île Maurice ? Difficile pour l’instant de répondre à ces questions. Faut-il rappeler que la milliardaire d’Ivato avait, en principe, été réadmise à l’Hjra dans la nuit du samedi 22 avril dernier au terme d’une « évacuation » sanitaire qui a duré deux semaines à l’île Maurice. La réaction du Parquet est attendue à la suite de cette série de nouvelles infractions dans cette affaire Razaimamonjy. Histoire à suivre !

S.R.