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Les actualités à Madagascar du Lundi 01 Mars 2021

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Midi Madagasikara9 partages

Football : Macron habillera les Barea

Macron équipera désormais les Barea pour les deux dernières rencontres dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2022. Le délai nécessaire pour le processus de sélection de l’équipementier est au profit de cette marque italienne.

New look. La marque italienne Macron sera l’équipementier officiel des Barea pour les matchs contre l’Ethiopie et le Niger à la dernière semaine de ce mois de mars. Les membres du comité exécutif de la Fédération malgache de football, dirigés par Alfred Andriamanampisoa en ont fait l’annonce ce samedi à Isoraka. Ce choix résulte d’un consensus entre les membres du CE, à l’issue d’une réunion à plusieurs reprises. Pourtant le processus de sélection du fournisseur définitif se poursuit toujours. Cela veut dire que les hommes de Nicolas Dupuis s’habilleront provisoirement à l’italienne durant ces deux matchs mais la suite reste à définir. « Il y en avait eu un appel d’offres et les procédures sont en cours. Mais compte tenu des matches des Barea dans quelques semaines, et afin que les Barea n’aient plus de souci vis-à-vis de leur équipementier, c’est la marque Macron qui correspond à leur recommandation. D‘autant plus que les joueurs sont les plus importants, ils méritent des articles de grande qualité et de vraie marque reconnue mondialement », a souligné Alfred Andriamanampisoa.  Le CE a déjà fait part de cette proposition au président de la Fédération malgache de football mais ce dernier n’a pas encore donné son avis, selon encore les explications. On avait présenté quatre jeux de maillots ce samedi dont les couleurs sont vert, rouge, blanc et noir. Ils sont tous floqués de « aloalo » et les colles sont sous forme d’une tête de zébu, ce qui explique le symbole malgache.

Les Barea contents. Le capitaine des Barea, Abel Anicet affiche sa satisfaction sur cette décision. « Nous félicitons et remercions la décision prise par la majorité des membres du Comité Exécutif de la FMF d’avoir choisi un équipementier de renom international, qui en dispose de beaucoup d’expériences pour fournir les équipements et maillots de qualité internationale. Cette décision donne aux Barea les meilleures chances pour porter haut le football malgache », s’est-t-il réjoui. L’équipementier a déjà habillé deux grands clubs de football dans l’Orange Pro League à savoir Elgeco Plus et Jet Kintana. Plus de 50 ans d’existence, Macron international est spécialisé dans le domaine de l’habillement de sports quelle que soit la discipline. L’équipementier a à présent plusieurs clients en Europe et aux Etats-Unis. Il vient de prendre son élan dans l’Océan Indien.

La liste des Barea attendue. Par ailleurs, Nicolas Dupuis devrait annoncer la liste des joueurs présélectionnés pour ces matchs cette semaine. Des joueurs expatriés ne pourraient y assister à cause de leurs blessures. Pourtant, le coach voudrait aligner six joueurs locaux cette fois-ci. Concernant le match contre le Niger le 30 mars, la FMF a souligné que ce sera la Confédération africaine de football (CAF) qui fera le choix du stade, tandis que le match contre les Antilopes éthiopiens se jouera au stade Bahir Dar, qui se situe à 500 km au nord d’Addis-Abeba le 27 mars.

Manjato Razafy

Midi Madagasikara7 partages

Pétanque : En attente d’une élection

Le député Andry Ratsivahiny et les anciens dirigeants souhaitent que la pétanque malgache retrouve sa valeur.

Rien ne va plus comme il le faut dans le monde de la pétanque malgache. La discipline devrait procéder à l’élection de son nouveau président. Le mandat de la Fédération sport boules malgache (FSBM), mise en place par la Fédération internationale, a été expirée en septembre 2020. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle, le député Andry Ratsivahiny sortait de son silence en tant que président de la commission des sports au sein de l’Assemblée Nationale. En faisant réunir certains anciens dirigeants au bureau du district d’Avaradrano ce samedi, ils voulaient transmettre un message alarmant au ministère pour l’organisation de ce scrutin. « On se demande encore quand est-ce que cette élection aura lieu. Suivant le système fédéral, les élections devraient débuter au niveau des sections puis des ligues jusqu’à la fédération. On est conscient qu’après le problème qu’a subi cette discipline, la pétanque malgache ne cesse de se dégrader sur le plan international. Ainsi, on demande au responsable d’apporter plus d’éclaircissement sur le code électoral et le calendrier électoral avant cette élection », a-t-il annoncé. Le député a rajouté que les adeptes de la pétanque auront un avantage puisque l’Etat va construire un grand gymnase destiné à la discipline. « L’infrastructure et le niveau technique se complètent, mais cela doit commencer par le fait d’avoir un président élu ».

Manjato Razafy

Midi Madagasikara7 partages

Reboisement à Ambositra : 3000 plants mis en terre

Reboisement, la Municipalité d’Ambositra n’est pas en reste

Reboisement, comme il fallait s’y attendre, la municipalité d’Ambositra n’est pas en reste et le leadership de madame Haingo Nambinina, maire de la commune urbaine a été pleinement  démontré. Si l’on en croit les quelques milliers de personnes qui ont pris à ce reboisement, vendredi dernier à Tsararivotra dans le fokontany d’Antalamahanana, 3000 jeunes plants ont été mis en terre.

 

3000 jeunes plants mis en terre où le côté pratique a été mis à profit par les techniciens du reboisement au profit de la population locale, comment bien planter un arbre. Des recommandations que le maire a tenu fortement à souligner pour la réussite de ce reboisement dans l’atteinte de l’objectif présidentiel qui, rappelons le, est « Madagasikara Nosy Maintso ».  Quant à l’entretien de ces jeunes plants, Haingo Nambinina invite le fokontany d’Antanamahalana à en prendre soin. Une recommandation qui n’est pas passée dans l’oreille d’un sourd,  à en croire les responsables du fokontany face à ces dégradations de l’environnement dans l’exploitation de charbon de bois pour les besoins des populations environnantes.

Anastase

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Abus et exploitation sexuels en ligne : 44% des enfants malgaches en sont victimes

La sensibilisation devrait être renforcée car les enfants se familiarisent avec l’internet dès l’âge de 9 ans.

Les résultats d’une étude menée dans sept grandes villes sur l’exploitation sexuelle des enfants en ligne sont préoccupants. Presque la moitié des enfants sont concernés 

L’exploitation sexuelle des enfants en ligne est un phénomène de plus en plus présent à cause du développement des nouvelles technologies. Selon le rapport d’étude de l’ECPAT France, 44% des enfants malgaches sont concernés. C’est une étude qui a été menée dans les six ex-chefs-lieux de provinces ainsi que Taolagnaro et Nosy Be. Ce phénomène se présente sous cinq formes différentes, d’après Irène Razafindranovona, responsable plaidoyer auprès de l’ECPAT France Madagascar. Dans un premier temps, les abuseurs essaient de séduire l’enfant et de gagner sa confiance. Il y aura par la suite un échange de photos avec des messages à caractères sexuels. Au fil du temps, les abuseurs convainquent les enfants d’envoyer des photos ou des vidéos en direct à travers la webcam. Au final ils menacent de diffuser les vidéos sur les réseaux sociaux mais en contrepartie, les abuseurs proposent aux enfants  des rapports sexuels en échange de leur silence. « Avec le développement de la nouvelle technologie, les enfants commencent à se familiariser avec l’internet dès l’âge de 9 ans. La sensibilisation des parents et des enfants doit être davantage renforcée », a-t-elle souligné

Par ailleurs, plusieurs dispositifs ont été déjà mis en place pour lutter contre ce fléau. Il y a entre autres le portail mondial de signalement contre les abus et exploitation sexuelles en ligne à Madagascar. Ce portail permet aux citoyens de Madagascar et du monde entier de signaler de façon sécurisée et anonyme les images et vidéos d’abus sexuels à l’encontre des enfants malgache apparus sur Internet. Les contenus signalés seront analysés par des experts de IWF avec des technologies modernes et efficaces en vue de les supprimer et d’empêcher que ceux-ci apparaissent sur Internet sans pour autant empêcher les poursuites pénales des auteurs. Il y a aussi la mise en place de la ligne verte 147 et le site arozaza.mg pour les signalements des violences sexuelles et contenus préjudiciables aux enfants en ligne.

Narindra Rakotobe

Midi Madagasikara3 partages

Projet CASEF : Un financement de plus de 7,8 milliards Ar pour réhabiliter trois ponts

Les travaux de réfection des trois ponts s’achèveront en juin 2022.

De grands travaux de réhabilitation de trois ouvrages sont menés à Toamasina II en vue de désenclaver sept communes.

Réaliser des infrastructures de transport afin que la population résidant dans les zones d’intervention du projet CASEF (Croissance Agricole et de Sécurisation Foncière) puisse contribuer au développement de l’économie locale et nationale. C’est la raison pour laquelle la CASEF a financé la réhabilitation de trois ponts, sur la Route Nationale 5, reliant le village d’Ivoloina et la commune rurale d’Ambodiriana, dans le district de Toamasina II. Les travaux qui ont démarré depuis le début de cette semaine, s’achèveront vers la mi-juin 2022 et coûteront la bagatelle de 2,3 millions USD, soit l’équivalent de plus de 7,8 milliards en ariary. Il s’agit notamment de la réfection du pont d’Ambalafary au PK 18, d’une longueur de 20m, du pont de Sahasandana au PK 20, d’une longueur de 25 m ainsi que du pont d’Anosibe au PK 22, d’une longueur de 115 m.

Plus de 50 000 tonnes de produits agricoles. La réalisation de ces trois ouvrages de franchissement permettra de desservir sept communes riveraines à forte potentialité agricole et qui comptent en tout environ 60 000 habitants. Ces communes rurales sont précisément Antetezambaro, Ambodiriana, Mangabe, Antenina, Amporoforo, Sahambala et Ampisokina. Nombreuses sont également les retombées économiques positives de la concrétisation de ces infrastructures de transport, sans parler de la libre circulation des biens et des personnes dans ces contrées lointaines. A titre d’illustration, les producteurs locaux pourront acheminer facilement et plus rapidement leurs produits agricoles dont entre autres, les bananes, les litchis, les cannelles, les corossols, les clous de girofle et les grenadelles sur le marché. Le projet CASEF estime que plus de 50 000 tonnes de produits agricoles tous confondus  provenant de ce bassin d’approvisionnement dans ces sept communes pourront être évacués, une fois que ces infrastructures de transport seront fonctionnelles. Il faut savoir que la population locale transporte ses produits agricoles à dos d’hommes ou par le biais d’un transbordement par des petites camionnettes pour pouvoir les vendre au marché. Ce qui permettra ainsi de réduire considérablement les pertes de production imputables au système de transport routier.

Améliorer la compétitivité. Outre le désenclavement de ces bassins d’approvisionnement en produits de rente et produits agricoles, le coût de transport des marchandises va également diminuer et le temps d’écoulement des produits surtout ceux destinés à l’export seront en même temps réduits. Cet appui du projet CASEF contribuera  ainsi à améliorer la compétitivité de nos produits d’export sur le marché international, parlant du litchi ou de la cannelle, entre autres. Il est à rappeler que ce projet, financé par la Banque Mondiale, a pour objectif principal l’amélioration de la sécurisation foncière et l’accès aux marchés des ménages agricoles en milieu rural. Pour ce faire, le projet intervient en accompagnant les différents acteurs opérant dans ces chaînes de valeur d’agriculture commerciale, tout en soutenant les producteurs en matière de sécurisation de leurs droits fonciers. Il opère notamment dans seize régions à forte potentialité agricole. La phase 1 se termine en juin 2021, pour un financement de 53 millions USD. Un financement additionnel de 52 millions USD a été alloué par le bailleur pour prolonger ce projet jusqu’en juin 2022.

Navalona R.

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Covid-19 : Les gestes barrières aux oubliettes ?

Le respect des gestes barrières ne semble plus d’actualité.

De banales habitudes, c’est ce qui qualifierait les gestes barrières censés protéger les malgaches d’une éventuelle contamination à la covid-19.

D’une ville à l’autre du pays, les gestes barrières semblent être de l’histoire ancienne. Personne ne semble y prêter attention et le port des masques ne semblerait plus que de banales habitudes. Pire, le respect des gestes barrières ne se ferait plus que par peur des répressions des éléments des forces de l’ordre. Le non-respect desdits gestes ne date toutefois pas d’hier. Il aurait suffi que le pays se déconfine pour que la population reprenne ses habitudes. Cracher sur les voies publiques, ne pas mettre ses masques et ignorer complètement la distance physique d’un mètre, toutes ces astuces simples qui sauvent pourtant les vies ont comme été jeté aux oubliettes. Mauvaise pratique renforcée par le principe de « faites ce que je dis pas ce que je fais» de ceux censés être des modèles à suivre. Les données recueillies aussi bien au niveau national et mondial rappellent toutefois que la maladie continue de faire des victimes.

Statistiques. Les observateurs ont tous remarqué que le rendez-vous pour la publication des statistiques relatant l’évolution de l’épidémie de Covid-19 à Madagascar n’a pas eu lieu (ou a eu lieu mais très tard dans la nuit, du moins, les statistiques n’ont toujours pas été publiées à 22 heures locales). Quelques vérifications sur le site officiel de l’OMS région Afrique, dans l’onglet dédié aux données statistiques de la Covid dans le monde a fait savoir que l’organisme onusien n’a pas encore effectué une mise à jour du cas malgache. Une mise à jour effectuée suite aux déclarations de l’État, soit suite aux données publiées par le centre de commandement opérationnel Covid-19 qui est le seul habilité à communiquer sur l’évolution de la maladie si l’on se réfère aux communications officielles. Statistiques toujours, les chiffres obtenus jusqu’ici font que la maladie a causé plus de 2,5 millions de pertes humaines dans le monde. Il y a de quoi  prendre les gestes barrières aux sérieux.

José Belalahy

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Défenseurs des droits de l’Homme : Exposés à des risques spécifiques

Le haut conseiller du HCDDED, et non moins membre de la Haute Cour de Justice, Koera Ravelonarivo, a notamment déclaré que « les défenseurs des droits de l’Homme sont exposés à des risques spécifiques et sont souvent la cible de graves abus en raison des actions qu’ils mènent en faveur des droits de l’homme ». Il estime ainsi qu’ils ont besoin d’une protection particulière et renforcée surtout au niveau national. Tout en soulignant au passage que la persistance des violations ciblant des individus et des membres de leurs familles, des groupes ou des organisations œuvrant pour la promotion et la protection des droits de l’homme préoccupe particulièrement l’ONU, les organisations régionaux des droits de l’homme et les pays convaincus de la protection des valeurs démocratiques et du développement durable. Il en est de même pour la persistance de l’impunité des menaces, des attaques et des actes d’intimidation contre les défenseurs des droits de l’homme et la manière dont cela influe négativement sur le travail et la sécurité de ces derniers. Ce haut conseiller pense, en outre, que «  la reconnaissance et la protection juridique des défenseurs des droits humains sont essentielles pour garantir que ces derniers travaillent dans un environnement  sûr et dans des conditions favorables, sans subir d’agressions, de représailles et de restrictions juridiques injustifiées ».

Procédures spéciales. Et de continuer que «  la reconnaissance et la protection juridique des défenseurs des droits de l’homme contribuent également à de plus vastes objectifs, consistant à favoriser le respect des droits humains et à promouvoir la démocratie, la bonne gouvernance, le développement durable et le respect de l’Etat de droit ». Toujours est-il que les défenseurs des droits humains servent et défendent les intérêts des détenteurs de droits, des victimes de violations et de la société dans son ensemble. Par ailleurs, ce membre de la Haute Cour de justice de faire remarquer que « le projet de loi s’inspire fortement de la loi type élaborée par de nombreux experts et mécanismes des Nations-Unies notamment les procédures spéciales, les organes de traités, le conseil des droits de l’Homme et le haut commissariat aux droits de l’Homme ainsi que les experts et organes régionaux des droits humains ».

Recueillis par Dominique R.

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Ccesca : Poopy, égale à elle-même

Avec un concert à guichet fermé, Poopy confirme son statut de diva.

A quelques changements près, Poopy reste égale à elle-même. C’est dans un Ccesca plein à craquer que la diva a rencontré son public hier. De la bonne musique, un brin de nostalgie et une ambiance au beau fixe

Premier rendez-vous de cette année avec la diva, Poopy a fait son effet. Dans un Ccesca bien rempli, la chanteuse a retrouvé ses inconditionnels. Une équipe au grand complet a concocté  trente morceaux choisis dans son large répertoire pour satisfaire le grand public.  Vers 15 heures et plusieurs minutes,  les premières notes résonnent. Les spectateurs en atome crochu avec la chanteuse ne se font pas prier pour chanter en chœur.  Pétillante comme jamais, elle capte les plusieurs centaines de paires d’yeux fixés sur elle.

Bien que la chanteuse ait été plus avare de mots que d’habitude, son sourire éblouissant et sa voix de diva ont suffi à mettre son public à l’aise. Dans la première partie, les titres d’amour sous toutes ses coutures se sont enchaînés. « Afenina», « Ginagina », « Mihanta » n’ont pas échappé aux inconditionnels. De même que les titres d’antan que seules les premières générations connaissent.

Les surprises étaient au rendez-vous. L’apparition de Voahirana, Fanja du groupe Imagine et Eric Tahiana ont fait le bonheur des fans. Par ailleurs, ce dernier a chanté en duo avec la diva sur « Tena namana ». Le titre a connu un succès notoire à l’époque et aujourd’hui encore il est resté sur toutes les lèvres.

Autre coup de cœur, un Jaojoby au top de sa forme donne le ton sur « Samy mandeha, samy mitady ». Du bon salegy pour mettre de la poudre aux yeux des spectateurs.  De suite, la diva et le roi du salegy chantent ensemble « Gasikara ». Le morceau trouve un second souffle très apprécié si l’on se fie aux cris de joie du public.  Parmi les invités, se trouvent alors les danseurs de Tsingory, éternels complices de scène de Poopy depuis tant d’années. De même, Spy D n’était pas en reste.  Ce spectacle aura été un succès pour la chanteuse qui a déjà donné rendez-vous dans une semaine, au même endroit.

Zo Toniaina

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Pillage à Tuléar : 4 blessés et une trentaine de personnes arrêtées

La ville de Tuléar a perdu son calme ces derniers jours.

La ville de Tuléar a vacillé durant ces quatre derniers jours. La grève des étudiants à Maninday a déclenché, depuis jeudi, des manifestations qui se sont soldées par des séries de pillages.

Tuléar a vécu de plein fouet trois jours de crise. Tout a commencé après la manifestation tenue par les étudiants de l’Université de Maninday. Ces derniers réclament le paiement de leurs bourses d’étude de quatre mois et de l’aide de l’Etat pour l’équipement, ils ont ainsi fait la grève jeudi dernier devant le campus de Maninday. Ils réclament également l’homologation de leur diplôme délivré par l’Université de Tuléar dans le cadre du basculement du système vers la formule LMD. Cette manifestation, qui a connu une issue mouvementée assortie d’une échauffourée avec les forces de l’ordre locales, a mis le feu aux poudres dans la ville. D’autres manifestants ont vite rejoint le mouvement qui a pris une autre tournure.

Pillage. Et contrairement à d’autres villes qui ont connu, ces dernières semaines, des grèves à l’Université, la ville de Tuléar a été depuis jeudi dernier, le théâtre d’une série de saccage et de pillage. Des centaines de personnes ont profité, vendredi et samedi derniers, de la manifestation qui a éclaté à l’Université de Maninday pour dévaliser les commerces, d’abord, dans les parages du campus, dont le marché de Scama, et dans le centre-ville, notamment dans les quartiers d’Ankilifaly et d’Andolombazaha. Des scènes de pillage ont fait le tour des réseaux sociaux et démontrent une situation préoccupante dans la ville.

Tirs. La situation de tension a donc contraint les forces de l’ordre à durcir les mesures pour maîtriser la situation, a affirmé le préfet de Tuléar, Arson Adoré Solondraza. L’affrontement entre les forces de sécurité et les manifestants a été inévitable. Des tirs de gaz lacrymogène et des séries d’arrestations ont fini par redresser la situation. Une trentaine de personnes ont été interpellées et sont actuellement gardées à vue, dévoile la gendarmerie nationale. Quatre blessés, dont une personne touchée par balle, sont enregistrés du côté des manifestants, qui sont tous admis à l’ hôpital Be de la ville.

Jusqu’au bout. Les autorités se sont mobilisés pour désamorcer la crise à Tuléar. Ministres et députés ont prêté main forte aux autorités locales, notamment la préfecture et la région Atsimo-Andrefana, pour essayer de faire baisser la tension dans la ville et d’obtenir l’arrêt des revendications estudiantines. Depuis hier, le calme est revenu même si d’autres voix, dans les rangs des étudiants de Maninday, se font toujours entendre pour réclamer jusqu’au bout le paiement de leurs dus. En tout cas, selon Arson Adoré Solondraza, préfet de Tuléar, des mesures sont prises au niveau de l’organisme mixte de conception (OMC) local afin de mettre en œuvre un « dispositif spécial » pour maintenir l’ordre à Tuléar.

Rija R.

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Pillage à Tuléar : 4 blessés et une trentaine de personnes arrêtées

La ville de Tuléar a perdu son calme ces derniers jours.

La ville de Tuléar a vacillé durant ces quatre derniers jours. La grève des étudiants à Maninday a déclenché, depuis jeudi, des manifestations qui se sont soldées par des séries de pillages.

Tuléar a vécu de plein fouet trois jours de crise. Tout a commencé après la manifestation tenue par les étudiants de l’Université de Maninday. Ces derniers réclament le paiement de leurs bourses d’étude de quatre mois et de l’aide de l’Etat pour l’équipement, ils ont ainsi fait la grève jeudi dernier devant le campus de Maninday. Ils réclament également l’homologation de leur diplôme délivré par l’Université de Tuléar dans le cadre du basculement du système vers la formule LMD. Cette manifestation, qui a connu une issue mouvementée assortie d’une échauffourée avec les forces de l’ordre locales, a mis le feu aux poudres dans la ville. D’autres manifestants ont vite rejoint le mouvement qui a pris une autre tournure.

Pillage. Et contrairement à d’autres villes qui ont connu, ces dernières semaines, des grèves à l’Université, la ville de Tuléar a été depuis jeudi dernier, le théâtre d’une série de saccage et de pillage. Des centaines de personnes ont profité, vendredi et samedi derniers, de la manifestation qui a éclaté à l’Université de Maninday pour dévaliser les commerces, d’abord, dans les parages du campus, dont le marché de Scama, et dans le centre-ville, notamment dans les quartiers d’Ankilifaly et d’Andolombazaha. Des scènes de pillage ont fait le tour des réseaux sociaux et démontrent une situation préoccupante dans la ville.

Tirs. La situation de tension a donc contraint les forces de l’ordre à durcir les mesures pour maîtriser la situation, a affirmé le préfet de Tuléar, Arson Adoré Solondraza. L’affrontement entre les forces de sécurité et les manifestants a été inévitable. Des tirs de gaz lacrymogène et des séries d’arrestations ont fini par redresser la situation. Une trentaine de personnes ont été interpellées et sont actuellement gardées à vue, dévoile la gendarmerie nationale. Quatre blessés, dont une personne touchée par balle, sont enregistrés du côté des manifestants, qui sont tous admis à l’ hôpital Be de la ville.

Jusqu’au bout. Les autorités se sont mobilisés pour désamorcer la crise à Tuléar. Ministres et députés ont prêté main forte aux autorités locales, notamment la préfecture et la région Atsimo-Andrefana, pour essayer de faire baisser la tension dans la ville et d’obtenir l’arrêt des revendications estudiantines. Depuis hier, le calme est revenu même si d’autres voix, dans les rangs des étudiants de Maninday, se font toujours entendre pour réclamer jusqu’au bout le paiement de leurs dus. En tout cas, selon Arson Adoré Solondraza, préfet de Tuléar, des mesures sont prises au niveau de l’organisme mixte de conception (OMC) local afin de mettre en œuvre un « dispositif spécial » pour maintenir l’ordre à Tuléar.

Rija R.

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L’opposition à Ambohijatovo, avant-hier : Manifestation annulée au dernier moment

Les forces de l’ordre ont été de nouveau présentes à Ambohijatovo, avant-hier. (Photo Princy)

Le bras de fer entre le pouvoir et l’opposition continue. Malgré le meeting avorté du samedi 20 février dernier, les « Zanak’i Dada” n’ont pas pour autant baissé les bras.

L’opposition n’a annoncé son désistement qu’au dernier moment concernant  les rapports d’activités à Ambohijatovo, samedi dernier. Autrement dit, annulé au dernier moment. Est-ce par crainte de débordement, des dispositifs militaires ont été mis en place par le pouvoir. Même si ce n’est pas pareil au 20 février dernier, les activités commerciales ont cessé leurs activités, du moins dans la matinée. Mais chose curieuse, le Secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie nationale, le général de corps d’Armée  Richard Ravalomanana a dit qu’il n’a pas été au courant qu’au dernier moment.  Ce dernier a toutefois déclaré que ces dispositions ont été prises pour éviter tout excès de la part des partisans de l’opposition. D’ailleurs, le Préfet de police d’Antananarivo, Angelo Ravelonarivo, n’a pas donné son aval pour la tenue de ce meeting en avançant que les 48h pour la déposition de la demande n’a pas été respectée  et qu’Ambohijatovo est devenu un parc botanique, et que les travaux sont en cours. Bref, ce n’est plus disponible pour les « Zanak’i Dada ».

Rien n’est sûr. Mais qu’est-ce qui va se passer avec la demande de l’opposition de tenir une réunion à Soamandrakizay. Une réunion qui devrait se tenir samedi prochain. En effet, la réponse du Préfet de police a été plutôt évasive sur ce point. Il a notamment déclaré que cela dépend du propriétaire du lieu. Ce qui fait que rien n’est sûr, du moins pour le moment si l’opposition aurait cette place. A moins que c’est une diversion de la part de l’opposition. Toutefois, les députés issus de Tiko i Madagasikara persistent et signent qu’ils vont procéder à un rapport d’activités à l’endroit de la population tananarivienne. Mais des questions se posent, est-ce que l’opposition va vraiment y venir ? Aura-t-elle l’autorisation du propriétaire du lieu ? Dans tous les cas, l’on saura un peu plus d’ici peu si ce meeting aura vraiment lieu sur ce site susmentionné.

Recueillis par Dominique R.

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Education environnementale dans le programme scolaire - Vers l’inclusion de la conservation de la biodive...

Diverses matières concernées. La conservation de la biodiversité marine sera prochainement intégrée dans le programme scolaire. Les Sciences de la vie et de la terre, la Géographie, le Français, le Malagasy, l’Education civique, etc., font partie des matières qui aborderont les thématiques y afférentes. « Depuis le partenariat avec le ministère de l’Education nationale (MEN) en 2017, diverses étapes ont déjà franchies pour l’inclusion de la conservation de la biodiversité marine dans le programme scolaire au niveau national. La formation des concepteurs du programme a déjà été effectuée, tout comme le suivi régulier de son éventuelle réalisation. Plus de 100 établissements pilotes dans les Régions de DIANA, SAVA, Sofia et Boeny le mettent déjà en œuvre », informe Lalarisoa Rakotoarimino, présidente de la Conservation centrée sur la communauté (C3 Madagascar). Cette ONG, travaillant spécifiquement dans le domaine de la conservation marine, est l’initiatrice dudit projet d’éducation environnementale. Jusqu’ici, 22 500 élèves sont directement touchés par le projet.Multiples activités entreprisesOutre l’intégration de la conservation de la biodiversité marine dans le programme scolaire, C3 Madagascar mène de multiples activités dans le domaine de l’éducation environnementale. La mise en place du Réseau « TANOMAFI », rassemblant les jeunes leaders, les sociétés civiles et les ONG engagés dans la conservation de l’environnement, en fait partie. A cela s’ajoute le réseau « junior Ecoguard », avec des kits d’outils et une formation des enseignants et élèves du primaire et du secondaire. Un guide d’éducation environnementale a aussi été élaboré, visant à impliquer davantage les jeunes dans la conservation.Lors du renouvellement du partenariat entre C3 Madagascar et le MEN, le 26 février dernire à Mahamasina, ladite ONG s’engage à contribuer à la promotion de l’éducation à la citoyenneté et au civisme. « La formation des jeunes et des responsables locaux sur la conservation de la biodiversité marine constitue un point fort de C3 Madagascar. Ses activités privilégient notamment les écoliers des zones côtières », s’exprime Marie Michelle Sahondrarilala, ministre de tutelle. Notons que l’importance de la conservation des espèces marines menacées, les mangroves, les récifs, etc., est mise en exergue dans les activités de l’ONG.Patricia Ramavonirina

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Marc Randrianisa recherché - Pour appel au meurtre contre Mialy R. et ses enfants

Un membre du RMDM Diaspora s’est filmé devant la résidence des Rajoelina en Europe et lance un appel à l’assassinat à l’encontre des membres de la famille présidentielle. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Marc Randrianisa dit s’être rendu expressément à la frontière suisse pour montrer au public la demeure de la famille Rajoelina avant de lancer un appel au lynchage à l’endroit des membres de la famille du Chef de l’Etat. « La dictature s’installe à Madagascar. Les Malagasy n’ont plus le choix », dit-il, préconisant ainsi soit « une grève générale à travers toute la Grande île soit « un acte isolé de haut niveau et efficace ». Un acte isolé visant donc la famille Rajoelina expliquant la raison de la vidéo tournée devant leur domicile. Dans la suite de sa vidéo, ce politicien déclare que l’Opposition à un chef et que le mot d’ordre est « que chacun prenne sa part de responsabilité et de devoir pour le pays ». Il précise le fond de sa pensée affirmant : « Que ceux qui savent prier, prient. Que ceux qui savent écrire, écrivent, et rédigent les plaintes. Pour ceux qui ont des idées efficaces et de haut niveau, mettez-le en marche ». Force est de constater que l’Opposition va de plus en plus loin dans ses dérives. L’on dépasse désormais toutes les bornes. Après la chef de file du RMDM Diaspora qui porte de graves accusations sur des proches des dirigeants du pays, aujourd’hui c’est ce Marc Randrianisa qui menace d’attenter littéralement à la vie d’une mère et de ses trois enfants par haine contre Rajoelina. Appel à témoinIl faut souligner le caractère punissable des propos de cet apprenti justicier. C’est de l’incitation à la haine, à la violence et au meurtre. C’est pour ces raisons que l’Ambassade de Madagascar en France a lancé un appel à toutes personnes résidentes en France ou en Europe ayant des informations concernant Monsieur Marc Randrianisa, dont le dernier domicile connu se trouve à Bagneux Ile de France. « Il est recherché par les autorités Malagasy et Françaises pour avoir proféré des menaces et lancé un appel au lynchage public à l’endroit du Président de la République de Madagascar et de sa famille », peut-on lire dans l’appel à témoin lancé. « L’action de Monsieur Marco Randrianisa est condamnable selon le code pénal Malagasy et Français et est passible d’une peine judiciaire stricte et sévère pouvant mener jusqu’à l’emprisonnement », indique la suite de l’appel lancé par l’Ambassade malagasy en France. Toutes informations concernant cette personne est essentielle afin d’accélérer la procédure de mise en accusation, conclut la missive. C’est loin d’être la première fois que Marc Randrianisa se fait remarquer pour ses propos. Il a déjà, à de nombreuses reprises, eu mailles à partir avec la justice malagasy et française (Cf la Une de La Vérité du 31 mai 2011 en photo d’illustration et extrait de l’article ci-après)La Rédaction

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Education - 500 000 ariary d’aides spéciales pour chaque maître FRAM

50 000. Tel est le nombre des maîtres FRAM non subventionnés répartis dans tout Madagascar. Ces enseignants non fonctionnaires (ENF) travaillent bénévolement depuis le début de cette année scolaire. Ils n’ont bénéficié ni de salaire de la part des parents d’élèves ni d’aide venant de l’Etat, en étant non subventionnés. Face à leur appel de détresse, le ministère de l’Education nationale (MEN) va allouer une aide spécifique pour ces ENF œuvrant dans les classes préscolaires et primaires des Ecoles primaires publiques (EPP), les Collèges d’enseignement général (CEG) et les Lycées. Il s’agit d’une aide spécifique, et non un salaire, afin de réduire leur vulnérabilité. En tout, chacun d’entre eux recevra environ 500 000 ariary. « Les enseignants non fonctionnaires des préscolaires, des EPP et des CEG bénéficieront de 2 subventions. L’une concerne l’aide spéciale venant de l’Etat, dont l’arrêté y afférent a déjà été signé pour le déblocage du budget. Les procédures sont déjà en cours auprès du MEN et du ministère des Finances. Chaque bénéficiaire recevra ensuite un bon de caisse pour éviter toute perte ou détournement », informe Marie Michelle Sahondrarimalala, numéro un du MEN. « Le budget destiné pour le paiement de cette aide spéciale sera envoyé auprès des Directions régionales de l’Education (DREN) », ajoute-t-elle. L’aide spéciale tourne autour de 200 000 ariary, selon les informations recueillies auprès du ministère de tutelle. La seconde subvention concerne l’appui face au coronavirus, destinée toujours aux maîtres FRAM. Le montant de cette aide venant des partenaires s’élève à près de 300 000 ariary, d’après le ministre de tutelle. Reste à savoir si ces montants vont être payés une seule fois pour cette année ou encore par mois ou par trimestre. Aucun détail à ce sujet n’a été délivré jusqu’ici.Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Un recalibrage s’impose !

Il faudrait, dans l’intérêt général de la Nation, recadrer les délimitations du sens du terme « démocratie » et le situer dans le contexte propre qui prévaut. Comme toute chose, la démocratie ne peut pas avoir une définition statique, invariable et irrévocable. Il faut bien l’intégrerou le cadrer dans le contexte spatio-temporel. Une telle approche ne confère pas à la démocratie un sens élastique que chacun pourrait tirer selon sa bonne volonté. Il existe une certaine constante dans le cadre duquel un authentique démocrate on ne doit pas passer outre.Larousse définit, entre autres, le mot « démocratie » en ces termes : « Régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté lui-même sans l’intermédiaire d’un organe représentatif (démocratie directe) ou par représentants interposés (démocratie représentative) ». A partir de ce cadrage de base, il appartient à chaque pays ou Etat de calibrer le concept de démocratie qui lui convient selon la tradition ou la loi propre à chaque système. Dans la Grèce antique où la notion de démocratie a pris racine, la plèbe décidait directement des affaires qui le concernaient. Ce ne fut qu’à la fin du XVIIème et au XVIIIème que le terme réapparaissait. Plus exactement avec la naissance du système de production industrielle grâce à la révolution industrielle que les ouvriers prennent conscience de leurs situations que l’on commençait à revendiquer le pouvoir du peuple « travailleur ». Marx et Lénine y étaient pour beaucoup. A cette époque du développement industriel, les dirigeants politiques se méfiaient sérieusement de la démocratie que les communistes et socialistes réclamaient parfois dans la rue. En plein essor de la croissance industrielle au XIXème siècle, les gouvernements européens surveillaient de près les leaders ou les syndicalistes proches de l’idéologie communiste prônant les valeurs de la démocratie. Ils chassaient et réprimaient avec la plus grande fermeté toute tentative à pousser la classe ouvrière à revendiquer leurs droits et risquant de troubler l’ordre public. Au XXème siècle, les pays occidentaux ayant atteint la vitesse de croisière et se trouvant dans une meilleure étape de développement commencent à vanter les méritent de la démocratie. Ils exigent des pays pauvres du Tiers-monde qu’ils adoptent la démocratie en tant que seul système de gouvernement et conditionnent leur assistance en développement en fonction de la mise en application de ce système (démocratie) qu’ils avaient décrié aux XVIII et XIXèmes siècles. Certainement, si l’Allemagne, la France ou l’Angleterre avaient laissé libre cours l’emprise de la démocratie au moment de la Révolution industrielle, elles n’auraient jamaisatteint ce niveau élevé de développement actuel.Le Tiers-monde, l’ensemble des pays pauvres pour les uns, émergents pour les autres, en retard d’au moins deux siècles par rapport aux pays riches de l’Occident, peine à trouver la voie du développement et pour cause des troubles incessants au nom de la démocratie et de ses dérivés (liberté d’expression et consorts). Dès que les Gouvernements des pays pauvres veillent à faire respecter l’ordre public, les Gouvernements des pays riches, leurs média et certains ONG agissant pour leur cause  pilonnent les régimes concernés.  De ce fait, les pays du Tiers-monde passent d’une instabilité à l’autre. Aussi, faudrait-on recalibrer le sens de la démocratie allant dans le sens des intérêts du grand nombre.Ndrianaivo

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Régime fiscal spécial pour les agriculteurs - Des critères et barèmes à définir

L’administration fiscale prévoit un régime propre aux agriculteurs en raison de la domination du secteur informel. En effet, 80 % des Malagasy vivent de l’agriculture. Or, seulement 10 % d’entre eux formalisent leurs activités. D’ailleurs, les paysans ne savent pas manipuler les documents comptables comme les états financiers et les factures. « Pour ne prendre que le cas des planteurs de vanille, leur chiffre d’affaires dépasse le seuil de l’impôt synthétique de 200 millions d’ariary. Normalement, ils sont soumis au régime de l’impôt sur le revenu. Ce qui n’est pas du tout favorable à leur cas puisqu’il faut dresser des documents comptables et faire une déclaration tous les mois. Cependant, la majorité des paysans n’ont pas les moyens de payer des cabinets d’experts-comptables ni des experts en fiscalité pour les assister. Nous prévoyons ainsi l’intégration d’un régime fiscal propre aux agriculteurs dans la loi de Finances initiale 2022. Leur formalisation sera également facilitée. Cette proposition sera présentée aux deux Assemblées », explique Germain, directeur général des Impôts, en marge d’une cérémonie de signature avec NR Consult Fiscmada et Sahanala qui s’est déroulée au Louvre, Antaninarenina. Toutefois, les critères et les barèmes de ce nouveau régime restent à définir vu que les paysans ne savent pas calculer leur chiffre d’affaires. On attend actuellement si le montant à payer varie en fonction de l’activité comme lors de l’ouverture d’une entreprise. Avantages Nantsoina Rakotozanany, directeur de NR Consult, a fait part de son expérience en matière de formalisation des entrepreneurs ruraux. Selon ses dires, ces personnes témoignent une volonté de sortir de l’informel. Les avantages de cette formalisation sont nombreux. « Il faut d’abord qu’on explique aux paysans la manière de calculer l’impôt et à quoi cela va servir. Ils sont par la suite en mesure de comprendre pourquoi ils versent de l’argent à l’Etat. Lorsque les agriculteurs sont formels, ils ne seront plus à la merci des collecteurs ou exportateurs. Ils pourront ainsi chercher leur propre débouché. Les agriculteurs peuvent également bénéficier d’une formation et d’un prêt. De plus, leur taux d’impôt synthétique diminue à 4 % au lieu de 5 % du chiffre d’affaires », déclare la dame. Outre cela, cette nouvelle mesure pourrait entraîner le développement régional. 95 % des impôts synthétiques collectés par la Direction générale des impôts (DGI) seront versés dans le compte des Communes par le biais du Trésor public. Les maires disposeront ainsi des moyens pour financer les projets d’investissement comme les infrastructures routières, hôpitaux et écoles, sans dépendre constamment des bailleurs de fonds ni des entreprises privées.La Rédaction

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Redressement de la JIRAMA - « L’équilibre opérationnel ne sera pas atteint cette année » dixit le PCA

Encore du pain sur la planche. La JIRAMA devra atteindre l’équilibre opérationnel à la fin de cette année. « Toutefois, au vu de tout ce qui s’est passé, principalement la pandémie de coronavirus, cet équilibre ne sera pas atteint pour 2021. Il se peut que l’atteinte de cet objectif soit reportée en 2022, voire en 2023. Dans tous les cas, nous sommes aujourd’hui en plein redressement de la compagnie d’eau et d’électricité », a soutenu Solo Andriamanampisoa, président du Conseil d’administration de la JIRAMA, lors d’une intervention télévisée. Durant les périodes de confinement de l’année dernière, les revenus de l’entreprise énergétique ont drastiquement baissé. Et pour cause, le paiement des factures a été reporté en janvier 2021 pour préserver une grande partie des ménages malagasy à cause des difficultés financières. « Nous n’avons alors encaissé que seulement 40 % de nos revenus annuels. Malgré cela, nous avons survécu. Nous avons même pu investir dans des infrastructures et des équipements », a expliqué Rivo Radaniela, directeur général adjoint de la JIRAMA, en charge du marketing, de la digitalisation et de la vente. Dans les détails, la JIRAMA atteindra l’équilibre opérationnel quand elle ne fait plus des ventes à perte. Pour ce faire, le coût de production doit être équivalent au prix de vente d’un kWh. En tout cas, même si l’atteinte de cet objectif prendra du retard, la JIRAMA a déjà franchi un bon nombre d’étapes. L’année dernière, elle a notamment réussi à renégocier tous ses contrats d’achat d’énergies. « Notre objectif est de réduire le coût de production d’une manière mesurable pour atteindre l’équilibre opérationnel et ne plus faire des ventes à perte. Pour la partie juridique, nous avons tenu à modifier quelques dispositions car auparavant, ces dernières n’étaient pas équilibrées voire léonines », précise Vonjy Andriamanga, directeur général de la JIRAMA. En tout, selon les chiffres présentés par le PCA de la JIRAMA, ces renégociations ont généré une économie de près de 400 milliards d’ariary pour l’entreprise. Les points qui posent encore des problèmes aujourd’hui sont les branchements illicites ainsi que les ventes à perte pour la branche eau. « L’électricité est le plus souvent abordé. Mais il faut savoir que nous faisons également des ventes à perte en eau, vu que le litre s’achète à seulement 0,45 ariary. Les revenus sont ainsi loin de suffire pour investir en infrastructures. Nous avons déjà fait les calculs : si nous augmentons le prix du litre à seulement 2 ariary, nous aurons 120 milliards d’ariary de revenus supplémentaires. Cependant, la hausse des prix n’est pas la priorité actuellement, mais plutôt l’amélioration de la qualité de services », expose Solo Andriamanampisoa. Pour redresser la JIRAMA au plus vite, les responsables de la compagnie axeront leurs actions vers le renforcement de la lutte contre les branchements illicites et l’amélioration de la qualité des services. Rova Randria

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Prévision météorologique - Les menaces cycloniques toujours présentes

Après un premier signal de menace cyclonique qui s’est présenté au nord-est de Madagascar la semaine dernière mais qui a fini par s’anéantir, voilà qu’une autre activité cyclonique s’est déjà formée sur les côtes de la Grande île. Rapporté par le blog spécialisé en cyclone dans l’océan Indien, un signal semble vouloir reprendre du poil de la bête, avec deux zones identifiées comme potentiellement à risque ces prochains jours. « Une circulation dépressionnaire devrait se mettre en place au cours de la première partie de cette semaine. Un développement significatif n’est pas exclu en deuxième partie. Pour l’heure, il apparaît trop tôt pour dire si une tempête pourrait voir le jour. Néanmoins, une dégradation des conditions météorologiques est de nouveau à craindre, notamment sur les côtes ouest de Madagascar », a mentionné un autre article paru dans la presse internationale. Il a été avancé qu’une activité cyclonique située dans le sud-ouest de l’océan Indien est actuellement surveillée par Météo France. Selon les experts du Centre météorologique régional spécialisé, elle pourrait se développer au stade de tempête tropicale avant de toucher Madagascar. Il fera moins chaud cette semaine ! Pour cette semaine, la Direction générale de la Météorologie (DGM) prévoit des orages sur les Hautes terres, l’ouest du pays et la partie sud-est, notamment à partir de jeudi prochain. Particulièrement ce jour, des averses sont prévues sur Taolagnaro avec des orages locaux sur Boeny, Menabe ainsi que les côtes de Sofia et Atsimo-Andrefana. Durant cette matinée, les nuages couvriront Melaky, DIANA, SAVA, Analanjirofo, Atsinanana, Vatovavy-Fitovinany, Atsimo-Atsinanana, la partie sud d’Androy et Atsimo-Andrefana. Ailleurs, le temps sera partiellement nuageux. Pour cet après-midi, les averses orageuses toucheront DIANA, Sofia, Atsimo-Andrefana, la partie sud de Menabe et Bongolava, la partie ouest de Vakinankaratra, Amoron’i Mania, Haute-Matsiatra et Ihorombe. Les habitants d’Antalaha, Analanjirofo, Atsimo-Atsinanana, Anosy, Androy, la partie d’Ihorombe auront un temps nuageux, suivi de quelques averses locales.Demain, les prévisionnistes s’attendent à des pluies persistantes sur la moitié nord et la partie ouest du pays. Par contre, il fera beau sur le reste des Régions. Et vers jeudi, les averses toucheront l’ensemble du pays, excepté les côtes de Vatovavy-Fitovinany et Atsimo- Atsinanana où le temps sera sec. Cependant, on devrait quand même s’attendre à des pluies orageuses durant la nuit. Recueillis par K.R.

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Prévention des violences en milieu scolaire - Des élèves encouragés à devenir des ambassadeurs

Pour la promotion des droits de l’enfant et la lutte contre toutes formes de violence ou d’exploitation sexuelle des enfants et des jeunes en milieu scolaire. Telle est la finalité du protocole d’accord entre le ministère de l’Education nationale et l’ONG ECPAT France. Pour ce faire, les deux parties envisagent de mettre en œuvre un programme de santé sexuelle et affective, de lutte contre les violences basées sur le genre et de promotion des relations égalitaires non violentes adressées aux jeunes, en milieu scolaire. Concrètement, ladite ONG met en œuvre divers projets, dont le programme « MIRALENTA » ou Mobiliser, Impliquer, Renforcer les Acteurs Locaux dont les Enfants à devenir des militants et des Ambassadeurs au niveau des 8 villes de Madagascar, à savoir Antananarivo, Antsirabe, Morondava, Tuléar, Fort-Dauphin, Mahajanga, Toamasina et Nosy Be. Co-financé par la délégation de l’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD), ce projet a pour but de lutter contre les violences basées sur le genre (VBG) et de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes à travers l’« empowerment » de club d’enfants et de jeunes, en particulier en milieu scolaire et dans la participation de ces jeunes aux décisions politiques. ECPAT France développe également le projet « PAESEL » ou Prévenir l’Abus et l’Exploitation Sexuel des enfants en ligne, financé par l’UNICEF. Ce projet vise à sensibiliser les enfants des écoles et leurs parents sur les risques d’exploitation sexuelle en ligne et la manière de se protéger, notamment dans 6 localités à savoir Antananarivo, Toliara, Fort-Dauphin, Mahajanga, Toamasina et Nosy Be.A travers cette convention, le MEN s’engage à accompagner et faciliter le travail d’ECPAT France dans les écoles et en particulier l’animation des séances de sensibilisation sur la santé sexuelle et affective, l’équité de genre, la lutte contre l’exploitation sexuelle en ligne et la diffusion d’outils. L’ONG souhaite aussi accompagner les jeunes des clubs à créer des évènements et mener des actions pour sensibiliser leurs pairs, leurs communautés ou les autorités locales. Aussi, elle délivrera auprès des jeunes des clubs une collection de contes sur la thématique de l’égalité entre les filles et les garçons visant à lutter contre les violences basées sur le genre. Son équipe s’assurera des renforcements des intervenants au niveau des écoles, notamment les partenaires et les enseignants sur la santé sexuelle affective et l’équité de genre. A l’issue de ces séances auprès des clubs, les enfants et les jeunes regroupés en clubs au niveau des écoles cibles sauront prévenir et se protéger contre les VBG. Ils seront capables de sensibiliser leurs pairs et deviendront des ambassadeurs.Recueillis par Patricia R.

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Kidnapping - L’otage libéré, deux ravisseurs éliminés

Tout est bien qui finit bien, même si ce n’est pas encore pour demain que les kidnappings vont s’arrêter dans le District de Tsaratanàna ! Sur place, c’est la bande à Del Kely, le tristement célèbre chef, qui ne cesse de faire parler d’elle. C’était le cas à Beanana, Commune d’Ambakireny, au cours du week-end dernier. Cependant, l’enlèvement s’est dénoué de façon plus ou moins positive, du moins pour la personne concernée. Car récemment, une action militaire lancée par la 322e compagnie d’Ambakireny ainsi que la Gendarmerie a permis de délivrer un otage, un chef de famille que les bandits ont enlevé quelques jours plus tôt.Mais l’opération n’a pas été exempte de violence : du sang a été versé, côté ravisseurs ! Deux d’entre eux ont été éliminés au cours des échanges de tirs avec les Forces de l’ordre comprenant au moins 25 militaires dans leurs rangs. Outre ces éliminations physiques, il y avait également l’arrestation de cinq suspects dont deux femmes. “Elles seraient les compagnes de certains de ces ravisseurs”, confie une source auprès de l’Armée. Par ailleurs, Del Kely, une fois de plus encore, a réussi à échapper aux militaires.Comme pour couronner le tout, ces coups de filet des militaires étaient accompagnés de saisies d’armes entre les mains des assaillants : un fusil mitrailleur kalachnikov, un  Mas 36 et un fusil de chasse. Malgré ces prises, les agresseurs seraient encore en possession d’un autre Ak-47.De leur côté, les habitants de la région ont salué l’opération militaire car il a eu l’effet escompté. Malgré tout, la 322e compagnie d’Ambakireny poursuit encore les recherches. L’objectif est de débusquer le chef de bande en cavale. Cela fait maintenant près de trois années que le fugitif est traqué ainsi.  Parfois, les Forces de sécurité étaient à deux doigts de l’épingler, du fait de sa participation directe dans un forfait. Mais chaque fois que les militaires se trouvent si près du but, Del Kely réussit toujours à les semer dont on ignore par quelle tour de magie. Enfin,  ladite 322e compagnie a adressé un grand remerciement à la population locale pour sa collaboration.Franck R.

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Natation - Les Dauphins du Rova - Myah, athlète licenciée écartée par la FMN

La déclaration de Myah, de son vrai nom Avizara Vallerysina Myah, a suscité l’émoi du public ce weekend. Avec un double handicap, un problème de hanche et malentendante, Myah s’entraîne pourtant et rivalise avec des athlètes valides. Elle est licenciée FINA par la Fédération malagasy de Natation(FMN). Ce qui lui procure le droit comme tout athlète valide licenciée mais elle a été interdite par l’instance de participer au championnat de Madagascar sur bassin de 25m ce weekend à l’ESCA Antanimena pour des raisons non connues. « J'ai un double licence. Comme Handisport Madagascar ne peut organiser des compétitions de Natation et une licence FINA à la FMN, j’étais inscrite par mon club au championnat de Madagascar en petit bassin de 25m, mais le bureau de la FMN a décidé de « m’interdire purement et simplement d’y participer parce que je suis handicapée ...Je fais plus que d’efforts pour nager les 4 nages et j'aime ça, mais pourquoi personne de ces 2 Fédérations ne veulent me reconnaître ? De quoi ont-ils peur, qu'une invalide soit plus forte que des valides ? Moi qui ne suis qu'une enfant, pensez-vous que cela ne me touche pas, je suis triste de voir des grandes personnes avoir de tels comportement vis-à-vis d'une enfant déjà malheureuse de par ses handicaps. Je remercie ceux qui me liront. Bien à vous. Myah ....», annonce la jeune fille de 16 ans sur la page facebook de son club.   Une situation qui poussé beaucoup de facebookers à l’encourager dans sa lutte mais aussi de partager et à faire connaître la situation à tous les dirigeants sportifs du pays allant des dirigeants du Comité olympique malagasy au ministre de la Jeunesse et des Sports.Elias Fanomezantsoa

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Ambondrona : La planque d’un dealer Africain découvert

Huit individus dont cinq hommes et trois femmes ont été arrêtés par la Police des stupéfiants dans la demeure d’un Africain pour « prise et vente de cocaïne et d’héroïne », vendredi. La police a saisi lors de la perquisition 2.56 g de cocaïne et 2.98 g d’héroïne. L’arrestation a eu lieu suite à un renseignement obtenu par un informateur concernant l’activité de ces individus dans le quartier d’Ambondrona. La police est descendue sur place pour constater les faits et après observation et une investigation plus poussée, ils ont procédé à l’arrestation des trafiquants. Un peu plus tard dans l’après-midi, deux femmes ont été également arrêtées après une fouille minutieuse, les policiers ont découvert sur elles 0.63g d’héroïne et 0.66g de cocaïne. Ces femmes ont avoué pendant leurs auditions auprès de la police l’identité de leur fournisseur, ainsi que la maison où se cachent ces trafiquants. Les enquêteurs se sont rendus sur les lieux indiqués et ont capturé six individus, dont une femme et cinq hommes et l’un d’entre eux est un ressortissant africain. Il a été découvert lors de cette descente, 0.06 g de cocaïne emballée dans une pochette, de l’héroïne pesant 2.35 g, une autre dose de cocaïne de 1.84 g, deux « Bangs » qui sont des objets utilisés pour la consommation de drogue et 11 tubes de conservation de drogue. Selon nos informations, ces drogues appartiennent à l’individu d’origine africaine et les Malgaches se qualifient de simples vendeurs sous sa directive. L’affaire a été déférée au parquet samedi.

  Yv Sam

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RN2 : Un récidiviste notoire cambriole un camion

A la suite de plaintes répétitives déposées par des transporteurs qui utilisent la route nationale numéro deux (RN2), la brigade de la protection routière (BPR) de Toamasina a été réquisitionnée lors d’une attaque d’un camion. Le poids lourd a perdu des objets valeureux lorsque les malfrats ont cassé la partie arrière. Une moto scooter et plusieurs pneus neufs se sont volatilisés, vendredi dernier, durant ce voyage sur la RN2. A l’issue d’une enquête de voisinage sur les fokontany aux alentours du lieu de l’acte, les limiers ont pu découvrir des pneus neufs. Selon leur constat, ces objets volés sur le point kilométrique 309 ont été découverts deux kilomètres plus loin. Les malfrats ont profité de la partie de route totalement abîmée pour effectuer leur basse besogne. Une enquête plus poussée a permis à l’identification d’un certain Jean-Luc, plus connu par les villageois par son nom de guerre,  Liky. Il est soupçonné d’être l’auteur principal de l’acte et sentant le danger arriver vers lui, il a fui à Ampasamadinika-Toamasina. Mais les limiers n’ont pas lâché l’affaire, jusqu’à son arrestation. Il portait encore des traces de blessures dues au saut qu’il a fait pour quitter le camion en marche, juste après ses forfaits. Durant son audition, il a avoué ses actes. Liky est un récidiviste notoire et a connu plusieurs fois la prison. Son dernier acte de cambriolage a été le 8 juin 2020. Il venait de purger sa peine le 24 février dernier. Tout cela ne l’a pas empêché néanmoins de revenir à son premier amour : le vol…

Yv Sam

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Fihaonana-Ankazobe : La villa d’un ancien ministre attaquée par cinq bandits armés

Samedi vers 8 heures du matin, un ancien ministre de la Troisième République et Inspecteur Général de Police en retraite résidant à Alasora a informé par téléphone la brigade de Fihaonana, district d’Ankazobe que la gardienne de sa villa sise à Manjaka, fokontany Tsimialonjafy, commune Fihaonana a été attaquée par des bandits armés. Alertés, des gendarmes de la localité se sont immédiatement rendus sur les lieux indiqués afin de constater les faits et pour ouvrir une enquête durant laquelle, la gardienne et ses deux garçons âgés respectivement de 14 et 16 ans ont raconté ce qu’ils ont vécu durant cette attaque. D’après leurs témoignages, l’acte a été commis le 26 février vers minuit. Cinq individus vêtus de pantalons camouflés de la Police, munis des trois pistolets automatiques et une barre à pince ont forcé la porte de leur maison. Une fois à l’intérieur, les assaillants ont affirmé qu’ils sont à la recherche du patron de la villa tout en menaçant avec leurs armes la mère de famille pour que cette dernière ouvre une à une toutes les maisons existantes sur les lieux dont une villa à étage et deux bungalows. Ils ont également demandé à la dame l’endroit où son patron a caché son arme. Ils ont alors dérobé le téléphone portable de la gardienne, une paire de sandales Aigle d’Or en cuir, une paire de chaussures, et une jumelle. Après l’acte, ils ont pris la fuite en direction vers l’Ouest, soit vers la commune de Mahavelona, toujours dans le district d’Ankazobe. Dans sa déposition, l’ancien ministre pose fortement ses soupçons sur l’époux de la gardienne qui résidait dans la propriété jusqu’à son départ sans motifs ni raisons apparentes, il y a deux ans. L’enquête est en cours.

T.M

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« OMSI » Toamasina : Hahazo fiara fitondrana marary sy toeram-pandidina…

Nanao ny fifampiarabana noho ny taona vaovao 2021 ny mpiara-miasa sy ireo mpiara-miombona antoka aminy ny teo anivon’ny OMSI na “Organisation Médico-Social Interprofessionnelle” Toamasina. Tao amin’ny trano fanaovam-petin’ny “congregation chinoise” Ampasimazava Toamasina no nanaovana izany, izay nafanain’ny tarika Elidiot.

Nandritra izany no nilazan’ny tale jeneralin’ny OMSI Dr Benessy Harison Sebastien, fa nisy fihenana ny fidiram-bolan’ny OMSI nandritra ireny Covid-19 ireny satria orinasa 26 no voatery nampihena ny mpiasa tao aminy vokatry ny valanaretina, raha orinasa 14 kosa no nampiditra ny mpiasa ho “chomage technique” nandritra izany. Saika ireo orinasa goavana mampiasa mpiasa maro mpikambana eo anivon’ity OMSI ity avokoa ireo tratry ny olana ireo, ka voatery nanara-dia azy ireo koa ny OMSI ka nampihena hatrany amin’ny 70% tao anatin’ny roa volana ny karaman’ny mpiasa izay tsy maintsy niasa 15 andro mifandimby isan’andro tamin’izany. Nandritra ireny valanaretina Covid-19 ireny anefa dia tsy nitsahatra nanentana ny mpikambana sy ny orinasa samy hafa ny OMSI fa miasa ho azy ireo hatrany.

Na teo aza ireny valanaretina ireny dia nanaiky hatrany ny orinasa ny hanaovana ny fitiliana (audit) mikasika ny fahazoana ny ISO avy amin’ny “Afnor” aty amin’ny ranomasim-be Indiana. Ny faran’ny taona teo dia azon’ny OMSI ny ISO 9001-2015 momba ny kalitao ny asa eo anivon’ny sampana’asa efatra ao aminy, ka isan’izany ny fitsaboana sy ny zaza sy ny ankizy, eo koa ny toeram-pampiterahana. Vokatry ny fahazoana izany dia nanampakevitra ny komitim-pitantanany OMSI, fa hapetraka eo anivon’ity ivo-toerana tsy miankina ity nhy toeram-padidiana, indrindra ho an’ny vehivavy saro-piterahana ka ny telo volana fahaefatra amin’ity taona ity ny fametrahana izany, raha efa mandeha ny fanadiadiana samy hafa mikasika izany. Eo koa fividianana fitaovana samy hafa isan’ireny ny fiara fitondra marary izany ho azo afaka iray volana sy tapany, eo ny fitaovana fitiliana maso (ophtalmologie) sy ny fitarafana (échographie) izay efa lasa ny komandiny ny 10 febroary teo, sy ny maro hafa.

Ankoatra izany dia notapahan’ny komitim-pitantanan’ny OMSI ihany koa, fa hakarina 12% ny karaman’ny mpiasa amin’ity taona 2021, vokatry ny fiafian’izy ireo nandritra ny valanaretina Covid-19. Hisy koa ny fahazoana fiara mpitatitra mpiasa amin’ity taona ity.

Malala Didier

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Infrastructures réseau 5G : Ericsson nommé leader 2021 dans le classement Magic Quadrant

Ericsson s’affiche incontournable, dans le domaine des technologies 5G.

Ericsson a été nommé leader du Magic Quadrant 2021 dans le domaine des infrastructures réseaux 5G pour les fournisseurs de services de communication par Gartner, société indépendante de recherche et de conseil en informatique. Pour Ericsson, cette reconnaissance dans l’édition de février 2021 du rapport vient illustrer sa position de leader, à la fois en matière de vision globale et de capacité d’exécution. Les fournisseurs qui proposent des offres 5G pour les opérateurs de services de communication ont fait l’objet d’une évaluation complète et indépendante par les experts de Gartner, au niveau de leur vision et leur capacité d’exécution. Les fournisseurs d’infrastructures réseaux 5G de bout en bout ont également été évalués par Gartner sur la façon dont ils permettent d’être compétitifs, efficaces, efficients et d’avoir un impact positif sur les revenus, la fidélisation et la réputation. L’évaluation de la capacité d’exécution a porté sur les produits et services d’Ericsson, la réactivité en réponse aux besoins du marché et les performances obtenues, l’exécution marketing, l’expérience client et la viabilité globale.

Leadership. « De la recherche au déploiement, nous avons investi massivement dans la 5G pour disposer des meilleurs produits, compétences et personnel sur le terrain en réponse aux besoins de nos clients. Nous pensons que cette reconnaissance dans le Magic Quadrant de Gartner reflète notre leadership technologique, notre compétitivité sur le marché, notre détermination à innover et notre engagement envers nos clients », a déclaré Fredrik Jejdling, vice-président exécutif et directeur de la Business Area Réseaux d’Ericsson. Leader du secteur dans le domaine des réseaux 5G, Ericsson dispose actuellement de plus de 130 accords commerciaux 5G avec des fournisseurs uniques de services de communication (CSP) et alimente 79 réseaux 5G live dans le monde entier. A noter qu’Ericsson fait continuellement évoluer ses offres 5G de bout en bout, qui comprennent Ericsson Radio System, le cœur 5G, l’orchestration et le transport 5G ainsi que les services.

Solutions. L’entreprise a développé des logiciels innovants tels que Ericsson Spectrum Sharing, 5G carrier aggregation et Uplink Booster, qui améliorent considérablement la couverture, le débit des utilisateurs et l’efficacité spectrale. Selon ses promoteurs, ces technologies aident les fournisseurs de services à déployer et à faire évoluer la 5G afin de garantir la meilleure expérience possible à l’utilisateur final. Parmi les solutions mises en avant par la multinationale figurent les Radio System, depuis 2015 qui peuvent supporter la capacité 5G New Radio (NR) grâce à l’installation logicielle à distance: Ericsson Digital Services qui propose une solution 5G Core dual-mode pour des réseaux plus intelligents, permettant aux fournisseurs de services de communication d’offrir une multitude de nouvelles opportunités commerciales aux utilisateurs mobiles et aux industriels ; la solution 5G Core d’Ericsson combine les fonctions réseaux Evolved Packet Core et 5G Core dans une plate-forme cloud native commune qui prend en charge la 5G NR SA et NSA ainsi que la 4G, la 3G et la 2G.

Antsa R.

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Exposition : La « symphonie » sur trois tons

Les artistes durant le vernissage de Symphonies samedi.

Mi-k’a, Ony Hanjaka et Ampelagie se mettent sur le même diapason.  Les deux artistes plasticiens et la photographe chantent ensemble à travers leurs arts. Depuis samedi, une bonne quinzaine de leurs œuvres trônent au Lapa RN7 Soanierana dans le cadre de l’exposition baptisé « Symphonie ». Durant le vernissage, les peintres se sont prêtés au jeu du live painting. Dans l’art abstrait, ils versent que les paysages captivés dans les clichés d’Ampelagie subliment et mettent en musique.  Evasion, trident de Morondava, prennent alors un sens. Ony Hanjaka et Mi-k’a sont deux artistes conscients de la modernité, la mondialisation et surtout la matérialisation. Tout le monde court après le matériel qui n’est que le fruit de l’imagination.  L’exposition durera pendant un mois. Entrant dans le cadre de l’activité du mois au lapa RN7, « Symphonies » fait partie des rendez-vous dans ce lieu culturel créé par l’association Jamerla. Une plateforme qui met en avant l’art sous toutes ses facettes, où, concerts, performances artistiques, jeux, expositions, projections, dj-ing , art oratoire, bar à salades et grillades, art numérique et humour se succèdent dans l’agenda.

Zo Toniaina

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L’opposition essaie de piéger le pouvoir

C’est  une avenue de l’Indépendance aussi déserte que le 20 février dernier que les observateurs  ont découvert, samedi dernier. Les autorités avaient bloqué toutes les entrées d’Analakely pour empêcher une manifestation du RMDM. Les forces de l’ordre ont vainement attendu les manifestants qui ne sont pas venus et ont été obligés de repartir vers 13h pour laisser le passage aux piétons et rétablir une  circulation normale. C’était un principe de précaution que  les  autorités ont appliqué, mais elles ont été bernées par l’opposition  qui leur a fait faux bond.  Le résultat est cette présence inutile de nombreux membres des forces de l’ordre, paralysant les  activités des marchands d’Analakely.  Entre le pouvoir et l’opposition, c’est un jeu subtil qui a lieu et qui peut encore durer longtemps.

L’opposition essaie de piéger le pouvoir

La crainte de voir des opposants se masser devant le jardin d’Ambohijatovo est-elle si forte qu’il fallait  installer le même dispositif policier que celui de samedi précédent ? Le blocage de toutes entrées d’Analakely  très tôt laissait supposer que les autorités étaient décidées à empêcher toute manifestation. Les avertissements lancés la veille  par le préfet n’étaient pas gratuits. Mais l’opposition s’est dérobée et on peut prendre son  annonce de manifestation comme un pied-de-nez au pouvoir. On  perçoit  maintenant sa stratégie qui laisse le pouvoir s’enferrer dans un piège. C’est vers le meeting de Soamandrakizay qu’elle se focalise  maintenant. Elle présente ce  rendez-vous qu’elle fixe à la population de manière habile. Elle a repris l’initiative et c’est  le régime qui doit trouver la parade. La demande d’autorisation a été ou va être déposée et la réponse qui sera faite devrait dicter la suite des événements. Les yeux sont pour le moment braqués sur le problème des étudiants qui réclament le paiement de leur bourse. Le pouvoir doit donc tout faire pour apaiser  la tension qui règne en ce moment.

Patrice RABE

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Rio Tinto QMM : Vers le changement du régime fiscal

Le processus de renouvellement du régime fiscal de Rio Tinto QMM est en marche. Le 16 février dernier, l’Etat malgache et Rio Tinto QMM ont commencé les discussions sur le sujet. Faut-il en effet rappeler que le régime fiscal fait partie intégrante de la Convention d’établissement qui a été adoptée comme loi par l’Assemblée Nationale en 1998. Une convention d’établissement qui doit rester, demeure en vigueur pour toute la vie de la mine mais seul ce régime fiscal et douanier a été approuvé pour une période initiale de 25 ans qui vient à échéance en 2023. Et comme prévu dans les termes de la convention d’établissement, les discussions sur le régime fiscal et douanier doivent avoir lieu deux ans avant son expiration c’est-à-dire cette année 2021, d’où la mise en place par l’Etat malgache d’un groupe de discussion sur ce régime fiscal et douanier.   « Nous louons l’initiative de l’État de créer un groupe de discussion qui ouvre le dialogue entre les parties concernant le renouvellement du régime fiscal et douanier. Ce dialogue permettra en particulier d’avoir une compréhension commune des faits et des réalités du projet QMM ainsi que du partenariat entre Rio Tinto et l’Etat Malagasy. Le renouvellement du régime fiscal fait parties des conditions gagnantes nécessaires pour assurer la pérennité de QMM au bénéfice de toutes ses parties prenantes », précise le président et directeur général de Rio Tinto QMM, Ny Fanja Rakotomalala.

A ce jour, le projet Rio Tinto QMM a créé 2 000 emplois directs et indirects et plus de 11 000 emplois induits dans sa chaîne d’approvisionnement à Madagascar. Tous les ans, Rio Tinto QMM investit significativement dans des investissements environnementaux et communautaires, y compris l’éducation, la santé et le développement des petites entreprises.

R.Edmond.

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Fokontany Morarano Toamasina : Tany efa vita « Borne », nisy nahavita « titre » ara-pitsarana hafa indray

Saika nivadika sakoroka ilay tranga na raharaha na tany tao amin’ny fokontany Morarano ny alakamisy teo, satria ireo kasaina halana nampiranty fa manana taratasy ara-dalana izy ireo satria tany efa manana “tritre” sy vita “borne” ity tanin’izy ireo ity. ilay vadintany nitondra mpitandro ny filaminana indray nilaza fa manana “titre” sy efa nahazo “borne” avy amin’ny talem-paritry ny fananan-tany, ka tonga hametraka izany izy ireo tamin’ity tranga niseho ny alakamisy teo ity. Samy niziriziry amin’ny heviny ny roa tonta amin’ny taratasy “ara-dalana” teny aminy avy, saingy ilay vadintany kosa nandritra izany sahy nilaza fa hosoka ny taratasy tamin’ireto tompon-tany halana, na samy nahita ny maha-ara-dalana izany avokoa ireo niatrika ity ady tany ity. Raha ny fanazavan’ny taranaky Razafimamonjy Jerome teraka ny tapona 1927 sy Rtoa Rasoavololona Marthe teraka ny taona 1953, izay mpandova ny tany sy mipetraka eo amboniny, dia efa tany amin’ny taona 60 na 70 tany ho any no efa nahavita “titre” laharana “5245-BA” amin’ny anarana hoe “Soavinarivo III”, sy “borne” io tany ipetrahan’izy ireo io ny olom-ben’izy ireo. Gaga izy ireo fa aty amin’ny taona 2015 dia misy milaza ho tompony indray, izany “Atoa Charles” izany, ilay tany; ka efa in-03 tonga saika handrava trano teny ilay milaza azy ho tompon’ny tamin’ny alalan’ny fitsarana ady madio ity. Milaza ny tsy hiala ilay vadintany raha tsy tanteraka ny fandravana araka ny didy navoakan’ny filohan’ny fitsarana ambaratonga voalohany. Ireo tompon-tany ihany koa tsy nanaiky hatramin’ny farany ny hevitra ity vadintany ity, satria manana taratasy ara-dalana izy ireo na vahoaka mahantra aza. Ankoatra izany dia manao antso avo amin’ny tompon’andraikitra ara-panjakana misy ireto tompon-tany ireto, mba handinika ny tena zava-misy momba ity raharaha nentina teny amin’ny fitsarana momba ity ady tany ity. Efa saika niafara tamin’ny fidarohana ny vahoaka tamin’ny baomba mandatsan-dranomaso ny raharaha nandritra izany, saingy tsy tanteraka izany tamin’ny ora farany noho ny fanoheran’ireo olom-panjakana teto Toamasina mikasika izany. Ho hita eo ny tohiny ny raharaha…

Malala Didier

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Sillon du passé : 1er mars 1835, Ranavalona I affiche sa position

Ranavalona I avait prévu la colonisation.

1er mars 1835 doit être une date inoubliable dans l’histoire de  Madagascar en général et celle de l’Imerina en particulier. Ce jour, la reine Ranavalona I porte un discours  à Mahamasina, au cours duquel elle interdit à son peuple « de prier les ancêtres des étrangers » et la pratique de la religion chrétienne sur tout le territoire. Les contrevenants seront persécutés.

Les Malgaches qui ont été baptisés, ont fréquenté une chapelle ou même ont appris volontairement à lire doivent s’en accuser publiquement.  C’est donc dans la clandestinité et malgré l’exil des missionnaires que se poursuivirent les conversions. Alors même que la lecture des Écritures et la prière étaient interdites sous peine de condamnation à mort ou à l’esclavage, d’autres missionnaires catholiques français formèrent des jeunes Malgaches destinés à évangéliser certaines régions de l’île. Tentatives appuyées par l’envoi de quakers, d’anglicans et de luthériens norvégiens.

Cruelle pour les uns, xénophobe pour les autres, Ranavalona I est avant tout une reine jalouse de sa culture, l’une des reines « nationalistes »  comme  les deux reines sakalava   Binao et   Tsiomeko. «  Elle représentait dans l’histoire de Madagascar une très haute figure et personne n’oserait nier son rôle déterminant ». En effet, elle défendait son royaume contre les   puissances coloniales qui ne cessaient d’influencer les malgaches de l’époque. « Elle eut de plus en plus conscience que son pays allait être colonisé soit par les Anglais soit par les Français. L’armée française commence en effet à prendre de force des points stratégiques de la côte orientale de l’île, tandis que les Britanniques étouffent progressivement les us et coutumes malgaches par le biais de la religion chrétienne », a affirmé l’historienne Helianta Rajaonarison. Cependant,   la reine  poursuit l’œuvre de modernisation lancée par son prédécesseur, qui n’est autre que son mari Radama I.

Après 33 ans de règne, Ranavalona laisse derrière elle un pays puissant et autoritaire.  Mavo  apparaît comme une grande souveraine, symbole même du patriotisme et de la fierté nationale.

Recuillis  par Iss Heridiny

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Environnement : Visite inopinée du ministère de l’Environnement chez Holcim

Le ministère de l’Environnement et du Développement Durable entend désormais jouer pleinement  son rôle de première autorité publique en matière environnementale à Madagascar.

 

Les initiatives se multiplient au sein du département  pour une meilleure protection de l’environnement. La ministre Baomiavotse Vahinala Rahanirina a effectué dernièrement une descente inopinée  chez Holcim, la cimenterie d’Ibity Antsirabe.

Note positive

Une occasion pour la ministre et sa délégation de vérifier les  impacts environnementaux de l’exploitation et de contrôler la conformité de la mise en œuvre du cahier de charge environnementale (CCE) de la société.  Une visite qui a débouché sur une note plutôt positive, car apparemment Holcim respecte les procédures de protection de l’environnement. Installée depuis 1990, la cimenterie d’Ibity suit un processus de production de ciment en quatre étapes: la préparation du cru, la cuisson du clinker, le broyage du ciment et l’ensachage et l’expédition. Disposant d’une réserve 80 ans  de cipolin qui a  notamment vu le site de dragage des matières premières ainsi que le mode de production en usine. Le premier constat à mettre à l’actif de Holcim c’est qu’elle n’utilise pas de bois de chauffe. En effet, sa principale source d’énergie est le « petcoke », une sorte de déchets dérivés des pétroles importés d’Afrique du Sud . Holcim utilise également des groupes électrogènes de la Jirama, comme source d’énergie électrique.

Reboisement

Le seul bémol dans le processus environnemental d’Holcim, c’est qu’elle ne reboise pas bien avec seulement 3000 plants par an  pour une société de 3000 personnes. Sur ce point, la  ministre de l’Environnement a recommandé  une campagne de reboisement plus poussée  avec la collaboration des communes environnantes. Par ailleurs, Holcim doit présenter et déposer un rapport sur sa responsabilité sociétale d’entreprise auprès de la Direction régionale de l’environnement et du développement régional du Vakinankaratra comme l’exigent les réglementations en vigueur, et aussi la présentation et le dépôt du rapport du RSE de HOLCIM auprès de la DREDD de Vakinankaratra comme exigé dans les textes en vigueur. Cette descente dans le Vakinankaratra a aussi permis aux responsables ministériels de s’enquérir  des exploitations forestières illicites le long de la RN 7.

R.Edmond

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Football- Orange Pro League : Courte victoire de FOSA Juniors

Les Majungais se sont imposés sur le score de un but à zéro sur son jardin, hier. La course est relancée.

La 6e journée de l’Orange Pro League comptant pour la phase retour du championnat pour la conférence nord a totalement chamboulé le classement. Toutes les équipes ont encore toutes leurs chances pour se qualifier pour la poule des AS. Sur le stade Rabemananjara à Mahajanga plein à craquer, l’équipe du Fosa Juniors FC a réalisé l’essentiel. Le réveil a sonné pour l’équipe hôte qui a multiplié les contre performances lors de la phase aller. Les protégés de Salvatore Nobile ont remporté la victoire sur un pénalty marqué par Théodin Ramanjary à la 20e mn. Après une échauffourée dans la surface de réparation, l’arbitre, l’a accordé pour une main de Haja. Et c’est l’unique but de la rencontre. Cette courte victoire relance les chances des Majungais qui se positionnent à la quatrième place avec 8 points. Jet Kintana reste à 7 points et figure à la 5e place.

Côté JET Kintana, l’absence des cadres de l’équipe s’est fait sentir sur le terrain à l’image de Tsalo et de Tsito. A la deuxième période, les attaques se sont intensifiées côté FOSA Juniors, avec l’entrée d’Elefoni et de Sambatra mais, heureusement, Joma, le gardien du Jet Kintana des grands jours, était là pour stopper les occasions adverses. Elefoni, sur deux belles occasions de but, (83 et 87 mn) a failli creuser l’écart, mais, il a buté devant le filet de Fabrice. Malgré l’absence de ses cadors, JET Kintana ne lâchait pas prise.

Au temps additionnel, Carlos confondant vitesse et précipitation, a tremblé devant le but. C’est l’occasion idéale pour Jet Kintana d’égaliser le score. Mais l’arbitrage de cette rencontre a alimenté les débats dans les deux camps. Plusieurs décisions litigieuses de l’arbitre ont été contestées par les joueurs.  » C’est quand même un championnat de haut niveau et les arbitres devront être à la hauteur. Aucune équipe ne peut encore jubiler et la course est encore très ouverte « , a souligné Fenosoa, coach de Jet Kintana.

Toujours dans la conférence nord, Elgeco Plus a pris la mesure sur la formation du Five FC sur le score de 2 buts à 1. Safidy a ouvert le score à la 45e mn. De retour des vestiaires, les offensives se maintenaient pour Elgeco, face au leader provisoire du classement. A la 47e mn, Nesta double la mise pour Elgeco et il a fallu attendre à la 75e sur penalty pour que Five FC ouvre le score. Malgré cette défaite, les poulains de Navalona restent à la tête de la conférence avec 13 points suivi des Militaires du COSFA avec 11 points. Ces derniers qui ont été accrochés par TIA Kitra FC au Stade de Barikadimy.

Pour la conférence sud, la hiérarchie a été respectée lors de la 8e journée. L’équipe aéroportuaire de L’AS Adema caracole toujours en tête. C’est sur le score éloquent de 4 buts à 0 que les Fabien et consorts ont étrillé les Tuléarois, samedi, à l’Elgeco Stadium. Ils sont crédités de 16 points. Quant au match opposant la Disciples FC à FCA Ilalaka, il s’est soldé sur la victoire des protégés de Mamisoa Razafindrakoto par 3 buts à 1. Zanakala FC, hôte de l’USCAFOOT s’est imposé par 3 buts à 2.

T.H

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Ambatolampy : Naolana dia novonoina tamin’ny antsy

Ny marainan’ny zoma teo no hita ny razana izay nafenina tao anaty ala. Niara-nidina teny an-toerana, tao amin’ny fokontany antsoina hoe Andohafarihy, ny zandary avy ao Tsiafajavona ary niaraka tamin’ny dokotera avy ao Ambatolampy. Rehefa natao ary ny fitsirihina ny razana dia hita fa niboridana ilany ny tapany ambany. Izany hoe nesorina ny pataloha sy ny tako-kenatra tamin’ny tapany ilany. Tsikaritra koa fa nisy tsatok’antsy teo amin’ny vatany ary feno mangana teo amin’ny tendany, ny tratrany, ny vavany ary ny lamosiny. Teo ihany dia efa azo an-tsaina ny nanjo ity vehivavy tombanana ho 30 taona ity : naolana, nodarohina nandritr’izany ary novonoina ho faty rehefa vita ny filan-dratsy. Nentina niakatra tao Ambatolampy ny razana ary notazomina ao amin’ny tranom-paty. Tsy misy fantatra ny momba azy satria tsy nisy taratasy mahakasika azy mihitsy teny aminy. Vokatr’izany dia nanaovana antso tamin’ny haino aman-jery tao an-toerana ny fisian’ny razana mba hahafahan’ny fianakaviany mahafantatra ny zava-nisy ka haka izany. Heloka bevava roa karazana izany no nihatra tamin’ity vehivavy ity. Ny tranga toa izao dia mila hifantohan’ny mpanao fanadihadiana tena mahay tanteraka. Ny antony dia misy olona izay tsy fantatra isa miriaria izany any ho any izay sady mpanolana no mpanafaka aina. Any amin’ny tany mandroso dia miasa avokoa ny sampana iray manontolo mba hikarohana ny mpanao ratsy ary tsy itsitsiana ny eo am-pelan-tànana rehefa misy ny tranga toa izao. Izany dia mba ho fiarovana ny filaminam-bahoaka ary mendrika ny hampiasaina ny fara-hery sy ny fara-fahaizana…

D.R

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Restauration à Antananarivo : O2 apporte un nouveau concept

O2 a ouvert officiellement ses portes le vendredi 26 février 2021, et les premiers clients sont venus en masse découvrir le lieu. (crédit photo : Princy)

« Si je veux sortir un dimanche avec ma famille, où suis-je censé aller si tous les restaurants sont fermés ? », nous interroge d’emblée Antoine Kawas, propriétaire d’O2, lors de la soirée d’inauguration de ce nouveau restaurant sis en plein cœur d’Antanimena le vendredi 26 février 2021. C’est pour cette raison qu’il a décidé de concrétiser son rêve qui est d’offrir aux tananariviens un endroit accessible 7 jours sur 7, et ce jusqu’à minuit. Selon ses explications, cette terrasse transformée en jardin programmera de nombreux artistes malgaches connus, mais également des artistes internationaux. « Vous savez, j’étais dans l’animation culturelle auparavant. J’ai donc des relations qui nous permettront d’organiser des événements avec des artistes internationaux », nous a-t-il fait savoir. Pour cette première soirée à la belle étoile, O2 ou Oxygen a mis à l’affiche les deux stars du R’n’B local : Denise et Shyn. Mais pas que, des jeunes musiciennes talentueuses, des danseuses, et le Disc Jockey résident du lieu, ont aussi animé la soirée. De ce qu’on a entendu dire sur les lieux, un programme spécial s’y tiendra tous les mois pour le plus grand plaisir des noctambules de la capitale.

Restaurant. « Quand on va dans un restaurant à Dubaï ou dans d’autres villes étrangères, on rapporte qu’on y a mangé un tel plat ou un tel menu. Pourquoi ne pas offrir aussi une carte riche pour que les clients puissent dire qu’ils ont dégusté un bon steak à Antananarivo ? », a expliqué le patron de cet établissement culinaire. Pour lui, l’idée est de sortir un peu de la routine et d’offrir un cadre en plein air, une carte mélangeant orient et occident, des menus adaptés aux végétariens, aux habitants de cette belle ville.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Exportation illicite de 73,5 kg d’or : L’Etat malgache gagne une partie face aux trafiquants

Après le jugement rendu, vendredi dernier, par la Cour suprême sud-africaine de Gauteng, l’Etat malgache, qui a toujours défendu le rapatriement des marchandises et l’extradition des passeurs, est sorti, en partie, victorieux dans ce jugement. Ces derniers, qui veulent retrouver leur liberté, restent, en effet, en détention en Afrique du Sud et les lingots d’or ne seront pas restitués à la société dubaïote. Et l’échec de la société Parpia Gold and Jewels Trading, qui sont toujours dans la ligne de mire de la partie malgache, serait logique dans ce procès en Afrique du Sud du vendredi 26 février dernier, pour « faute de preuves tangibles ». Dans ce cas, « ils ont moins de chance d’obtenir gain de cause », a analysé un juriste.

Légalité. Les ressortissants malgaches, quant à eux, risquent encore gros et ne seraient pas libérés de sitôt. Pris en flagrant délit de contrebande, ces derniers ne pouvaient pas espérer leur libération en raison d’un risque de fuite. Et leur libération risque également de compliquer la tâche à l’Etat malgache. En tout cas, la police sud-africaine a défendu l’entière légalité de leur arrestation à Johannesburg le 31 décembre dernier. « On peut dire qu’une certaine logique juridique a été respectée et que le juge sud-africain a fait une juste et saine appréciation des faits », a apprécié un avocat.

Maintien. Après ce jugement rendu par la Cour suprême sud-africaine, l’affaire d’exportation de 73,5 kg est loin d’être close. Les suites de cette décision sont surtout faites d’interrogation. Il est évident que la société Parpia Gold and Jewels Trading n’est pas contente de rentrer bredouille et que les trois malgaches ne vont pas se satisfaire de leur maintien en détention. Mais, les voies de recours qu’ils comptent mettre en œuvre peuvent-elles aboutir ? Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que l’Etat malgache a déjà porté plainte à juste titre contre ces deux sociétés. Ses représentants vont-ils comparaître, à la suite d’une procédure pénale engagée à Madagascar ?

Idéal. Il est question également de savoir l’issue de la demande de l’Etat malgache, sachant que sa requête sera examinée le 3 mars prochain, sauf report de l’audience ? Le tribunal sud-africain va-t-elle accéder à la demande d’extradition ou à la demande de restitution ou, plutôt, faire droit aux deux. Il va sans dire que cette dernière hypothèse serait le schéma idéal pour la partie malgache. Mais, au pire des cas, Madagascar sera déboutée de ses demandes. Dans ce cas, l’Etat Malagasy devra alors exercer une voie de recours.

Recueillis par Rija R.

 

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Education : Construction de 800 salles de classe en vue

L’amélioration de la qualité de l’éducation est l’objectif principal de la construction des infrastructures scolaires.

Le programme de construction scolaire du Projet d’appui à l’éducation de base (PAEB) prévoit la construction de 800 salles de classe. Ces infrastructures seront  équipées de mobiliers scolaires et de blocs de latrines qui seront répartis dans 11 régions. La construction a déjà débuté et l’École primaire publique (EPP) d’Ambaliha dans la circonscription scolaire (Cisco) d’Ambato Boeny est la première à en bénéficier avec deux nouvelles salles. 400 sites sont inclus dans ce projet au niveau de 20 circonscriptions scolaires. Pour la mise en œuvre des infrastructures scolaires, le ministère de l’Education Nationale (MEN), a adopté depuis 2008 une nouvelle stratégie de construction scolaire. Une des trois approches préconisées était l’approche communautaire qui consistait en la délégation aux communautés concernées la responsabilité de mettre en œuvre leur projet de construction scolaire y compris la gestion des passations de marchés.

Pour permettre une bonne exécution du programme dans son ensemble, celui-ci sera séquencé en deux vagues. La première vague comportera un total de 200 salles de classe dans dix Cisco puis une deuxième vague de 300 sites soit 600 salles de classe dans l’ensemble des 20 cisco ciblées. L’amélioration de la qualité du préscolaire et une meilleure gestion de la scolarité dans le but  d’augmenter le nombre d’élèves figurent parmi les priorités de ce projet.

Narindra Rakotobe