Les actualités Malgaches du Vendredi 01 Mars 2019

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Limogeages en cascade : Tsunami dans les ministères

Le Chef de l’Administration Ntsay Christian prend le taureau par les cornes.

Le nouveau régime procède à des changements au niveau des hauts emplois de l’Etat pour asseoir une administration publique performante.

Le changement va être radical au niveau des hauts emplois de l’Etat. A l’allure où vont les choses, aucun ministère, aucune Institution, aucun organisme rattaché, aucun établissement public ne sera épargné. On dirait qu’un tsunami est en train d’emporter ce qu’il peut emporter dans l’Administration publique. Le Conseil des ministres de mercredi dernier a abrogé la nomination de nombreux secrétaires généraux, directeurs généraux, directeurs centraux et directeurs régionaux. Le secrétaire général, les directeurs généraux, les directeurs centraux et les directeurs régionaux de l’ancien ministère des Finances et du Budget ont été tous limogés. Le secrétaire général, les directeurs généraux, les directeurs centraux et les directeurs régionaux de l’ancien ministère de l’Economie et du Plan ont connu le même sort.  Le tsunami a fait les mêmes dégâts au niveau de l’ancien ministère en charge des Travaux Publics et des Infrastructures, d’une part, et de celui en charge de l’Aménagement d’autre part. En fait, toutes ces abrogations ne sont que le résultat de la fusion de certains ministères dans le premier gouvernement de l’ère Rajoelina.

Série de nominations. Quoi qu’il en soit, le limogeage le plus marquant décidé en Conseil des Ministres d’avant-hier est celui du Président du Conseil d’Administration (PCA) de la JIRAMA Hyacinthe Befeno Todimanana. Celui-ci a été nommé à ce poste par le régime de Hery Rajaonarimampianina. A l’allure où évolue la situation, l’actuel directeur général de la JIRAMA Aimé Olivier Jaomiary dont le départ vient d’être réclamé par l’intersyndicale  de cette société d’Etat en difficulté, ne serait pas épargné par ce tsunami. Quoi qu’on dise, ce changement au sein de l’instance dirigeante de la JIRAMA fait suite à l’intention déclarée et manifeste du nouveau régime à remettre en cause les contrats de fourniture d’énergie que l’Etat a passés avec ses partenaires privés. Pas plus tard qu’avant-hier, le Premier ministre Ntsay Christian a publiquement dénoncé les clauses léonines incluses dans ces contrats. Par ailleurs, le Conseil des Ministres de mercredi dernier a adopté de nombreuses nominations aux hauts emplois de l’Etat dont 12 au titre du ministère de la Défense Nationale, six au titre du ministère de l’Aménagement et des Travaux Publics et deux au titre du ministre en charge des Transports, du Tourisme et de la Météorologie.

Appels à candidature. Visiblement, le Conseil des Ministres est plus que jamais devenu une bête noire des hauts responsables au niveau des ministères. Au sein de certains départements ministériels, les castings pour les nominations aux hauts emplois de l’Etats font l’objet d’appels à candidature. Ces appels à candidature précisent le profil recherché et les missions qui attendent les futurs responsables. Certains observateurs apprécient ces innovations dans la nomination aux hauts emplois de l’Etat, où le critère politique a toujours primé sur le critère de compétence. D’autres ne cachent pas leurs inquiétudes en affirmant que, ces appels à candidature ne sont que des mascarades pour assouvir le soif de vengeance de certains dirigeants qui veulent mener une chasse aux sorcières dans l’administration publique. Quoi qu’il en soit, force est de constater que les mesures dont la plupart sont manifestement impopulaires, jusqu’ici prises par le nouveau régime dans le cadre de l’assainissement et de la lutte contre la corruption, sont saluées par bon nombre des Malgaches. Mais, ce que ces derniers attendent surtout dans les mois qui viennent, c’est que le nouveau régime puisse faire baisser les prix des PPN, éradiquer l’insécurité et mettre fin au délestage.

R. Eugène

 

 

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Croix Rouge Morondava : 3 personnes placées sous MD

Une signature de convention entre le Bianco et la SAMPATI-FJKM a eu lieu hier.

Plusieurs hauts responsables au sein de la Croix Rouge Malagasy soupçonnés d’être impliqués dans l’affaire du détournement de fonds octroyés par la Croix Rouge Norvégienne sont sous mandat de dépôt à Antanimora actuellement.

Le traitement du dossier Croix Rouge Malagasy au niveau du Bureau Indépendant Anti-Corruption avance à vitesse grand « V ». Hier, un dossier impliquant des responsables de cette entité au niveau du District de Morondava a été déféré auprès du Pôle Anti-Corruption. Le déferrement s’est soldé par le placement sous mandat de dépôt de 3 personnes. Hier, six individus, à savoir trois responsables de la CEM Morondava, des fournisseurs et des responsables de projet ont été auditionnés auprès des Juges du PAC. Ils sont accusés entre autres, d’abus de fonction, détournement de fonds, faux en écriture de banque et de commerce, usage de faux et favoritisme. L’affaire concerne l’attribution des marchés dans la zone d’intervention de Morondava dans les années 2016 et 2017. Il convient de noter qu’il s’agit de la deuxième partie du dossier Croix Rouge Malagasy. Le traitement de la première partie du dossier par l’équipe d’investigations du Bianco s’est soldé par le placement sous mandat de dépôt de plusieurs hauts responsables de cette entité depuis le mois de septembre 2018. Parmi eux figurent l’ancien Secrétaire général de la Croix Rouge Malagasy et deux comptables. Pas plus tard que la semaine dernière, le Bureau Indépendant Anti-Corruption a émis un avis de recherche contre deux anciens comptables de la Croix Rouge Malagasy. Au total, environ 400 000 000 millions d’Ariary ont été détournés de la somme de 3 millions d’Euros que la Croix Rouge Norvégienne a offert à la Croix Rouge Malagasy pour financer des actions humanitaires au niveau de plusieurs régions de la Grande île. Pour ce qui est de l’affaire Morondava, 145 000 000 d’Ariary ont été détournés selon les informations.

Convention. Toujours dans le cadre du renforcement de la lutte contre la corruption, une convention de partenariat a été signée hier entre le Bureau Indépendant Anti-Corruption représenté par son Directeur Général Jean Louis Andriamifidy et la « Sampana Mpanazava sy Tily » (SAMPATI-FJKM) représenté à l’occasion par son président national, le Pasteur Rakotovao Hajarimiadana. Ce partenariat favorisera l’éducation et la communication en vue de mobiliser les citoyens à connaitre, à refuser et à combattre la corruption ; la mise en pratique de la lutte contre la corruption dans la vie quotidienne et la mise en place d’une cellule de veille et d’interpellation en matière de lutte contre la corruption au sein de la SAMPATI. Ambohibao va soutenir la SAMPATI dans les démarches de lutte contre la corruption et la sensibilisation des fidèles de l’Eglise FJKM.

Davis R

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Université d’Antananarivo : Le professeur Richard Ranarivony à l’écoute de tous

Richard Ranarivony a de beaux projets pour l’Université d’Antananarivo.

Le candidat numéro un à l’élection du président de l’Université d’Antananarivo descendra ce jour à Soavinandriana pour écouter le personnel administratif et enseignant.

La campagne électorale bat actuellement son plein à l’Université d’Antananarivo à une semaine de sa clôture. Chaque candidat essaie de se démarquer pour attirer les électeurs au sein des établissements et du personnel administratif et technique.

A l’écoute. Le candidat numéro un sur le bulletin unique à l’élection du président de l’Université d’Antananarivo prévue pour le lundi 11 mars continue sa descente au sein des établissements pour convaincre les électeurs et de présenter son programme. Hier, l’équipe du professeur Richard Ranarivony était à la rencontre du personnel administratif et technique, et du personnel enseignant de l’Institut d’Enseignement d’Antsirabe Vakinankaratra. Un déplacement qui a été effectué dans le but d’écouter leur doléance, ainsi que de voir de près la situation sur place.  « Cet établissement est si particulier surtout qu’il se trouve dans une zone industrielle. Il n’y avait pas eu de barrière, ils ont parlé à cœur ouvert en évoquant les problèmes qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur mission. Un des problèmes à Antsirabe est le manque de personnel enseignant » a expliqué, le Pr Richard Ranarivony. Ce jour, son équipe rejoindra Soavinandriana pour présenter son programme phare axé sur les domaines de formation et de la recherche sans oublier le côté infrastructures. Richard Ranarivony n’est plus nouveau dans la gestion d’une structure au sein de l’enseignement supérieur. Il a été élu à deux reprises à la tête de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de 2009 à 2013. Il a comme devise « Oniversiten’ Antananarivo, Irin’olona fa tsy haniry olona». Pour ce faire, il faut l’implication de tout le monde non seulement aux dirigeants pour redorer le blason de cette université qui a formé les grands du pays. « J’ai besoin de votre soutien le 11 mars pour réaliser tous ces projets et programmes », a-t-il conclu.

T.H

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Biogaz : Un biodigesteur fonctionne à Ilafy

Rakotomanga Augustin, le bénéficiaire, faisant sa cuisson via un foyer à biogaz.

Un projet de production de biogaz à partir de la transformation des déchets organiques comme les bouses de bovidés, est lancé par l’ONG Madagasikara Mirai en partenariat avec l’ONG Ecology Online basée au Japon et une université thaïlandaise.

Les promoteurs du projet dit Satoyama Energy, ont mis en place un biodigesteur chez une famille d’éleveurs à Ankadikely Ilafy, une zone péri-urbaine de la Capitale, et ce, à titre de projet pilote. Il fonctionne bien en ce moment et produit un biogaz d’un volume de 2m3. « Ce dispositif technique issu d’un modèle thaïlandais appelé ballon biodigesteur , contribue à l’amélioration du niveau de vie des ménages et à la protection de l’environnement. En effet, ceux-ci ne courent plus un risque sanitaire entraînant par la suite, une mortalité des membres de la famille à cause de la pollution domestique favorisée par l’utilisation de charbon ou de bois de chauffe comme combustible pour la cuisson. Ce qui permet en même temps de lutter contre la déforestation et les coupes de bois. D’où, une réduction de l’émission de gaz à effet de serre et une lutte contre le réchauffement climatique », a expliqué  Dr Fetra Andriamanohiarisoamanana, directeur du projet « Satoyama Energy » et chercheur à l’Université d’Obihiro au Japon, lors d’une visite auprès du bénéficiaire à Ilafy hier.

Avantageux. Et lui de rajouter que ce biodigesteur peut avoir une durée de vie entre cinq et sept ans si le bénéficiaire arrive à bien l’entretenir. Notons que ce dispositif est installé gratuitement par le projet Satoyama Energy près de sa maison. « Cette nouvelle technique est très avantageux pour nous. Au début, nous avons alimenté le ballon biodigesteur en bouses de bovidés tous les jours pour le faire fonctionner. Maintenant, nous n’avons plus besoin qu’à remplir deux seaux de ces matières organiques tous les quatre à cinq jours. Cependant, nous pouvons faire une cuisson pendant une demi-journée, en commençant par torréfier le café tous les matins. Il n’y a aucun risque sur la manipulation du foyer fonctionnant à partir d’un biogaz. Nous avons ainsi plus de temps pour pratiquer nos activités agricoles quotidiennes. En plus, notre étable est bien propre », a témoigné Rakotomanga Augustin, le bénéficiaire de biodigesteur. Il encourage ses pairs à s’y mettre étant donné que c’est plus pratique. Notons qu’il dispose de douze zébus servant à alimenter ce dispositif de production de biogaz.

Navalona R.

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Ceni Madagascar : Quelles leçons tirées de l’observation électorale au Sénégal?   

Qu’a fait le président de la Ceni (Commission Electorale Nationale Indépendante), Hery Rakotomanana, en terre sénégalaise du 21 au 25 février ?

Il y était pour « échanger de bonnes pratiques avec les autorités électorales sénégalaises, et aussi l’observation de la onzième  élection (ndlr : le premier tour est prévu le 24 février) dans ce pays depuis son indépendance », explique-t-on dans un communiqué. Madagascar a été représenté dans cette mission dans la mesure où le pays fait partie du Recef (Réseau des Compétences Electorales Francophones). A titre de rappel, le Recef – créé en 2011 – est un « regroupement international d’administrateurs d’élections de l’espace francophone qui favorise la tenue régulière de scrutins libres, fiables et transparents ».

Cartes d’électeurs. Nous ne sommes pas sans savoir que nombreuses irrégularités ont entourées la dernière élection présidentielle de 2018, en l’occurrence, les problèmes relatifs à l’exactitude et à l’exhaustivité des listes électorales, ou la non-distribution des cartes d’électeurs dans certaines régions/localités. Avec toutes ces péripéties, il serait intéressant de connaître ce que le président de la Ceni Madagascar avait déclaré lors de son séjour au Sénégal, et ce qu’il a vécu comme expérience lors de cette présidentielle sénégalaise  à laquelle, 6,7  millions d’électeurs ont été appelés aux urnes. Au Sénégal, par exemple, des cartes d’électeurs n’ont pas été distribuées lors de la dernière présidentielle, d’après notre source dans ce pays. Un fait qui n’est pas du tout nouveau pour Madagascar. Dans cette optique, le Kmf/Cnoe (Comité National d’Observation des Elections) a toujours proposé à ce que l’on abandonne le système des cartes d’électeurs dans la mesure où leur utilisation « facilite les fraudes et  occasionne des dépenses dispendieuses », pour ne reprendre que ces deux arguments de son président, Andoniaina Andriamalazaray. Mais a-t-on, quelque part, écouté ce comité d’observation des élections ? En tout cas, les débats relatifs à l’utilité de la Ceni n’ont jamais été clos ; la Ceni qui va organiser les législatives du 27 mai prochain. A suivre.

Aina Bovel

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Projet STEM : Renforcement des connaissances scientifiques, pour l’égalité du genre

Lancement du Projet STEM au JJ Rabearivelo.

Les matières scientifiques sont souvent les plus difficiles pour les étudiantes, dans leur cursus scolaire. Il faut améliorer cette capacité, pour la promotion de l’égalité du genre, selon le ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnel, Marie Thérèse Volahaingo. C’est l’objet du Projet STEM (Sciences, technologies, ingénierie, et mathématiques), lancé en partenariat avec l’UNESCO, a-t-elle indiqué. « L’idée est de favoriser l’éducation des filles et des femmes aux STEM pour qu’à partir de maintenant, nous aurons de plus en plus de femmes STEM actives sur le marché de l’emploi à Madagascar », a-t-elle annoncé dans son discours, lors du lancement du Projet au lycée JJ  Rabearivelo, à Analakely. Le ministre a profité de cette rencontre avec les étudiants, pour inciter les jeunes filles à aimer et à faire leur possible pour maîtriser les matières scientifiques, tout en poursuivant leurs performances sur les matières littéraires.

Antsa R.

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Actes de banditisme : Réseau mafieux à Tsaratanàna

Le district de Tsaratanàna est à la merci des « Dahalo ».

L’insécurité qui règne dans le district de Tsaratanàna prend une ampleur considérable. Il s’agit notamment de vols de zébus, des attaques à main armée et de kidnappings. Les actes de banditisme sont fréquents ces derniers temps dans ce district. Vu la situation qui règne à Tsaratanàna, force est de constater que ce sont les « Dahalo » qui dictent leur loi dans ce district. Des bandits qui sont composés des élus, plus précisément des maires, des opérateurs économiques, voire même des membres des forces de l’ordre. On a l’impression qu’on est en présence d’un réseau mafieux. D’ailleurs, le maire de la commune rurale de Bekapaika du district de Tsaratanàna a été placé sous mandat de dépôt pour avoir été de maille avec les bandits.

Actes. Et ce n’est pas tout, un certain Del est recherché, autrement dit, « Wanted », sa tête est mise à prix à hauteur de 2 millions d’ariary pour avoir semé la pagaille dans le district de Tsaratanàna comme s’il faisait la pluie et le beau temps dans cette région. Mais toute chose a sa fin, il est maintenant recherché pour les actes qu’il a commis à Tsaratanàna. Les responsables étatiques ont ainsi pris leurs responsabilités. A cet effet, des mesures conjointes ont été prises par le ministre de la Défense nationale, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, le ministre de la Sécurité publique et le secrétaire d’Etat chargé de la gendarmerie. Une opération de sécurisation a été déclenchée, des éléments de renfort ont été envoyés sur les lieux. Les représentants étatiques locaux qui n’ont pas pu mener à bien leurs missions ont été sanctionnés et démis de leurs fonctions.

Zones rouges. En outre, une délégation gouvernementale, dirigée par le Premier ministre a effectué la semaine dernière une descente dans les zones rouges du district de Tsaratanàna pour constater l’effectivité de l’opération menée, encourager les éléments des forces de sécurité sur place, et rassurer la population locale de la présence et du soutien de l’Etat à son endroit. Toujours est-il que ce district est un exemple comme un autre mais le phénomène tend à se généraliser sur toute l’étendue du territoire.

Recueillis par Dominique R.

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Coopération : Renforcement des investissements chinois en Afrique

La route Tsarasaotra – Ivato, fruit de la coopération sino-malagasy.

Les investissements chinois renforcent les opportunités d’emplois en Afrique. C’est ce qu’indique en tout cas la Société Financière Internationale,  l’organisme de financement du groupe de la Banque Mondiale, s’occupant particulièrement du secteur privé dans les pays en voie de développement.« Les investisseurs chinois jouaient un rôle positif dans les secteurs manufacturier, de la construction et de l’énergie » a notamment déclaré Manuel Moses Directeur de service de la SFI, au Kenya, dans une interview qu’il a accordée à l’agence de presse chinoise Xinhua. « Le secteur privé chinois est très dynamique car il ne voit pas le risque que les autres voient en Afrique ,et cela s’explique par le fait qu’il voit l’Afrique avec une perspective sur le long terme », a expliqué M. Moses lors du lancement de la septième édition du Forum des PDG en Afrique.

Manuel Moses a souligné que la SDI  était prête à faciliter l’intervention de tous les investisseurs étrangers qui voient des opportunités en Afrique. Pour lui, étant donné le niveau de développement de la Chine et de l’Afrique, les deux parties sont des partenaires naturels qui se complètent. Faisant remarquer que la Chine occupait une place légitime en Afrique en réalisant des investissements qui renforcent la capacité de production du continent, ce responsable a encouragé les entreprises chinoises à apporter leurs technologies de pointe en Afrique. A  noter que la Société Financière Internationales  travaille actuellement avec des entreprises chinoises dans la région est-africaine. Au Rwanda, elle  collabore avec les entreprises chinoises pour développer un projet de logement abordable pour quelques 10.000 foyers.

La Chine devient actuellement le premier partenaire commercial et économique d’Afrique. Selon le ministère chinois du commerce, les importations chinoises provenant du continent étaient en 2017 de 75,3 milliards de dollars pour des exportations de 94,7 milliards de dollars. La Chine importe d’Afrique du pétrole, des minerais et du bois ,et y exporte des biens de consommation, dont les téléphones portables, des médicaments, des machines et des véhicules. A Madagascar, la Chine  joue de plus en plus un rôle prépondérant dans le développement économique. De  nombreux chantiers publics et privés sont actuellement en cours et avec son  savoir-faire chinois  dans le domaine des infrastructures, la Chine peut parfaitement coopérer  à la réalisation des projets de l’IEM.

Recueillis par R.Edmond.

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Antsiranana : Pôlisy roa sy Zandary roa no tra-tehaka naka vola tamin’ny fisavana fiara

Efa tsy tahotra tsy henatra intsony, fa mbola manao ny asany mahazatra misava taratasy sy manery olona amin’ny fangalana vola amin’ny  fiara ihany ireo  mpitandro ny filaminana  efatra, pôlisy roa sy Zandary roa, tany amin’ny renivohi-paritanin’Antsiranana no nisehoan’izany, andro vitsy lasa izay. Na teo aza ny fanapahan-kevitra noraisin’ireo teo anivon’ny governemanta amin’ny nampihantona ny fisavana taratasina fiara, dia mbola minia nikipy maso sady mamono sofina ireo mpitandro ny filaminana, izay voalaza etsy aloha ireo. Tsy vitan’izay, fa mbola voalaza naka vola ihany koa izy ireo. Raha ny vaovao marim-pototra voaray avy tany Antsiranana, dia efa vita famotorana ireo mpitandro ny filaminana ary miandry hatolotra ny fampanoavana ihany koa izy ireo amin’ity raharaha ity. Ny loharanom-baovao no nahalalana, fa ny lehiben’ny governemanta, Ntsay Christian sendra nandalo tany an-toerana namonjy fetim-pianakaviana no nahita an’ity tranga ity. Raha ny fanapahan-kevitra re, noraisin’ireo eo anivon’ny Zandary na ny eo anivon’ny pôlisim-pirenena dia samy nanamafy ireo tompon’andraikitra fa tsy hanaiky sady ho hentitra amin’ny ady atao amin’ny kolikoly sy ny heloka ataon’ny olon’izy ireo tsirairay avy. Ny farany teo no nahavoarohirohy pôlisy dimy avy eto Maevatanàna naka vola aman-tapitrisany tamin’olona tany Tsaratanàna, izay efa vita famotorana tany Mahajanga ny herinandro lasa teo izy dmy lahy ireo, ka andrasan’ny mponina ny mety ho tohin’ity raharaha ity ankehitriny.

Ratantely

Tia Tanindranaza0 partages

EditoHanomboka hifampitady

“Avereno aminay ny asanay”, hoy ry zareo polisy. “Avereno aminay koa ny taninay”, hoy ry zareo havana avy any Atsimo.

Tsy azonay, hoy ny mpanakanto iray izay mijoro ho an’ny tanindrazany any amin’iny faritra iny, ny tian’ny filoham-pirenena ambara amin’ilay hoe avereno amin’i Kaisara izay an’i Kaisara. “Ny tody itsy misy fa ny atao no miverina”, hoy ny Ntaolo. Hanomboka hifampitady sahady amin’izay izany izao ny mpitondra sy ny entina. Asa aloha izay ho fivoaran’ny toe-draharaha ato ho ato. Azo antoka koa anefa fa hifampitady ihany koa ireo antoko heverina ho lehibe miisa roa eto amin’ny firenena amin’ny fifidianana ho avy izao. Hita eo izay ho fisehony fa miha voamarina hatrany hatreto ny lova nomen’ny vahoaka ny fitondrana mijoro ankehitriny dia ilay “ nitady zaza ka tera-dahy”. “Nitady raharaha ohatra an-dRainizafilemena”, hoy ilay fitenenana izay ka dia tsara tso-drano izany izy koa ! Asa na fantany fa tsy moramora ny mitondra firenena. Tsy vita ambony latabatra sy hatreo amin’ny boky be sy karazan-takelaka tsara rafitra io akory. Ny bainga voavadika ihany no vavolombelon’ny asa. Tsy adala ireo razantsika namerimberina ireny anatra rehetra ireny. Ny maha mpitarika ny mpitarika sy ny maha raiamandreny ny raiamandreny rahateo dia ny fahaizany mitana izay teny nomeny. Fonenana manara-penitra mijoalajoala no tena izy sa kaontenera ? Ho filohan’ireo akamakama sa tena hitarika ny fampihavanam-pirenena ? Hanavotra tokoa an’i Madagasikara sa mbola hamerina sy hanohy ireo fomba ratsy taloha ihany ? Tsy hiverenana intsony angamba ny resaka vahaolana tapimaso tato ho ato sy ny fanenjehana ireo mpiara-miasa tamin’ny fahavalo politika teo aloha. Toa zary tanana zatra mitsotra. Lasa kolontsaina raiki-tapisaka ihany koa. Zary lasa miverina ao an-tsaina indray amin’izao ny toetsaina napetraky ny fitondrana tetezamita. Sa tokoa ve ny mpanongana dia mpanongana hatrany ? Toa mitady haongana daholo tokoa mantsy ireo tsy niray tadin-dokanga tamin’izany fotoana ary hita amin’ny endriny rehetra.

J. Mirija  

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Football - Comité de normalisation - Le bilan de trois mois d’activité

Surpris par l’administration, le  Comité de normalisation incertain de finir l’élection présidentielle de la Fédération malagasy de football avant le 12 mai, date donnée par la FIFA pour mettre fin au mandat dudit comité. « Nous étions surpris de savoir qu’en assurant le rôle de comité de normalisation après la désignation de la FIFA, nous jouerons le rôle de comité exécutif et non moins de la commission électorale. En même temps nous devons aussi gérer le calendrier de compétition fédérale. Effectivement, en tant que simple observateur mais non président de ce comité, je doute qu’on pourrait atteindre la date prévue pour tenir l’élection fédérale », relate Attalah Béatrice, président du comité de normalisation du football malagasy, hier, à la Maison du football à Isoraka, lors de son premier bilan trimestriel, et ce depuis sa nomination. Durant son bilan, le comité a relaté devant les médias les perspectives de l’instance du football. Pour ce qui est du sélectionneur national Dupuis, il signera son contrat aujourd’hui qui va durer jusqu’à la fin de la CAN 2019 en Egypte. La préparation de l’équipe nationale malagasy sera aussi de mise en vue de la dernière journée de qualification à la CAN 2019 contre le Sénégal et la CAN en Egypte. Ce sera aussi l’occasion pour le comité de recevoir toutes les requêtes du sélectionneur national pour que la préparation de la sélection se déroule dans des meilleures conditions. 

Le président dudit comité a confirmé les matchs amicaux contre le Luxembourg le 2 juin et contre le Kenya à Paris le 5 juin. Un stage bloqué est prévu se tenir au Maroc pendant 10 jours avant le déplacement de l’équipe nationale en Egypte. Concernant le budget de la CAN, Attalah Béatrice a annoncé qu’un club de partenaires a été fondé pour permettre aux entreprises partenaires d’aider les Barea. La FIFA a déjà aussi apporté son aide financière dont une partie déjà touchée par le Comité dans le cadre de la préparation de l’équipe à la CAN et de même pour la CAF. Ils espèrent et  attendent les aides venant de l’Etat.  Concernant les élections : fédérale et Ligue, la liste électorale a été révisée et après avoir feuilleté le statut et le règlement de la Fédération, le décret du 12/18 du 7 octobre 2018 portant la dissolution du décret numéro 11 fédération 18 /28 octobre 2018 portant la publication des résultats des élections dans la ligue de Bongolava. L’élection dans cette ligue sera donc réorganisée pour la troisième fois et suivant la liste électorale établie en 2017, selon la loi en vigueur. Etant commission électorale, une commission de recours a été étable  et sera présentée devant une assemblée Générale extraordinaire début avril. C’est après l’approbation de l’Assemblée que cette commission de recours sera en exercice. Et le calendrier électoral sera annoncé. Tenant compte des textes et statut concernant les élections, la date de l’élection fédérale ne pourra pas avoir lieu avant le 12 mai. Elias Fanomezantsoa

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Insécurité dans la Capitale - Raffermissement de collaboration entre la Police et la population

Les 192 chefs fokontany de la Capitale s’étaient réunis avec la Police dans les locaux du ministère de la Sécurité publique à Anosy, hier. Selon le commissaire Tsaramonina Jean Victor du commissariat central de Tsaralàlàna, l’objectif - s’inscrivant toujours dans le slogan de la « police de proximité » - est de revitaliser la coordination du travail avec la population. A l’issue de cette réunion, le commissaire Tsaramonina n’a pas mâché ses mots pour affirmer  que la population est l’acteur principal de la sécurité. « Chaque citoyen est le maître de sa propre sécurité. La police n’intervient que lorsque la situation ou le danger risque de le dépasser », a-t-il expliqué. Cette nouvelle stratégie veut donc que les Forces de l’ordre et population de la capitale soient les « co-producteurs » de la sécurité. Ce qui requiert un système de gestion de sécurité intégré. Pour le ministre de la Sécurité publique, le contrôleur général de police Roger Rafanomezantsoa, la mise en œuvre de la police de visibilité et de la police de proximité sont les gages de l’efficacité de ces actions.  A preuve, des patrouilles sont mobilisées dans les quartiers. Mais les chefs fokontany sont sensibilisés en vue de coopérer davantage avec la Police. Les informations et les renseignements sont des outils nécessaires pour aider les deux parties à remplir cette mission. La mise en place d’une organisation et la responsabilisation des  « Andrimasom-pokonolona » s’encadre aussi dans cette stratégie commune.  De leur côté, les chefs fokontany se sont montrés enthousiastes de travailler avec la Police.  F.R

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Marchés fictifs de 1 milliard d'ariary - L'Etau se resserre autour de Mahafaly Solonandrasana Olivier

Un nouveau scandale de marchés fictifs s'élevant à 1 milliard d'Ariary vient d'être révélé au grand jour ! 7 personnes dont 5 maires ont été déférées auprès du Pôle Anti-Corruption (PAC) qui est la juridiction de référence du BIANCO avant - hier. Les 5 élus ont été mis sous contrôle judiciaire tandis que les deux autres suspects, dont un haut fonctionnaire au sein de la Primature et la gérante de l'entreprise bénéficiaire, ont été placés sous mandat de dépôt. Cette affaire place, une fois de plus, l'ancien Premier ministre, Mahafaly Solonandrasana Olivier sur la sellette. En effet, le haut fonctionnaire en question n'était autre que l'un de ses conseillers à Mahazoarivo tandis que la dame est l'épouse de celui - ci.

Pour rappel, les doléances relatives à cette affaire ont été déposées auprès de la branche territoriale Antsiranana du Bureau Indépendant anti-corruption (BIANCO), au mois d'août 2017.Des doléances sous couvert d'anonymat rapportant des faits de suspicion de favoritisme dans l'octroi des marchés relatifs à la construction des bureaux des communes rurales, dans le District d'Antsiranana II, bénéficiaires des subventions exceptionnelles octroyées par le ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation. Les marchés en question auraient été attribués sans aucun appel d'offres par les Maires à une seule entreprise appartenant à une dame, épouse d'un haut responsable auprès de la Primature.

D'après lesdites doléances, ces élus auraient reçu l'ordre de virer directement les subventions au compte bancaire de l'entreprise sus-évoquée sans même que les travaux n'aient été achevés ou commencés. Les cinq communes bénéficiaires des subventions exceptionnelles, en vue de construire des nouveaux bureaux communaux et concernées par cette affaire de favoritisme de grande envergure, sont Anketrakabe, Andrafiabe, Ambolobozobe, Antsalaka et Mahavanona.

Vers une saisine de la Haute Cour de justice

Les faits évoqués ont été corroborés par les investigations du BIANCO qui ont révélé des  faits de favoritisme,  de cadeau illicite et de faux et usage de faux en écriture publique. Des sources au courant du dossier, l'ancien ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, et non moins ancien Premier ministre qui a été récemment auditionné par le BIANCO concernant cette nouvelle affaire de favoritisme dans l'utilisation des subventions exceptionnelles. Selon des sources bien informées, la gérante de l'entreprise incriminée aurait offert une voiture en guise de cadeau à l'occasion de l'anniversaire d'un des enfants de l'ancien chef du Gouvernement. Parallèlement à son traitement au niveau du PAC, le dossier pourrait également faire l'objet de saisine auprès de la Haute Cour de justice. Cette affaire s'ajoutent aux autres dossiers de détournement de subventions exceptionnelles dans plusieurs communes dont Ambohimahamasina dans lesquels sont aussi cités le nom de cet ancien candidat à la Présidentielle.

Pour le moment, le BIANCO n'a pas encore voulu faire de commentaire sur le sujet. Toutefois, l'équipe d'Ambohibao a tenu à rappeler d'une manière générale qu'il fait et continue de faire son travail et sansdistinction d'appartenance politique. Le BIANCO a aussi démenti les rumeurs de chasse aux sorcières véhiculée tout en soutenant que la lutte contre la corruption est menée pour l'intérêt de la nation.

La Rédaction

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Académie nationale des arts et de la culture - Le ministère de la Communication sollicite l’appui des a...

« La diversité culturelle est une caractéristique inhérente à l’humanité. Elle constitue un patrimoine commun de l’humanité et crée un monde riche et varié qui élargit les choix possibles, nourrit les capacités et les valeurs humaines ». Ces quelques lignes tirées du préambule de la convention de l’UNESCO sur la culture, montre suffisamment l’importance qu’il y a à promouvoir et à protéger la diversité culturelle. Madagascar a un peu négligé cette diversité culturelle. Actuellement, les acteurs culturels la mettent à sa vraie place pour en faire une arme pour le développement du pays. En effet, dans le but de promouvoir l’art, la culture et toutes les disciplines artistiques tout comme le patrimoine malagasy, le ministère de la Communication et de la Culture projette de réaliser un grand projet qui consiste à mettre sur pied la première Académie nationale des arts et de la culture. « J’annonce la création d’une grande Académie nationale des arts et de la culture, laquelle soutiendra efficacement la promotion des jeunes talents venant de tous les horizons. En outre, il s’agira d’une plateforme très à l’écoute des besoins de tous les acteurs culturels. On aidera aussi le volet pédagogique à travers la culture, entre autres, avec la mise en place de conservatoires agréés pour initier à toute forme d’art, tels que la danse, le chant ou le cinéma », a annoncé Lalatiana Andriatongarivo Rakotondrazafy durant son premier discours en tant que ministre.

Une belle occasionUne déclaration qui reste avant tout une  promesse. Raison pour laquelle elle sollicite l’aide de tous les acteurs culturels de la Grande île, ayant des idées ou des suggestions dans l’élaboration de ce projet pour les proposer directement au ministère de tutelle. Ainsi, un appel a été lancé par le ministère de la Communication et de la culture. « D’après le programme gouvernemental, dans le cadre de la promotion de la culture, nous sollicitons l’aide de tous les acteurs culturels travaillant dans le monde de la culture et de l’art pour apporter leurs suggestions et du soutien en matière de conception ou technique dans l’élaboration de la première Académie nationale des arts et de la culture. Ceux qui sont disponibles à contribuer à ce projet pourront venir directement à la Bibliothèque nationale sise à Anosy, du lundi 4 mars à  8 heures jusqu’au lundi  18 mars à 16 heures, dans le bureau du directeur de la Culture et y apporter les documents résumant  leurs idées ou des commentaires », affirme le communiqué publié par le ministère.  Toutes les disciplines sont ainsi concernées, notamment l’art plastique, l’art visuel, la musique, la littérature, l’art de la parole et de la scène, la danse, le cinéma, l’art médiatique ou encore la bande dessinée. Ceux qui ont des idées de ce que pourra être la future Académie nationale des arts et de la culture ne devront donc pas manquer cette occasion pour se manifester afin de permettre l’épanouissement et la mise en lumière de chaque discipline.  Tahiana Andrianiaina

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Anguille sous roche ?

Les agents de la Police nationale menacent de débrayer. Motif, la mesure de suspension temporaire de la Police routière (PR) prise par les nouveaux patrons du ministère de la Sécurité publique, et cela, afin de permettre aux nouveaux dirigeants d'établir une stratégie plus efficace pour combattre au mieux la corruption qui infecte le Service. A rappeler que le maintien de l'ordre et la sécurité des zones urbaines relèvent de la responsabilité de la Police nationale tandis que la sécurité intérieure nationale, notamment les zones rurales, est de la compétence de la Gendarmerie nationale et enfin la Défense de l'intégrité territoriale revient à l'Armée. Ainsi, la gestion de la circulation urbaine, contrôle des papiers y compris, est du ressort direct de la Police.

Personne n'est plus sans savoir de l'emprise du fléau, la corruption, au sein de la Police nationale. Certes, il s'agit pour la plupart de la « petite corruption » mais n'empêche qu'on est en face d'une maladie qui gangrène le corps.

La levée de boucliers des agents de police contre la disposition temporaire, la suspension momentanée de la police routière, sans que leurs salaires et autres avantages ne soient suspendus, intrigue la curiosité des observateurs et même des simples citoyens. Le temps, tout simplement,  pour les hauts responsables de confectionner de nouvelles tactiques afin d'éradiquer la corruption, et cela, dans le cadre global du combat sans pitié contre ce fléau ordonné par le nouveau Chef de l'Etat. Alors, quelle mouche a-t-elle piqué la Police pour réagir ainsi ? On est tenté de soupçonner une malicieuse velléité de vouloir défendre un intérêt occulte.

Devrait-on préciser que les policiers, en tant qu'agents de l'Administration, ont le droit de se constituer en Syndicat. Ailleurs, en France par exemple, le Syndicat de la Police joue un rôle pertinent dans la défense des intérêts justifiés des agents qui sont, à juste titre,  sous tutelle du ministère de l'Intérieur. Un droit que la législation en vigueur ne conteste pas.

Etant des fonctionnaires de l'Etat, pas des militaires, ils relèvent de l'autorité directe du ministre de l'Intérieur et non de celui de la Défense nationale.

Petite parenthèse. Madagascar durant la Première République maintenait le système. Ce n'était qu'à partir de la Deuxième République, sous le règne sans partage de Didier Ratsiraka, que tout a été bouleversé. Un ministère de la Police fut même créé, schéma égal à celui du régime répressif du temps de l'apartheid en Afrique du Sud. Le régime socialiste et totalitaire de l'Amiral avait besoin  d'un Etat policier pour se maintenir.  Parenthèse !

Par contre, les éléments de la Gendarmerie et les soldats de l'Armée, en tant que militaires, ne peuvent pas « jouir » de ce privilège (se regrouper au sein d'un syndicat). Ils sont soumis aux ordres et aux commandements de leurs chefs, pour la Patrie (« Ho an'ny Tanidrazana »). Et ils se trouvent sous la tutelle du ministère de la Défense nationale assisté par le Secrétariat d'Etat de la Gendarmerie nationale.

Et on se demande « pourquoi les agents de la Police nationale, par le biais de leur Syndicat, brandissent-ils la menace de grève suite à une mesure de suspension et non de suppression de la sulfureuse activité, la police routière ?

Y a-t-il anguille sous roche ?

Ndrianaivo

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Salon des études internationales - Ouverture des portes de la 10e édition

Arrivée à la dixième édition. Cette année encore, Madajeune organise le salon des études internationales à l'Hôtel Carlton, Anosy. L'évènement a commencé hier et se termine aujourd'hui. L'objectif consiste à recruter des étudiants malagasy pour les universités et les grandes écoles étrangères, mais également de créer des partenariats entre les établissements supérieurs malagasy et étrangers. « Le salon des études internationales est une occasion pour les bacheliers malagasy de trouver des cursus ou programmes de formation encore inexistants à Madagascar. D'ailleurs, durant ces dix dernières années, les étudiants malagasy s'intéressent de plus en plus aux diplômes internationales parce qu'ils favorisent plus de mobilité et facilitent l'accès dans les entreprises internationales », explique Rajaonah Haingo, responsable au sein de Madajeune.

Ces deux jours d'information et d'orientation permettent ainsi d'appréhender le fonctionnement des études supérieures, le financement des études, le voyage et bien d'autres encore. En effet, il faut savoir quoi faire et où se positionner. Ensuite, suivre les bons cursus avant d'affronter le monde du travail. Les destinations sont variées, comme l'île Maurice ou la France. Cependant, l'Australie se trouve au centre de l'attention pour cette édition. Par ailleurs, un programme de conférence à thème s'est tenu toutes les heures durant le premier jour du salon. Une conférence sur le métier de l'aviation figurait dans l'ordre du jour. Selon le groupe G2 ACAMAS, l'aviation regroupe une cinquantaine de collaborateurs à elle toute seule, entre autres l'agent de piste d'aéroport, les ingénieurs, le pilote, le coordinateur de vol,...

Différents métiers sont encore méconnus par le grand public. 17 stands décorent la salle Ravinala où tous les participants présentent leurs activités. 5 000 visiteurs sont attendus lors de ce salon.

Solange Heriniaina

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Paul Razanakolona - Une croix sur le gouvernorat

Le maire de la commune urbaine d’Antsirabe Paul Razanakolona pourrait dire adieu à son rêve. Ancien chef de région Vakinankaratra, il aurait aspiré à en devenir le futur gouverneur. Mais voilà que l’organe délibérant de la municipalité de la ville d’eaux lui ont barré la route. Lundi dernier, quatorze des dix-neuf conseillers municipaux ont décidé la suspension du premier magistrat de la ville. Le malaise a couvé depuis 2016 où de micromouvements de protestation au motif de malversations financières ont été rapportés. Les employés de l’administration municipale ont alors réclamé le paiement de six mois de salaire. Le maire a expliqué que l’arriéré de quatre mois était une ardoise laissée par l’équipe dirigeante antérieure. Entre temps, Paul Razanakolona, avec deux de ses proches collaborateurs, était trempé dans une affaire de détournement de denier public (cf. notre édition du 13 juillet 2017). Le ministre des Finances et du Budget de l’époque, Gervais  Rakotoarimanana, par l’arrêté numéro 5308/2017-MFB/SG/DGB/4365 du 9 mars 2017, a sommé le trio de payer à l’Etat au profit de la commune urbaine d’Antsirabe la somme de 677 759 325,11 ariary, l’équivalent des recettes non versées au trésorier municipal de la ville.

Recettes municipalesLes concernés ont trouvé les moyens de nier la véracité de l’information, par presse interposée, en dépit d’une autre version des faits par la direction de la Brigade d’investigation financière et de l’audit (DBIFA) auprès de la Direction générale du Trésor public. Les précisions de ce service étatique a fait l’objet d’une publication ultérieure. Selon nos informations, le commandement de payer reste toujours de rigueur jusqu’à maintenant. D’autres circonstances aggravantes s’y sont ajoutées. Par exemple, la chaîne nationale RNM a évoqué, mercredi, l’histoire de quittances non validées par le trésor public pourtant utilisées par le service municipal d’Antsirabe. Il s’agit encore et toujours de recettes municipales. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le non paiement des onze mois de salaire du personnel en sus des questions purement relationnelles.Effet perversA la requête des concernés, le maire a répondu que le blocage vient de la non validation du conseil municipal du budget de l’année en cours. Selon des explications que nous avons pu collecter, l’équipe du maire n’a pas pris le temps de présenter ce document à l’organe délibérant à cause des deux tours de la dernière présidentielle. Il a négocié une séance spéciale dans ce sens au début de ce mois. Mais les conseillers municipaux ont ignoré sa sollicitation.En même temps, le maire a lancé des opérations de charme en démarrant des chantiers routiers à Antsirabe. De la sorte, il aurait voulu démonter qu’il mérite mieux aux yeux du régime. Effet pervers, cela a avivé  la tension déjà à son paroxysme. La préfecture d’Antsirabe aurait maintenant entre ses mains le cas du maire Paul Razanakolona. La copie du dossier aurait également été transmise au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. M.R.

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Antananarivo. Venue imminente de Barry Rassin Président du Rotary International

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Nécrologie : Disparition de Florette Andriamiarisatrana et de Radio Célestin

Le monde des affaires est en deuil. Florette Andriamiarisatrana s’est éteinte hier matin. Ancien haut fonctionnaire, elle s’est reconvertie an chef d’entreprise. Elle était présidente du Comité de Réflexion et de Compétitivité du temps du Premier ministre Tantely Andrianarivo dont elle fut l’un des bras droits. Disparition également de l’ancien ministre du Travail à l’époque de la IIe République, Radio Célestin. De son vivant, il a été parmi les barons de Vonjy Iray Tsy Mivaky. Midi-Madagasikara présente ses condoléances aux familles des défunts.

R.O

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Epidémie de rougeole : 79.247 cas, et enfin une tendance à la baisse

Quelque 79.274 cas de rougeole ont été notifiés dans 110 districts de Madagascar depuis le début de l’épidémie en septembre 2018 et jusqu’au jour du 22 février 2019.

Fin février, à la huitième semaine de l’année 2019, la situation épidémiologique de la rougeole affiche enfin une baisse significative de l’épidémie. Ainsi, depuis trois semaines, cette baisse a été observée dans divers districts du pays. Si le nombre de cas confirmés (par lien épidémiologique) par semaine lors des dernières semaines de l’année 2018 s’est sensiblement stabilisé avec 2772 cas lors de l’avant-dernière semaine de 2018 et 2225 cas la dernière semaine de l’année, le nombre de cas confirmés n’a cessé d’augmenter durant le premier mois de janvier 2019 avec 4524 cas la première semaine, 6980 cas la deuxième semaine, 9319 cas la troisième semaine et le pic de 11319 a été observé durant la quatrième semaine de 2019, soit fin janvier. Depuis, la tendance est à la baisse avec 9243 cas à la cinquième semaine, soit début février, 7971 cas la semaine d’après, 5525 cas la septième semaine et 1040 la huitième semaine.

Vaccination. Cette baisse significative du nombre de cas est certainement à attribuer aux campagnes successives de vaccination massive des enfants, initiées depuis le début de l’année. La première campagne mi-janvier qui a visé plus de 2 millions d’enfants de 9 mois à 9 ans et la deuxième en février qui a ciblé les nourrissons dès l’âge de 6 mois, ainsi qu’une troisième campagne encore à venir, permettront d’immuniser plusieurs millions d’enfants et de stopper l’épidémie, puis inverser la tendance de progression. Par ailleurs, tous les cas de rougeole bénéficient d’une dose de vitamine A. Une démarche permettant de réduire de près de 40% la létalité, préciser le ministère de la Santé publique.

Pour rappel, l’épidémie de rougeole à Madagascar a été confirmée début octobre 2018 après la confirmation de trois cas, dans le district sanitaire d’Antananarivo Renivohitra, par le laboratoire de référence. Les données disponibles début février auprès de ministère de la Santé faisaient état de 581 décès liés à la complication de la rougeole. Le ministère de préciser dans la dernière situation épidémiologique que la létalité liée à la rougeole se situe autour de 0,8%.

Hanitra R.

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Tsaratanàna : Kaomandan’ny kaompania voarohirohy amin’ny resaka fanaka an-keriny sy asan-jiolahy

Anisan’ny faritra mena  tena anjakan’ny asan-dahalo sy fakana an-keriny, ny any amin’iny Disitriakn’i Tsaratanàna iny. Nidina ifotony rehefa naheno ny firongatry ny asan-dahalo ny lehiben’ny governemanta sy ireo delegasionina niaraka taminy. Rehefa tonga tany Tsaratanàna ny Praiminisitra ny talata lasa teo, dia nitafa mivantana tamin’ireo olona avy nalain’ny jiiolahy an-keriny miisa efatra ambin’ny folo. Nanome toky ireo olona  ny lehiben’ny governemanta sy ireo minisitra telo niaraka taminy,  dia ny minisitry ny: Atitany, Fialaminam-bahoaka,  Sekreteram-panjakana miadidy ny Zandarimariam-pirenena, fa «  hanao izay tratry ny heriny manontolo ny fitondram-panjakana mba tsy hisian’izany fakana an-keriny izany intsony any Tsaratanàna.  Taorian’izay, dia nihaona mivantana tamin’ireo mponina tany an-toerana ihany koa ireo tompon’andraiki-panjakana. Rehefa nahazo toky ireo mponina dia nitantara ny tena zava-misy marina any amin’izy ireo, momba ny asan-jiolahy sy fakana an-keriny ka nivoaka indray teo ny anaran’ilay manamboninahitra Zandary izay efa Kaomandan’ny kaompania tany Tsaratanàna teo aloha. Vantany vao naheno ity tranga ity ny Praiminisitra, dia nanome baiko hanokafana ny fanadihadiana momba io manamboninahitra io. Vokany, misokatra ny fanadihadiana ary nampanantena ihany koa ny fibaikona ny Zandarmaria, fa tsy hiaro izay Zandary maloto mihitsy fa hatolotra ny Fitsarana ny vokatry ny fanadihadiana. Aorian’izay no hahafantarana na meloka na tsia io manamboninahitra Zandary voarohirohy amin’ity resaka fakana an-keriny sy ho mpiray tsikombakomba amin’ny dahalo io.

Ratantely

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Raharaha Tsaratanàna : Nisy Ben’ny tanàna nosamborina koa

Mihazakazaka ny raharaha, raha vao avy nandalovan’ny Praiminisitra ny tanàna. Fantatra koa omaly fa nisy ben’ny tanàna iray, olom-boafidy tao amin’ny tanàna antsoina hoe Bekapaika ; izay eo anivon’ny distrikan’i Tsaratanàna ihany io nanokafana fanadihadiana avy hatrany io. Tsy nijanona teo ny fisamborana, satria mbola nisy mpitandro ny filaminana izay zandary hatrany nidoboka ao amin’ny fonjaben’Ambatondrazaka. Izany dia mbola mahakasika ny fakàna an-keriny izay nisesisesy tao Tsaratanàna hatrany. Zandary, ben’ny tanàna, manamboninahitra ambony, olon-tsotra. Ireo izany izao no efa voasambotra tato ho ato. Raha ny asan’ireo rehetra ireo, dia toa mampanontany tena hoe tsy efa ny rehetra izay manam-pahefana ve izany no mpanao fakàna an-keriny  ao Tsaratanàna ? Raha teto An-drenivohitra sy tao Toamasina ihany no nisy ity karazana heloka bevava ity, tany aloha tany dia lasa Tsaratanàna indray no tena niverimberenan’ny “kidnapping”. Toerana milamina raha jerena ary tsy dia azo eritreretina loatra hoe nivadika ho fakàna an-keriny indray no fanaon’ny dahalo. Nisesy nalain’izy ireo tao ny mpiasam-panjakana, ny teratany karàna izay efa zana-tany ary koa ny olon-tsotra maro. Ary dia tena nahazoana volabe hatrany izany, satria an-tapitrisany sy an-jatony tapitrisa hatrany ny vola notakiana mba ho takalonaina. Ny faramparany dia tao anaty alan’Ankarafantsika no nitazonan’ireo olon-dratsy ny karàna vavy iray. Nentina nandeha an-tongotra an-kilaometatra maro io, ary rehefa torana dia babena kely aloha. Nodoran’ireo olon-dratsy ny trano izay vao avy nandalovany mba tsy hisian’ny marika. Toy ireny amin’ny horonan-tsarimihetsika ireny mihitsy. Toe-javatra izay tsy dia fanaon’ny dahalo loatra izany. Ankehitriny anefa dia miha-mazava ny antony avy amin’ny asan’ireo olona izay voasambotra tato ho ato. Hay marobe ny manam-pahefana sivily sy miaramila  niray petsapetsa tamin’ireo heloka bevava niseho…

D.R

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Tennis CAT – ITF /U14 – Grade 2 : 6 Malgaches sur les 8 demi-finalistes

Miotisoa Rasendra a justifié son statut de favorite à Ambohidahy.

Deux Malgaches sont assurés de disputer les finales de la première étape de ce tournoi samedi  à l’ACSA.

La belle prestation des jeunes raquettes se poursuit sur les courts de l’ACSA Ambohidahy. La première étape du tournoi de tennis CAT – ITF U14 grade aborde la phase des demi-finales ce jour. Après les huitièmes et quarts de finale d’hier, six Malgaches ont arraché leur qualification dont trois respectivement chez les filles et les garçons. Hier, la seule malgache éliminée en quarts était Miarana Robinson après sa défaite contre la Kenyane, Shakira Varese par deux sets à zéro, 6/0 et 6/3.  La seule joueuse visiteuse rescapée pour ce stade du tournoi affrontera la tête de série numéro un Miotisoa Rasendrana qui a disposé Ravaka Ramanantoanina en deux sets à zéro, 6/1 et 6/2. La tête de série numéro deux, Randy Rakotoarilala a battu Dune Pelasoa Vaissaud (6/4 et 6/3). Randy, une des grandes favorites du tournoi croisera de fer, la tête de série numéro trois, Maholy Razakaniaina. Cette dernière qui a pris le dessus sur la Zimbabwéenne, Sasha Chimedza en deux sets à zéro, 6/0 et 6/0. Cette demi-finale promet bien surtout entre ces deux joueuses qui se connaissent bien.

Dans les hostilités masculines, les cadors sont tous exacts au rendez-vous. Mahefa Rakotomalala n’a pas eu de difficulté à éliminer Ravaka Ramanantoanina en deux sets à zéro, 6/1 et 6/2. Mahefa aura comme adversaire le Zimbabwéen, Takura Muhwandagara, tombeur de Robinson Andrianafetra (6/0 et 6 /3). L’autre demi-finale cent pour cent malgache mettra aux prises Johny Rovanantenaina vainqueur du Botswanais Mark Nawa à Tody Avo Rajaobelina, qui a surclassé, Finoana Rakotomalala en deux sets à un, 0/6, 6/4 et 10/7. A l’allure où vont les maths, l’objectif de la fédération de réaliser le hold-up parfait à domicile est en train de se concrétiser. Une chose est sûre, la petite balle jaune malgache tourne bien rond.

Les demi-finales du jour GARÇONS– Mahefa Rakotomalala (Madagascar) vs Takura Muhwandagara (Zimbabween)– Johny Rovananantenaina Minoherison (Madagascar) vs Tody Avo Rajaobelina (Madagascar)FILLES– Randy Rakotoarilala (Madagascar) vs Maholy Razakaniaina (Madagascar)

– Miotisoa Rasendra (Madagascar) vs Shakira Varese (Kenya)

T.H

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Journees des ecoles : Solidarité entre enseignants et élèves à  Ambohimanambola

les élèves ,les enseignants et les représentants des entreprises chinoises célèbrent ensemble les journées des écoles.

Un épanouissement se sentait dans la commune d’Ambohimanambola en général et  les adolescents en particuliers.

Comme toutes les Cisco de la région Analamanga,  la commune rurale d’Ambohimanambola a célébré  les journées des écoles d’une manière spéciale. Des élèves et enseignants se groupaient dans la cour de leurs établissements. «C’est une occasion pour nous de nouer les relations entre profs et étudiants», a affirmé Nantenaina Razafy, une enseignante.

Les deux premiers jours des journées des écoles s’est bien déroulé avec une ambiance de fête à Ambohimanambola. En trois jours, des diverses activités sont réalisées par les élèves. Des hautes personnalités ont assisté cet évènement comme le maire de la commune rurale d’Ambomanambola, l’adjoint chef Cisco Avaradrano ainsi que les responsables des entreprises chinoises, et celui de CBMP (MALOCI) qui ont soutenu l’évènement.

Le premier jour, professeur et élèves ont effectué un reboisement dans leurs établissements respectifs, tandis que le deuxième jour, place à des activités culturelles telles que concours de danses et de chants, carnaval, concours miss et mister, Kabary. Ensuite, une cérémonie s’est tenue à  Antanimenabe Ampahimanga organisée par le ZAP Ambohimanambola.

Plus de 25 écoles privées et publiques, école primaire, collège et lycée ont participé à cet évènement. En effet, 4500 élèves ont participé  à cette solennité.

Une conférence   clôturera  l’évènement ce jour. Les principaux dirigeants locaux  feront  comme leur cheval de bataille,  l’amélioration de l’éducation dans la commune d’Ambohimanambola.

Iss Heridiny

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Ivandry : Mpanendaka tra-tehaka teo am-panaovana ny asa ratsiny

Misy vokatra. Tato ho ato izay tokoa, dia samy nahamarika ny rehetra ny fisian’ireo andiana mpitandro filaminana manao lahara-manjohy misafo ireny elanelan-trano rehetra ireny. Mahatsiaro tena ho afak’ahiahy tokoa ireo mponina manoloana izany, ary tsapa fa ahitam-bokatra ilay paik’ady. Toy ity nitranga tetsy Ivandry ity mantsy, raha tra-tehaka teo am-panaovana ny asa ratsiny mihitsy ny mpanendaka rain-dahiny iray.

Araka ny tatitry ny polisim-pirenena dia olona handeha hamonjy fodiana  no saika lasibatra tamin’io fotoana io, tokony ho tamin’ny valo ora sy sasany alina tany ho any. Namoaka sabatra avy hatrany ity olon-dratsy nisakana ilay olona ary nandrahona ny hampiasa tsy am-pisalasalana izany fivaotam-piadiana teny an-tanany izany raha tsy manaiky izay rehetra teneniny. Mazava ho nentin’ny tahotry ity farany ka saika hanome ireo zavatra sarobidy tany aminy. Tamin’izay fotoana izay anefa no nandalo mihitsy ireo pôlisy mpanao fisafoana avy amin’ny kaomisarian’ny boriborintany fahavalo tetsy Analamahitsy. Raha vao nahatazana ireto mpitandro filaminana ny anao dia rafitra nitsoaka, saingy tsy lasa lavitra akory. Raha ny fanazavana hatrany dia vao nivoaka ny fonja ny tamin’iny tapak’iny volana nivalona iny ity lehilahy ity, kanefa dia izao niverina tamin’ny asa ratsy fanaony izao ihany. Mbola resaka fanendahana ihany moa no nahavoarohirohy azy tamin’izay.

Fa amin’izay lafiny izay, tsapa tokoa fa mazàna ireo olona avy nifonja dia miverina ihany amin’ny asa ratsiny. Hilàna hevitra sy tetik’ady maty paika mihitsy araka izany ireny olona ireny, hamerenana azy indray eny anivon’ny fiarahamonina sy mba tsy hiverenany intsony amin’izay asa ratsy nampigadra azy izay. Fa tsy hoe « fialana sasatra sy fakàna traikefa » araka ny filazan’ny ankamaroan’izy ireo ny any am-pigadrana any.

m.L

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Portrait : Dr Vololona Rabetsaroana Rakotovao-Ravahatra, une femme aux mille vies

Le Dr Vololona Rabetsaroana Rakotovao-Ravahatra et le ministre de la Santé, le Professeur Julio Rakotonirina, lors de la célébration des 120 ans de la Pharmacie de la Métropole.

Déterminée, passionnée. C’est ce qui pourrait résumer la personnalité du Dr Vololona Rabetsaroana Rakotovao-Ravahatra. Maman, femme entrepreneure, mécène, sportive, cette amoureuse du voyage est sans cesse dans la découverte. Portrait.

Vêtue d’une petite robe noire, très simple, téléphones à la main, et le temps compté pour chaque activité, le Dr Vololona Rabetsaroana Rakotovao-Ravahatra est une femme qui en cache plusieurs autres. A la tête de la Pharmacie Métropole, qui a récemment célébré ses 120 ans d’existence, le Dr Vololona Rabetsaroana Rakotovao-Ravahatra est aussi une ancienne championne de golf, une incontournable dans le monde des médias et de la musique, notamment à travers la RLI, et depuis peu un professeur de Tai-Chi. Sans oublier le plus beau métier du monde, qui est celui d’être une maman à plein temps et à part entière. Jongler entre autant d’activités nécessite une bonne dose de rigueur, et beaucoup de détermination. « Je suis une femme très passionnée. En fait, soit je fais, soit je ne fais pas. Et lorsque je fais quelque chose, je m’y consacre entièrement, en cherchant à donner le meilleur ». C’est donc tout naturellement qu’elle s’est fixée comme objectif de servir au mieux sa patientèle. Il y a quelques jours, Afnor, une association française de normalisation, a octroyé le certificat ISO 9001:2015 à la Pharmacie Métropole.  » Cette certification ISO est une démarche d’amélioration. J’accorde beaucoup d’importance à la qualité de service. De plus, je veux que toute mon équipe ait la même vision et la même façon de penser », affirme-t-elle. « Vous savez, les gens qui viennent à la pharmacie sont souvent des personnes angoissées, qui sont soient malades, ou qui ont des proches qui ont besoin de traitement. Alors, en étant à leur écoute, en les aidant, on contribue déjà à alléger un peu leurs soucis. Et c’est très important », dit-elle. Ce qui explique sans doute le thé offert aux clients qui patientent, à la pharmacie. Un accueil chaleureux qui contribue en effet à rassurer quelque peu les clients. « Notre premier engagement, c’est de traiter chaque client avec le même respect et sans discrimination. Ce métier, c’est un vrai service public! »  ajoute-t-elle, en souriant.

Les trois enfants du Dr Vololona Rabetsaroana Rakotovao-Ravahatra.

Des réalisations, des concrétisations

Un des plus   grands épisodes de sa vie a été celle où elle a contribué à valoriser la culture, et surtout la musique jazz, à Madagascar. Les connaisseurs la connaissent bien, avec la RLI, elle a offert un espace d’expression aux artistes, notamment aux jeunes musiciens. « La RLI, c’était pour moi l’occasion d’apporter ma contribution à l’art et la culture. Nous nous sommes focalisés sur l’art, la peinture, l’écriture, la musique, le jazz. Nous avons d’ailleurs créé le Walking Jazz, pour permettre aux jeunes talents de jouer et de se faire connaître du public », raconte-t-elle. « Un moment éprouvant difficile et contraignant, mais je me suis donnée à fond! », continue-t-elle. « L’art, c’est l’expression de l’âme. Moi, ça m’a permis de côtoyer des artistes, et cela m’a apporté beaucoup d’épanouissement » dit-elle, ravie. Aujourd’hui, c’est sa fille qui a repris le flambeau, en y apportant sa touche plus jeune et forte de vibrations positives.

Le Dr Vololona Rabetsaroana Rakotovao-Ravahatra, en pleine séance de Tai-Chi.

Ancienne championne de golf, le Dr Vololona Rabetsaroana Rakotovao-Ravahatra est une sportive. Comme tous les champions, elle se réveillait aux aurores pour s’entraîner. Aujourd’hui encore, elle fait du fitness tous les jours. « Je faisais quatre à cinq séances de golf par semaine », dit-elle. Le sport, l’activité physique, c’est ce qui garde le tonus. « Mais c’est derrière moi maintenant, je ne fais plus du golf de compétition », dit-elle. A la place, elle s’est tournée vers le tai-chi. « Tous les matins, je me réveille à 5h30, je fais ma prière et ma méditation. Je pense que je suis arrivée à une phase de ma vie où je me consacre à moi. Je me rapproche de la spiritualité » et finalement d’elle-même. Une femme épanouie qui s’accomplit professionnellement et personnellement. Maman de trois enfants, elle a pris le temps de les voir grandir et de les accompagner. « Mes enfants sont toute ma vie. Lorsqu’ils étaient petits, je leur ai consacré toutes mes soirées. Il ne s’est pas passé une seule soirée où j’ai raté leurs bains. Je dînais tous les soirs avec eux, je prenais le temps de les aider à faire leurs devoirs…Et tous les jours, tous les matins, je les raccompagnais à l’école. » Des moments sacrés pour cette maman active qui prône comme valeurs l’amour: « l’amour de ce qu’on fait, de qui on est, de ce que l’on a, des autres, de la vie… ». Mais aussi de la justice: « pas de mensonge, il faut être en accord avec soi-même » et du respect.

Anjara RASOANAIVO

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Vendredi joli        

Salegy mafana de  Jaojoby au Fatapera

Le roi du salegy invite ses compères à trinquer au Fatapera sous le souffle du salegy mafana. Jaojoby investira la scène ce soir avec ses compagnons de toujours.

De la « chaude variété » avec Jior Shy

Le retour de l’enfant prodige au Glacier est pour ce soir ! Pétillant comme jamais, Jior Shy enchaîne les soirées. Ce sera à l’antre même de la musique tropicale que le jeune homme fera danser les noctambules. Pour changer de registre, il ramènera ses titres comme « Mon chocolat », « Menimeny jiaby aminao », « Tsy aferanao » et compagnie. Les amateurs de « variétés mafana » auront leur part de samedi magnifique sous les airs entraînants de ce chanteur à découvrir.

Ambiance baoejy de Vaiavy  Chila

Suite à son retour fracassant depuis la sortie de « Tsy hambelako hampirafy », Vaiavy Chila a remonté la pente en reprenant sa place, cette diva tropicale la plus appréciée du moment. Ce soir, c’est au Bonara Be 67 Ha que l’inteprète de « baban’ny zanako». Jaojoby à l’Hôtel de l’Avenue Analakely.

Soirée de vazo miteny avec Samoela

La course au cabaret continue pour Samoela. L’enfant terrible des chansons à texte n’a pas encore fini de nous surprendre et de nous faire danser ! Pour enchaîner les scènes dans la capitale, rendez-vous au Cemes Betongolo pour une soirée bien arrosée et conviviale. Le menu sera d’autant plus composé des grands succès comme « Folaka ihany », « Hafaliana », « Kôfa tia », « Bandy akama », « Amoronao » ainsi que tous les autres titres qui composent la « Radion’Ambanivolo ».  Pour tous les fans de Samoela, rendez-vous est donc pris ce soir !

Rock des années 80’s avec Iraimbilanja

De la bonne musique pour casser la voix ce soir.  Iraimbilanja, le groupe de rock revient au Trass Tsiadana. Les inconditionnels auront l’occasion de partager une soirée nostalgique des années 80 et 90. Au programme, les tubes et les incontournables, sans oublier les bis et l’ambiance bonne enfant pour un public restreint.

Folksong de Levelo  au Piment Café

Légende du folksong, il a d’abord accompagné Tselonina, en jouant du violon pour ensuite composer à son propre compte et inscrire son nom dans le paysage musical malgache. Il n’est plus, mais ses œuvres et compositions restent gravés grâce à sa famille. On aura l’occasion de s’en délecter, ce soir au piment café Behoririka le temps d’un cabaret. Ses dignes héritiers sauront nous ravir avec les « Iangolao vaitra », « Kivarivary », « Rasoanantenaina », «Nahazo repos », « fakitera ». A ce soir donc, au Pim’s à partir de 21h pour un bon moment de folk et de nostalgie.

Zo Toniaina

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Vontovorona : Les quatre étudiants toujours en garde à vue

Alors qu’en principe, les  quatres étudiants de l’Ecole supérieure Polytechnique d’Antananarivo  (Polytech) arrêtés mardi et mercredi  derniers devraient être déférés au tribunal, ils étaient encore gardés à vue auprès de la Gendarmerie nationale hier. Quoiqu’il en soit, le fait de voir des étudiants arrêtés pour avoir manifesté leur ras-le –bol sur les conditions invivables et intolérables voire inhumaines auxquelles ils doivent se soumettre à l’heure actuelle serait injuste. Cette conception pourrait résumer  les déclarations des membres de l’association des Ingénieurs sortant de l’Ecole Polytechnique d’Antsiranana depuis sa création (1976) (IEGAP) qui ont tenu une réunion hier à Antaninarenina. Créée à Madagascar selon l’ordonnance n°60.133   du 03/10/60 le 07 avril 2003, cette association a pour  but, entre autres, de regrouper tous sortants de l’Ecole Polytechnique d’Antsiranana depuis sa création (1976) .  En effet, l’association affirme souhaiter la revalorisation des Ecoles supérieures polytechniques dans le pays, qui devrait se passer par l’amélioration des infrastructures et des systèmes d’enseignement au sein de ces établissements pour que les ingénieurs sortants de ces écoles soient reconnus comme tels. Lors de leur réunion d’hier, l’IEGAP a décidé de renouveler le bureau exécutif  de l’association. Pour ce faire, les membres sont invités à voter deux candidats à savoir : Raherinantenaina Barnia Flowernysd,  promotion HE 2008 ;  et Randriamahandry Henintsoa Nirina, promotion MAFI EII 2006. Le vote sera en ligne dans le site web de l’IEGAP www.iegap.mg et dans la page facebook de l’IEGAP.

T.M.

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Musique – Modeste Rakotomandimby : l’accordéoniste aux multiples histoires

Modeste Rakotomandimby, l’accordéoniste du groupe Gasy Mihanta.

Il est de ces artistes que seul le parcours peut relater le talent immense, Modeste Rakotomandimby l’accordéoniste fait partie de ces inconnus aux grands cœurs. 

Un faciès typiquement malgache, regard pétillant, une mine joviale, Modeste Rakotomandimby est un accordéoniste que la musique malgache a fait de plus discret. Actuellement, il est aux côtés du groupe Gasy Mihanta. Son histoire ferait rêver tout musicien qui débute. « Entre 12 et 14 ans, j’ai commencé à vraiment être attiré par la musique. Mais je ne savais pas encore où mettre mes pieds : chanter, danser… », c’était, se souvient-il, dans les années ‘90.

Plus tard, ses parents ont déménagé à Ambositra ensuite à Antananarivo, en quittant Ihosy leur pays natal. Ces deux villes d’accueil au tout début vont jouer un rôle précieux dans son cheminement artistique. « A Ambositra, j’ai fait la connaissance d’Emanoela, sûrement un vieil homme actuellement, mais il y possède encore son atelier de réparation d’accordéon et reste encore actif. C’est lui qui m’a inculqué les bases de la réparation et des techniques de jeu », rappelle fièrement Modeste Rakotomandimby.

Les vingt ans révolus, l’artiste commence à vraiment verser, s’intéresser devenir joueur d’accordéon. En faire un métier, puisque depuis qu’il a vu Régis Gizavo le germe a germé. D’ailleurs, en 2017, il a pu jouer avec le désormais immortel accordéoniste du sud. « Nous avons déjà effectué des tournées internationales ensemble ». En voyant Régis Gizavo jouer, il est tombé sous le charme, le mot exact qu’il utilise pour parler son amour pour l’accordéon.

« Il y a une sorte de charme, ça se ressent dans le regard, tout le corps, la manière de sourire, tout. Ensuite, cet instrument naturel, qui va directement dans le cœur, il y a un lien direct. D’autant que les malgaches sont des personnes du cœur », fait savoir Modeste Rakotomandimby. Après le légendaire Emanoela, réparateur de génie et véritable institution dans le milieu des accordéonistes malgaches, une autre personne a joué un grand rôle dans le cheminement de ce musicien.

Selon les transmissions orales, de génération en génération, il avait pour ancêtre un artiste complet dénommé Ravaloelatra, connu aussi sous le surnom Ramahatoky. Cet homme aux multiples talents a été décoré, à l’époque de 12 honneurs, traduit par « roa ambin’ny folo voninahitra ». Homme de théâtre, de musique et surtout artiste complet, il lui a transmis le drapeau. « A chaque évènement familial, je sors ce drapeau et je le hisse durant les rassemblements », assure t-il avec fierté.

Un jour, l’ancêtre a annoncé quand toutes les générations étaient présentes, « un de vous sera un jour une personne de talent, un artiste ». Tout le monde se demandait à qui irait cette déclaration à l’époque. Sûrement, le petit Modeste était encore à des années lumières de réaliser son avenir d’accordéoniste. « Mon grand ancêtre Ravaloelatra a beaucoup compté pour moi. Un phare, une bénédiction », concède Modeste Rakotomandimby.

Pour perfectionner son style, il a sillonné les doany de Madagascar. « Il faut se faire à l’idée que cet instrument est très utilisé dans les rituels traditionnels malgaches. Mais il ne faut pas oublier que ce sont également des véritables écoles pour tout accordéoniste, j’ai sillonné tous les doany de l’île pour connaitre le style », rappelle t-il. Et il en a entendu de toutes les sonorités. Il a pu ainsi comprendre des systèmes musicaux extrêmement codifiés, malgré le côté parfois festif ou solennel.

Pour lui, la question est de puiser à la source le style traditionnel malgache. « Connaitre en profondeur, pas du superficiel, pour ne pas faire n’importe quoi », prévient-il. Jaojoby l’a ensuite pris sous son aile, sans oublier Rossy qui a été très attentionné. Avec ces grands noms de la musique malgache, il a acquis de l’expérience. « Je peux vous assurer qu’il y a plus de joueurs d’accordéon que de joueurs de guitare et de kabôsy à Madagascar », conclut-il.

Maminirina Rado

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Environnement : 6 millions de personnes à impliquer dans les activités de reboisement

L’armée et les élèves des établissements scolaires se trouvent en tête de liste pour effectuer les activités de reboisement. C’est du moins ce qui a été appris à l’issue du dernier conseil des ministres, mercredi dernier. L’objectif étant d’inverser la tendance de la déforestation avancée à Madagascar et augmenter ainsi la couverture arborée dans le pays. Pour ce faire, entre 500 et 1000 arbres par hectare devront être plantés, faisant partie des perspectives de reboisement à mettre en œuvre à partir de cette saison. Des séries de reboisements massifs seront effectuées chaque année, impliquant 6 millions de personnes, dont les éléments de l’armée et les élèves des établissements scolaires. Cette démarche de l’Etat fait suite au constat inquiétant concernant la déforestation à Madagascar où 100.000 hectares de forêts disparaissent chaque année. Le record est certainement celui de 2017 où 510.000 hectares ont disparu. Actuellement Madagascar ne compte plus que 8,6 hectares de forêt naturelle selon les données indiquées dans le rapport du conseil des ministres du mercredi 27 février, qui indique par ailleurs, qu’en 60 ans, la couverture forestière à Madagascar a diminué de 45%.  Ces perspectives de reboisement seront sans doute largement abordées le samedi 2 mars 2019, jour fixé pour l’ouverture officielle des activités de reboisement. La localité d’Analameva-Antsironala, abritant le terrain appartenant à la société Fanalamanga dans le Mangoro, est le site choisi pour cette cérémonie.

Hanitra R.

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Un changement  à Marche forcée

Les conseils des ministres se suivent et ils amènent à chaque fois leur lot de surprises. Mais cette fois-ci, le président et le Premier ministre ont, comme on le dit familièrement, « fait très fort ». C’est un véritable nettoyage par le haut qui a été opéré dans certains ministères. Celui des finances, en particulier, a  été totalement décapité, laissant penser qu’un changement radical va avoir lieu.

Un changement  à Marche forcée

Le régime applique à la lettre ce qu’il  a préconisé depuis son installation. Il a promis le changement et il le fait sans tergiverser. C’est au ministère des Finances que cela est le plus flagrant. Tous les dirigeants ont été remerciés et  on attend avec intérêt la suite qui sera donné à ce « nettoyage ». L’annonce d’une nouvelle politique avait été faite et elle va être menée avec une équipe différente. Les autres ministères ne sont pas épargnés. Cette rapidité de  réaction peut  étonner, mais le régime est pressé. Néanmoins, on ne peut s’empêcher de se demander s’il n’avance pas trop vite. Les remous provoqués par la réorganisation des tâches assignés à la police ont fait grand bruit, mais ils ne gênent absolument le pouvoir qui n’entend pas reculer. Il s’agit, dit-il, de mesures nécessaires pour rétablir une certaine légalité.  La fermeté est donc de mise pour rompre avec des pratiques condamnées par les citoyens eux-mêmes. Ce changement à marche  forcée  peut surprendre, mais il est dans la logique de ce régime voulant marquer sa différence avec celui qui l’a précédé. II ne s’agit cependant pas seulement d’un changement de style, mais d’une volonté d’atteindre des objectifs.  Les résultats, cependant, ne pourront pas se voir tout de suite. Il  faudra attendre un certain temps pour  percevoir les effets de ces mesures prises en ce moment. Le régime en est conscient.  Il sait qu’il n’a pas droit à l’erreur.

Patrice RABE

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Ambatolampy : Un gendarme poursuivi pour violence conjugale

Fiancée d’un gendarme en service à Ambatolampy depuis deux ans, une jeune femme se trouve actuellement clouée sur son lit d’hôpital pour avoir subi des coups et blessures perpétrés par son prétendant époux, la semaine dernière. Des blessures ont été observées au niveau de son œil et sur ses jambes comme si son agresseur l’avait violemment tabassée. Se sentant victime d’harcèlements et de violences à répétition commises par ce dernier, la jeune femme déclare avoir déposé une plainte auprès du commandant de la compagnie de la gendarmerie d’Ambatolampy, chef hiérarchique de son époux. Malheureusement, cela resterait, jusqu’ici, sans suite, déplore le père de la plaignante. Etant au chevet de sa fille à l’hôpital, ce dernier raconte comment sa progéniture est tombée dans la situation où elle se trouve actuellement. D’après lui, cette histoire remontait depuis des années. Mais ce qui est arrivé à sa fille la semaine dernière a beaucoup indigné sa famille. Cette dernière qui se plaint également avoir subi des violences perpétrées par ce gendarme aussi bien physique que morale, surtout quand ce gendarme était sous les effets de l’alcool. Malgré tout, la famille affirme avoir été obligée de se taire car l’agresseur aurait, selon ses explications, des puissantes relations. Unis par le mariage coutumier, la jeune femme et ce gendarme vivaient ensemble depuis presque deux ans. « Durant ces temps, mon gendre était toujours très dur envers sa femme », souligne le beau-père. Pour soutenir ses argumentations, il a cité le cas où son gendre est allé jusqu’à déshabiller son épouse en public quand cette dernière a tenté d’aller regarder un spectacle évangélique avec sa sœur dans la ville d’Ambatolampy. On attend alors la suite de cette affaire.

T.M.

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Chanson à texte : «Dadilahy la guerre», un hommage aux tirailleurs africains

Les tirailleurs africains.

La chanson d’Abdou Day en duo avec Jaojoby fait allusion aux tirailleurs africains. Une des rares morceaux qui rend hommage aux Africains tués par une guerre qui n’était pas la leur.

Sortie en 2010, extrait de l’album  « égaux », le morceau relève les moments difficiles des tirailleurs Africains aux fronts lors de la deuxième guerre mondiale. Qui ont écouté «  dadilahy la guerre » ont compris le message de ces deux artistes talentueux de Madagascar. Ils ont des parcours différents, leurs rythmes ne sont pas identiques. Mais, ensemble, ils ont pu faire un travail exceptionnel. Ainsi, ils ont trouvé un point de jonction pour réunir le salegy et le reggae. En occurrence, la chanson était bien arrangée et bien structurée.Day a bien choisi avec qui chanter. Jaojaoby, un chanteur engagé lui aussi, a accepté chanter avec une nouvelle génération déterminée et passionnée de l’histoire de l’Afrique pendant la colonisation. Sous un autre angle, le morceau est une commémoration. Mélodie bien dosée, textes très réfléchis, le reggae man et le roi du salegy rappellent ce qui se passait dans les années 1940.

Adbou Day, le reggae-man engagé.

Entre promesse et contrainte. Le mot Dadilahy se traduit littéralement en grand-père. « Ce grand-père » qui était témoin oculaire de la colonisation. Ce « Dadilahy » qui est obligé de quitter sa terre natale pour protéger la Métropole contre l’Allemagne Nazi. Ce grand-père qui avait à peu près 25 ans à l’époque. Un jeune homme qui protégeait le drapeau qui n’était pas le sien. On lui a promis qu’une fois la guerre finie, son pays sera indépendant. Dans son premier couplet Abdou Day, parle de l’embarquement de Dadilahy. « On a embarqué Dadilahy dans un énorme bateau ». « Ce n’était pas de son plein gré » rajoute Abdou Day dans son morceau. En effet, Dadilahy fait partie des milliers de tirailleurs africains embarqués en 1943.En cinq minutes, Abdou Day et Jaojoby résument le conflit qui a duré cinq ans. Cette guerre qui avait une forte répercussion dans les pays colonisés comme Madagascar. Bref, c’était une période amère pour les colonies en général et la Grande île en particulier. Dadilahy avait une chose en tête, battre à côté de la France afin que son pays ait l’indépendance comme avait promis la Métropole. Pourtant, dans son passage , Abdou Day affirme que le grand-père ne comprenait pas vraiment pourquoi les Européens se battaient entre eux. « Pourquoi ils s’entre-déchirent ?» Alors que les Africains participent à cette guerre civile des blancs. En tant que pays colonisés, les africains sont obligés de fournir des hommes à la France.

Dadilahy une légende. Dadilahy avait de la chance de rentrer au pays sans égratignure. Alors, il racontait ce qui se passait au pays des blancs à ses petits-enfants. Il y avait comme lui qui ont été tombés lors de la guerre. Dadilahy est devenu le héros de la famille. « C’est l’histoire de mon grand-père » dixit Abdou Day à la fin de son morceau. Un Dadilahy brave, un patriarche qui a vaincu face à l’adversaire de la « mère patrie ». Non seulement Abdou Day rend hommage aux tirailleurs africains, mais il est reconnaissant pour ces grands-pères qui se sont sacrifiés pour l’indépendance de leurs pays.À la quatrième minute de la chanson, Jaojoby intervient avec un ton glorifiant. Un rythme qui acclame le grand-père qui n’était pas mort à la guerre. « Il n’était pas mort, il est vivant ». Accompagné de percussion qui réanime  l’auditeur. Ce dernier, en écoutant le rythme, revit l’année où Dadilahy est revenu sain et sauf. Un soulagement de la part de la famille.Enfin, Dadilahy ne reçoit que d’une petite médaille. Il a fallu attendre 15 ans après la guerre que son pays octroie son indépendance.Iss Heridiny

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Ville d’Antananarivo : Proliférations des ventes illicites, selon la société civile

Les ventes illicites de terrains dénoncées se multiplient davantage, dans la ville d’Antananarivo.

Antaninarenina, Behoririka, Ankorondrano… ce ne sont que des exemples de quartiers où des ventes de terrain ont suscité la réaction des citoyens, d’associations et d’organisations de la société civile. Cette semaine encore, un dossier nous a été envoyé concernant une situation suspecte à Antsahatsiroa, sur la haute ville d’Antananarivo. D’après les documents, une partie de la propriété dite Campan Commune a été vendue en catimini, de manière irrégulière. Le certificat d’immatriculation et de situation juridique émis par la Direction des domaines et de la propriété foncière certifie pourtant que, cette propriété appartient à la Commune Urbaine d’Antananarivo, depuis 1951 jusqu’en octobre 2018. Selon le plan de ce terrain titré 13 719A, le terrain a été morcelé. D’après notre source – représentant un groupe d’associations qui militent pour la préservation de la haute ville en tant que patrimoine national – une partie du terrain dite Campan Commune, a été vendue à un privé, certainement par un responsable auprès de la Commune Urbaine d’Antananarivo. « C’est la raison pour laquelle, le terrain a été morcelé », a-t-elle indiqué. D’après les informations, ces associations suivent de près cette affaire, qui reste donc à suivre.

Antsa R.

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Grève des étudiants à Vontovorona : Promesse de résolutions de la part du ministère de tutelle

Suite au conseil du gouvernement d’hier, il a été rapporté que le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique allait « chercher de très près » des solutions aux manifestations estudiantines et à la manière de satisfaire les revendications des étudiants. Le paiement des arriérés des bourses a également été promis, car « figurant déjà dans le budget 2019 ». Toutefois, des réserves ont été aussi mises quant au caractère inconstant des motifs des revendications de ces étudiants. Tantôt les bourses, tantôt la hausse- exponentielle et inexpliquée- des frais de scolarité et des frais de logement. Pour en revenir aux mesures prises, il a été annoncé que la date de  délivrance des bourses allait être désormais clairement déterminée en amont. Par ailleurs, comme à l’accoutumée, un appel au dialogue- apaisé- a été lancé, car considéré comme étant la seule solution pour trouver des résolutions pérennes et pragmatiques à cette crise, empreinte de tension et de violence accrue, que traverse actuellement l’Ecole supérieure polytechnique d’Antananarivo (ESPA). D’ailleurs, cette violence a été pointée du doigt par le MESUPRES, car elle porte un coup à la crédibilité des revendications des étudiants.

Luz Razafimbelo

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JIRAMA : Le PCA Hyacinthe Befeno démis de ses fonctions

Hyacinthe Befeno n’est plus le PCA de la JIRAMA.

Il a été décidé en Conseil des Ministres qui s’est tenu hier au Palais d’Iavoloha que le Président du Conseil d’Administration de la JIRAMA, en la personne d’Hyacinthe Befeno, est démis de ses fonctions. « C’est déjà une victoire après le changement du ministre en charge de l’Energie. Il ne reste plus que le remplacement du directeur général de la JIRAMA », selon les dirigeants de l’Intersyndicale de la JIRAMA. Rappelons que cette Intersyndicale prépare actuellement un mouvement de grève générale en organisant une assemblée générale des employés de cette société nationale de production d’eau et d’électricité. « Nous attendons ainsi l’avis de l’Inspection du Travail après sa notification 48 heures à l’avance. Ce sera peut-être connu lundi prochain. Ensuite, nous allons entamer la grève le lendemain dans le but de démettre le directeur générale de ses fonctions. En effet, à part les irrégularités constatées en matière de non respect de la loi qui bafoue les droits syndicaux, il est impliqué dans l’établissement et la conclusion des contrats avec les fournisseurs de la JIRAMA qui approvisionnent l’entreprise en énergie ou louent des groupes électrogènes, et ce, avec l’appui de l’ancien ministre en charge de l’Energie et le PCA de la JIRAMA qui vient d’être remercié », ont-ils dénoncé. Il faut savoir que l’Intersyndicale a réclamé à maintes reprises la révision de tous les contrats de la JIRAMA avec ses fournisseurs, depuis des années. Le Premier ministre, Ntsay Christian a ordonné au ministre de tutelle actuel que ce sera chose faite la semaine prochaine.

Navalona R.

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Kickboxing : L’équipe malgache s’entraîne déjà pour la coupe du monde

Même si la coupe du monde du Kick boxing se tiendra le du 19 au 27 octobre, la Fédération malgache de cette discipline se prépare dès maintenant, afin que les athlètes puissent être prêts. La semaine dernière, les kickboxeurs malgaches ont effectué un combat test à Antsirabe. Ce n’est que le commencement, un deuxième combat test aura lieu à Toamasina le 31 mars prochain. D’après le directeur technique, Anigael Gastros, « chaque mois, il y aura un combat jusqu’au mois d’octobre ». La Fédération  envisage de faire participer au moins 5 kickboxeurs pour la coupe du monde. Mais cela dépend du résultat des athlètes.

 Ci-dessous les résultats à Antsirabe :

Femme :

52kg : Natacha(Analamanga) bat facilement  Sandra(Vakinankaratra),

(56kg) : Emma n’avait pas d’adversaire de même Machy(Vakinankaratra)  catégorie de 60kg:

(63kg) : Seheno(Vakinankaratra)et  Faratiana(Analamanga) partage le même point.

Homme :

(Low kick) – (-51kg) : Sitraka(Analamanga) s’ est incliné devant  Vaza(Atsimo-andrefana)

(54kg) : Toky(Analamanga) met Marchello(Vakinankaratra) hors du ring,

Tahiry(Atsinanana) renverse Jean Jores(Atsimo-andrefana),

Tolotra(V7V) gagne largement Mahandry(Vakinankaratra).

(-57kg) : Dago(Analamanga) a creusé l’écart sur  Dominique(Analamanga),

Boyka(Atsimo-andrefana) s’incline devant  Tahiry(Vakinankaratra)

Francky(Alaotra Mangoro) a battu  André(Atsinanana) (60kg) :

Alain (Vakinankaratra) a gagné devant   Goofray(Analamanga),

Avotra(Analamanga)est largement battu par  Black(Matsiatra ambony)

(63,5kg) : Marc(Analamanga) et Joël(V7V) était en égalité,

Rado renverse  Gégé(Matsiatra ambony),

(67kg) : Jimmy(Analamanga)  punit  Tsaravoitra(Analamanga).

Iss Heridiny

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Fanafihana mitam-piadiana eto Toamasina : Tratran’ny polisy ireo roa lahy nanafika « Cash Point » ta...

Miezaka amin’ny fametrehana ny filaminam-bahoaka eto Toamasina ny polisim-pirenena izao, ka isany nanaovan’izy ireo ezaka mafy ny mikasika ity fanafihana mitam-piadiana eto Toamasina ity. Taorian’ny fahatrarana ireo basy sy bala marobe  farany teo, dia tsy mety resy ireto andian-jiolahy ireto fa misy hatrany, ka misy ny ezaka izao. Vokany tratran’ny polisy ireo roa lahy isan’ny andian-jiolahy nanafika ilay mpanao “Cash Point” tao Bazary kely farany teo ; izay natan’andian-jiolahy telo nirongo basy PA avy tamin’izany, dia tsy iza fa i Jacky 20 taona sy Jarison 19 taona izy tratra ireto. Ankilan’izany, dia saron’ny polisy koa ireo roa lahy isan’ny jiolahy nanafika ilay ramatoa hanatitra vola amin’ny mpampiasa azy tao Tanambao I, izay nahavoatifitra ilay ramatoa tamin’ny feny raha niaro mafy ny vola teo aminy ny tenany ka tsy azon’ireo jiolahy tamin’izay. Mbola samy nitondra basy izy efa-dahy tamin’izany raha ny angom-baovao  marim-pototra. Tamin’ny fahatrarana azy efa-dahy mpanao fanafihana mitam-piadiana ireto izao, dia tsy nisy aloha ny basy tratra tamin’izy ireo izay fantatra araka ny fanazavana fa basy hofaina izy ireo ka eo am-pikaroahana izany mpampanofa basy izany ny mpitandro ny filaminana eto Toamasina, hitambaran’ny polisy sy ny zandary manao raha ny vaovao. Ankoatra izany, dia mbola manao antso avo amin’ny fiaraha-miasa amin’ny vahoaka sy ny andrimasom-pokonolona ary ireo mpanome vaovao hatrany ny polisy, momba ity tsy filaminam-bahoaka eto Toamasina ity.

Malala Didier

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Les Chiffres de la Semaine

1,3 million.  1,3 million doses de vaccin contre la rougeole ont pu être offertes aux enfants grâce à la coopération entre le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Union européenne (UE), à travers le Bureau de la protection de la société civile et l’aide humanitaire (ECHO). La prochaine campagne est prévue démarrer en avril.

45 milliards. Il s’agit du montant que les fournisseurs de la JIRAMA auront à payer sans contrepartie à cette société nationale d’eau et d’électricité. Au début de cette semaine, le Chef du gouvernement avait en effet « ordonné » au Ministre de l’Eau, de l’Energie et des Hydrocarbures, Vonjy Andriamanga, de réviser tous les contrats avec les fournisseurs la semaine prochaine.

4000. 4000 plants ont servi à reboiser 6ha de terres chez les Mikea, ethnie singulière et fascinante du Sud-ouest de Madagascar dans la Commune Analamisampy, district de Toliara II par une équipe du Ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD).

Luz Razafimbelo