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Les actualités à Madagascar du Samedi 10 Avril 2021

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Pierre Raoelina : « Aucune crainte de rupture de stock du CVO+ Gélules »

Le directeur général de Pharmalagasy fait le point sur le contexte de la recrudescence de la Covid-19. Interview exclusive.

Midi Madagasikara : Où en est la société Pharmalagasy dans cette industrie pharmaceutique en mutation ?

Pierre Raoelina : « Nous sommes une usine pharmaceutique pouvant produire à l’échelle industrielle des médicaments de type remèdes traditionnels améliorés (RTA), médicaments traditionnels améliorés (MTA) et génériques. Notre capacité de production est notre principale force. L’usine a augmenté fortement sa production pour satisfaire la demande croissante en CVO+ Gélules, et notre département recherche et développement travaille d’arrache-pied pour le lancement d’autres médicaments sur le marché. Nous travaillons de concert avec le CNARP (Centre National d’Application des Recherches Pharmaceutiques), qui est le principal concepteur du CVO+ Gélules pour cela. Nous sommes en phase de conception d’autres médicaments qui sortiront aussi sous peu ».

M.M : Les observateurs se demandent si Pharmalagasy appartient réellement à l’Etat. Qu’en est-il ?

P.R : « Oui, Pharmalagasy est une société détenue à 100% par l’Etat malgache. Nous appliquons les principes de bonne gouvernance, ainsi que des méthodes de gestion du secteur privé. Nous sommes le fruit de l’anticipation stratégique du président de la République, Andry Rajoelina, pour réussir cette guerre que l’humanité entière mène. Nous sommes convaincus que Madagascar apportera sa pierre à l’édifice grâce à nos scientifiques et chercheurs malgaches. Nous pouvons être fiers de ce qui a été réalisé jusqu’ici car la production de médicaments est un processus complexe ».

M.M : En quoi est-ce complexe ?

P.R : « Il nous faut suivre un protocole strict qu’est le BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication) de l’Organisation Mondiale de la Santé. Nous respectons les règles d’hygiène pharmaceutiques, la pharmacovigilance, un local de production et conditionnement respectant les normes et standards internationaux. Il est aussi important de rappeler que les médicaments doivent respecter la législation et la réglementation en vigueur. Pour notre produit CVO+ Gélules, les étapes ont été respectées. L’obtention d’AMM (Autorisation de mise sur le marché) a suivi les règles imposées par la loi (code de la santé), la politique nationale de santé, le ministère de la Santé et L’AGMED (Agence du Médicament de Madagascar) ».

M.M : Pourquoi Pharmalagasy choisit-elle la discrétion en cette période de crise sanitaire ?

P.R : « Tout d’abord, il faut savoir et comprendre que la promotion d’un médicament n’est pas comme celle d’un produit de grande consommation. On ne peut pas faire de publicité sur le produit. C’est interdit par la loi. La loi est claire et nul n’est censé l’ignorer. Un médicament qui revendique des vertus préventives ou curatives doit avoir une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché), en conformité avec l’article 114 du Code de la Santé.

Les réseaux sociaux sont le terrain de nombreuses spéculations et discréditations. Nous avons confiance en notre produit dans sa version curative qui est actuellement enphase 3” d’essais cliniques, sous la surveillance et la supervision de l’OMS. Cette approche scientifique apportera la reconnaissance du savoir-faire des chercheurs malgaches et la reconquête de la souveraineté industrielle de Madagascar”.

M.M : Justement, il y a beaucoup de questions sur ces « essais cliniques », quelles seraient les perspectives pour le CVO+ ?

P.R : « Sans anticiper sur les résultats de ces essais cliniques, le mérite reviendra bien évidemment aux chercheurs Malagasy. Pharmalagasy entamera alors une campagne de promotion médicale et de sensibilisation nationale et internationale. Nous pourrons dire et affirmer par des preuves scientifiques que le CVO+ est le médicament qui apportera la solution à cette guerre contre cette pandémie mondiale. En ce qui concerne la distribution, Pharmalagasy a la capacité de ravitailler les grossistes pharmaceutiques, les pharmacies et les organismes habilités sous 24H. Il n’y a donc jamais eu de rupture et il n’y a aucune crainte à avoir par rapport à l’indisponibilité du CVO+ Gélules ».

Propos recueillis par Davis R

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Union européenne : Plus de 13 milliards d’ariary pour le Grand Sud

Giovanni di Girolamo, Ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar et en Union des Comores.

Face à la situation qui prévaut dans le Sud du pays, l’Union européenne (UE) se mobilise pour apporter une réponse humanitaire aux populations affectées par le Kere.

L’UE, via son Service de Protection Civile et Opérations d’Aide Humanitaire Européennes, ECHO, vient de financer 3 projets pour un total de 3 millions d’euros, soit 13 380 000 000 d’ariary destinés à apporter une aide immédiate aux populations du Grand Sud actuellement affectées par une sécheresse sans précédent dans l’histoire du pays. Ces trois projets sont alignés sur les objectifs de « l’appel éclair » lancé par le Gouvernement malgache et les Nations unies, le 18 janvier 2021, pour mobiliser les 75,9 millions de dollars USD estimés nécessaires pour porter secours aux populations de cette partie du pays. Suite à trois sécheresses consécutives, encore aggravées par l’épidémie de Covid-19, plus de 1,27 millions de personnes, dont au moins 135 476 enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition aiguë, sont dans une situation extrêmement critique, requérant une aide humanitaire d’urgence dans neuf districts du Grand Sud.

Prise en charge. « Les fonds alloués par l’Union européenne, à travers ECHO, permettront à Action Contre la Faim (ACF), le Programme Alimentaire Mondial (PAM), l’UNICEF et à leurs partenaires locaux, de renforcer leurs capacités de prise en charge des enfants malnutris et des personnes en état d’insécurité alimentaire sévère via des aides alimentaires, des transferts d’argent et des compléments médicaux », a soutenu Giovanni di Girolamo, Ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar et en Union des Comores. Le PAM a reçu 1,5 million d’euros pour distribuer, pendant deux mois, des rations alimentaires à 182.606 ménages parmi les plus vulnérables. En outre, le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), associé à ce projet, fournira des soins médicaux et paramédicaux spécifiques à 28 080 femmes en âge de procréer, 5.400 femmes enceintes, 4 800 femmes allaitantes et 2 400 femmes victimes de violences basées sur le genre dans les districts d’Ambovombe, de Bekily et d’Ampanihy.

Contribution additionnelle. Pour couronner le tout, l’UNICEF a reçu 1 million d’euros pour compléter une action en cours, cofinancée par ECHO et USAID dans le Grand Sud, et renforcer les capacités des services de santé dans le traitement des cas de malnutrition aigüe sévère au niveau central, régional et du district. Grâce à cette contribution additionnelle, il sera possible de rendre disponibles à 31 500 enfants, en dessous de 5 ans, des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi et d’assurer une surveillance nutritionnelle de proximité dans les 16 districts les plus affectés par la malnutrition aigüe.

Recueillis par Dominique R.

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Association des journalistes de Toliara : Renouvellement des membres du bureau

Un camouflet pour ceux qui se croyaient forts. Tous les deux ans, l’Association Fikambanan’ny Mpanao Gazety Faritra Atsimo-Andrefana (FMGFAA) renouvelle son bureau. C’est toujours un moment de suspense. L’élection qui s’est déroulée le mercredi 7 avril dernier l’était encore plus. Sur 59 votants, Ando a obtenu 33 voix et Yolande 26. Ce qui était déjà une bonne surprise. Pour la place de VP, un point distançait les deux concurrents et c’est le jeune Steven qui a obtenu la place.

En tête d’affiche, deux présentateurs vedettes de télévision Ando (KopiKolé de TVplus) et Tsikivy (RNM-TVM). Ando brigue pour la première fois la présidence de l’association tandis que Tsikivy se contente de la vice-présidence(VP). A première vue, une bonne élection pour satisfaire l’électorat le plus exigeant. Une candidate de la presse privée et un autre de la presse publique. Les commentaires allaient bon train dès la propagande.

De l’autre côté, Yolande demande un second mandat avec comme VP un jeune technicien de la Radio et Télévision Le Buffet. Ces quatre premières places portaient toutes les attentions des journalistes. La Commission chargée d’organiser les élections (Daudet Rarivoson) avaient tout mis au point, pour que le scrutin se déroule sans anicroche, sans magouille, même le vote par SMS. Tous les neuf candidats étaient inscrits avec photo sur un bulletin unique. On devait cocher à loisir et déposer le bulletin coché dans l’urne. Tout le monde a voté d’une manière démocratique, sans pression.

La surprise des surprises. Quand on y pense, les journalistes-électeurs ont délaissé le schéma imposé par le bulletin unique, à savoir Ando-Tsikivy et Yolande-Steven. Ils ont bien coché ce qu’il fallait et en final c’est Ando et Steven qui ont remporté la victoire. En comptant les journalistes du périphérique, la presse publique dépassait en nombre. Mais il faut croire qu’ils ne s’entendent pas entre eux aussi, à cause de la jalousie et des querelles intestines, à faire pâlir les auditeurs, s’ils savaient ce qui s’y passait.

Charles RAZA

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Fermeture des régions : Les postes-frontières remis en question

Les barrages des forces de l’ordre implantés à l’entrée et/ou à la sortie des « frontières » sanitaires ne sont pas équidistants par rapport aux chefs-lieux des régions fermées.

Ambatomirahavavy. C’est la localité qui délimite la région Analamanga et la région Itasy sur la RN1. Bon nombre de gens travaillant dans la première région mais résidant dans la seconde, étaient bloqués à ce poste frontière érigé à 17 kilomètres à peine de Tana. Le porte-parole du gouvernement, et non moins ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Andriantongarivo Rakotondrazafy, a rapporté hier dans l’émission « Tsy tompon-trano mihono » que le gouvernement a fait déplacer « exceptionnellement » le barrage des forces de l’ordre à Arivonimamo, le district de rattachement de cette commune rurale située dans la région Itasy.

Inégalités. Il ne s’agit pas d’un cas isolé puisque les « frontières » régionales ne sont pas toujours situées à la même distance par rapport aux chefs-lieux de régions. Pour ne citer que l’exemple d’Anjozorobe qui se trouve aux confins de la partie Nord-Est de la région Analamanga. Les distances inégales accentuent les inégalités sociales engendrées par la pandémie, dans la mesure où la dépouille d’une personne décédée de la Covid-19 à Tana, ne pourra pas être acheminée à Imerintsiatosika sise seulement à 27 kilomètres de la capitale. Contrairement au corps d’un autre individu mort également du coronavirus qui pourra être ramené dans son village natal à Anjozorobe qui se trouve pourtant à 90 kilomètres de la capitale. Des inégalités qui pourraient être source d’abus, d’excès de zèle, voire de corruption, même à l’endroit des transports de marchandises souvent périssables.

Ville frontière. Les autres régions fermées à la circulation des personnes font aussi les frais – au propre comme au figuré – de ces distances inégales. Les voyageurs en provenance d’Ambatondrazaka n’ont pas le droit de franchir les « frontières » de la région Atsinanana ni celles d’Analamanga. Ils sont obligés de descendre dans la ville frontière de Moramanga qui n’est pas forcément leur destination finale. Quoique l’Alaotra Mangoro ne soit pas officiellement fermée, la population est condamnée de fait à rester dans sa région. Même topo pour l’Analanjirofo qui est coincée entre les régions SAVA et Atsinanana qui font toutes les deux, l’objet de fermeture pour une première période de 15 jours.

Régions limitrophes. DIANA et Boeny sont logées à la même enseigne car les « frontières » limitrophes à ces deux régions sont aussi fermées. En revanche, la circulation des biens et des personnes reste ouverte dans les régions Vakinankaratra, Menabe, Amoron’i Mania, Haute Matsiatra, Atsimo-Atsinanana, Vatovavy Fitovinany, Atsimo-Andrefana, Androy et Anosy. Les transporteurs, commerçants et travailleurs « transfrontaliers » de ces régions sont libres de leurs mouvements. Un autre variant d’inégalité… transmis par le Coronavirus qui ne connaît pas de frontières.

R.O

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Un remède à base de plantes médicinales contre la Covid-19

Madagascar est un véritable jardin d’Eden. Elle recèle de nombreux trésors que la nature lui a offerts. Elle possède une faune et une flore endémiques. Les chercheurs peuvent tirer avantage de cette richesse qui est bénéfique à l’homme. C’est de ce trésor que vient notre salut en ce moment. Les plantes médicinales nous offrent des remèdes qui nous permettent de lutter contre diverses affections. Aujourd’hui, ce sont certaines d’entre elles qui ont été codifiées et sont en train de nous faire gagner la bataille menée contre ce virus meurtrier. C’est toute une panoplie de remèdes que les Malgaches ont à leur disposition et leur efficacité n’est pas sujette à caution.

Un remède à base de plantes médicinales contre la Covid-19

Les Malgaches, à un titre ou à un autre, ont déjà eu recours aux remèdes des tradipraticiens. Leur utilisation était empirique, mais le résultat ne faisait aucun doute. Les scientifiques malgaches se sont penchés sur ces plantes, les chercheurs de l’IMRA du professeur Rakoto Ratsimamanga ont entrepris des travaux scientifiques importants qui leur ont permis de produire des médicaments reconnus sur le plan international. Mais à côté de ces derniers, il y avait les dépositaires d’un savoir ancestral. Le travail des praticiens de la médecine traditionnelle a donc été codifié et ces derniers ont été reconnus par les autorités. Ce sont des chercheurs compétents et leurs travaux leur ont permis de mettre au point des remèdes efficaces. C’est le cas de cet Ed1 que tout le monde s’arrache actuellement. Son utilisation a donné d’excellents résultats et ceux qui ont été contaminés par le virus et qui ont suivi le protocole sanitaire de son inventeur ont tous été tirés d’affaires. Le problème qui se pose est cette production qui est encore artisanale. Il est peut-être temps que les autorités se penchent là-dessus car il s’agit d’une question de salut public.

Patrice RABE

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Transports aériens : Dispositifs de sécurité renforcés dans les aéroports

L’Aviation Civile de Madagascar (ACM) met à jour les dispositifs de sécurité destinés à lutter contre la propagation de la Covid-19. Les dispositions sanitaires et sécuritaires sont renforcées.

Ainsi, d’après le communiqué publié hier par l’ACM, et faisant suite à certaines décisions prises à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 07 avril 2021, les dispositions mises à jour suivantes sont applicables jusqu’à nouvel ordre : -tous les vols privés internationaux demeurent suspendus ; -les vols touristiques commerciaux vers Nosy-Be restent également suspendus. ; -tous les vols domestiques commerciaux en partance et vers les régions Analamanga, Atsinanana, Sava, Boeny, et l’île de Nosy-Be sont suspendus. Cependant, les aéroports de ces régions et villes sont uniquement ouverts aux Evasan, aux vols fret et aux missions des officiels. L’ACM précise, par ailleurs que les passagers au départ et à l’arrivée d’Antananarivo doivent se soumettre à un test antigénique effectué par les autorités sanitaires à l’aéroport d’Ivato.

Autorisation préalable

 

En ce qui concerne plus particulièrement les vols d’évacuation sanitaire, ils demeurent autorisés, mais doivent toujours être soumis à une autorisation préalable des autorités compétentes. « Toutes les entités de contrôle aux frontières doivent être présentes, notamment celle chargée d’effectuer le contrôle économique, celle chargée de suivre l’application des mesures sanitaires, et celle chargée du contrôle de la sécurité et de la sûreté. Par ailleurs, une fiche d’application, fournie par la compagnie aérienne concernée, doit être remplie par toutes ces entités avant toute délivrance d’autorisation de vol. Les pilotes / membres de l’équipage doivent effectuer des tests PCR à leur retour sur le territoire ».

Les vols de rapatriement sont soumis à autorisation préalable des autorités compétentes, En ce qui concerne les vols fret régionaux et long courrier, ils demeurent autorisés mais le débarquement des équipages de ces vols reste interdit. En ce qui concerne les vols internationaux, notamment les vols de rapatriement, les entrées et sorties du territoire national doivent s’effectuer à l’aéroport international d’Ivato. Afin de se conformer aux instructions relatives au couvre-feu, tous les vols, sauf les Evasan, en raison du délai des traitements au sol, doivent atterrir au plus tard à 20 heures.

Recueillis par R.Edmond

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Adhésion au mécanisme Covax : Accordée en conseil du gouvernement

Le pays avance dans le processus d’obtention des vaccins rentrant dans le cadre du mécanisme Covax. Le conseil des ministres en date du mercredi 7 avril 2021 a, en effet, accordé l’adhésion de Madagascar au mécanisme Covax et la «Garantie de Marché pour les vaccins ou AMC Covax Gavi de l’alliance du vaccin, et de l’organisation mondiale de la santé». Un accord qui se fait presque deux semaines après l’annonce de l’inscription au mécanisme en question par le ministre de la Santé publique malgache. Il conviendrait de rappeler que le ministre de tutelle a déclaré vers la fin du mois de mars dernier que «l’Etat, via le ministère de la Santé publique, a décidé de s’inscrire à l’initiative Covax». Une initiative mondiale qui vise «à assurer un accès rapide et équitable aux vaccins contre la Covid-19 pour tous les pays, quel que soit leur niveau de revenu». Et qui est menée de concert par l’Organisation Mondiale de la Santé, Gavi (l’Alliance du Vaccin) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi) et l’Unicef. Ainsi, le mécanisme aurait reçu «28 millions de doses de Covishield et 40 millions de doses supplémentaires devaient être mises à disposition en mars, puis jusqu’à 50 millions de doses en avril».

Blocus. Pour en revenir à ce qui est d’amples explications sur le rapport du conseil du gouvernement en date du 7 avril dernier, les responsables auprès du ministère de la Santé publique que nous avons contactés n’ont pas osé donner de réponses à nos questions. «Il serait judicieux de laisser aux hauts lieux le soin de répondre à votre question», nous a-t-on avancé. Les questions sur les avancées du processus d’inscription au mécanisme, les noms éventuels vaccins devant être livrés à Madagascar en cas d’éligibilité du pays au mécanisme restent actuellement en suspens. Dans la liste de questions sans réponse, l’on se demande: un pays comme le nôtre a-t-il le pouvoir de choisir un ou des vaccin (s) spécifique (s) ou devrait-il se contenter de ce que le mécanisme lui octroie?

José Belalahy

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Lutte contre la Covid-19 : Ruée des malgaches vers les remèdes traditionnels améliorés

Contre toute attente, les produits de Dr Edmond Rakotomalala ont renforcé l’intérêt des malgaches pour la pharmacopée traditionnelle.

A 8 heures du matin, des gens venant des quatre coins de la capitale malgache font la queue en attendant l’ouverture d’un des points de vente des remèdes traditionnels améliorés de celui qui se fait appeler «Dr Edmond Rakotomalala». «J’ai dû quitter ma maison située à Andranomena dans l’espoir d’acheter les Ed1 pour ma famille», lance Toky, un jeune père de famille qui espère avoir sa part de «remèdes miracles», dans la foule composée d’une centaine de personnes environ. Les produits de «Dr Edmond Rakotomalala» font actuellement fureur au sein de l’opinion publique malgache. Les longues files d’attente devant les points de vente ne datent pas d’aujourd’hui et s’observent dans plusieurs quartiers de la capitale malgache, par exemple. Une situation qui profite à certaines personnes qualifiées de profiteurs pour certains, ayant le sens du business pour les autres. En effet, des gens habitant ces quartiers se sont chargés de faire la queue à la place des clients moyennant une certaine somme d’argent. «La place s’achète à 15 000 Ar dans le quartier de Mahazoarivo», déplore une internaute. Le coût du service varierait d’un quartier à l’autre et en fonction de la place dans les files. Dans cet esprit d’attrait pour les fameux «Ed1, Ed2,…», les demandes repartent de plus belle sur les réseaux sociaux, via les appels téléphoniques ou encore du bouche-à-oreille.

Gênant. «Le phénomène Edmond Rakotomalala» continue son ascension fulgurante en termes de «notoriété et de garantie en matière de traitement contre la Covid-19 ». «Un gain en côte de popularité survenu après les interpellations effectuées par l’État en ce qui est du besoin de régularisation des produits», selon certains observateurs. «Hormis les vertus thérapeutiques de ces remèdes traditionnels, l’État malgache est pour quelque chose dans leur popularité», note Njaka, un observateur de la vie publique. «La défiance de la population envers l’autorité publique a, comme on dirait, semble avoir donné du crédit aux produits de sieur Edmond Rakotomalala», a ajouté notre interlocuteur. Les faits sont là, la population s’arrache ces remèdes traditionnels qui se vendent comme des petits pains. Et avec cette même tendance, les témoignages sur son efficacité contre la Covid-19 affluent sur les réseaux sociaux. Jusqu’à faire de l’ombre aux remèdes traditionnels promus par les officiels du pays. Et ce, malgré les campagnes de matraquage dans les médias, les discours officiels et autres supports de communication.

José Belalahy

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Kidnapping à Tsaratanana : Cinq dangereux bandits abattus par les gendarmes

Les gendarmes ont mis hors d’état de nuire cinq bandits qui terrorisaient la population dans le district de Tsaratanana. Face à la recrudescence des attaques sur le RN 33 et les séries de kidnappings survenus dernièrement dans la partie nord du district de Tsaratanana, dans le Betsiboka, les forces de l’ordre ont lancé une opération en vue de neutraliser les bandits qui sèment la terreur dans la région. Les gendarmes ont commencé leurs actions dans les communes de Tsaratanana et Sarobaratra. L’opération est sur la bonne voie. La semaine dernière, les forces ont mis la main sur un certain « Richard », un malfaiteur dangereux parmi ceux recherchés par la gendarmerie. Ce dernier a dénoncé ses complices et les limiers ont procédé à la traque de ces derniers, au nombre de cinq. Deux de ces malfrats ont été arrêtés à Ambalanjanakomby, dans le district de Maevatanana. Le troisième homme a, quant à lui, été capturé à Katsepy. Le quatrième bandit a été appréhendé à Bemoranga dans le fokontany Ampijoroana, dans la commune urbaine et district de Mampikony. Le dernier, un ancien chef de fokontany, a été arrêté à son domicile à Morafeno kely, commune rurale Sarobaratra district de Tsaratanana. Après avoir arrêté ces bandits, les éléments des forces de l’ordre, avec leurs captifs, ont fait un arrêt à Morafenokely mercredi vers 11 heures alors qu’ils se dirigeaient vers Tsaratanana. Les malfaiteurs ont profité de cette occasion pour s’enfuir après avoir entamé une rébellion. Ils se sont échappés dans de différentes directions et malgré les sommations lancées à haute voix, les bandits, déterminés, ont refusé d’obtempérer, et ont continué chacun à s’enfuir à part le nommé « Zama ». Les gendarmes ont alors dû faire usage de leurs armes et cinq bandits ont péri sur le coup. La population de la localité et les autorités dans la partie sud du district de Tsaratanana se montrent satisfaites de cette opération qui continue.

Yv Sam

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MIDIRAMA : Les épreuves ne font que commencer

Le peuple malgache ressent douloureusement les effets de la seconde vague de l’épidémie de Covid-19. Le variant est plus néfaste que la souche de l’année dernière, et sa progression au sein de la population est foudroyante. Cette semaine, de nombreuses familles ont vu leurs membres contaminés et elles ont, pour certaines, dû ressentir l’affliction de la séparation avec des êtres chers. Les hôpitaux ont parfois dû refuser des patients, pourtant dans un état grave, faute de places disponibles. Les nouveaux centres qui ont été ouverts ont très vite été saturés. Aujourd’hui, la situation est alarmante. Le personnel médical y fait face avec dévouement, mais il a besoin de recevoir le renfort de leurs collègues hors du circuit officiel. L’appel lancé par le ministère de la Santé à tous les volontaires a déjà reçu un certain écho et les premiers candidats vont bientôt rejoindre leurs postes. Mais c’est dans ce contexte que l’intérêt soulevé par les remèdes traditionnels se produit et l’efficacité de l’Ed1 du docteur Edmond Rakotomalala dans le traitement de l’affection de la Covid-19 n’étonne plus. Les témoignages de ceux qui ont pu en ressentir les bienfaits poussent de nombreuses personnes à essayer de s’en procurer. Les attroupements devant les points de vente du précieux produit sont maintenant canalisés mais le réseau de fabrication et de distribution a besoin du coup de main de professionnels. L’état n’a pas encore réagi de manière officielle, mais il devrait aider la production de ce qui peut aider à endiguer cette épidémie meurtrière. L’actualité nationale tourne presque entièrement autour des conséquences de cette deuxième vague. L’économie est presque à l’arrêt. L’effet va se ressentir très vite.

Sur le plan international, la pandémie occupe toujours le devant de la scène. La situation reste toujours préoccupante, mais les campagnes de vaccination commencent à produire leurs effets. Aux Etats-Unis, le nombre de personnes vaccinées approche les 60 millions. Le président Joe Biden ne cache pas sa satisfaction devant le succès remporté dans la lutte contre le virus. Le Brésil, quant à lui, se trouve au creux de la vague. Les 4 000 morts quotidiens rappellent l’inefficacité de l’action des autorités. Le président Bolsonaro reste toujours dans le déni et affirme que le coronavirus n’est pas dangereux et qu’il ne s’agit que d’une petite grippe. Il manifeste toujours son aversion contre la vaccination. Les députés vont maintenant diligenter une enquête sur la gestion sanitaire de cette épidémie. Le chef de l’État et ses collaborateurs vont être certainement inquiétés et ils le paieront lors de la prochaine élection présidentielle. Les autres pays d’Amérique du Sud ne sont pas mieux lotis car le chiffre des victimes de la Covid-19 est tout aussi élevé. En Europe, ce n’est pas encore l’embellie, mais il règne un certain optimisme. La France va bientôt atteindre le chiffre de 100 000 décès depuis l’année dernière, mais ce sont 10 millions de personnes qui ont été vaccinées. Le président Macron a annoncé hier que l’objectif d’une population vaccinée serait atteint avant la fin de l’été.

Madagascar subit de plein fouet les conséquences de cette deuxième vague de l’épidémie. La population a pris conscience du danger et elle essaie de se protéger autant qu’elle le peut. C’est une période difficile qu’elle doit traverser et elle a retrouvé ses réflexes de solidarité .C’est vers l’État qu’elle se tourne pour qu’il l’aide. L’avenir s’annonce plutôt sombre. Les épreuves ne font que commencer.

Patrice RABE

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Fivoahana ny faritra : Taratasy hosoka hitondràna razana

“Hosavaina ary tsy handeferana ny fampiasana taratasy hosoka hitondrana razana mihoatra faritra” hoy ny fanazavana azo avy amin’ny zandarimariam-pirenena. Tsy azo atao ny mitondra razana izay voamarina fa lavon’ity valan’aretina mampidi-doza ity mivoaka ny faritra nohidiana anisan’izany ny eto Analamanga. Hentitra dia hentitra tokoa ary tsy handefitra na amin’iza na amin’iza ny eo anivon’ny zandary eny amin’ireny sakana ireny. Araka ny nambaran’izy ireo : “ireo mpitsabo manome certificat hosoka, ny kaominina manao fanomezan-dalana handevina, ny mpitandro filaminana (OPJ) manao ny dity hidim-bata (scellé), ny fianakavian’ny maty, dia samy hatao fanadihadiana ary ho enjehina araka ny lalàna avokoa raha misy ny hosoka”. Raha ny voalazan’ireo zandary avy eo anivon’ny Vondron-tobim-pileovana Vakinankaratra dia efa nisy tomponandraikitra maromaro tratra tamin’izay taratasy hosoka nentina nitondrana razana izay. Araka izany dia tsy maintsy hosavaina avokoa ireo fiara mitondra razana rehetra , izay mivoaka ny faritra mihidy. Hiaraha-mahalala tokoa fa mafy amintsika Malagasy izany hoe tsy milevina an-tanindrazana. Na izany na tsy izany anefa, anaty hamehana ara-pahasalamana isika izao ary miady amin’ny fahavalo tsy hita maso ka na dia eo aza izay soatoavina izay, tsy maintsy manaraka ny fepetra, natao mba tsy hiparitahan’ny valanaretina ity isika. Miangavy sy mampitandrina araka izany ny eo anivon’ireo mpitandro filaminana, mba hanarahan’ny rehetra ireo fepetra efa noraisina, ahafahana miady, tsy hiparitahan’ny aretina.

m.L

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Secteur minier : Plus de 588 000 tonnes de produits miniers exportés en 2020

Le ministre des Mines et des Ressources Stratégiques, Fidiniavo Ravokatra, a dressé son bilan pour l’année 2020.

En dépit de la propagation de la covid-19 dans le pays depuis l’an dernier, le secteur minier a connu une bonne performance.

A titre d’illustration, plus de 588 000 tonnes de produits miniers, toutes substances confondues, ont été exportés. Il s’agit notamment de l’or, de pierres fines et précieuses ainsi que de pierres industrielles, d’ilménite, de nickel et de cobalt. Ce qui a permis d’enregistrer une recette d’exportation de l’ordre de  1 880,43 milliards d’ariary. En outre, les rentrées non fiscales constituées par les recettes des redevances et ristournes minières s’élèvent à 57,12 milliards d’ariary pour les exercices biannuels de 2019 -2020 alors que les prévisions pour cette période étaient de 36 milliards Ar. Ce qui représente une performance biannuelle à hauteur de 158,33%. Le ministre des Mines et des Ressources Stratégiques, Fidiniavo Ravokatra, l’a annoncé hier lors de la présentation d’un bilan des réalisations de son département pour l’année 2020, via une conférence en ligne intitulée Rétrospective 2020.

Contribution sectorielle au PIB. Toutes les parties prenantes œuvrant dans ce secteur stratégique y ont participé. On peut citer, entre autres, les représentants de l’administration et des institutions publiques, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile. D’autres fédérations et syndicats des travailleurs y ont également été présents. Le thème qui s’avérait fédérateur était« Agissons différemment, pensons gagnant-gagnant ». En effet, le ministère de tutelle a tenu à associer ces parties prenantes pour le développement de ce secteur sur lequel reposent, en grande partie, la relance économique et l’émergence du pays. A titre de preuve, « les secteurs minier et pétrolier ont contribué à 4,86% du PIB (Produit Intérieur Brut) en 2019 si la prévision pour la même année était de 4,7%. En revanche, une baisse significative de la contribution sectorielle à 2,8% a été enregistrée en raison des impacts de la crise sanitaire liée à la covid-19 », tient à préciser le ministre Fidiniavo Ravokatra. Malgré tout cela, les recettes non fiscales minières recouvrées l’an dernier se chiffrent à 26,44 milliards d’ariary contre une prévision de l’ordre de 18,10 milliards d’ariary dans la Loi des finances 2020.

Promotion de 44 blocs pétroliers. Par ailleurs, le ministère des Mines et des Ressources Stratégiques a procédé à la révision de la clé de répartition des recettes minières, de manière à impacter davantage sur le portefeuille de l’Etat et ceux des collectivités territoriales décentralisées. Ces dernières ont entre-temps bénéficié d’un financement des projets de développement local totalisant à 12,32 milliards Ar, et ce, à travers les quotes-parts des ristournes que l’administration leur a versées. Parlant du secteur aurifère en particulier, «177kg d’or ont été approvisionnés à la Banque centrale jusqu’à la fin de 2020 afin de constituer la réserve d’or nationale. En revanche, l’exportation de ce métal jaune est encore suspendue depuis septembre dernier, dans le but d’assainir le secteur. Le processus de réforme du code minier entre également dans la phase finale actuellement », d’après toujours les explications du ministre de tutelle. S’agissant du secteur ressources stratégiques, des dossiers techniques sont préparés pour la promotion des 44 blocs pétroliers. Le processus d’élaboration de la Lettre de Politique Nationale pétrolière, est également enclenché. En tout, « nous avons dressé un bilan positif avec un taux d’achèvement des objectifs fixés à 90% », a-t-il conclu.

Navalona R.

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Manakara : Vady roa sy rafozana tapitra novonoiny

Heloka bevava intelo miantoana no nataon’ilay rangahy. Tsy fanafihana na fandrobàna na koa asan-dahalo fa kosa famonoana ho faty ny vadiny rehetra ary koa ny rafozan-dahiny. Toa izao ny zava-bitany. Niditra am-ponja voalohany izy ny taona 2004 rehefa maty novonoiny tamin’ny kenda ny vadiny voalohany. Folo taona taty aoriana, rehefa nivoaka ny fonja izy ny taona 2014, iray andro taorian’izay dia mbola novonoiny ho faty koa ny raim-badiny, izany hoe ny rafozan-dahiny. Mitovy ny fomba nanalany ny ainy dia avy amin’ny alàlan’ny fanakendana izany. Ny 15 martsa lasa teo izy no nahavita sazy indray ary nivoaka ny fonja arak’izany. Iray andro monja taorian’ny nahazoany fahafahana, ny nataony voalohany dia nitady ny vadiny faharoa ary ny namono azy ho faty. Tao amin’ny kaominina ambanivohitra Mahabako no nisehoan’ity tranga hafahafa ity, raha araka ny tatitry ny polisy. Tamin’ny fotoana nisamborana ilay rangahy dia mbola nahitàna karazana ody gasy niaraka taminy. Ny fihevitry ny maro dia nobaikon’ny ody notazominy ity rangahy mpamerin-keloka ity. Amin’ny lafiny siantifika indray anefa dia azo heverina fa mety ho tsy salama saina izy. Na inona anefa mety ho antony, ny tsy azo ihodivirana dia loza mitatao ho an’ny fiaraha-monina izy matoa nahavita heloka bevava telo samihafa. Efa nosamborina ary naverina am-ponja indray…

D.R

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RN7 : Taxi-brousse telo tratra nitondra olona an-tsokosoko

Noraisim-potsiny! Mbola misy hatrany ireo mafy loha minia mandika ireo fepetra efa noraisin’ny Fanjakana, hiadiana amin’ny fiparitahan’ny valanaretina. Tetsy amin’ny sakana, manasaraka ny faritra Analamanga sy Vakinankaratra dia taxi-brousse telo be izao, izay mikasa hihazo an’iny faritra Matsiatra Ambony iny no saron’ireo zandary, mbola nitondra mpandeha avy aty Analamanga, omaly. Araka ny fampitam-baovao azo dia mampiasa tetik’ady ireto fiara mpitatitra ireto, satria rehefa alohan’ny hiditra ny sakana dia ampidinin’izy ireo ireo mpandeha ary asainy mandeha tongotra anaty ala. Rehefa samy afaka ny sakana dia raisin’izy ireo indray ao aloha ao. Efa mailo tamin’izany teti-dratsy izany ireo mpitandro filaminana ka notratrarina ka dia izao noraisim-potsiny izao ny fiara mpitatitra miisa telo be izao. Nogiazana avokoa moa ireto fiara ireto ary avy hatrany dia nampidirina am-balam-pamonjana. Nosintonina kosa tetsy andanin’izay ny fahazoan-dalana mamily ho an’ireo nitondra izany fiara izany. Tetsy andanin’izay kosa, voalaza fa nitsoaka toy tsy teo avokoa ireo mpandeha sasantsany tao anatin’ireo fiara ireo. “Aza iniana haparitaka ny aretina” hoy ireo mpitandro filaminana. Raha mbola maro ireo minia manao mafy loha dia tsy maintsy henjakenjana ihany koa ny sazy hampiharina amin’izy ireo. Eto ihany koa dia mampitandrina ireo taxi-moto ireo mpitandro filaminana, ho an’ireo izay mikasa handika sakana, fa dia ho mafy dia mafy tokoa, hoy izy ireo ny sazy hiandry azy ireo.

m.L

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Décès : Rindra Tarika perd un de ses piliers

Rindra Razakaharison, emporté trop jeune par la pandémie.

Le milieu de la musique malgache vient de perdre un des meilleurs paroliers/chanteurs de sa génération en la personne de Rindra Razakaharison. Compositeur et arrangeur au sein du groupe Rindra, il était dans la fleur de l’âge. Peut-être peu mis en avant sur les médias, leur titre, « Mitia mangiana », a été un succès national. Le groupe Rindra a été adoubé par la diva Bodo lors de son concert en 2017 au Palais des Sports à Mahamasina. D’après les premières informations, l’artiste aurait été emporté par la Covid–19. La réaction des artistes ne s’est pas fait attendre, nombreux lui ont rendu hommage. Son décès rappelle également la dangerosité de cette deuxième vague qui n’épargne ni les personnes âgées ni les plus jeunes, ni même les enfants.

Maminirina Rado

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Port intelligent : Progrès technologique indispensable, selon Haja Paul Ravaloniaina

Haja Paul Ravaloniaina, Country Manager d’Ericsson à Madagascar.

Madagascar ambitionne de disposer du port d’éclatement de l’Océan Indien. Un hub en construction, avec l’extension du port de Toamasina. Haja Paul Ravaloniaina, Country Manager d’Ericsson à Madagascar nous livre son avis de technicien. Interview.

 Midi Madagasikara (MM). Face à l’évolution constante du commerce international, quels pourraient être les prochains tendances et défis dans le secteur du transport de marchandises, en termes de technologies?

Haja Paul Ravaloniaina (HPR). Le commerce représentait plus de 60% du produit intérieur brut (PIB) mondial, selon la Banque Mondiale. Les ports et la navigation sont vitaux pour une économie mondiale qui fonctionne bien. Le transport maritime joue de loin le rôle le plus important, facilitant environ 90% des échanges mondiaux. Les plus grands défis dans ce secteur proviennent souvent des temps d’arrêt des équipements, des gares portuaires encombrées pour le chargement et le déchargement, la sécurité des travailleurs et l’impact environnemental. Nous avons récemment publié un rapport complet, qui décrit comment tous ces défis pourraient être résolus avec les réseaux cellulaires privés. Les réseaux cellulaires privés prêts pour la 5G fournissent une connectivité rapide, fiable et sécurisée requise par l’infrastructure réseau d’un port intelligent pour gérer les grandes quantités de données générées par les grues, les véhicules, les équipements et les travailleurs.

Que représente exactement un port intelligent? Quels sont les domaines d’application des solutions en termes de technologies portuaires intelligentes?

HPR. Les ports intelligents sont équipés de capteurs, de caméras et d’appareils, entièrement connectés à une infrastructure réseau, créant un système de communication complètement intégré. Cette connectivité permet le contrôle à distance de la machinerie lourde et des véhicules portuaires automatisés et crée un moyen extrêmement plus efficace et sécurisé de connecter et de suivre toutes les expéditions et marchandises. Les systèmes de pesage de conteneurs automatisés réduiront les temps de pesage tandis que les grues de quai télécommandées racourciront le temps d’achèvement des navires, augmentant la productivité jusqu’à 25%. Dans les conclusions du rapport maritime, Ericsson a collaboré avec le principal fournisseur de technologies de capteurs, ifmelectronic, ainsi que des chercheurs du cabinet de conseil en gestion Arthur D.Little, pour examiner et quantifier cinq cas d’utilisation avec les applications les plus avantageuses pour les technologies portuaires intelligentes. Il s’agit des grues navire-terre télécommandées ; des portiques automatisés ; des véhicules à guidage automatique (AGV) ; de la surveillance ; et des drones.

Madagascar veut transformer le port de Toamasina en hub. Compte tenu de la concurrence dans la région, y aurait-il des impératifs – en termes de technologie – pour atteindre cet objectif?

HPR. Les nombreux avantages de l’automatisation sont de plus en plus évidents pour les opérateurs portuaires du monde entier. Ils se rendent compte qu’ils peuvent améliorer tous les aspects des opérations, une plus grande efficacité, des coûts inférieurs, une meilleure surveillance et une sécurité accrue. Tous ces éléments mènent à une productivité plus élevée, à des opérations plus sûres et à des résultats financiers plus solides. Les précédentes tentatives d’automatisation reposaient sur des technologies qui ne pouvaient plus gérer la bande passante, la densité des appareils et les capacités de latence requises par les solutions avancées d’aujourd’hui. Une chose est sûre, les opérateurs portuaires ne peuvent plus combler le fossé avec des technologies héritées coûteuses et rigides comme le Wi-Fi, le Bluetooth ou les câbles physiques. Pour forger les ports connectés numériquement du futur, une technologie de connectivité beaucoup plus puissante est nécessaire. La technologie cellulaire 5G est l’outil-clé nécessaire pour créer un port intelligent et jeter les bases de l’utilisation de l’Internet des Objets (IdO) dans l’automatisation industrielle. Cellular permet des services de communication critiques comme les capacités voix et données. Ceux-ci aident à prévenir les blessures des travailleurs en les gardant physiquement éloignés des dangers potentiels. La 5G est bien optimisée pour l’IdO, garantissant une faible consommation d’énergie, une sécurité accrue des données et la capacité de prendre en charge une densité de connexion élevée. Contrairement aux réseaux hérités, la 5G fournit une solution de connectivité complète pour les spectres sous licence et sans licence, ainsi qu’une communication cellulaire transparente de véhicule à tout (c-v2x). La solution complète permet aux opérateurs portuaires de n’utiliser qu’une seule liaison pour tous les services au lieu d’installer plusieurs équipements de réseau, par exemple sur une grue.

L’utilisation de ces technologies nécessite certainement de gros investissements au niveau du port. Cela en vaut-il la peine, en termes de retour sur investissement?

HPR. Cela vaut la peine d’investir dans ces technologies. Notre rapport prévoit que si les cinq cas d’utilisation mentionnés précédemment sont déployés ensemble, un retour sur investissement complet peut être obtenu en moins de deux ans. À la cinquième année, le rapport prévoit que le retour sur investissement serait de 178% pour notre port de référence standard. Un bon exemple est un port en Italie, qui déploie déjà ces types de technologies intelligentes, en tirant parti des technologies 5G pour améliorer l’échange d’informations en temps réel entre les acteurs du processus de terminal du port. Ces applications ont le potentiel de réduire les émissions de CO2 de 8,2% pour une opération de terminal. Au-delà des facteurs environnementaux critiques tels que le climat, le port a également généré de nombreux avantages économiques, notamment une réduction des coûts d’exploitation, de la consommation de carburant et des heures de travail des machines, ainsi que des taux de vitesse de fonctionnement accrus (grâce à l’amélioration des processus).

Recueillis par Antsa R.

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Omnisports : SOS Todisoa Ramanantsoa !

Interné au CTC 19 au Palais des Sports, Todisoa Ramanantsoa Ramarcel lance un appel de détresse au mouvement sportif en général et au ministère de la Jeunesse et des Sports en particulier pour lui venir en aide. Un véritable SOS lancé de son lit d’hôpital pour le soutenir via son compte MVola au 034 05 582 95.

Connu pour son rôle au sein de plusieurs disciplines sportives, ce coordinateur des projets sportifs du Groupe Filatex a aujourd’hui besoin de l’aide du monde du sport. A noter qu’il a déjà été président de la ligue de rugby d’Antananarivo, directeur sportif du FT Manjakaray football qui fut vice-champion de Madagascar en 2000, membre de la fédération malgache des Jeux d’Echecs et également vice-président du Judo Club ESCA. Bref, un homme qui a l’amour du sport dans le sang et qui se tourne aujourd’hui vers ce milieu pour lui venir en aide.

Midi Sports lui souhaite un prompt rétablissement.

Clément RABARY

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5ème fête du cinéma : Projection du film documentaire Faritra à l’IFM

L’Institut Français de Madagascar annonce que la cinquième édition de la Fête du Cinéma aura bel et bien lieu cette année. Elle se tiendra au Cinéma de l’IFM Analakely du 16 au 18 avril 2021, dans le plus grand respect des gestes barrières. D’ailleurs, les séances ne seront accessibles qu’à 50 spectateurs. Et la grande surprise de cette édition, c’est la projection du film documentaire de Luck Razanajaona et Tovoniaina Rasoanaivo, intitulé Faritra. Ce prix du meilleur film documentaire au Luxor African Film Festival est très attendu par le public. Pour ceux et celles qui souhaitent voir le film, ce sera pour le vendredi 16 avril à 18 heures pour la première, ou le samedi 17 avril à 14 heures pour la seconde. Les tickets sont d’ores et déjà disponibles à l’IFM Analakely. Petite note, les réalisateurs seront présents lors de la projection.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Fermeture des régions : Les postes-frontières remis en question

Des scooters bloqués aux « frontières ».

Les barrages des forces de l’ordre implantés à l’entrée et/ou à la sortie des « frontières » sanitaires ne sont pas équidistants par rapport aux chefs-lieux des régions fermées.

Ambatomirahavavy. C’est la localité qui délimite la région Analamanga et la région Itasy sur la RN1. Bon nombre de gens travaillant dans la première région mais résidant dans la seconde, étaient bloqués à ce poste frontière érigé à 17 kilomètres à peine de Tana. Le porte-parole du gouvernement, et non moins ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Andriantongarivo Rakotondrazafy, a rapporté hier dans l’émission « Tsy tompon-trano mihono » que le gouvernement a fait déplacer « exceptionnellement » le barrage des forces de l’ordre à Arivonimamo, le district de rattachement de cette commune rurale située dans la région Itasy.

Inégalités. Il ne s’agit pas d’un cas isolé puisque les « frontières » régionales ne sont pas toujours situées à la même distance par rapport aux chefs-lieux de régions. Pour ne citer que l’exemple d’Anjozorobe qui se trouve aux confins de la partie Nord-Est de la région Analamanga. Les distances inégales accentuent les inégalités sociales engendrées par la pandémie, dans la mesure où la dépouille d’une personne décédée de la Covid-19 à Tana, ne pourra pas être acheminée à Imerintsiatosika sise seulement à 27 kilomètres de la capitale. Contrairement au corps d’un autre individu mort également du coronavirus qui pourra être ramené dans son village natal à Anjozorobe qui se trouve pourtant à 90 kilomètres de la capitale. Des inégalités qui pourraient être source d’abus, d’excès de zèle, voire de corruption, même à l’endroit des transports de marchandises souvent périssables.

Ville frontière. Les autres régions fermées à la circulation des personnes font aussi les frais – au propre comme au figuré – de ces distances inégales. Les voyageurs en provenance d’Ambatondrazaka n’ont pas le droit de franchir les « frontières » de la région Atsinanana ni celles d’Analamanga. Ils sont obligés de descendre dans la ville frontière de Moramanga qui n’est pas forcément leur destination finale. Quoique l’Alaotra Mangoro ne soit pas officiellement fermée, la population est condamnée de fait à rester dans sa région. Même topo pour l’Analanjirofo qui est coincée entre les régions SAVA et Atsinanana qui font toutes les deux, l’objet de fermeture pour une première période de 15 jours.

Régions limitrophes. DIANA et Boeny sont logées à la même enseigne car les « frontières » limitrophes à ces deux régions sont aussi fermées. En revanche, la circulation des biens et des personnes reste ouverte dans les régions Vakinankaratra, Menabe, Amoron’i Mania, Haute Matsiatra, Atsimo-Atsinanana, Vatovavy Fitovinany, Atsimo-Andrefana, Androy et Anosy. Les transporteurs, commerçants et travailleurs « transfrontaliers » de ces régions sont libres de leurs mouvements. Un autre variant d’inégalité… transmis par le Coronavirus qui ne connaît pas de frontières.

R.O

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Insolite : Un faux hibou rouge de Madagascar en canular mondial

Le faux hibou rouge de Madagascar.

En fin de compte, l’image légendée « red owl from Madagascar », littéralement « chouette rouge de Madagascar », n’a été qu’un canular malgré son succès mondial sur les réseaux en début du mois. En effet le 3 avril dernier, une page célèbre sur « facebook » a publié la photo d’un volatile laquelle a, tout de suite, généré des centaines de réactions.

Surtout chez les ornithologues du monde entier. Même les plus aguerris dans cet exercice ont été bernés par cette image travaillée sur des logiciels de retouche de photographies. En remontant l’historique, les premières traces de cette « fake image » remontent à 2019. Plus loin encore, ce serait un artiste numérique qui l’aurait posté depuis 2017.

Pour obtenir cette image, d’une soi-disant espèce encore méconnue, l’artiste a fusionné celle d’un hibou et d’un cardinal. Maintes et maintes fois, il a expliqué aux médias que cette image n’est ni un canular ni une vraie image et qu’il l’a juste réalisée sans but précis.

Ce qui totalise à deux le phénomène du même genre. Des photos de nouvelles espèces de coraux aux Galapagos ont aussi réussi à créer le même engouement numérique. En fin de compte, il s’agissait d’un simple montage. Bien sûr, il existe un hibou rouge de Madagascar, mais celui-ci est différent.

Maminirina Rado

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Trafic d’animaux protégés : Un camion intercepté avec 193 tortues à son bord

Alors que la lutte contre le braconnage bat son plein à Madagascar à cause de la disparition à vue d’œil de sa biodiversité, des personnes malintentionnées se permettent d’enfreindre toutes les dispositions prises pour protéger les richesses du pays. Jeudi 8 Avril, vers 1 heure du matin, la gendarmerie du groupement Androy a intercepté un camion transportant 193 tortues, 181 bébés tortues et 12 adultes, dans le district de Beloha Androy. La gendarmerie a réalisé cette cueillette miraculeuse suite à un renseignement fourni par des personnes de bonne volonté ainsi que la collaboration avec la population locale. Selon l’information recueillie sur les lieux, ce camion chargé de sisal est parti du fokontany de Soamanitra, commune Tranoroa, district de Beloha, le mercredi soir. Il est parti pour rejoindre Beloha Androy, chef-lieu du district. Nantis de cette information, des responsables des forces de l’ordre et de la sécurité à Tranovao ont monté un barrage à l’entrée du chef-lieu de cette commune. Mais cela n’a pas apporté de fruit. Ayant attendu le passage de ce camion jusqu’à minuit, les tenants de ce barrage se sont déjà retirés quand le camion est passé sur les lieux. Ayant réussi à poursuivre son chemin, le poids lourd a été interpellé au barrage monté par des gendarmes à l’entrée de Beloha Androy, jeudi à 1 heure du matin. Mais au moment de son arraisonnement, les gendarmes n’ont trouvé aucune tortue. Ainsi, les hommes en treillis ont décidé de remonter leur enquête tout en procédant au ratissage des environs. C’était à ce moment qu’ils ont trouvé des sacs contenant des tortues. Ils ont été également informés de l’existence d’un homme qui s’est échappé du camion incriminé. Poursuivant leur opération, la gendarmerie a appréhendé ledit fugitif qui n’est autre que le propriétaire de ces tortues. Actuellement, le camion, son chauffeur ainsi que le présumé trafiquant d’animaux protégés sont gardés à vue à la brigade de la gendarmerie à Beloha Androy. Ces animaux sont déjà remis aux agents du Ministère chargé de l’Environnement dans la localité. Cela entre dans le cadre du respect de la procédure prescrite par la loi en matière de délits environnementaux. Quoi qu’il en soit, l’enquête sur cette affaire continue.

T.M.

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Air Madagascar : Test PCR gratuit pour les passagers

Les passagers d’Air Madagascar seront désormais soumis à un test PCR gratuit. Selon un communiqué de la compagnie aérienne nationale, « les passagers au départ d’Antananarivo et passagers au départ des provinces vers Antananarivo sont invités à effectuer un test PCR qui est gratuit ». Les tests Covid se feront 3 heures avant le vol pour les passagers au départ d’Antananarivo. Tandis que les passagers au départ des provinces feront leur test à l’arrivée à Ivato. La mise à disposition des résultats est immédiate et en cas de test positif, le passager sera immédiatement pris en charge par les autorités sanitaires.

R.Edmond

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Fitaterana Toamasina : Mitaraina ireo mpitatitra mianavaratra sy Alaotra-Mangoro

Manao antso avy amin’ny fanjakana ireo mpitatitra manao zotra mianavatra, Fenerivo atsinanana – Soanierana Ivongo – Mananara sy Maroantsetra – Vavatenina, ary ireo mihazo an’ny Alaotra-Mangoro, fa tsy afaka miasa izy ireo nefa ireo mpitatitra rejionaly hafa namany mihazo an’ny Mahavelona Foulpointe sy ny ilany atsimon’i Toamasina iny dia afaka miasa ara-dalana avokoa. Efa tsy niasa fito volana izy ireo ny taona lasa noho ny fanajana ilay hamehana ara-pahasalamana sy ny fihibohana ireny, nefa izao nahato tampoka izao indray noho ny fepetra noraisin’ny filoham-pirenena amin’ny hamehana ara-pahasalamana izao indray, ka mitaraina mba hampitoviana amin’ny namany afa-miasa izy ireo fa samy te-hihinana hoy ireto mpitatitra niantso mpanao gazety omaly tao amin’ny gare routière. Efa manaja ny sakana ara-pahasalamana rehetra izy ireo amin’ny fitaterana, ka ny fiangavian’izy ireo dia ny fanapahan-kevitra ny hiasany fotsiny sisa. Manainga ireo mpitandro ny filaminana izy ireo ny tsy hanakana azy ireo, fa tena mafy ny manjo ireto mpitatitra amin’ny tsy fahafahana miasa izao, satria ny kely tafiditra indray no ripaka ankehitriny. Raha ny voalazan’ireo mpitandro ny filaminana manakana ssy misahana ny fanaraha-maso ny lalam-pirenena mivoaka sy miditra an’i Toamasina, dia 15 andro no miditra ao anatin’ny hamehana ara-pahasalamana isika, ka ho hita eo afaka 15 andro fa miankina amin’ny fanajan’ny olona ny sakana ara-pahasalamana ihany no ihovan’izany na ho hihamafy indray. Mitaraina ko ireo mpitatitra izay afa-miasa mba tsy hisy loatra ny fandrebirebena ataon’ny mpitandro ny filaminana satria efa manara-dalana izy ireo eo am-piainagana ao amin’ny toeram-piantsonana. Hatahorana hangotraka indray amin’ny fitokonana ny raharaha raha tsy hisy ny fijerena ireo mpitatitra ireto, fa efa nanangasanga izany ny tenin’izy ireo ny omaly niantsoany mpanao gazety teny amin’ny toeram-piantsonany tao Tanambao V.

Malala Didier

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Ampitatafika : L’enquête sur l’employée de maison assassinée débute ce jour

Cette affaire remonte à mardi dernier vers 13 heures quand une employée de maison, travaillant chez un épicier résidant et tenancier d’une boutique à Ampitatafika a été retrouvée morte et ligotée sur son lit à son lieu de travail. Renseignés de ce fait, des gendarmes d’Ampitatafika se sont rendus sur les lieux le même jour pour constater les faits. Il a été révélé qu’il s’agit d’un crime motivé par un vol. La victime était chargée de s’occuper du domicile et de l’épicerie de son employeur alors que ce dernier était parti. L’employée a alors été victime d’une agression mortelle alors qu’elle était seule dans sa chambre. L’acte aurait été commis la nuit du lundi. Les malfaiteurs dont le nombre reste jusqu’ici inconnu l’ont attaquée, violée et tuée pour dérober le domicile de l’épicier. Le jour de la découverte macabre, ce dernier est revenu à son domicile après avoir été alerté du drame. La gendarmerie a dû cependant attendre ce jour pour entamer l’enquête sur cette affaire car les personnes devant être auditionnées étaient encore occupées par les funérailles de la victime, qui était une fidèle employée. L’enterrement de la victime s’est déroulé hier. On attend alors la suite de cette affaire.

T.M.

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Université de Barikadimy : Les étudiants de nouveau en grève

Alors que la région Atsinanana fait face à la deuxième vague du Coronavirus, la ville de Toamasina est rattrapée par la grève. Hier, des centaines d’étudiants de l’université de Toamasina ont manifesté près du campus de Barikadimy pour réclamer le paiement des bourses d’études et des allocations d’équipement. La route nationale 2 a été barricadée, des pneus incendiés. Les étudiants ont exprimé leur colère et n’apprécient pas le « retard du paiement » des allocations d’études.

Tard dans la soirée d’hier, la présidence de l’université a publié un communiqué pour tenter d’apaiser les tensions et déclare que « le paiement des 4 mois de bourses et de l’équipement pour les dossiers concernés par les réclamations est fixé au samedi 10 avril ». Une déclaration faite visiblement in extremis par les dirigeants du campus afin d’éviter tout autre débordement. Selon l’université de Toamasina, les caisses de Paositra Malagasy assureront ainsi le paiement.

La ville de Toamasina est en pleine lutte contre la propagation du nouveau variant de la Covid-19 et a déjà fait parler d’elle lundi dernier, dans le cadre de la célébration des fêtes de Pâques. Une foule a assiégé le centre-ville et sa célèbre plage, alors que les regroupements sont fortement déconseillés par l’Etat qui vient, non seulement de fermer la région Atsinanana, mais aussi de décréter l’Etat d’urgence sanitaire sur tout le territoire national. Hier encore, la manifestation estudiantine n’a pas respecté l’interdiction de rassemblement de plus de cent personnes dans la ville.

Rija R.

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Bilan covid-19 : Onze décès et 559 nouveaux cas le 8 avril

Le nombre des tests, en augmentation

Onze décès liés à la Covid-19 ont été enregistrés le 8 avril 2021, ainsi que 559 nouveaux cas et 201 guérisons selon le dernier bilan quotidien diffusé, hier, 9 avril.

 

Les 11 décès recensés le 8 avril sont survenus dans cinq régions : Analamanga 5 ; Atsinanana 2 ; Boeny 2 ; Sava 1 et Diana 1. Ils portent à 486 le nombre des malades n’ayant pas survécu à la Covid-19 à Madagascar depuis le 23 mars 2020, date du premier décès officiellement lié à cette maladie. Le bilan en date du 8 avril révèle, par ailleurs, 559 nouveaux cas, sur 1730 tests, soit un taux de positivité de 32,31%. On constate une nette augmentation du nombre de tests par rapport aux jours précédents : 1 366 tests réalisés le 7 avril ; 680 le 6 avril et 528 le 5 avril. La contribution de l’Institut Pasteur de Madagascar pour le traitement des prélèvements a permis de raccourcir les délais d’attente des résultats pour certains patients.

Le nombre de cas actifs dépasse maintenant la barre des 3 000 avec 3 251 patients actuellement en cours de traitement. Parmi eux figurent 288 cas graves. Analamanga, épicentre de l’épidémie, enregistre toujours le plus grand nombre de personnes atteintes de la Covid-19, avec 439 nouveaux cas en 24h selon le bilan du 8 avril. Ce chiffre signifie que plus de 78,5% des nouveaux cas se trouvent dans la région Analamanga.

 

Au chapitre des guérisons, 201 patients ont été déclarés guéris, selon le bilan quotidien en date du 8 avril. Dix régions sont concernées : Analamanga 115 ; Atsinanana 20 ; Analanjirofo 18 ; Sofia 13 ; Diana 12 ; Vakinankaratra 11 ; Boeny 6 ; Haute Matsiatra 3 ; Anosy 2 et Alaotra Mangoro 1.

Le tableau récapitulatif de l’évolution de l’épidémie indique un cumul de 27 034 cas confirmés et 23 297 guérisons et un total de 151 659 tests effectués depuis le début de l’épidémie à Madagascar en mars 2020.

Hanitra R.

 

Localisations des nouveaux cas du 8 avril 2021

 

Régions Nouveaux casAnalamanga439Menabe16Atsimo-Andrefana16Diana12Melaky11Alaotra Mangoro9Analanjirofo8Anosy8Sava8Haute Matsiatra7Itasy7Boeny7Atsinanana6Betsiboka4Vatovavy Fitovinany1
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Cyclisme : Ambatolampy en quête de nouveaux coureurs

La première édition du « Chrono Malamamaina » fut une réussite.

La première édition du « Chrono Malamamaina » fut une réussite. Il s’agit d’une course de VTT, organisée par Ravintsara Garden avec les VTT-istes de la section Ambatolampy 104. Neuf coureurs étaient sur la ligne de départ à l’occasion du lancement de cette compétition, samedi dernier. Le nombre des participants était limité en raison de la situation sanitaire actuelle. En effet, le vélodrome de Malamamaina Ambatolampy est formé par une piste en terre battue de 2 100 km. La distance totale du parcours était de 4 200 km soit deux tours de la piste. Au sprint final, Jean Olivier est sacré champion en franchissant en premier la ligne d’arrivée avec un chrono de 29 min 12 sec. Jean Aimé a occupé la deuxième marche du podium en réalisant le chrono de 30min04sec, tandis que Faniry s’est trouvé en troisième position (32 min 21 sec). « Le but de cette première activité étant de faire renaître la course à bicyclette dans le district, de faire connaître ce circuit au niveau national et international. Les trois records enregistrés seront les temps à pulvériser pour la prochaine édition du Chrono Malamamaina. C’est aussi une occasion pour détecter les nouvelles relèves et de sélectionner les futurs coureurs de cette localité. C’est d’ailleurs le sport préféré des jeunes d’Ambatolampy », a fait savoir l’organisateur, Falilalao Rajasinelina.

Manjato Razafy

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Emploi et entrepreneuriat : La CTM élu à la vice-présidence des partenaires du JMCT

L’écart entre la formation et l’emploi persiste, favorisant le sous-emploi et le chômage, chez les nouveaux diplômés. C’est pour résoudre ce problème qu’a été lancé le projet JMCT (Jeunesse Malgache Compétente au Travail), mis en œuvre sur 5 ans, de 2018 à 2023. Ce projet, financé par Affaires mondiales Canada, est mis en œuvre par l’Université Québec-Trois-Rivières (UQTR) en partenariat avec l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF). Selon ses promoteurs, il s’agit d’un transfert d’expertise pour un renforcement des capacités de gestion des établissements malgaches, des programmes de formation professionnelle, technique et universitaire (FPTU), et des services d’insertion professionnelle et de soutien à l’entrepreneuriat.

Transversal. Trois secteurs d’activité sont touchés par le projet JMTC, notamment les BTP (Bâtiment et travaux publics), le Tourisme – Hôtellerie et Restauration (THR) et l’Entrepreneuriat. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, la CTM (Confédération du Tourisme de Madagascar), représentée par son directeur exécutif, Sandra Afick, a été élue vice-présidente de la Table de Concertation des Partenaires de JMCT. Ce projet incarne d’ailleurs les principes multilatéraux en faisant intervenir 9 établissements d’enseignement, 8 organisations du secteur privé et de la société civile. D’après les informations, 2 500 jeunes malgaches, dont 45% de filles, bénéficieront du projet et pourront entamer avec plus de pertinence leur profession autour de ce cercle du social et de l’économie du pays. Le projet vise donc l’amélioration de leur niveau d’employabilité et d’insertion professionnelle.

Axes. Le projet JMCT concentre ses activités autour de trois axes. Le premier concerne le renforcement de la gestion organisationnelle des établissements cibles. Des enseignants de l’Université du Québec à Trois-Rivières formeront eux aussi des enseignants des lycées et instituts susmentionnés. Le deuxième est relatif à la révision des programmes de formation. Tous les élèves et étudiants dans ces établissements bénéficieront d’une formation professionnelle que l’on intégrera au programme scolaire ou académique. Et enfin, le troisième axe vise le renforcement de l’insertion dans le monde de l’emploi et le soutien à l’entrepreneuriat des établissements de formation en collaboration avec les organisations du secteur privé et de la société civile.

Antsa R.

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Reboisement : Triple événement pour la FNCLM

Le 20 mars dernier était à marquer d’une pierre blanche pour la Fédération Nationale des Clubs Lions et Leos de Madagascar (FNCLM ), qui a fait de cette journée un triple événement, car il s’agissait non seulement d’une journée reboisement, mais également celle du 15e anniversaire de la FNCLM, et non moins… journée mondiale du bonheur !

C’était alors à Kianja Nord, du côté de Behenjy, que les membres de la Fédération se sont donné rendez-vous pour mettre en terre 2000 jeunes plants d’acacias et de hêtres. Une journée reboisement placée sous le thème « Soyons engagés pour l’avenir », et à laquelle ont également participé les élèves du Fokontany Kianja Nord et des environs de Behenjy. Et pour joindre l’utile à l’agréable, la journée a revêtu d’une atmosphère festive avec la célébration des 15 ans de la FNCLM. Les responsables Lions et Leos ont procédé à la remise de récompenses aux membres assidus, et ont distribué des friandises et des vivres aux élèves et enfants présents.

On notera la participation de plusieurs artistes et diverses animations. Le tout, dans le respect des mesures barrières face à l’épidémie.

La lecture du message de la présidente de la FNCLM, Trivico Ranaivo Pâquerette, retenue à l’extérieur du pays, a rappelé l’importance des actions menées par la Fédération, en faveur des vulnérables, et au service de l’environnement. « Il reste beaucoup à faire », a-t-elle souligné, non sans rappeler la situation de 2020. Une année éprouvante et particulièrement compliquée pour tous, des situations difficiles pour les uns et les autres. Une situation semble, malheureusement, perdurer jusqu’à aujourd’hui.

Hanitra R.

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Football-« Doritos la Relève » : Reprise du tour préliminaire à Vontovorona

L’équipe du NET FOOT joue son premier match ce matin.

Trente-deux équipes vont s’affronter au complexe Vontovorona pour le compte de la cinquième journée de la compétition « Doritos la Relève ». Le niveau technique des jeunes est encourageant selon le technicien.

Après la pause, à l’occasion de la célébration des matches des Barea et du week-end pascal, le tournoi « Doritos la Relève » organisé par le sélectionneur national Nicolas Dupuis, reprend sa cinquième journée du premier tour préliminaire ce week-end au complexe de la CNaPS à Vontovorona. Ce sera l’avant-dernier du premier tour d’élimination directe. Comme lors des journées précédentes, 16 matches seront programmés durant les deux jours. Les vainqueurs seront qualifiés pour la prochaine étape. Parmi les grandes affiches sera la rencontre entre NET FOOT et FC BNS. Ce sera une première expérience pour les protégés du maître Rivomanantsoa dans les moins de 15 ans, alors que les séniors de l’école joueront en quart de finale du championnat Analamanga de première division. « On a un peu d’espoir sur ce match. Les lacunes c’est que nos joueurs sont en manque de rencontre amicale en raison de la suspension du championnat de la section », a expliqué le maître fondateur du NET FOOT. Par ailleurs, les grandes écoles de football de la ligue se distinguaient durant cette phase. L’Ajesaia a réalisé un joli doublé puisque deux de ses équipes sont qualifiées pour le prochain tour. L’AS Nisi, l’Egeco Plus et 67 City, eux-aussi, ont accompli une belle performance. « En raison de cette épidémie, le tournoi se déroulera à huis clos avec le respect des barrières sanitaires. Sur le plan technique, le niveau des joueurs est moyen, mais ce n’est pas décevant. La quête des 25 joueurs qui formeront la première promotion de l’Académie des Barea ne sera pas difficile. Des joueurs présélectionnés sont déjà détectés », a fait savoir un responsable technique en charge du tournoi. Le nombre des équipes participantes a atteint les 176. Les 24 meilleures d’entre elles seront connues vers le mois de juillet. Elles disputeront ensuite la phase de groupe en répartissant en huit poules de trois équipes. Vingt-cinq des joueurs seront retenus pour l’Académie.

Manjato Razafy

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Colonisation à Madagascar : Entre brassage culturel et transculturalité

La Grande Île attire beaucoup d’étrangers qui sont les vecteurs de nouvelles cultures, influant les mœurs de la population, c’est pourquoi la région devient multiraciale et multiculturelle. Si avant la période coloniale, le pays était fortement attaché à la tradition des ancêtres, l’administration française, à son tour, exerce sa « mission civilisatrice ». Elle apporte aussi un nouveau mode de vie et de pensée, et surtout une religion qui va contrecarrer les cultes des ancêtres. Le protestantisme s’implante à Madagascar, bien avant la période coloniale, apporté par des missionnaires britanniques.

Ensuite, ce sont les merina, après la conquête de Radama dans la région du triangle du Nord, qui a enseigné quelques notables dans ces contrées. D’après un témoignage d’une famille, ces protestants pratiquent leur culte sous forme des cercles religieux et à côté du temple se trouve un cercle d’étude biblique et avec une chorale réservée uniquement à leurs membres. En outre, l’édifice religieux catholique s’installe avec les pacificateurs. Les Merina et les Betsileo figurent parmi ses nombreux fidèles. Par ailleurs, à part les Malgaches, les Indiens, les Arabes et les Comoriens se préoccupent à l’islam et aux activités économiques. Ils monopolisent le commerce, surtout dans les régions. La majorité des dokany (magasins) leur appartiennent. Mais, rares sont qui prennent une femme malgache en mariage. Malgré la présence de ces étrangers, l’intérêt régional est toujours entre les mains du pouvoir colonial, le nouveau « maître de la terre ». En outre, les Français sont toujours gagnants en détenant en effet des pouvoirs dans tous les domaines. Ainsi, ils se montrent comme les sauveurs de la communauté sakalava dominée par les Merina et surtout protecteurs de la tradition ancestrale et des dynasties royales de la région.

En revanche, avec l’arrivée du Gouverneur général Marcel Olivier (1924-1930), le conseil des notables est créé en 1926 et la désignation des rois dans les régions côtières qui se fait dorénavant par élection, est contraire à la tradition sakalava. « L’administration coloniale veut civiliser les dynasties royales, parmi les moyens pour l’atteindre figurent la monétarisation et la scolarisation ». Alors, quelques familles riches sont bénéficiaires. Avec le système d’indigénat, l’écart entre les riches et les pauvres s’élargit. Par conséquent, l’autorité des ampanjaka se déforme et diminue au profit des nouveaux riches et les élites formées par les colonisateurs.

Iss Heridiny