Les actualités Malgaches du Dimanche 23 Septembre 2018

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Andraisoro: une femme assassinée, pendue sur un petit pont

Les alentours d’Andraisoro se sont réveillés avec frayeur tout comme les internautes qui ont vu les photos qui ont tout de suite fait le buzz sur Facebook.
Une femme répondant au nom de Tsanta a été retrouvée pendue sur un pont à Andraisoro. Selon les constats des riverains, elle aurait été tuée avant d’être pendue par les malfaiteurs. Ces derniers auraient voulu faire croire à un suicide, mais ses proches se sont exprimés sur les réseaux sociaux en affirmant que Tsanta a été assassinée mais ne s’est pas suicidé. Antananarivo devient de plus en plus dangereuse de jour en jour, il n’y a aucune semaine sans meurtre depuis quelques mois.
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Beach Soccer : les Barea qualifiés pour la CAN 2018 en Égypte

En attendant, avec suspense, la qualification des Barea qui jouent sur pelouse pour la CAN 2019 au Cameroun, les Barea qui jouent sur sable viennent de se qualifier pour la CAN Beach Soccer en Égypte.
Ainsi, les Barea ont décroché leur billet pour la CAN 2018 de Beach Soccer qui se déroulera du 09 au 14 décembre 2018 à Sharm El Sheikh en Égypte. Après avoir battu les Mozambicains chez eux sur le score de 5 buts à 4. Le match retour d’hier à Majunga s’est soldé sur le score de 5 buts partout. Situation en faveur des « omby » qui les mène vers la qualification. Croisons les doigts pour que les Barea sur pelouse en fassent autant.
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Exposition : Madagascar, île d’arts - un grand article de Jeune Afrique

Première grande exposition consacrée à la création malgache depuis 1946, « Madagascar, arts de la Grande Île », qui se tient au musée du quai Branly – Jacques Chirac jusqu'au 1er janvier 2019, invite à s'interroger sur l'émergence d'une culture originale au gré de multiples métissages.
l est un adjectif qui revient fréquemment quand un naturaliste vous parle de Madagascar : « endémique ». Le dictionnaire Larousse précise le terme : « Se dit d’une espèce vivante dont la présence à l’état naturel est limitée à une région donnée ». Rien d’étonnant, alors, à ce que la grande exposition Madagascar, Arts de la Grande Île proposée par le musée du quai Branly – Jacques Chirac (Paris) jusqu’au 1er janvier 2019 s’ouvre sur un clin d’oeil à des animaux-symboles que l’on ne trouve nulle part ailleurs : les lémuriens.
Pourtant, en matière de réalisations humaines, le terme « endémique » pourrait prêter à confusion tant ici les influences extérieures ont été nombreuses à façonner la création malgache. « On l’aura compris, l’art de Madagascar se décline au pluriel, et il est bienvenu que l’exposition le réinscrive dans la profondeur historique de l’île, écrit Stéphane Martin, le président du musée. Car c’est bien la richesse d’un espace carrefour que donne à appréhender Madagascar, dont on peut dire, en écho à Aimé Césaire pour qui « une île est toujours veuve d’un continent », qu’il a d’abord fallu que cette île-là épouse le monde pour pouvoir devenir elle-même. »
Cabinet de curiosités
De facture plutôt scolaire, l’exposition proposée par le commissaire Aurélien Gaborit a les défauts de ses qualités. Avec l’ambition de brasser tous les sujets ou presque, elle offre la jouissance poétique des cabinets de curiosités mais prend parfois le risque de survoler certains éléments clés des cultures malgaches. Il serait néanmoins fort dommage de bouder son plaisir, pour une simple et bonne raison.
Depuis Ethnographie de Madagascar, exposition présentée au Musée de l’Homme en 1946, aucun panorama de grand ampleur n’avait été consacré aux arts de la Grande Île. Pour le dire autrement, depuis l’insurrection malgache de 1947 et les massacres perpétrés par la France coloniale, le sujet demeurait sans doute trop délicat entre les deux pays.
Cabinet de curiosités
De facture plutôt scolaire, l’exposition proposée par le commissaire Aurélien Gaborit a les défauts de ses qualités. Avec l’ambition de brasser tous les sujets ou presque, elle offre la jouissance poétique des cabinets de curiosités mais prend parfois le risque de survoler certains éléments clés des cultures malgaches. Il serait néanmoins fort dommage de bouder son plaisir, pour une simple et bonne raison.
Depuis Ethnographie de Madagascar, exposition présentée au Musée de l’Homme en 1946, aucun panorama de grand ampleur n’avait été consacré aux arts de la Grande Île. Pour le dire autrement, depuis l’insurrection malgache de 1947 et les massacres perpétrés par la France coloniale, le sujet demeurait sans doute trop délicat entre les deux pays.
DES SOCIÉTÉS ORIGINALES ET ORGANISÉES EN ROYAUMES HIÉRARCHISÉS
À l’origine, bien entendu, les contacts humains et les mouvements de populations issues des régions les plus proches, l’Afrique, la Péninsule arabique, l’Inde et l’Asie du Sud-Est (Austronésie). Les apports sont variés, les peuples austronésiens emportent avec eux le riz, l’igname et le cocotier entre le Vème et le VIIIème siècle tandis que les peuples africains débarquent avec leurs zébus au Xème siècle. « La riziculture et l’élevage ont considérablement modifié le paysage de Madagascar », explique le commissaire. Mais le paysage n’est pas le seul à être modifié. Un riche métissage culturel et des échanges qui se poursuivent par l’intermédiaire de villes portuaires ouvertes sur les courants de l’Océan indien donnent naissance à des sociétés originales, organisées en royaumes hiérarchisés.
Violence coloniale
Hélas, les hommes venus d’ailleurs ne sont pas toujours armés de bonnes intentions. Le 30 septembre 1895, Antananarivo capitule et le 6 août 1896, Madagascar devient une colonie française. Si la peinture a été introduite dans le royaume d’Imerina par Radama Ier dès 1826, si la sculpture y est pratiquée depuis des siècles, si la photo existe depuis l’arrivée du révérend William Ellis de la London Missionary Society en 1956, une école des Beaux-Arts ouvre en 1922, sur le modèle français, avec des intervenants français…
Quant à la photographie, elle est notamment utilisée de manière douteuse pour « recenser les Malgaches comme des éléments de la nature, parmi la faune et la flore d’une île à conquérir. » La violence coloniale s’impose dans tous les domaines avec plus ou moins de virulence, les cultures locales résistent, s’adaptent, se transforment, voire s’enrichissent.
Ainsi quand le pouvoir colonial tente de désarmer les guerrier malgaches en interdisant le port de la sagaie (fitoto), ces derniers optent pour les cannes de bois sculptées. Transformation plus douce, les femmes malgaches – maîtres dans l’art de la vannerie – adaptent le haut-de-forme et le canotier des Européens…
Résistance et adaptation
Il n’existe pas de culture endémique et c’est sans doute dans l’exploration de cette imbrication d’influences, d’assimilations, de rejets, de transformations au gré des siècles et des échanges, que réside le principal intérêt de cette exposition introductive. Il en faudra bien d’autres, pour aller plus loin dans le mystère de la création, pour disséquer les résistances culturelles au joug colonial et le maintien des formes traditionnelles du sacré face à l’islam, au christianisme, voire à l’hindouisme.
Sources Jeune Afrique
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Ikongo. Ny votoatin’ny «Festival Soriba» andiany voalohany

Eto Madagasikara dia ny fifangaroan’ny foko Betsileo sy Antemoro no nanome ny foko Antanala, na koa hoe mponina anaty ala. Mbola ahitana ireny ala ireny ao Ikongo, ao anatin’ny “forêt primaire (ala niandohana), ahitana ireo biby sy zava-maniry tsy fahita afa-tsy eto Madagasikara toy ny Lémuriens”.

Ikongo dia manana renirano lehibe atao hoe Sandrananta izay manondraka sy mandonaka faritra maro. Misy koa ireo riandranon’ny “chutes d’eau” ao Volohosy, Andriabe ary Maromandia. Mbola voatazona tsara, hatreto, ny fomba amam-panaony sy kolontsaina mampiavaka ity faritra ity. Ny mponina any moa dia tia sy mahay mandray vahiny.

Saingy na dia eo aza izany rehetra izany dia tsy mbola voasoratra ao anatin’ny pejin’ny fizahantany ny distrikan’Ikongo, nohon’ny resaka làlana RN14 miala eo Ifanadiana, mirefy 92 km. Eo ihany koa ny tsy fampahafantarana ireny harena ireny.Tapakevitra ny fikambanana A.M.A.A.A.A (Antenimieran’ny Mpanjakana Andriambavilanitra sy ny Andriana ary ny Anakandria), ny ministeran’ny Fizahantany, ireo rantsa-mangaika ao amin’ny faritra sy ny mponina, fa hisokatra ao amin’ny distrikan’Ikongo izay fizahantany izay.

Razafitsiandraofa Jean Brunelle

Nambaran’ny minisitry ny Fizahantany Razafitsiandraofa Jean Brunelle tao anatin’ny fanokafana ny “Festival Soriba” andiany voalohany fa hovelarina ny sehatry ny fizahantany eto Madagasikara. Tsy hijanona fotsiny amin’ireo toerana efa malaza amin’izany fizahantany izany, fa hitarina any amin’ny faritra rehetra, izay samy manana ny harena mampiavaka azy eo amin’izay fizahantany izay.

Hosahanina avokoa ireo endrika fizahantany misy: ny tourisme culturel (Fizahantany ara-kolontsaina); ny tourisme communautaire (Fizahantany iombonana amin’ny vahoaka); ny “tourisme villageois” (Fizahantany mampisongadina ny any ambanivohitra; ny tourisme écologique (Fizahantany ara-zavaboary)…

Ho an’ny distrikan’Ikongo manokana, dia napetraka ny vato fehizoron’ny sampandraharahan’ny Fizahantany. Afaka telo volana dia hitsangana ny trano. Efa misy ihany koa ny fanofanana ireo mpiseradia (“guides”) handray ireny mpizahantany ireny.

Nisy ny dinika niarahan’ireo tompon’andraikitra, mpitondra sy ireo mponina any an-toerana, hampandrosoana izay fizahantany izay tao amin’ny foibe ara-kolotsaina ao an-toerana. Nisy ihany koa ny hetsika maro toy ny diabe nitetezana ireo faritra malaza sy manantantara, teo ihany koa ny fambolen-kazo ka zana-kazo miisa 600 no novolena tao.

Ireo hetsika ara-kolotsaina sy aram-panatanjahantena toy ny “tolona”, fanatanjahantena hatramin’ny fahagola izay mampiavaka an’Ikongo, ary nisy ny fanolorana loka ireo mpilalao mendrika, toy ny fitaovana ara-pambolena maro. Ireny rehetra ireny dia tafiditra ao anatin’ny hetsika Festival Soriba” andiany voalohany, nampitondraina ny lohahevitra hoe: “Vohay varangara hidiran-kazavagna”. Nanomboka ny 14 septambra ka hatramin’ny 16septambra 2018 tao amin’ny Kianjaben’Ikongo ary nahitana tranoeva maro. Amin’ny ankapobeny dia nitondra aina sy fanantenana vaovao ho an’Ikongo iny hetsika iny.

Jeannot Ramambazafy – Sary Harilala Randrianarison